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SERPENTAIRE

Il est évident que les valves des fruits à déhiscence latérale ou septifrage ne portent pas de graines, puisque les cordons placentaires sont fixés aux cloisons ou aux sutures qui restent adhérentes à l’axe. Voy. Déhiscence du fruit.

Septum. Cloison (voy. ce mot). — Septulum. Nom (inusité) donné à la laine qui divise l'anthérc des Orchidées en deux loges.

Sericeus et Jlolosericeus. Soyeux, couvert de poils fins et apprimés.

série, sériés. Suite d'organes disposés sur une même ligne. Si la ligne est droite, la série est dite rectiligne; si la ligne est courbe, la série est dite curviligne. — Serin là, dans les mots composés, signifie disposé en série ; biserialis, bisérié, en deux séries. — Seriatim (adv.). lin série. — Seriatus. Qui est disposé en série, sérié.

Semtimu. Qui appartient & la fin de la saison, qui fleurit tardivement.

SERPENTAIRE. Les souches charnues de plusieurs espèces du genre Aristolochia (famille des Aristolochiées), plantes de la division des Apétales,

Fie. 1446. — Scrpentaire-de-Virginic Fig. 1447. — Serpentaire-officinale

{Aristolochia Serpentaria. ( Aristolochia officinaux).

à tiges herbacées souvent grimpantes, h fleurs cil entonnoir recourbé, sont d’une saveur amère. On leur a attribué des propriétés très-actives (stimulantes et emménagogues) ; elles sont aujourd’hui peu usitées. Plusieurs Aristolochia exotiques, connus sous le nom de Serpentaires, sont employés en Amérique

SERPENTARIÉES. — SERHÆ.

pour combattre les effets de la morsure des scr|>cnts : telles sont la Serpentaire-de- Virginie [Aristolochia Serpenterai et A. nfficinalis) et la Fausse-Serpentairc (A. Pseudo-Serpentaria) (fig. 1666, 1667, 1668).

Fie. 1448. — Fausse-Serpentaire ( Aristolochia Pseudo-Seriientarw , Cuibourt).

SERPENT ARIÉES. Classe comprenant les familles des Aristolochiêes et N’êpenthêes. Ses caractères sont les suivants : Plantes dicolylées apétales. Périanthe verdâtre ou plus ou moius coloré. Fleurs hermaphrodites, à étamines soudées 6 leur hase avec le style ou fleurs unisexuées; les fleurs mâles à filets soudés en une colonne qui porte les anthères. Ovaire pluriloculaire, â loges pltiri-ovulécs. Fruit indéhiscent ou loculicide, polvsperme. Graines pourvues d’un péris perme.

Serpentinus. Qui présente des flexuosités et des courbures. Se dit d’un corps cylindrique et allongé : par exemple certaines tiges de Cactées.

SERPOLET [Thymus Serpyllum, famille des Labiées). Plante commune qui remplace dans les prairies du Nord le Thym des collines du Midi. Sa saveur est chaude et aromatique. — Grand-Serpolet, l’Origan [Origanum vulgare).

Serrie, Seiraturte. Dentelures fines et aiguës. — Serratus. Denté â dents aiguës. — Serrulatu». Très-finement denté.

SERTULE. — SILICULE.

HRRTl'LE, sertulum (diminutif de sertum). Les ombelles simples, c’està-dire celles dont les rayons portent une seule fleur, et non une ombcllule : telle est l’inflorescence chez le Butomus umbellatus.

Sertum. Bouquet; faisceau de fleurs disposées à l’extrémité d’un rameau.

Sesqui-. Une fois et demie ; ex. sesquipedalis, qui est d’un pied et demi de longueur.

SESSILE, sessilis. Se dit d’une feuille dépourvue de pétiole, et dont le limbe est par conséquent inséré directement sur la tige. Se dit d’une fleur dont le pédicelle est très-court ou nul; d’une aigrette qui n’est pas pédicellée, etc.

Seta. Le pédicelle de la capsule ou urne des Mousses.

Seta. Soie. — Set ace us. Sétacé; qui a la forme d’une soie ou poil roide.

Setifer. Qui porte un prolongement en forme de soie. — Setustis. Couvert de poils en forme de soies. — Setoso-hispidus. Couvert de soies dressées, roides et piquantes. — Setula. Petite soie. — Setulosus. Couvert de petites soies.

