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SOUCHE. — SOUDURE

souche, cæspes. D’une manière générale, la |>arüe souterraine d’une plante vivace, quel que soit son mode de végétation. La souche à racine picotante appartient à un grand nombre de plantes vivaces à tiges herbacées (beaucoup d’OmbcIlifères, le Fenouil et les Laserpitium, par ex.). Dans ce mode de végétation, la racine pivotante primitive végète et s’accroît indélinimeut, et les nouvelles liges qui succèdent chaque année aux liges détruites des années précédentes prennent naissance sur la partie supérieure de la souche ( collet des jardiniers, qui appartient à l’axe ascendant. — La souche à rhizome est une véritable tige souterraine dont la racine primordiale est souvent détruite dès la première année, et qui, à mesure qu’elle végète et s’accroît en avant, se détruit à sa partie postérieure. Si les rameaux de celte souche rampent sous le sol avant de se faire jour à l’extérieur et de constituer des tiges épigées (ou aériennes), 1 souche est dite à rhizomes rampants; si les tiges émises par la souche rampent à la surface du sol, la souche est dite émettant des stolons (ou liges rampantes); enfin, si le rhizome produit des liges nombreuses sortant du sol dès leur naissance, et constituant par leurs bases et les bases des tiges détruites des années précédentes une masse compacte, la souche est dite cespiteuse.

SOUDES. Espèces du genre Salsola (fam. des Chénopoiliées). Plantes vivant sur les sables maritimes et les terrains inondés d’eaux saumâtres. On extrait la substance alcaline connue sous le nom de soude, d’un grand nombre de Chéno- |todiées maritimes qu’on réduit eu cendres. Les Salsola surtout sont employés à cet usage.

souduhe = Adhérence, adhœrentia. Phénomène qui consiste dans l’union intime entre deux organes différents. Les soudures peuvent être normales

(fig. 1 465), et rentrer dans le domaine de l’organographie, ou être accidentelles (ou anormales), et appartenir au domaine de la tératologie. — Les soudures sont, en général, contemporaines de la formation des organes.

Dans les greffes entre deux rameaux, lasoudures’établit entre des organes déjà formés, mais celte soudure se complète par celle des tissus de nouvelle formation appartenant en partie au rameau greffé et en partie au Fie. 1465. — Soudure normale et congénitale des pédon- sujet sur lequel le rameau eûtes et de la lige elles une Solanée (un Sotanum voisin est greffé, et Ces tissus d’odu S. Dulcnmara). • • ,. . ,

' rigme diverse se soudent à

mesure qu’ils se développent. — Les soudures entre les organes appendiculaires (feuilles de la tige ou de la fleur) sont surtout fréquentes chez les fleurs où ces

SOUS-. — SPATHELLÜLES.

organes sont très-rapprochés ; en eiïet, les feuilles se trouvent ,1 ce point disposées en cercles ou. vcrlicilles et se touchent bord h bord, et ces verticillcs concentriques disposés sur un axe très-court se louchent par leurs faces. La soudure des feuilles d’un même vertirille par leurs bords donne lieu à la gamophyllie. Les calices à sépales soudés entre eux sont dits gamosépales ; les corolles à pétales soudés entre eux sont dites gamopétales ; les androcées à étamines soudées entre elles pourraient être dits gamostaminés, et les gynécées h carpelles soudés entre eux pourraient être dits gamocarpellés. La soudure face contre face (la face interne de l’extérieur contre la face externe de l’intérieur) entre des verticillcs concentriques donne lieu à un organe composé, de forme tubuleuse, dont la structure est celle d’un axe creux, et qui établit une sorte de transition entre les organes axiles et les organes appendiculaires. Voy. Adhérence, Calice, Corolle, etc.

SOUS-, sub-, dans un mot composé, indique un degré immédiatement inférieur à celui qui est désigné par le mot radical : ex. sous-classe, sous-genre, sous-variété. — Sous-arbrisseau (suffrutex). Voy. Arbrisseau.

SOUTERRAIN, subterraneus, bypogœus. Qui se développe au-dessous de la surface du sol.

