SEMI-LUNA1IIE. — SÉNÉ
SEMI-LUNAIRE, semi-lunnris. En forme de demi-lune ou de croissant,
SÉMINALES (Feuilles) = Feuilles cotylédonaires = Cotylédons.
Seminatio. Semaison, dissémination des graines.
Semi-pellucidus. Semi-transparent. — Semi-pinnatus. Se dit d’une feuille à limbe penné ou pinné dans la moitié de son étendue. — Semi-plenus. Se dit d’une (leur semi-double. — Semi-radialus. Qui ne présente de rayons que d’un seul côté.
SEMI-RÉFLÉCHI (Ovule) = Semi-anatropc. Voy. ce mot et Ovule.
Semi-sagittatus. Scmi-sagitté, dont le limbe a la forme de la moitié longitudinale d’un fer de flèche. — Semi-seplatus. Qui présente des demi-cloisons.
SEMI-SUPÈRE (CALICE), semi-superut. Expression (inusitée) appliquée au calice chez les fleurs à ovaire semi-adhérent. Voy. ce mot.
Semi-superus. Se dit d'un ovaire semi-adhérent (adhérent au calice dans sa moitié inférieure). — Semi-teres. Semi-cylindrique. — Semi-valvatus. Dont la valve ne se détache qu’au sommet.
SEMI-VASCULAIRE. Se dit d'un tissu qui présente des faisceaux vasculaires entourés de tissu cellulaire.
Semi-vert icillatus. Semi-vcrticillé, qui est disposé en demi-vcrticilles, c’està-dire en verlicilles n’entourant que la moitié de la circonférence de la lige.
Sempervirens. Toujours vert. Se dit de feuilles qui persistent pendant l’hiver, ou de plantes pourvues de feuilles persistantes.
Senarius, Sentis, Seni. Se disent d'organes rapprochés au nombre de six.
SÉNÉ. Plusieurs arbres ou arbustes du genre (’assin (fig. lôôl b 1 û4ù).
Fis. 1441. — Sommité floriféro du Séné- Fie. 1442. — Sommité florifère du Sénéde-la-palte (Cassin acutifolin [C. Sennti], d’Alep (Cantin ohooala, haute Égypte, Égypte et Nubie) (1). Nubie, Sénégal, Inde).
C. aeuti folia [C. Sennu] (fig. 1H4I), C. obnvnta (fig. Wi2), etc., fournissent les (1) La Italie est le nom d’un impôt mis, dans le pays, sur certaines marchandises.
SfcNÉ.
folioles (de feuilles penoécs) et les gousses membraneuses (dites follicules) connues sous le nom de feuilles et follicules de Séné (fig. \liU‘A et IWi). La décoction de séné est purgative, et fait partie de l’ancienne médecine-noire, rné-
Fig. 1443. — Feuilles cl fruits (dits follicules) du fcôné-de-la-palte (Cassia acuti folia).
Fig. 1444. — Feuilles et fruits (dits follicules) ^Fjg. 1445. — Feuilles, fruit et graine du Séné-d’Alep (Cassia oltovatn), du Faux-Séné ou Arghel (Cynanchum
[ Solcnostemma 1 Arghel),]
lange de manne, de pulpe de casse (gousse du Cassia [Cathartocarpus] Fistula)^ de Tamarin ( Tamarindus indica ), et d'infusion ou décoction de séné. — On a falsifié le séné en y mêlant des folioles du Baguenaudier (Colutea arbcrcscens)
SENSIBILITÉ. — SEPTICIDE (DÉHISCENCE). 1211
et du Coriarin myrtifolia (Coriariées). Une falsification plus fâcheuse consiste dans le mélange des feuilles et follicules d’une Apocynée d'Égvpte : le Faux- Séné ( Cymnchum Arghel) (fig. IMS), substance âcre, purgative et émétique, d'un emploi dangereux.
sensibilité. Les plantes éprouvent des impressions, mais il est assez probable qu'elles n'ont point conscience de ces impressions, et sont douées par conséquent d'irritabilité et non de sensibilité. Voy. Irritabilité et Sommeil.
SENSITIVE (Mimosa pudica, famille des Légumincuscs-Mimosées), plante délicate des Antilles, fréquemment cultivée dans les serres. La Sensitive pré sente une tige grêle spinesccnle; son feuillage est fort élégant (feuilles bipennées (fig. 1A63) ; ses (leurs, très-petites, apétales, groupées en petites têtes arrondies, d'un blanc rosé, disposées â l’extrémité d’un pédoncule axillaire. Sous l'influence de l’obscurité, du plus léger contact, du moindre ébranlement accidentel, et même sous l'influence d'émanations fortement odorantes, les folioles s’appliquent sur le rachis, et le pétiole se renverse sur la tige (fig. 1(»64) : la plante parait frappée de mort Ce n’est qu'un évanouissement : le repos lui rend le calme, et les feuilles ne tardent pas à reprendre leur attitude normale. Quant à la fleur elle-même, elle reste étrangère â l’émotion des feuilles.
Voy. Sommeil.
sépale, sepalum. Nom donné aux feuilles modifiées dont la réunion en verlicille constitue le calice ou enveloppe florale externe. Voy. CALICE.
Sepicola ou Sepincola. Qui habite les haies (sepes, haies).
Seplatus. Partagé par des cloisons.
Septem. Nombre sept ; dans les mots dérivés du grec, hepta.