Sève. On nomme sève ascendante ( lympha ), les liquides absorbés et encore peu élaborés; et sève descendante ( cambium J, les liquides élaborés et propres à l'assimilation.

Sex. Nombre six ; dans les mots dérivés du grec, hexa-.

SEXUÉ. Pourvu de sexe. — Plante ou fleur unisexuée, dont la fleur est, ou une fleur mâle (fig. 1459) (pourvue d’étamines [androcée] et dépourvue de carpelles [ovaire, gynécée]), ou une fleur femelle (dépourvue d'étamines et pourvue de carpelles ou ovaire). — Plante ou fleur bisexuée (ou hermaphrodite) (fig. 1450), dont la fleur est pourvue à la foisd’étamiues et d’ovaire ou carpelles. Yoy. Fleur, Hermaphroditisme.

Fig. 1149. — Fleur unisexuée, mâle (à étamines), d'un Noirctier ( Corylus Avelluna ), détachée d’un chaton (proportions très-grossies).

SEXUEL, sexualis. Qui est relatif aux sexes. — Organes sexuels, chez les végétaux phanérogames, les étamines (sexe mâle), et les carpelles1 ou l’ovaire (sexe femelle).

Sigmoideus. En forme de la lettre grecque nommée sigma (e), en croissant. sicuves. Figures de convention destinées à servir d’abréviations. Voy. Abréviation .

silicule, silicula. Silique presque aussi large que longue. Ce fruit appar-

Fig. 1450. — - Coupc verticale de la fleur bisexuée (ou hermaphrodite) d’un Cerisier (Cerasus vu/garis ), présentant à la fois des étamines et un ovaire.

SIMQUE. — SILVESTRE.

lient à certains genres de la famille des Crucifères. — Certaines silicules monospermes constituent de véritables akènes indéhiscents, cl se détachent de l'axe à la maturité.

sil.ltfl E siliqua. Le fruit des plantes de la famille des Crucifères (fig. Ifi51) et de quelques Papavéracées (fig. l/if>2). Quand la silique est courte, on la nomme silicule. — La silique est un fruit libre, sec, capsulaire, à 2 carpelles

Fie. 1451. — Silique fermée et silique Fie. 1452. — Silique fermée et silique

ouverte d’une Crucifère du genre liras - ouverte d'une l’apavéracée, le Chelido-

sica (Chou). ninm m(\jus (Chélidoine).

soudés, déhiscents, à déhiscence septifrage ou latérale. Les graines sont insérées dans chaque loge sur deux lignes placentaires situées, non à l’extrémité, mais à la naissance de la cloison, qui est celluleuse cl très-mince. Lorsqu’en vertu de la déhiscence septifrage ou latérale, la partie dorsale (valve) de chaque carpelle s'est détachée, les graines restent attachées aux placentas, qui constituent, avec la commissure des carpelles & laquelle ils sont adhérents, une sorte de châssis qui persiste sur l’axe. Voy. Fruit et Déhiscence.

Siliquosus, Siliquæformis. En forme de silique.- SILLON, sulcus. — Sillonné, sulcalus.

Silvaticusel Sylvaticus. Qui croit dans les forêts. Si lors tris a proprement le même sens, mais s'emploie surtout pour désigner les espèces spontanées ou sauvages (silva, forêt). — A ’enwrosus signifie qui croit dans les taillis ou bois en coupe réglée (nemus, bois).

SILVESTRE et SYLVESTRE, silveslris et syloeslris. Spontané, qui croit dans les bois ou les forêts.

SIMAROUBÊES. — SMILAX. 1217

SIMAROUBÊES. Famille de plantes dicotylées dialypétales, à ovaire libre, appartenant à la classe des Térébiuthinées, et voisine des Ochnacées, dont elle diffère notamment parl'ovule suspendu. Les Simaroubées comprennent nn petit nombre de genres (Quassia, Simaruba, etc.), composés d’arbres ou d'arbustes il feuilles alternes, ordinairement composées-pennées, à folioles non dentées ; dépourvues de stipules. Les fleurs sont hermaphrodites, disposées en grappes ou en ombelles. — Toutes les parties de la plante de la plupart des espèces de cette famille, bois et feuilles, sont d’une amertume excessive. La décoction du bois de Quassia nmara est uu des médicaments amers les plus usités.

SIMILAIRE, similaris — confonnis. Conforme, semblable, de même nature.