SOYEUX, scriceus. Couvert de poils (insclapprimés, ayant l’aspect de la soie.

kfadic'F., spadix (ftg. î/tG6). Nom donné, chez certaines Monocotylédones, à une inflorescence qui consiste en un pédoncule radical chez les plantes herbacées (ex. chez certaines Aroïdées), ou en pédoncules axillaires ligneux chez les végétaux arborescents (ex. chez les Palmiers), terminés par un épi ou par une panicule à fleurs scssiles et munis il leur base d’une spathe (bractée membraneuse enveloppante) : telle est l'inflorescence chez les genres Arum et Colla.

Spadiceus. Se dit d’un objet de couleur brune et luisante. — Bai ( badius ).

SPADICIFLORES. Plantes à fleurs disposées en spadice : par exemple les Aroïdées.

SPAIHCIFI.ORKES. Classe comprenant les familles suivantes : Aroïdées, Tïphacêes, Pandanêes. Ses caractères sont les suivants : Plantes monocotylées. Fleurs ord. unisexuées, ord. dépourvues de périanthe, quelquefois pourvues d’un périanthe régulier, sessiles sur un axe terminal (spadice), les fleurs femelles disposées à la partie inférieure. Graines pourvues d’un périsperme.

Sparsus. Kpars. Se dit d’objets qui semblent disposés sans ordre : de certaines feuilles où la disposition en spirale est dillicile à saisir au premier coup d'œil. Se dit aussi d’organes disposés au hasard : telles sont certaines productions épidermiques (poils, aiguillons, etc.). Voy. Kpars.

Spathacevs. Qui a l'aspect et la consistance membraneuse d'une spathe.

spathe, spatha (fig. 1A67). On désigne sous ce nom, chez certaines plantes monocotylées, un involucre composé d’une ou plusieurs Irractécs membraneuses très-amples, et qui enveloppe l’inflorescence avant l'épanouissement des fleurs. Les inflorescences des Palmiers, des Arum, des Allium, etc., sont munies d’une spathe.

*ii* A i nEl.u'.s, spnthelhe (Mirhel) . Synonyme de glumelles.

spitbellit.es, spathellulœ. Synonyme de glumellules. Voy. Gi.C.me, Glumelles et Glumellules.

SPATULÊ. — SPERMATIES.

SPATULÉ, spathulatus. En forme de spatule. Se ditd’un organe (d’onc feuille par ex.) de forme linéaire et s’élargissant à l'extrémité en un limbe obovale-, oblong ou elliptique (la spatule est un ustensile en forme de manche de cuiller).

Fig. 1466. — Spariice d’une Aroïdée Fie. 14G7. — Spadicc (pédoncule muni d’une (un Arum) dépouillé de sa «pathe. spathe) chez une Aroïdée (un Arum).

Species. Espèce. — Ouvrage dans lequel les espèces sont classées et décrites.

SPÉCIFIQUE, speci ficus. On nomme caractères spécifiipies, les différences qui distinguent entre elles les espèces dans un même genre.

SPÉCIMEN, specimen. Échantillon composé d'une plante entière ou d'un fragment de plante, destiné & représenter une espèce dans une collectiou cl à servir à son étude. Une plante sèche n’est complètement représentée dans un herbier qu’autant que les spécimens ou échantillons offrent tous les caractères de l'espère à toutes les périodes de la végétation, c’est-à-dire pendant la floraison et la fructification, et même à diverses autres époques antérieures à la floraison ou posiérirui es à la fructification.

S/iecius'is. Beau ; d'une forme élégante et d’une couleur éclatante.

HPERMATiEw. MM. Tulasne donnent ce nom aux corpuscules renfermés dans les organes qu’ils désignent sous le nom de spermogonies (voy. ce mot)

Fie. 1468. — Groupe de spermatios (objet considérablement grossi).

SPFRMATOPHORE (f’TAT). — SPERMOGONIES. 1239

chez les Lichens et certains Champignons. Ces corpuscules sont les articles terminaux (devenant libres) de filaments celluleux cloisonnés ord. ramcox ; leur forme est ord. allongée : ce sont des fragments de tubes. I,a nature de ces corpuscules (fig. 1468) n’est pas encore bien déterminée. Constituent- ils des spores? On c ne les a pas vus germer. Sont-ils analogues à des anthérozoïdes, et concourent-ils à une sorte de fécondation, ou sont-ils, au contraire, eux-mêmes ie produit d’une action sexuelle? De nouvelles observations sont nécessaires pour élucider ces questions. —

Nom donné aux spores naissant delà surface de plantes de la classe des Champignons constituées par des masses cellulaires de formes irrégulières {état spermatophore).