Septenus, Septenatus. Se disent d'organes rapprochés au nombre de sepL
SEPTICIDE (Déhiscence). Chez les fruits secs, résultant d’un ovaire, soit libre, soit adhérent, composé d’un vcrticille de carpelles soudés entre eux par leurs faces latérales (ovaire cyclocarpcllé pluriloculaire), lorsque, à la maturité, les carpelles ou loges deviennent indépendants par désagrégation (disjonction des deux parois adossées qui constituaient les cloisons, septum), cette désagrégation a été considérée à tort comme une déhiscence, et a été nommée déhiscence septicide. J'ai donné, dans ma nomenclature morphologique des diverses sortes de déhiscences, le nom de déhiscence suturale à celte sorte de désagrégation des carpelles d’un fruit sec cyclocarpcllé et résultant d’un ovaire à carpelles soudés entre eux (ovaire pluriloculaire). Voy. Déhiscence du fruit et Fruit (Tableau d’une classification morphologique des fruits).
La déhiscence vraie (mode d'ouverture du fruit ou des carpelles mûrs pour la mise en liberté des graines) est, dans ce cas, un état consécutif à cette désagrégation : — soit que les carpelles, s’ils sont monospermes (à une seule graine), restent d'abord isolément fermés, et constituent chacun un akène qui ne s’ouvre qu’à l’époque de la germination de la graine, par l’écartement des deux bords de la suture ventrale (déhiscence vraie, que j’ai nommée déhiscence mturale-cnr/iellnire) ; ou que ces carpelles monospermes se fendent en deux * pièces, par l’épartcment des bords de la suture ventrale ( déhiscence suturalecarpellaire) et par la rupture longitudinale de la nervure dorsale (déhiscence
SEPTIFRAGE (DÉHISCENCE).
dorsale ou localicide), et constituent chacun alors une coque; — soit que les carpelles, s'ils sont polyspermes (à plusieurs graines) s’ouvrent (lorsqu'ils ont subi la désagrégation), par leur suture ventrale ( déhiscence suturnle-car/iellaire), et constituent chacun un follicule.
Le mot sejtlicide indique le dédoublement ou disjonction de la cloison (septum), formée de l'adossement de deux moitiés de feuilles carpellaires. On est cependant obligé, dans la nomenclature en usage, de se servir aussi du mot sejrticide pour désigner le mode de déhiscence chez les fruits cyclocarpcllés uniloculaires, c’est-à-dire dont les carpelles ouverts et unis bord à bord ne présentent pas de cloison. La déhiscence consiste dans ce cas (comme dans le cas de la déhiscence scplicide des fruits pluriloculaires) dans la désagrégation ou disjonction des feuilles carpellaires (dont chacune porte les graines sur scs bords ou lignes placentaires); mais l'expression septicide est alors vicieuse, car, puisqu’il n'y a pas de cloison, on ne peut parler de cloison fendue. J’ai proposé l’adoption, s’il s'agit de fruits cvclocarpellés pluriloculaires, de l’expression désagrégation septicide avec déhiscence suturale. S’il s’agit de fruits cyclocarpellés uniloculaires, j’ai proposé l’expression déhiscence suturale-intercarpellav'e. Voy. Déhiscence nu fruit.
SEPTIFRAGE (DÉHISCENCE). Chez les fruits secs, résultant d’un ovaire (soit libre, soit adhérent) cyclocarpellé (plusieurs carpelles disposés en cercle ou verticille), que ce fruit soit uniloculaire (à une seule loge, cas où les feuilles carpellaires sont étalées et soudées entre elles bord à bord), ou que ce fruit soit pluriloculaire (à plusieurs loges, cas où les feuilles carpellaires sont pliées longitudinalement, et sont individuellement fermées et soudées entre elles par leurs faces ou parois latérales), lorsque la déhiscence (ouverture du fruit pour la mise en liberté des graines) se fait par une rupture longitudinale des deux côtés de chaque suture ou de chaque cloison, et que la partie dorsale (le dos) de chaque carpelle se détache comme une valve (ou porte) (laissant attachées à l’axe [si le fruit est uniloculaire] les sutures placcntifères qui forment une sorte de châssis privé de ses panneaux, ou [si le fruit est pluriloculaire ] laissant sur l’axe l’ensemble des cloisons placcntifères), la déhiscence est dite septifrage (rupture du fruit au voisinage des cloisons). Ce terme est vicieux, puisqu'on est obligé de l’employer en parlant de fruits sans cloisons (uniloculaires) comme en parlant de fruits à plusieurs loges (à cloisons). Dans mon système de nomenclature morphologique, je propose de nommer ce mode de déhiscence : déhiscence latérale, désignation qui s’applique aux cas où le fruit est uniloculaire, aussi bien qu'aux cas où le fruit est pluriloculaire (présente des cloisons). — Exemple du mode de déhiscence septifrage (ou latéral) pour les fruits sans cloisons : le fruit des Orchidées (indigènes), qui est composé de trois carpelles ouverts et soudés par leurs bords (les valves du fruit restant, après la déhiscence, attachées par leur sommet et par leur hase). — Exemple du mode de déhiscence septifrage (ou latéral) pour les fruits à cloisons ou à fausses-cloisous : le fruit des Crucifères (silique). Ce fruit est composé de deux carpelles soudés par leurs bords, et présentant une expansion placentaire qui constitue une cloison celluleuse ou fausse-cloison.