SIMPLE, simplex. Qui n’est point rameux, qui n’est point divisé. — Une fleur est dite simple, quand elle ne présente pas anormalement plusieurs rangées ou verticiilcs de pétales. S'oppose à double ( plenus ). — Un fruit est dit simple, quand il est le résultat de l'ovaire d’une seule fleur et non de l’agrégation des ovaires de plusieurs fleurs. S'oppose à multiple (multiplex). — Une tige, un pédoncule, un poil, sont dits simples, quaod ils ne présentent point de ramifications. S’oppose II rameux ( ramosus ). — Une feuille est dite simple, qu’elle soit entière ou divisée, lorsqu’elle ne se compose pas de folioles articulées. S’oppose & composé ( compositus ).

Sinistrursus. Dirigé vers la gauche : sinislrorsum volubilis se dit d’une tige qui s’enroule de bas en haut et de droite à gauche (fig. 1510). — Dextrorsus. Dirigé à droite : dextrorsum volubilis (fig. 1511) se dit d’uue tige qui s’enroule de bas en haut cl de gauche à droite.

SINUÉ, siuuatus. Dont les bords décrivent des flexuosités.

SINUEUX, sinuosus. Qui décrit des flexuosités.

sixus. Angle rentrant. Ce mot s'emploie rarcmentdans le langage botanique.

siTt'ATiox, situs. La situation d’un organe est dite absolue et constitue l'insertion, quand on la considère au point de vue de l'axe sur lequel l'organe est inséré. File est dite relative, lorsqu’on la considère relativement aux autres organes insérés dans le voisinage : telles sont les situations inférieure, supérieure, externe, interne, alterne, opposée, etc., relativement à ces organes. — Enfin la situation d'un organe peut être considérée au point de vue du milieu dans lequel il se développe. C’est ainsi que la lige est susceptible d'être hypogée (souterraine), épigée (aérienne), ou submergée.

SMILAX, Salsepareille, Squine. Espèces du genre Smilax (famille des Smilacinées, détachée des Asparaginées). Le Smilax aspera (vov. Salsepareille, lig. l'ail, 1512, 1513), commun dans les haies de la région méditerranéenne, est uue plante élégante il liges grêles, ord. épineuses, sarmenteuscs, s’accrochant par des vrilles (pédoncules abortifs); 5 rhizomes grêles, très-rameux et longuement traçants; 5 petites fleurs blanches très-délicates, disposées en panicules axillaires, et auxquelles succèdent des baies d’un ronge pourpre; les feuilles sont coriaces, d’un vert lustré, souvent marbrées de blanc, élégamment découpées en cœur. Ce Smilax est officinal, ainsi que plusieurs autres espèces exotiques appartenant au même genre : A’. Sarsaparilla (Salsepareille de- la- Jamaïque), .V. china (Squine, Salsepareille-de-la- Chine), 6’. médira GEMUra (DE SI-FIEIRX). 77

(Salscpareille-<le-la-Vera-Gniz), S. syphilitica (Salscparcille-de- Honduras), S. papyracea (Salsepareille-dû- Brésil) (fig, 1413), etc. — Les rhizomes longuement traçants (vulgairement racines) des Smilax ou Salsepareilles fournissent à la thérapeutique des médicaments diurétiques et sudorifiques doués de propriétés dites dêpuratives, et en usage pour éliminer du sang certains virus communiqués par contagion. Les caractères microscopiques des tissus de ces rhizomes fournisseul de bons caractères pour faciliter la distinction des espèces auxquelles ils appartiennent. « On administre la Salsepareille en poudre, en tisane, en sirop, en vin, eu teinture, en extrait, etc. C'est un des éléments du rob de Boyveau-Loffecteur, du sirop de Cuisinier, de la décoction de Zittmanu et de la tisane de Vinache. » (Moquin-Tandon, Bot. méd.)

SOCIALES (Plantes). On désigne sous ce nom les groupes d’espèces qui, se développant dans les mêmes conditions, habitent généralement les mêmes stations, de telle sorte que la présence de l’une peut annoncer la présence de l’autre.

HoritTÊ no rvviQt i: de frim e. Cette savante et laborieuse Compagnie, qui compte aujourd’hui seize années d’existence, est (par le nombre et la position scientifique des membres de diverses nations dont elle se compose, par la multiplicité, l'importance des travaux botaniques qu’elle a examinés et discutés, et qu'elle a publiés régulièrement et in extenso) une des plus importantes, sinon la plus importante des Sociétés botaniques de l'Europe (1).

