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VAISSEAUX

chées no sont pas dérotilahlcs dans le promior état de leur formation ; elles peuvent, à une époque avancée de leur existence, cesser d'étre dé mutables, par suite des adhérences cpie leurs parties constituantes contractent entre elles. — l.cs ruisseaux réticulés, ou fausses-lrachées, désignés aussi sous le nom de vaisseau' annulaires, ont |votir origine une libre allongée de même que les véritables trachées; mais leur couche interne se présente sous l’appafencc d'anneaux superposés ou quelquefois d'une ligne spirale, mais non susceptible de se dérouler; souvent aussi un même vaisseau présente dans sa longueur des points où il oiïre des anneaux superposés, et d'autres points où ilolTre une ligne spirale interrompue et comme disloquée. Les uns ont voulu voir dans ces vaisseaux (quand la spire est continue) des trachées dont les tours de spire sont soudés entre eux; d’autres admettent que ces vaisseaux se sont formés tels qn'ils se présentent. — Les vaisseaux rayés et les vaisseaux /tondues ne différent guère les uns des autres que par les réticulations des premiers, qui, chez les seconds, sont réduites à des ponctuations. On admet que ces vaisseaux sont formés de cellules plus ou moins allongées, superposées bout à bout, et communiquant entre elles par la destruction du double diaphragme qui existe dans l'origine au point où leurs parois s’appliquent l’une contre l’autre. — Les vaisseaux dits scalariformes sont une modification des vaisseaux rayés dont le tube est prismatique, et dont les rayures, superposées régulièrement sur chaque face, ont l'aspect de petites échelles. — Les vaisseaux dits moniliformes sont des vaisseaux ponctués qui présentent des étranglements rapprochés que l’on considère comme correspondant aux points de jonction des cellules qui constituent ces vaisseaux. — Certains observateurs admettent des transitions entre les différentes sortes de vaisseaux que nous venons d'énumérer; d'autres nient ces passages des uns aux autres, se fondant ; 1° sur ce fait, qu’un même vaisseau ne peut revêtir les diverses formes successivement (mais par transitions on entend des formes intermédiaires observées chez divers vaisseaux, et non successivement chez le même); 2“ sur ce qu'on rencontre des substances différentes dans quelques-uns d’entre eux (or la place des substances qui peuvent se déposer dans les divers tissus est loin d’être déterminée d'une manière absolue) ; 3° sur ce que certaines modifications des vaisseaux se trouvent plus particulièrement chez certains organes, et même exclusivement chez quelques-uns (c’est ainsi que beaucoup d’observateurs admettent qu’on ne rencontre jamais de véritables trachées dans les racines). Mais de ce qu'un organe placé dans des circonstances différentes ou dans des milieux différents se développe sous des formes un peu différentes, est-on fondé à admettre qu’il soit de nature différente? On admet que dans l'origine certains vaisseaux sont formés par une fibre (ou par plusieurs fibres juxtaposées l'une à la suite de l’autre), et que d’autres sont le résultat de plusieurs cellules superposées ; mais que ces fibres ou ces cellules sont d’une nature spéciale, et que chacune ne peut devenir un vaisseau d’une classe quelconque, mais qu'elle devient invariablement un vaisseau d’une classe déterminée. — Les observations auxquelles je me suis livré ne m’ont point encore démontré si les divers vaisseaux doivent être considérés ou non comme de même nature dans l'origine; mais un fait important qui me parait résulter de l'examen microscopique des

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