SPERMATOPHORE (État). État dans lequel une plante de la classe des Champignons est constituée par une masse irrégulière de texture celluleuse, chargée de spermaties (vov. ce mot) à sa surface.

spermatozoïde = Anthérozoïde. Nom donné à des animalcules végétaux renfermés dans les organes désignés sous le nom d'anthéridies, et qui existent chez ia plante adulte dans plusieurs classes de Cryptogames cellulaires, les Mousses et les Hépatiques, par ex. , et sur le prothalle des Cryptogames vasculaires, par exemple chez les Fougères. Dans l'anthéiidie, chaque spermatozoïde est renfermé dans une cellule membraneuse, de laquelle il sort pour s’agiter librement par des mouvements spontanés. Les spermatozoïdes sont pourvus de cilsd’une extrême ténuité, situés ordinairement vers l’une de leurs extrémités. — Les anthéridies sont considérées comme les analogues chez les Cryptogames des anthères chez les Phanérogames, et les spermatozoïdes sont regardés comme remplissant un rôle analogue 4 celui du pollen. Le grain de pollen {peutêtre même le granule de forilla) serait plutôt l'analogue de l'anthéi idie.

SPEKMODEBWE, spermudermis = Épisperme (voy. ce mot).

NPERMOCiONiiEN (Tulasne). Conceptacles ponctiformcs observés chez certains genres de la classe dos Champignons et de la classe des Lichens. Ils se rencontrent quelquefois à la surface de Y hyménium basidiophore (membrane qui porte dis basides); la paroi interne de ces petits réceptacles est tapissée de filaments cloisonnés, dont les articles supérieurs (qui se désarticulent et dev iennent libres) ont été désignés sous le nom de spermaties (voy. ce mot). On a supposé que les spermogonies peuvent être l’analogue des anthéridies des Mousses et des Hépatiques; mais les corpuscules qu’elles renferment, et qui seraient tes analogues des spermatozoïdes des Mousses, au lieu de se développer chacun dans une cellule spéciale et de ne sortir de cette cellule qu 'après la déhiscence de l'anthéridie, sont fixés (d’après les observations de MM. Tulasne) aux parois internes de la cavité du réceptacle (comparé 4 une anlliéridie), soit directement, soit par l’intermédiaire d'un filament, (les corpuscules sont solitaires ou géminés, simples on résultant du fractionnement d’une série d'articles. Kit .m ...

1260 SPERMOPHOHIS. — SPONGIOI.E.

ils ne sont situés isolément dans une cellule spéciale analogue b celles qui renferment les véritables spermatozoïdes. Il est plus probable (comme le supposent MM. Tulasne) que les spermaties constituent elles-mêmes chacune une antbéridic renfermant les anthérozoïdes; mais aucune observation directe n'a encore conGrmé cette supposition.

Spermophorus (I,ink) = Trnphospermium. Placenta (voy. ce mot).

SPHÉRIQUE, sphæricus. Quia la forme d’une sphère.

SPHÊROIDAL, sphæroideus. Qui se rapproche de la forme sphérique; qui est irrégulièrement globuleux.

Spiea. Épi. — Spicatus. Disposé en épi.

SPICIFORME, spiciformis. En forme d’épi.

Spiaila. Épillet. — Spiculalus. Disposé en épillct.

SPICULE = Stérigmate. Pédicule d’une spore née d’une baside. Voy. Basi- DIOSPORÊS.

SPIGÉI.1 ACCES. Famille instituée pour le seul genre Spigelia (comprenant des plantes de l’Amérique tempérée) détaché des Gentianées, dont il diffère par les feuilles munies de stipules, la préiloraison valvaire et la capsule biloculaire, analogue à celle des Scrofularinées. N’était l'ovaire libre, ce genre appartiendrait aux Rubiacées.

Spina. Épine (voy. ce mot).

SPINESCENT, spinescens. En forme d'épine, terminé en épine. Se dit d’un organe transformé en épine. — Epineux ( spinosm ) signifie : qui présente des épines. — Spinosus. Épineux, chargé d'épines. — Spinulosus. Présentant quelques petites épines.