• Le 12 mars 1854, les personnes dont les noms suivent se sont réunies, à Paris, chez M. Antoine Passy, rue Pigallc , n° 6. — Étaient présents : MM. de Rouis, Ad. Brongniart (membre de l'Académie des sciences), Cosson, Lccaisnc (membre de l'Académie), Duchartrc (aujourd’hui membre de l’Académie), Germain de Saint-Pierre, Graves, comte Jaubcrt (aujourd'hui membre de l’Académie), Maille, Moquin-Tandon (membre de l'Académie), marquis de Noé, A. Passy (aujourd’hui membre de l'Académie), Puel, Robin, de Schtenefeld. — L'assemblée s'étant formée sous la présidence de M. Brongniart, M. Passy a dit que la réunion avait été convoquée d'après le désir exprimé par la plu|>art des personnes présentes, d'examiner s’il ne conviendrait pas d'organiser à Paris une Société centrale qui se proposerait |iour objet de contribuer aux progrès

(t) Le Bulletin Dr. la Suuilté botanique de France (publié sous la direction d une couimission de plubicurs membres, par les soins de M. de Schtenefeld, secrétaire général de. la Société depuis l'année 1802) forme aujourd'hui seize gros volumes in-8°. Le titre de Bulletin donné, à son origine, à cette publication (alors qu'on ignorait l'importance qu'elle pouvait prendre.! est infiniment trop modeste pour ce riche et vaste recueil de dissertations inédites. — Chaque volume du Bulletin fie la Société Itotanique de France comprend : le compte rendu des séances publiques (elles ont lieu le deuxième et le quatrième vendredi de chaque mois), qui renferme les dissertations et mémoires présentés et lus par les membres de la Société, et les observations et discussions auxquelles donnent lieu ces lectures ; et une Revue bibliographique, donnant le sommaire ou résumant la substance de tous les travaux botaniques (anatomie et physiologie, botanique descriptive, géographie botanique et paléontologie végétale) au fur et à mesure de leur publication dans tous les pays et dans toutes les langues. Ce travail impoi tant, rédigé pendant les premières années par M. P. Duch rire, actuellement membre de l’Académie des sciences, est rédigé depuis 1860 par ML Eug. Fournier, longtemps secrétaire et aujourd'hui archiviste de la Société. Chaque volume du Bulletin de la Société botanique tir France est délivré gratuitement aux membies de la Société, et se vend aux i^rsonnes étrangères à la Société au prix de 30 francs par volume .annuel.

de la botanique, et de multiplier, en les régularisant, des relations utiles à la science. — Après une discussion approfondie, l'assemblée décide H l'unanimité la création d’une Société botanique de France.

• Le 23 avril 1854, une seconde réunion a eu lieu rue Taranne, n° 12, à l'effet d’organiser la Société botanique de France. — M. Adolphe Brongniart, conformément au vœu unanime de l'assemblée, occupe le fauteuil. MM. Graves et A. Passy, commissaires, se placent au bureau ; M. de Scbœuefeld, troisième commissaire, est chargé de la rédaction du procès-verbaL — M. A. Passy donne lecture du rapport des commissaires; ce rapport conclut h l'adoption par l’assemblée de plusieurs propositions, dont la première est ainsi conçue : « La Société botanique de France est fondée. » — L'assemblée, appelée à voter l'adoption des propositions, déclare unanimement que la Société botanique de Franck est fondée. — La Société est appelée ît élire immédiatement les membres du Bureau par scrutin de liste et à la majorité absolue des suffarges. Sont proclamés : Président, M. Ad. Brongniart; vice-présidents, MM. l)ecaisne, J. Gay, F. Delessert, Moquin-Tandon; secrétaires, MM. de Scbœuefeld, Duchartre; vice-secrétaires, MM. Cosson, Puel; trésorier, M. Caillette de l'Hervilliers. — La Société procède ensuite à l'élection des douze membres du Conseil d’administration. Sont proclamés : MM. Graves, A. Passy, Clialin, Montagne, vicomte de Noé, AVeddcll, comte Jaubcrt, Bouchardat, L. IL Tulasne, Germain (de Saint-Pierre), baron de Brimont, Maille. »

o Article Premier. — La Société prend le titre de Société botanique de France.

