STYLE DES OUVRAGES DE ROTANIQUI!. — STYRAX
com|msé qu’on désigne sous le nom de style indivis, et qui est de forme cylindrique ou de forme prismatique, chaque style pouvant déterminer une arête longitudinale par la saillie de sa partie dorsale, ou par l’angle qu'il fait par sa rencontre avec les styles voisins. I,a longueur des styles est très-variable chez les espèces d'un même genre; le style peut même être complètement nul :1e stigmate, dans ce cas, est dit sessile. Voy. Carpelle et Ovaire.
«STYLE DES OUVRAGES* DE BOTANIQUE; SES QUALITÉS. I.a règle qui me semble la plus utile consiste à ne pas craindre de reproduire indéfiniment la même expression pour indiquer la même chose; cette fausse élégance qui consiste à chercher des tours de phrase pour éviter des répétitions, et 5 s'entourer d'un arsenal de synonymes, est une cause certaine d'ambiguïté, de vague et d'obscurité. — Le but qu’on a dans la description d’une plante ou dans la rédaction d’une observation est évidemment de bien faire comprendre sa pensée et non de se montrer habile à trouver des ytériphrascs. — i.a forme dogmatique qui résulte de la répétition fréquente d’une même expression n'est un défaut que dans les ouvrages purement littéraires; dans un ouvrage scientifique, les répétitions étant une des sources de la clarté, ce qui dans le cas précédent était un défaut, devient une véritable qualité.
Mais la clarté, cette qualité qui doit dominer toutes les autres dans le style descriptif, ne tient pas seulement au eboix des mots, elle résulte aussi eu grande partie de l'ordre logique dans le classement des idées et d'une méthode rigoureuse dans leur exposition. — line pensée encore obscure ne saurait se traduire par une phrase claire et intelligible. • La clarté du style est l'éloquence des savants. • (Cl. Bernard, Discours de réception à l'Académie française. )
l)n travail dont les idées sont présentées sans ordre, qui renferme des sens incomplets, des passages obscurs et nébuleux, d'inutiles redites, des lacunes non signalées, et qui suppose connus des faits qui ne le sont pas, peut renfermer les éléments d’un bon travail, mais ce n'est qu'une ébauche qui aurait demandé à être encore longuement élaborée.
STYL1DÉES. Famille de plantes dicotylées gamopétales, établie pour deux genres ( Forstera et Leeuwerihoekia), dont les espèces habitent la Nouvelle-Zélande, l'Australie, l'Inde, et dont l'organisation est voisine de celle des Campanulacées. Celte petite famille est caractérisée d'une manière absolue par la fleur campanulcc h 2 étamines soudées par leur Clet au style en une colonne terminée par le stigmate, sur lequel retombent les deux anthères libres.
Slylidium = Styliscu* = Columella. — Voy. COLUMELLE.
Stylopodium. On a désigné sous ce nom, tantôt un disque épigyne, tantôt un épaississement de la base du style (chez les Ombeilifères, par exemple).
Stylostechium (finit). Nom donné, chez les Asclépiadées, à la base élargie des styles qui recouvrent par leur réunion l’ovaire comme un capuchon, dans le geure Stapelia, par exemple.
STYPTIQUE, stypticiis. Saveur acerbe et astringente.
STYRAX. Le styrax est un baume fourni par le Liquidambur orientale iflg. 14S5) (famille des Halsamifluées), arbre voisin du geure Platane. Il diffère peu du L. balsami/lua (Amérique), qui produit le baume-de-Liquidambar. —
SUAVEOI.ENS. — SUCCION.
Le storax est un autre baume analogue produit par le Styrax officinal is (famille des Styracinérs), arbre (le l'Orient ; sou odeur rappelle le parfum de la Jonquille ( le benjoin est extrait d'un autre Styrax, le 6'. Benzuin). — Les baumes styrax et storax sont des excitants; on les substitue quelquefois au baumede-copahu. Ils sont employés sous la forme de teintures alcooliques, mais moins fréquemment que le benjoin.
— On en fait usage dans la parfumerie .on les extrait des écorces par triluration, décoction et expression).
Suaveolms. Kxlialant tm^ odeur suave.
Su//-. Sous, presque, à peine, l’rélixe diminutif qu’on associe aux termes qualificatifs latins ou français |xiur en atténuer la valeur : subulpinus , sous -alpin; subinsipidus , presque insipide ; subrogeas. Il peine rosé : subrolutidus , sub - arrondi ; snb-spontanc. — Sub-, dans certains mots composés, signifie sous.
