VALÉRIANE
tissus dont j’ai étudié la formation, est que (ainsi que cela a été dit avant moi) les ponctuations sont de courtes stries, les stries de courtes rayures, et les rayures de courtes spirales; mais que (contrairement il l’idée admise, qu’il s’agit de lignes complètes soudées entre elles dans une partie de leur étendue), il s'agit (F éraitlures qui n'ont pas été portées au point f/e devenir des lignes complétés. En outre, il résulte de mes propres observations, que les ponctuations, stries, rayures et spirales ne sont pas des intervalles au niveau desquels la couche ou les couches internes 11e se déposent pas, mais qu’e//e< sont le résultat de l'éraillure de la couche interne d'abord déposée uniformément dans toute l'étendue de la cavité de la membrane externe, cette membrane externe se trouvant plus extensible que la couche qui la revêt à l’intérieur et qui se rompt avec plus ou moins de régularité.
Les fonctions des vaisseaux sont loin d’être encore bien déterminées. Les trachées (qui ont une certaine ressemblance de forme avec les organes respiratoires appelés aussi trachées chez les insectes) ont passé, par analogie, pour servir 1 la respiration chez les plantes. Mais ces vaisseaux, s'ils concourent à cette fonction, n’y concourent pas directement; car ils n’ont aucune communication avec les stomates, ni avec les cavités du tissu cellulaire cortical qui aboutissent aux stomates, et dans lesquelles s’opère principalement la fonction de la respiration ; les trachées, étant situées près de l'étui médullaire, sont an contraire le plus éloignées possible de l’écorce et des stomates.
En général, les vaisseaux renferment des liquides [tendant la période herbacée des tissus dont ils font partie. Dans les organes ligneux formés depuis plusieurs années, le calibre des vaisseaux est quelquefois obstrué par les dépôts successifs qui s'opèrent à la longue dans leur cavité, ainsi que dans celles des fibres et des cellules. Dans d’autres cas, ils conservent leur calibre et ne contiennent, selon les uns, que de l'air ; selon d’autres, ces tubes sont une des voies par lesquelles les liquides absorbés par les racines s’élèvent dans la partie supérieure du végétal.
Les vaisseaux Inticifères se rencontrent surtout dans les couches internes de l’écorce ; ces vaisseaux charrient des sucs élaborés, de nature souvent résineuse et d’apparence souvent laiteuse, blancs ou diversement colorés. Certains observateurs ont regardé ces vaisseaux comme des réservoirs creusés au milieu des autres tissus, n'ayant point de parois propres et comme constituant de véritables lacunes. Voy. LaticieIîres et Tissus.
VALÉRIANE ( Valeriana officinalis, famille des Valérianées). La racine de la Valériane est un des médicaments indigènes les [dns précieux ; on l'emploie très-fréquemment, et avec le plus grand succès, comme antispasmodique, dans les formes si variées de l’affection hystérique (attaques de nerfs, vapeurs, etc.), et dans plusieurs autres affections nerveuses. Columna, savant du xvr siècle, qui était épileptique, se livra à l'étude de la botanique dans l’espoir de découvrir chez les plantes un remède à la terrible maladie dont il était atteint, et dont il guérit en effet par l'emploi de la Valériane.
La Valériane a été employée avec succès pour combattre certaines formes de fièvres intermittentes; elle est douée aussi de propriétés anthelminthiques dont
VAI.ÊR1ANÊKS.
on fait rarement usage. I.a racine de Valériane renferme une Imite volatile, une résine, un extractif aqueux, rie l'amidon, etc. On emploie celte racine sous les formes les plus variées : poudre, infusion, extrait, eau distillée, sirop, teinture alcoolique et teinture éthérée. La poudre s’emploie à la dose d’environ U grammes, et ait delà. L’odeur de la Valériane bouleverse les fonctions musculaires chez les chats, qui se roulent sur celte plante avec des mouvements désordonnés : « Si grand est, dit Malthiolc, l’accord naturel des chats avec cette plante. » VAI.KIU .Y XK ES. Famille de plantes dicolylées gamopétales, rie la classe des Agrégées. Lits Valérianées sont très-voisines des Oipsacées (vov. ce mot), dont elles se distinguent par un ovaire triloculaire et par l’absence du périsperme. Répandues dans la plupart des contrées chaudes et tempérées ries deux hémisphères, elles sont abondantes dans la région méditerranéenne, dans le Caucase, etc. ; elles pénètrent en Sibérie et même au Japon ; elles habitent également l’Amérique, et sont communes au Chili et dans les contrées Magcllaniques. Une seule espèce, qui s’avance dans les régions arctiques, sert de trait d’union entre les Valérianées de l'ancien et du nouveau monde. — Les souches vivaces des Valérianées renferment un principe amer et odorant usité dans la pratique médicale ( médic. antispasmodique). Les Valérianes (lig. 1593), les Centranthus, les Fedin, sont cultivés comme plantes d’ornement (le Ceidranthus ruber décore les ruines de scs touffes luxuriantes chargées de paniculcs de délicates fleurs roses). Les rosettes radicales des Valé- Fic. 1593. — Valériane onicinale (In le- rianellcs (Doucette, Mâche) font partie
“ZI Ÿr"',‘ly)' Wt “e"rie “ des rafraîchissantes mlade* d’hiver et touche (proportions réduites).
de printemps.
Celte famille (dont les genres sont peu nombreux) présente les caractères suivants : Plantes herbacées annuelles ou vivaces, rarement sous-frutescentes, à feuilles opposées dépourvues de stipules. Fleurs ord. hermaphrodites, disposées en cymes ou en glnmérules, ord. blanches, bleues ou roses. Calice à tube soudé avec l’ovaire, à limbe 3-4-fide, régulier ou irrégulier, quelquefois presque nul, enroulé en dedans |iendanl la floraison, puis se déroulant et s'accroissant pendant la maturation en appendices de formes variées ou eu aigrette. Corolle gamopétale, à disque épigyne, tubuleuse, régulière, ou à tube offrant un éperon latéral, à limbe étalé, 5-lobé (rarement 3-/i-lobé), régulier ou sub-bilahié. Étamines : 1 (ex. Centranthus ), 2 (ex. Fedia), 3(cx. Valeriana, Valerianeltu), rarement plus, insérées sur le tube de la corolle. Ovaire infère (soudé au tube du calice), triloculaire (à 3 carpelles), deux des loges vides, plus petites ou presque abortives, la troisième seule fertile, uni-ovulée. Ovule
VALLECULATUS.