STI R PS. — STOMATES
contact avec le pétiole de la feuille : elles peuvent être semi-lunaires ou fnb if ormes , semi-sagi tt ées , etc. Ou a admis des stipules intrapètiolnires, c’est-à-dire insérées entre le pétiole cl la feuille; ces stipules ont été regardées comme le résultat de deux stipules soudées par leur hord interne (telles semblent être les stipules dans le genre Potamogeton). Je considère les stipules intrapéliolaires comme une sorte de dédoublement parallèle de la feuille à sa face supérieure ou interne (les stipules latérales sont des divisions ou des dédoublements latéraux). La ligule des Graminées est, pour moi, une stipule iutrapétiolaire qui ne se manifeste qu'au niveau de l’extrémité delà gaine (ou pétiole engainant), c'est-à-dire à la base du limbe. D'autres organes morphologiquement analogues, selon moi, aux stipules intrapéliolaires, sont les écailles qui doublent les pétales dans certains genres ; les Lychnis, les Narcissus, etc.
Stirjis. Race, espèce. — Historia tlirpium. Histoire des espèces.
stolon, sto/o. Tiges rampantes et radicantes au niveau de la base des feuilles et des rosettes qui naissent à leur aisselle, surtout lorsque les entre-nœuds de ces tiges rampantes persistent plus d’une année. Les stolons qui se détruisent après l’enracinement des rosettes, chez les Fraisiers et chez le Hanunculus répons, et le Potentilla reptans, par exemple, sont plus particulièrement désignés sous le nom de roulants (/lagclltim) (fig. I?i80).
stomates, stumatia (de toui , bouche). Les stomates ont été désignés sous les noms de pores corticaux et de pores de l’épiderme, et (à une époque où
Fie. tut. — Un stomate, très-fortement Fin. 1 482. — Coupe longitudinale d’un grossi, montrant les deux cellules arquées- .«tomate lri*8 -fortement grossi, montrant
conniver'ex dont l'écartemcnt constitue la la chambre à air et les cellules qui I'cii-
bouche du stomate. tourenl.
on les considérait comme de nature glanduleuse) de glandes corticales ou épidemandâtes, et de gtandes miliaires (Guettant). Les stomates (fig. 1 fi81 et \ ù82) sont de petits organes (visibles seulement avec le secours des verres grossissants) qui sont une dépendance de l'épiderme et du tissu cellulaire cortical sous-jacent.
«F.KIA1S DE ST-PICRHt). 79
Ftc. IA89. — Stoluus chez un Fraisier { Fragaria ).
STRAr.llLE.
STRAMOINK.
Ils se renconlrcnt en général sur toutes les parties herbacées exposées au contact de l’air, c'est-à-dire sur les feuilles (principalement sur leur face inférieure) et sor l’épiderme de l’écorce pendant sa première année. Ces organes se présentent sous la forme de petites boutonnières dont chacun des deux côtés est ordinairement constitué par une cellule ovoïde et un peu arquée (souvent sans analogie de forme avec les cellules épidermiques), et dont la fente est l’ouverture d’une dépression épidermique qui s’ouvre dans une lacune creusée dans le tissu cellulaire sous-épidertnique ; ces lacunes communiquent fréquemment avec des lacunes plus profondes qui s’ouvrent les unes dans les autres. Relativement à l'arrangement des cellules qui les constituent, les stomates présentent dans les diverses espèces des différences remarquables; la <lis|K>sition des stomates est aussi très-variée. Nous avons dit (voyez Épiderme) que la cuticule épidermique s’étend à la surface de l’épiderme comme une couche non interrompue; cette membrane présente des perforations correspondant aux stomates.
On nomme stomu l’ouverture de l’urne ou capsule des Mousses : de là le mot péristome (entourant la bouche) pour désigner la membrane dentée qui entoure l'ouverture. Chez certains genres, l’urne est indéhiscente (ne s’ouvre qu’en se déchirant irrégulièrement). Les Mousses qui présentent cette structure sont dites t/slomes (sans bouche) : telles sont les espèces du genre Phnsrnm.