SPIRAL, spiralis. Disposé en spirale ou en forme d'hélice.

SPIRAUX (Vaisseaux). Vaisseaux présentant 6 l’intérieur nn ou plusieurs fils enroulés en spirale. les vaisseaux dont la spirale est susceptible d’être déroulée par la rupture du vaisseau et sa traction sont nommés trachées ; ceux dont la spirale n'est pas continue, et qui ne sont pas susceptibles d'être déroulés, sont dits fnusses-trachées. Ces vaisseaux ont été comparés aux organes respiratoires désignés chez les insectes sous le nom de trachées, et l’on a conclu de l'analogie de la forme b l’analogie des fonctions. Voy. Vaisseaux.

spire. Organe roulé en spirale; série d’organes disposés selon une ligne spirale.

Spiroloheæ ( Cruciferœ ). Plantes de la famille des Crucifères, dont l'embryon est b radicule dorsale (incombante) et dont les cotylédons sont allongés et roulés en spirale.

spirus, dans un mot composé, signifie en spirale.

Splendens, I.ucidus, Xilidus. Luisant ; d’une couleur brillante.

SPONGIEUX, spongiosus. Qui a la consistance molle, élastique et résistante d’une éponge.

npongioi.e, spongiola. On désigne sous ce nom l’extrémité cellulaire de chacune des divisions de la racine, des fibres radicales ou radicelles. C’est principalement par les spongiolcs que se fait l'absorption des liquides puisés par la plante dans le sol.

SPONTANÉ. — SPOBE.

SPONTANÉ, Sauvage, spontaneus, silvestris. Qui s'est développé spontanément, qui n'est pas cultivé. S'oppose 4 cultive (cultus).

sporange, spnrangium. Conceptacle qui, chez un grand nombre de plantes cryptogames, renferme directement les s/iores. La structure, la forme et la disposition des sporanges varient dans les différents groupes de la cryptogamie. Les sporanges sont en général membraneux ; ils peuvent être crustacés ou cartilagineux.— Dans la classe des Champignons : cellules ou ulricules globuleuses ou allongées, dans lesquelles se forment les spores, qui n’en sortent qu’il l’époque de la dissémination. Les s/wrnnges formés d’une utriculc ( utricule , petite outre, est du genre féminin , ou, ad libitum, masculin, A'utriculus ) sont souvent désignés sous le nom de thèques. — Les s|x>ranges qui renferment les séminules chez les Fougères sont des organes très-complexes : c’est un sac membraneux composé de nombreuses cellules, souvent atténué en pédicule , et compliqué d’une ceinture ou anneau élastique il pièces articulées.

Dans la classe des Champignons, les sporanges nu thèques ont reçu des divers auteurs un grand nombre de dénominations différentes. En voici l'énumération (donnée par M. Léveillé) : Angiola, asci, ascidia, ascophnra, ra/iitulum, capsulœ, carcerula, clavuhe, cellulœ, conceptacula, cases séminales, corpora camosa, corps lenticulaires , corpuscula, cgstis, fructus, globuli, graines, granula, lenticulev, loges, massa sporop/iora, noyau, nucléus, pericar~ pia, peridiola, peridium, perithecium, perula, placenta, podetium, semences, semina, sporangia (Fries), sporangidium, thecœ, thèques (Persoon), sporan giolum, vesicula utriculi, etc.

spore, spora,sporidiunu Corps reproducteur qui, chez les plantes cryptogames, est l'analogue des graines ou des embryons chez les plantes phanérogames. Les spores diffèrent des embryons en ce qu'elles ne sont pas toujours (en apparence du moins) le résultat d’une fécondation, en ce qu'elles sont homogènes et ne sont point composées de parties distinctes (analogues ii des cotylédons, 4 une tigelle et une radicule). L’étude de ces corps reproducteurs est encore très-incomplète, et réserve évidemment d'intéressantes découvertes aux observateurs habiles et persévérants qui dirigeront leurs recherches sur ce point. Les spores sont fréquemment renfermées dans des sacs ou conceptacles qui ont reçu le nom de sporanges. Chez les Lichens et chez une partie des genres de la famille des Champignons, elles sont renfermées dans des conceptacles cloisonnés qui ont reçu le nom de thèques. Dans d'autres Fie. 14t>9. — Une Mucédini* cas, chez certains genres de la famille des Cham-

pignons, par exemple, elles sont libres (fig. 1469), cutis terminés par des spore», soit 4 l'extérieur, soit dans une cavité de la plante, (Objets considérablement gros- .... , , , sis; d'après Schacht.)

et souvent insérées sur dessupports ou réceptacles

nommés basides (Gg. 1 470). — Les organes reproducteurs mâles (anthéridies des Cryptogames), qui consistent souvent en une cellule renfermant un animalcule

SPORIDIUM. — SQUAMATUS.