» Art. 2. — Elle a pour objet : 1° de concourir aux progrès de lu Botanique et des sciences qui s'y rattachent; 2° de faciliter, par tous les moyens dont elle peut disposer, les études et les travaux de ses membres.

s Art. 3. — Le nombre des membres de la Société est illimité, — Les Français, quel que soit le lieu de leur résidence, et les étrangers, peuvent également, et au même titre, en faire partie (1).

u Art. A. — L'administration de la Société est confiée à un Bureau et à un Conseil dont le Bureau fait essentiellement partie.

» Art. 5. — Le Bureau est composé ;

u D'un président, de quatre vice- présidents, d’un secrétaire général, de deux secrétaires, de deux vice-secrétaires, d’un trésorier, d’un archiviste.

» Art. 6. — Le président et les vice-présidents sont élus pour une année. — Le secrétaire général est élu pour cinq années; il est rééligible aux mêmes fonctions. — Les secrétaires, les vice-secrétaires, le trésorier et l’archiviste sont élus pour quatre années. Ces deux derniers sont seuls rééligibles. *— Le secrétariat est renouvelé par moitié tous les deux ans.

» Art. 7. — Le Conseil est formé de doute membres, dont quatre sont remplacés chaque année.

» Art. 8. — Les membres du Conseil et ceux du Bureau, sauf le président, sont élus à la majorité absolue.

(1) Pour faire partie de la Société, il faut s’être fait présenter dans une de ses séances par deux membres qui auront signé la présentation , et avoir été proclamé dans la séance suivante par te -président. (Art. À du Hèglcment.)

Les demandes et communications doivent être adressées au siège de la Société bolaniqde de France, rue de Grenelle, 81, à Paris.

» Art. 9. — Le président est choisi à la pluralité des voix parmi les quatre vice-présidents de l'année précédente. — Tous les membres sont appelés à participera son élection, directement ou par correspondance.

» Am. 10. — la Société tient ses séances habituelles à Paris (le deuxième cl le quatrième vendredi de chaque mois).

» Am. 11. — La Société pourra tenir ses séances extraordinaires sur des points de la France qui auront été préalablement déterminés. — Un Bureau sera spécialement organisé parles membres présents à ces réunions.

» Am. 12. — Un exemplaire du Bu/Min des travaux de la Société est délivré gratuitement à chaque membre.

» Art. 13. — Les dons faits à la Société sont inscrits au Bulletin de ses séances avec le nom des donateurs.

» Art. 14. — Chaque membre paye une cotisation annuelle de 30 francs. — La cotisation annuelle peut, au choix de chaque membre , être remplacée par une somme de 300 francs une fois payée.

» Art. 15. — La Société règle annuellement le budget de ses dépenses. — Dans la première séance de chaque année, le compte détaillé des recettes et des dépenses de l'année est soumis à l'approbation de la Société. — Ce compte est publié dans le Bulletin.

» Art. 16. — En cas de dissolution, tous les membres de la Société sont appelés à décider sur la destination qui sera donnée à ses propriétés (1). a

OlU été PRESIDENTS Ct VICE-PRESIDENTS DE LA SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE France, les botanistes dont les noms suivent. Pour l'année 1854 : Président, M. Ad. Brongniart; vice-présidents, MM. J. Decaisne, Fr. Dclesscrt, J. Gav, Moquin-Tandon. — 1853 : Président, M. J. Decaisne; vice-présidents, MM. le comte Jaubert, Montagne, A. Passy, Weddell. — 1856 : Président, M. A. Passy ; vice-présidents, MM. Chatin, Germain de Saint-Pierre, Moquin-Tandon, de Schœnefeld. — 1857 : Président, M. Moquin-Tandon; vice-présidents, MM. le comte Jaubert, Lasègue, E. LeMaout, T. Puel. — 1858 : Président, M. le comte Jaubert; vice-présidents, MM. Ad. Brougniart, Duchartre, J. Gay, le marquis de Noé. — 1859 : Président, M. Duchartre; vice-présidents, MM. Brice, Decaisne, Ménicrc, Montagne. — 1860 : Président, M. Decaisne; vice-présidents, MM. Boisduval, Ad. Brougniart, Cosson, L. R. Tulasne. — 1861 : Président, M. Ad. Brougniart; vice-présidents, MM. Andry, Chatin, Lasègue, A. Passy. — 1862 : Président, M. Chatin; vice-présidents, MM. de Bouis, Cosson, Gublcr, Roussel. — 1863 : Président, M. Cosson; vice-présidenis, MM. Fermond, Le Dieu, Moquin-Tandon, Ramond. — 1864 : Président, M. A. Ramond; vice-présidents, MM. Ad. Brongniart, Cordier, Decaisne, LeMaout. — 1865 : Président, M. Ad. Brongniart; vice-presidents, MM. Brice, le comte Jaubert, Lasègue, Prillieux. — 1866 : Président, M. le comte Jaubert; vice-présidents, MM. de Bouis, Decaisne, Fl Fournier, Gublcr. — 1867 : Président, M. Decaisne; vice-présidents, MM. Duchartre, Fermond, Gris, Le iMaout — 1868 : Président, M. Duchartre; vice-présidents, MM. Beautcmps-Bcauprc, Bureau, Lasègue, G. Planciioo.