SUBÉREUX, suberosus. Qui est de , , Fig. 1485. — Rameau florifère du hauidnmbar
la nature (lu hége (suber); qui pré- nririita/r, arbre qui produit la [YMllt' dynir. sente la consistance du liège.
SUBMERGÉ, submersus = detnersus. Se dit d'une plante qui végète entièrement recouverte par l’eau. S’oppose à flattant, nageant (/luttons, notons).
Subterrnncus — Hypogwus. Souterrain, Itvpogé; qui se développe dans la terre, qui est situé au-dessous de la surface du sol.
Subtilis. D’une grande ténuité, d’une extrême finesse.
Subtus. Sous, au-dessous.
SUBULÉ, subulatus. Kl) forme d'alêne ( subtil a ) ou d'aiguille (aciru/a). Se dit d'un corps prismatique terminé insensiblement eu pointe aiguë (ex. les feuilles des Sapins et du Mélèze). Les feuilles subniées des Conifères sont souvent désignées sous le nom d'aiguilles.
suc, succus. Se dit des liquides contenus dans les organes végétaux. Sève plus ou moins élaborée. Les sucs peuvent être aqueux, mucilagineux, laiteux, résiueux, opaques, limpides, visqueux, incolores, colorés, insipides, fades, sucrés, acides, vireux, nauséeux, âcres, caustiques, etc.
SUCCÉDANÉ, suceedaneus. Se dit d'un produit végétal qui peulen remplacer tut autre au point de vue de ses propriétés médicales.
succion, succio. Phénomène en vertu duquel une racine absorbe l'eau dans laquelle elle est plongée. Les extrémités des raciues ( spongioles ) sont les points où la succion ou absorption des liquidera lieu avec la plus forte intensité.
1254 SUCCULENT. — Sl'MMUS.
SUCCULENT, succulnUut. Se dit d’un organe à tissu pulpeux gorgé d’un sue aqueux ou inuc.ilagineux, quelles que soient les propriétés et la saveur (agréable, désagréable ou nulle) de ce suc.
NUÇOIK, hnustorium (de haurire, puiser). On donne le nom de suçoirs à de courtes racines adventives qui s'implantent sur des tiges vivantes et absorbent leur sève. Les espèces du genre Cuscute vivent en parasites sur diverses plantes, aux dépens desquelles elles se nourrissent au moyen de leurs suçoirs.
•u cs propres — Latex. Sucs élaborés contenant de très-fins globules ou granulations. Ces sucs, ordinairement de consistance laiteuse ou résineuse, et souvent colorés (en blanc, en jaune, etc.), sont renfermés dans les canaux ou réservoirs dits laticifères.
Suffrutex. Sous-arbrisseau. — Suffrulicosus. Sous-frutescent, quia les caractères d'un sous-arbrisseau.
Su/fultus, F ultra! us. Se disent d’uue tige soutenue par des vrilles ou des crampons.
nimet. On nomme sujet l’arbre sur lequel on pratique une greffc(V. ce mol).
Sulcalus. Sillonné, marqué de sillons profonds. — Sulrus, sillon ; ligue creusée comme avec le soc d’une charrue.
Sulfureux, Sutphureus. Couleur de soufre, d’un jaune'plle.
SUMAC (/Mus Coriariu, famille des Térébinthacées). Arbrisseau fort élégant fréquemment planté dans les parcs. Les fruits ont une saveur acide prononcée. On s’en sert quelquefois pour augmenter la force du vinaigre. — Le
Fuslet (/Mus Cutinus [fig. 1473]), arbuste méridional très-élégant, est cultivé comme plante d’ornement. Son écorce est astringente; son bois fournit une couleur jaune en usage pour la teinture. — Le fl. Toxicodendron (fig. 1486), naturalisé dans les parcs, et plusieurs autres es|>èces également originaires de l’Amérique du Nord, ont des propriétés vénéneuses des plus intenses ; l’application de leurs feuilles surla peau produit une vive irritation, et donne lien 4 des phlyclènes remplies de sérosité; leurs émanations longtemps respirées peuvent produire la tuméfaction de la tête. On a essayé de tirer partie de propriétés aussi ac-
Fie. 1 âS6. — Rameau florifère (proportions liçes • ayant reconnu que les prejta-
réduites) du IVius Toxicndeiutrun (Sumac- rations qui ont ccs plantes |>our base
vénéneux.) agissent surtout sur le système ner-
veux, on les a employées dans le traitement des paralysies, et aussi contre les affections dartreuses. On a renoncé à l’emploi de ces dangereux médicaments.
Summus, Su pr émus. Situé au sommet, à l’extrémité supérieure.