(anthérozoïde), ne sont pas toujours faciles à distinguer des corps reproducteurs femelles. Il résulte de cet état de choses une synonymie encore peu Gxée (dans certains groupes) relativement à ces corps reproducteurs. Les Cryptogames

Fie. 1470. — Spore» portées sur des basides chei un Champignon du genre Agaricu, (objets considérablement grossis).

vasculaires sont pourvues de deux sortes de spores : 1* les sémitiules, qui se développent sur la plante adulte et peuvent être comparées à des bulbilles; leur germination donne lieu au développement d’un prothalle; 2° les spores proprement dites, qui sont renfermées dans les nrchégones nés sur le prothalle, et dont

Fig. 1471. — Spores (microspores) d'une Lycopodiaeée ( Lycopodium clavatum) (poudre-de-Lycopode).

la germination donne lieu & la production de la plante parfaite, ou plante adulte. Les noms les plus usités pour les spores sont : s porte, sporulw, sporidia. On a appelé macrospores les quatre spores renfermées dans les macrosporanges des Lycopodiacées, pour les distinguer des mierospores (poudre-de-Lycopode) (fig. 1471) contenues dans d’autres conceptacles appelés microsporanges. Sporidium. Spore; a été aussi employé comme synonyme de sporozoidium. sporophore = Baside. — Voy. Basidiosporês. rpwroxoidk, sporozoidium — Zoospore. Nom donné aux spores de certaines Algues qui paraissent douées de mouvements spontanés après s’étre détachées de la plante -mère, et qui s’agitent dans le liquide pendant un certain temps avant de se fixer sur un corps solide pour germer. Les zoospores, comme les anthérozoïdes, sont munies de cils ou tentacules plus ou moins nombreux.

Spttrius. Faux, bâtard. Se dit d'un objet qui a l’apparence d’un autre auquel on le compare. S’oppose à vents ou il legitimus.

Squamn. Écaille (voy. ce mot).

Squamatus. Écailleux, qui est muni d’écailles: — Bulbe écailleux ( bulhus squamatus ), bulbe il écailles étroites, nombreuses et imbriquées. — Pappus

SQUAMIFORME. — STAPHISAIGRE. 1263

sqamatus, aigrette composée de poils soudés en lames squamiformes. On dit aussi poppus squamosus.

SQUAMIFORME, squamiformis. En forme d’écaille. Certaines bractées sont squamiformes.

Squamosus. Écailleux, qui a la consistance d’une écaille ; a été souvent employé comme synonyme de squamalus, muni d’écailles, composé dëcailles.

sqt;*Jlll.E, squamula. Petite écaille. —Sÿuamu/osi/f. Muni depetitesécailles.

sQt im i Ks, squamula' = Glumellules. Voy. ce mot et Graminées.

Squarrosus. Qui est hérissé et rude en raison de la disposition de parties constituantes roides et étalées. Se dit, par exemple, de certains involucres (chei les plantes de la famille des Composées) dont les bractées sont scarieuses et l'extrémité étalée ou réfléchie : ex. Inula sqwrrosa, J uncus squarrosus, etc.

Stachys, dans les mots composés dérivés du grec, signifie épi.

STACKIIOUSIACÉES. Famille de plantes dicotylées gamopétales, 6 ovaire libre, renfermant les deux genres Stackhousia et Tripterocoeeus , dont les espèces sont propres 6 l’Australie. Celte petite famille, bien qu'à corolle gamopétale, présente des affinités avec les Célastrinées et les Euphorhiacées. Ses caractères sont les suivants : Plantes herbacées ou vivaces, à petites feuilles entières, munies de stipules. Fleurs régulières, en épis terminaux. Caliceà limbe 5-fide. Corolle tubuleuse, à limbe à 5 divisions linéaires. Étamines à 5 filets libres.