(1) Un herbier considérable, dû à des legs ct à des dons généreux, ct une bibliothèque botanique déjà importante et qui s’accroît chaque jour, appartiennent à la Société botanique de France, et sont déposés dans une galerie particulière, nu siège de la Société (rue de Grenelle, n° 84). Ces collections, dont la conservation est confiée a un bibliothécaire, peuvent être visitées et consultées par les membres de la Société, le jeudi, de une à quatre heures.

Pour l’année actuelle 1 869, le Bureau et le Conseil d'administration de la Société se com|x>sent des hutanistes dont les noms suivent : Président , M. I.aségue; vice-présidents,' MM. Germain de Saint-Pierre, Cubler, Prillieux, J. de Scynes; secrétaire général, M. de Schœnefeld ; secrétaires, MM. E. Cosson, E. Rozc ; vice-secrétaires, Besclierelle, Larcher; trésorier, M. A. llamond; archiviste, M. E. Fournier; membres du Conseil, MM. Beautemps-Beaupré, P. de Bretagne, E. Bureau, Chatin, Decaisne, Duchartre, Fermond, A. Gris, le comte Jaubcrt, E. Lefranc, A. Michel, G. Planchon.

Depuis la fondation de la Société botanique de France, quinze Sessions extraordinaires ont eu lieu sur les divers points de la France, et ont réuni à l'élite des botanistes français et étrangers un grand nombre de personnes de distinction amies de la botanique ou des botanistes; partout la Société botanique a reçu, des autorités administratives et municipales et des habitants des provinces explorées, l’accueil le plus flatteur et le plus empressé. — Ces sessions, pendant lesquelles se succèdent de solennelles ou de champêtres séances publiques, et de grandes et fructueuses excursions botaniques, ont fourni les herborisations les plus mémorables qui aient jamais réuni la Botanique militante. — Les rapports sur ces excursions, confiés à des plumes il la fois spirituelles et savantes, forment aujourd’hui un ensemble précieux à consulter pour l’étude de la flore française. — Ces réunions, pendant lesquelles se retrempent la confraternité scientifique, les traditions de l'esprit gaulois, de la gaieté de bon aloi et de la science vraiment libérale, ont eu lieu successivement :

En 1855, à Paris (visites à Vexpositiun universelle, herborisation à Fontainebleau,‘etc.). — En 1856, en Auvergne (Clermont-Ferrand; musée de M. H. Lecoq; le Puy-de-Dôme, le Mont-Dore, etc.). — En 1857, 5 Montpellier (musées des facultés, herborisations 5 Cette, musée de M. Doûmet; à Aigues-Mortes. 5 Maguelouue, etc). — En 1858, à Strasbourg (herborisations aux bords du Rhin, à Haguenau; ascension du Hohneck; Gerardmer, Lispach; ascension du ballon de Soultz; Thann, Mulhouse, Bâle; ascension du Kaiserstuhl; visites de grands établissements scientifiques). — En 1859, à Bordeaux (établissements scientifiques de Bordeaux [herbier de M. Lcspinasse] ; Arcachon, Lnrmontet Allées-Bouiaut ; la Canau, pépinières de M. Paule d'Ivoy, etc.). — En 1860, à Grenoble (environs de Grenoble , la Graude-Chartreuse, Bourgd'Oisans, Villard-d’ Arène, glacier de La Grave, prairies du Lantaret, ascension du Galibier, la Moucherolle, le Monl-Rachct, le pic de Belledonne, excursion au mont Viso; musée et jardin des plantes de Grenoble, etc.). — En 1861, à Nantes (musée et jardiu-des- plantes, bords de l’Erdre, le Pouliguen, le Croisic, Noirmoutier, etc.). — En 1862, à Béziers et Narbonne (Roquc-ilaule, côtes de Bayssan, Agde.'le Pas-du-Loup, Fontfroide, le Pech-de-l’Agnel, Sainte- Lucie, la Glape, etc.). — En 1863, à Chambéry et au mont Cenis (de Chambéry à Saint-Michel, de Modanc à Lanslebourg, lac et plateau du moût Cenis, torrent delà Cénisc, montagne d’ Eau-Blanche, col du Petit-Mont-Cenis, vallée de la Villetlc). — En 1864, h Toulouse et à Bagnères-de-Luchon (environs de Toulouse, Esqtiierry, vallée du Lis, port de Venasque et Penna-Bianca, Saint- Aventin; lacs d’Oo, d’Espingo et de Saoussat; visite au jardin-des-plautea de

