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RÈGNE VÉGÉTAI, COMPARÉ AO RÈGNE ANIMAL

vivent dans l'eau présente une autre forme : les vaisseaux sanguins rampent sur des membranes extérieures en contact avec le liquide contenant de l’air (cet appareil respiratoire a reçu le nom de branchies). — Chez les animaux inférieurs (insectes, annélides, etc.), les tubes respiratoires sont moins ramifiés; ils sont distants entre eux ou isolés (ils ont reçu le nom de trachées). Si ces animaux vivent dans l’eau, ces tubes remplissent les fonctions des branchies, et se prolongent souvent au dehors sous la forme de pinceaux.

La respiration chez les végétaux a lieu par un mécanisme analogue , mais les organes en sont plus simples. Os organes respiratoires, qui ont reçu le nom de stomates (du mot grec bouche), se composent d’une multitude de

petites chambres 4 air situées sous l'épiderme des feuilles. Chacune de ces chambres ou lacunes est mise en communication avec l’air extérieur au moyen d’une petite ouverture laissée entre deux cellules d'une forme spéciale et dont le rapprochement constitue deux lèvres. C'est dans ccs' petites bouches que l'air se met en rapport, 4 travers les parois cellulaires, avec les liquides séreux qui exhalent (pendant la durée du jour) un excès de gaz oxygène, et absorbent en revanche une certaine quantité d'acide carbonique. L’opération chimique inverse a lieu dans le règne animal : admirable échange entre les êtres des deux règnes, car c’est de cet échange incessant que résulte l’équilibre de composition de l’air respirable qui constitue l'atmosphère terrestre.

Les fonctions de nutrition et de circulation sont très-complexes dans le règne animal. Kllcs se composent: 1° de l'acte volontaire de la déglutition, et de l’introduction de substances alimentaires liquides ou solides dans une cavité spéciale, l’estomac ; 2° de fonctions physiologiques qui ne sont pas sous la dépendance de la volonté, savoir : la digestion ou réduction des matières alimentaires introduites dans la cavité digestive en diverses substances, dont une partie est rejetée comme inutile, et dont l'autre partie, propre 4 être assimilée, est portée par les vaisseaux absorbants (dits vaisseaux lymphatiques) dans la masse du sang ou liquide nourricier, que le système vasculaire (vaisseaux veineux et artériels) distribue dans toute la trame organique (les substances alimentaires sont ainsi transformées en liquide nourricier dans le tube digestif : l’estomac, ses dépendances intestinales et leurs annexes) au moyen de liquides particuliers, sortes de réactifs, fournis par plusieurs organes sécréteurs : glandes salivaires, foie, pancréas, etc. ; et aussi 4 l'aide d'une sorte de trituration et de coction 4 un certain degré de température. Les matières alimentaires sont ainsi réduites et transformées en diverses substances dont une partie est rejetée comme inutile, et dont l’autre partie, propre 4 être assimilée, est portée par les vaisseaux absorbants (ou lymphatiques) dans la masse du sang (ou liquide nourricier), que le système vasculaire (artères, veines et vaisseaux capillaires) distribue dans toute la trame organique. — Le système vasculaire constitue 4 lui seul un appareil dont un organe ceutral, le cœur, par une série de contractions et de dilatations alternatives, lance, par les tubes artériels, le sang révivifié par l’acte respiratoire, dans toutes les parties de l'organisme, et aspire par les tubes veineux le sang épuisé, qu'il renvoie au poumon |xmr y subir de nouveau l’influence de l’air. — Ce double système digestif et circulatoire (de même que les autres systèmes de l'orga-

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