Ovaire à 3-5 carpelles, 3-5-loculaire. Styles libres. Fruit à 3-5 coques quelquefois ailées. Graines dressées, dépourvues de périsperme, à embryon droit.

Slagnalis. Qui croit dans les eaux stagnantes, les étangs et les mares (stagnum, étang).

Stomen. Étamine (voy. ce mot).

STAMINÉES (Fleurs). Se dit des fleurs unisexuées pourvues d’étamines (fleurs mâles).

STAMINIFORME, slaminiformis. En forme d’étamine.

STiniVMlE, slamiuodium. Sous le nom de staminodes, on désigne, chez les Orchidées, les deux étamines latérales stériles, qui sont réduites à un petit appendice charnu, quelquefois complètement Fie. 1472. — Siaphisaigro ( Delphinium

indistinct. Dans le genre Cypripedium, la Slaphimgria), sommité florifère (pro- . . . , . , . portions réduites),

disposition est inverse : les deux ctamines

latérales (qui, chez les autres genres, constituent les staminodes) sont développées en étamines normales, et l'étamine moyenne (la seule qui soit développée chez les autres genres) est à l'état de staminode ou étamine rudimentaire.

STAPIIISAIGHE (Delphinium Staphisayria, F. des Itenonculacées). Belle

ST A PH YLÉ ACÊES. — STERCtTLIACÊES,

plantcdel'Europeméditcrranéenne, cultivée commeplanted’orncment{fig. 1472). Les graines sont âcres et très-vénéneuses; réduites en poudre, elles ont été employées contre les aiïections dartreuses et pour détruire les insectes parasites du cuir chevelu : d'où le nom à' flerbe-aux-poux. La teinture de Staphisaigrc a été administrée à l'intérieur contre certaines aiïections nerveuses.

STAPHYLÉACÉES. Famille de plantes dicotylées dialypétales, 4 ovaire libre, ne comprenant guère que les deux genres Staphylea et Turpinia. Arbrisseaux à feuilles ordinairement opposées, trifoliolées, ou imparipennées, pourvues de stipules caduques; à (leurs hermaphrodites ou polygames, régulières, en grappes pendantes, en panicules ou axillaires. — Ces plantes, assez voisines des Célastrinées, s'en éloignent cependant par leurs feuilles composées et par la structure de leur graine. — Les Staphyléacées sont répandues dans l’Amérique boréale, le Japon, les Antilles, l’Asie tropicale. — Le Slaphylea pinnntn (vulgairement Faux-Pistachier), à fleurs en grappes blanches, pendantes, 4 fruits vésiculeux contenant plusieurs grosses graines 4 testa pierreux, h amande de couleur verte, est très-fréquemment cultivé dans les parcs et les bosquets.

Les caractères de la famille des Staphyléacées sont les suivants : Calice coloré,

4 5 divisions. Corolle 4 3 pétales, insérés sur un disque hypogyne. Étamines 5, insérées avec les [létales, 4 filets libres, 4 anthères s’ouvrant par une fente longitudinale. 2-3 carpelles soudés dans leur longueur en un ovaire 2-3-lobé, 2-3-loculairc. Ovules nombreux, insérés 4 la suture ventrale de chaque loge, réfléchis. Styles libres ou plus ou moins cohérents. Fruit capsulaire, membraneux, vésiculeux, 4 2 ou 4 3 loges, 2-3-lobé, s’ouvrant au sommet par les sutures ventrales; quelquefois fruit hacciforme, indéhiscent. Graines peu nombreuses, ou même solitaires par avortement, globuleuses, tronquées, 4 testa osseux. 4 périsperme charnu, renfermant un embryon droit.

STATION, Matin. Ensemble des conditions de latitude, longitude, hauteur au-dessus du niveau de la nier (altitude), nature du terrain et exposition, qui conviennent au développement d'une es|>èce végétale, et d'une manière générale : les différents |toints du globe où chaque espèce végète et se multiplie spontanément. — Patrie ( pntria ) est synonyme de station au point de vue géographique. Habitat est généralement synonyme de station au point de vue géologique, et employé comme terme général pour station et même localité. — Localité est un point restreint d’une contrée qu’on désigne par le nom du pays.

stations des plantes. — Vov. Géographie botanique.