Toulouse). — En 1865, à Nice (Cimiès, Leverts, Villefranche et Beaulieu, île Sainte-Marguerite, Monaco et Menton, vallée des Châtaigniers, etc.). — En 1866, à Annecy (les montagnes du Reposoir, les pâturages de Flaine, le col du Bonhomme, Trè-la-Téte, Notre-Dame de la Gorge, col de Voza ; le Montanvert , Chamounix; collections botaniques de la Haute-Savoie). — En 1867, année de l'exposition universelle, à Paris (Congrès international de botanique tenu en août sous les auspices de la Société botanique de France ; exposition d'instruments, de livres, de plantes; visites à l’exposition; discussion des lois de la nomenclature botanique ; communication de nombreux mémoires ; visites aux collections botaniques de Paris : École de pharmacie, musée Delessert, herbier de M. E. Cosson, collections botaniques du Muséum, cultures de la maison Vilmorin). — En 1868, h Pau (les Eaux-Bonnes, le Pic de Ger, Panticosa, le col du Marcadau, Gavarnie). — En 1869, à Pontarlier et dans la chaîne du Jura (tourbières, Creux-du-Vau, Mont-d’Or, vallée de Joux, la Dole).

Ont été Présidents des sessions extraordinaires: M. Pariatoe (Paris) ; M. H. Lecoq (Clermont-Ferrand) ; — M. P. de Tchihatchef (Montpellier); — M. Fée (Alsace); — M. Mougeot père (Vosges); — M. Léon Dufour (Bordeaux);

— M. Duricu de Maisonneuve (Grenoble); — M. l'abbé de Lacroix (Nantes);

— M. E. Doûmet (Hérault) et M. J.-E. Planclion (Aude) (session de Béziers et Narbonne); — S. Ém. Mgr le cardinal Billict (Chambéry) et M. le sénateur Moris (mont Cenis) (session de Chambéry); — M. Noulet (Toulouse); — M. Germain de Saint-Pierre (Nice), et M. Gustave Thurct (Cannes) (session de Nice) ; — M. Clos (Annecy); — M. Alph. de Candolle (Congrès international de botanique à Paris); — MM. Main, Chevalier, A. BeketolT (Paris). — M. Mâneseau (Pau); — M. Grenier (Pontarlier) (1).

Les Académies ou Sociétés savantes correspondantes de la Société botanique de France (ou Sociétés avec lesquelles la Société botanique échange ses publications) sont les suivantes :

Académie des sciences (Institut impérial de France). — Membres de la section de botanique de l'Académie des sciences : MM. Ad. Brongniart, L.-R. Tulasne, Duchartre, Cl. Gay, Trécul, Ch. Naudin. Membre de la section d'agriculture, Decaisnc. Membres libres, le comte Jaubert, Ant. Passy. .Membres correspondants : de Martius, Hugo de Mohl, Lestiboudois, Alph. de Candolle, Schimper, Thuret, Lecoq, Braun, Hofmeister, J.-D, Ilooker, Ch. Martius, de Vibrayc, Pierre de Tchihatchef.

Société géologique de France. — Société impériale d'acclimatation. — Société impériale et centrale d’horticulture. — Société philomathique. — Société de biologie.

Société impériale des naturalistes de Cherbourg. — Société Linnéenne de Bordeaux. — Société industrielle d’Angers. — Société académique de Maineet-Loire. — Société des sciences de l’Yonne. — Société d'histoire naturelle de Colmar.

Société Linnéenne de Londres. — Société pharmaceutique de Londres. —

(1) Les bulletins des sessions et le volume des actes du Congrès se vendent isolément.

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