STBAGULB, stnujuln (Palisol de Beauvois). Nom (inusité) donné à l’ensemble des deux bractées scarieuses, stériles, situées à la base de l’épillet chez les Graminées (une seule bractée existe daus l’épillet chez le genre Lolium). Cette sorte d’involucre a été nommée aussi : gluine calicinale, hâte et lépicènc. Voy. Graminées.
STRAMOINK, Pomme-épineuse, Datura ( Da tura Stramonium, famille des
Pir,. t AS.;. — Fruit mitr du Dation 'Uni- Fie. I SH’i. — Coupe longitudinale (le l’ovaire monium (Stramnine, Pomme-épineu**;). du Datura Strnniunium.
Solanécs) (lig. L'iNiS, l'iS'i). Cette belle plante est originaire de l’Asie centrale; elle a été introduite en Kuropc pendant le moyen âge. et parait avoir été incon-
STRATA CORTICALIA. — STYLE. 1251
nue aux anciens; on la rencontre maintenant çà et là en Europe, dans le voisinage des lieux habités. Toutes les parties de la plante ont une odeur vireuse et nauséeuse, et constituent un poison narcotique des plus dangereux. L’extrait de Stramonium peut être employé à l'extérieur comme calmant, de même que l’extrait de Belladone ; 5 l’intérieur, 5 la dose de quelques centigrammes, il a été employé dans le traitement des maladies convulsives; mais ses bons effets sont, dans ce cas, des plus contestables. On fait de ses feuilles sèches des cigarettes anti-asthmatiques.
Strata cortiralia. Couches corticales. — Strata lignea. Couches ligneuses.
Strict un. Se dit d’une tige ou d’une inflorescence dont les rameaux et les ramusculcs sont dressés le long de l’axe.
strie, stria. Ijgne très-fine tracée sur une surface, soit en creux, soit par un trait coloré. — Strié ( striatus ). Qui présente des stries.
Striga. Aspérité, rugosité, poil roide à base large. — Strigusus. Rude cl presque piquant en raison de poils roides et robustes : par exemple, la tige et les feuilles de la Bourrache et d'un grand nombre d’autres Borraginées.
strobii.e, rtrobilus = Cône. Fruit agrégé d'un grand nombre de Conifères et de Cycadées (groupe des Gymnospermes). Ces fruits se composent d’écailles imbriquées (feuilles carpellaires ouvertes, devenant ligtfeuses à la maturité) naissant à l’aisselle d’une bractée membraneuse quelquefois peu manifeste, et présentant à leur base des graines nues, mais cachées avant la désagrégation du fruit par l’imbrication des écailles les unes sur les autres : tels sont les fruits chez les Pins, les Sapins, les Mélèzes, le Cèdre, etc.
Strobiliformis. En forme de strobile ou de cône. Se dit de certaines infructescenccs (fruits agrégés) en forme de cône, qui n’appartiennent pas à des végétaux du groupe des Gymnospermes (ex. le fruit du Houblon et celui des Aunes).
Strmna. Sorte à'apathecium (voy. ce mot) ; réceptacle fructifère de certaines espèces de la classe des Champignons.
Strophiolatus. Se dit d’une graine munie d’un strophiole.
strophioi.E, strophio/um. Sorte d'arille charnu, en forme de crête, qui constitue un appendice à la surface de la graine et ne l’enveloppe pas complètement. Voy. Arille.
Struma. Bosse latérale, bosselure, rugosité. — Strumifer, Strumosus, Rugosus. Qui présente des élevures ou des bosselures. — Strumuksus — Rugu~ losus. Un peu inégal ou bosselé.
Stupareus, Staposus. En forme d’étoupe (stupa).
style, Stylus. Prolongement filiforme cylindrique, semi-cylindrique ou prismatique, qui surmonte la plupart des ovaires et se termine par la surface glanduleuse désignée sous le nom de stigmate. Si l’ovaire est constitué par un seul carpelle, le style est ordinairement seini-cylimlrique ; il continue la nervure dorsale de la feuille carpellaire. Si l’ovaire est composé de plusieurs carpelles libres et isolés, il existe évidemment autant de styles qu'il y a de carpelles. Lorsque les carpelles sont soudés entre eux, les styles peuvent rester libres dans toute leur longueur ou dans leur partie supérieure seulement, ou être soudés entre eux dans toute leur éteudue; dans ce dernier cas, ils constituent un style