Stellaris. Qui présente des parties en forme d’étoile ou disposées en étoile.

SteUatM, Stclliformis. En forme d'étoile, disposé en étoile.

Stellulatus. Qui semble chargé de petites étoiles.

STERCCI.IACF.ES. Famille de plantes dicotylées, 4 corolle nulle ou subgamopétalr, 4 ovaire libre. Les arbres de la famille des Stcrculiacécs sont propres aux contrées tropicales de l'Afrique et de l’Asie ; un certain nombre habitent le nouveau monde; quelques espèces, d'un type douteux, sont indigènes de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Les Sterculiacées se divisent en trois

STÊB1GMATE. — STÉRILE.

types d'organisation ou sous-familles : 1° Les Bombacées, qui se rapprochent de la famille des Malvacées par leurs feuilles palminervécs, et par la structure du fruit et des anthères : ex. genres Adansonùt (Baobab), Bombax, etc. — 2° Les Hélictêrées, intermédiaires par leurs caractères entre les Bombacées et les Sterculiacées : ex. genre //elicteres. — 3° Les Stekculiêes, qui sc rapprochent des deux premières tribus des Byttnériacées (les Byttnériées et les Lasiopétalées) : ex. Sterculia (genre important qui comprend douze sousgenres).

La famille des Sterculiacées renferme les plus gros arbres du monde : tels sont les Bombax des forêts de l’Amérique tropicale, et surtout les Baobabs ( Adansonia ) du Sénégal. Le tronc du Baobab est relativement peu élevé, mais il atteint à un diamètre énorme (on attribue aux plus gros trois à quatre mille ans d’existence). Ce tronc supporte une gigantesque coupole d’un lourd feuillage. Le bois est d’un tissu lâche et mou. Les feuilles sont pétiolées, composées-digitées, à cinq folioles. Les pédoncules sont axillaires, pendants; ils portent chacun une seule grande et belle fleur blanche. Le fruit est charnu, pulpeux, à épiderme velouté ; il est comestible, d’une saveur acidulé assez agréable.

Les caractères généraux de cette famille sont les suivants : Gros arbres à bois tendre, â écorce lisse, rarement arbrisseaux. Rameaux et feuilles pubescenls. Feuilles alternes, pétiolées, simples, entières ou lobées, ou composées-digitécs ; stipules libres, caduques. Fleurs hermaphrodites ou unisexuées par avortement, régulières ou presque régulières, grandes ou petites, axillaires, solitaires, ou disposées en panicules. Pédicelles quelquefois articulés, munis de deux bractées. Calice à 5 sépales libres ou soudés, égaux ou inégaux, pétaloïdcs colorés dans les genres à corolle nulle. Corulle nulle ou à 5 pétales hypogynes, quelquefois soudés à la base avec le tube des étamines; régulière ou irrégulière. Étamines à lilcts soudés en un tube qui dépasse longuement l'ovaire : ce tube staminal est soudé au podogyne lorsque l’ovaire est pédicellé ; il a quelquefois la forme d’une cupule; les filets deviennent ordinairement libres à leur partie supérieure ; anthères â deux lobes distincts ou â lobes confluents. Ovaire sessile, ou élevé sur un podogyne, composé de 2-3-5 carpelles verticillés, ordinairement libres entre eux, rarement cohérents. Ovules ordinairement nombreux dans chaque luge, rarement solitaires, réfléchis, semi-réfléchis, ou courbés, rarement droits.. Styles libres ou soudés. Fruit tantôt capsulaire, 5-loculairc, rarement indéhiscent, ordinairement â déhiscence loculicide; quelquefois drupacé ou bacciformc, 2-3-5-loculairc; ou à carpelles libres ou indépendants, folliculaires, déhiscents par la suture ventrale, à endocarpe laineux. Graines plus nu moins nombreuses, ou solitaires, pourvues ou dépourvues de périsperme. Embryon droit ou arqué, à cotylédons foliacés, plissés, ou à cotylédons charnus, quelquefois contournés en spirale.

srÉiULHA ie == Spiculé. Pédicule d’une spore née d’une baside. — Chapelets de spores monoccllulaires (se détachant l’une de l’autre) situés dans les conceptaclcs des Urédinées.

STÉRILE, slerilis. Qui ne fructifie pas. Se dit d’une plante chez laquelle la

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