VIOLET. — VIPÉRINE
y vues, à filets très -cou rts, élargis, libres; anthères conniveutes en un cône embrassant l'ovaire, terminées supérieurement par un appendice membraneux ; les deux inférieures ord. à connectif prolongé inférieurement en un appendice charnu qui est reçu dans la cavité de l'éperou. Ovaire uniloculaire, k placentas
Fie. 1609. — Fruit mûr, avant et après la déhiscence, de la Violette-odorante ( Viola odorata ). — A, capsule non encore ouverte ; B, cip&ule (à déhiscence loculicide) ouverte.
Fie. 1610. — Coupe horizontale du fruit de la Violette, montrant les graines attachées aux trois placentas pariétaux.
(Figure grossie.)
pariétaux, composé de 3 carpelles, à ovules plus ou moins nombreux, réfléchis, à style indivis, k stigmate orbiculaire ou obscurément trilobé. Fruit capsulaire membraneux ou presque ligneux, uniloculaire, trigone à 3 valves naviculaires, à déhiscence loculicide. Graines plus ou moins nombreuses, entourées ou non d’une membrane en forme d’aile, souvent munies d’une caroncule ou crête charnue (par l'expausiou du rapbé), pourvues d’un périsperme charnu renfermant un embryon droit.
VIOLET, violaceus. — Voy. COULEUR.
VIOLETTE ( Viola odorata, famille des Violariées) (fig. 16f 1). — La souche, qui est d’une saveur âcre et amère, est douée de propriétés émétiques; elle est inusitée. On fait par infusion, avec les fleurs, une tisane émollieute et diapboréliquc d'un usage vulgaire. On en prépare un sirop desliué à édulcorer les tisanes pectorales.
Les tiges souterraines et les racines des Violariées renferment un principe actif (violine) âcre et doué de propriétés émétiques. Plusieurs espèces du genre lonidium (Amérique méridionale) ont des propriétés émétiques presque aussi actives que celles de l'Jpécacuauba ( Ce/duulis ), et ont reçu le nom de Faïuc-Ipécacuanhas.
VIPÉRINE (Echium vulgari-, famille des Borragiuécs). On préparait autrefois avec cette plante (commune sur les vieilles murailles et autour des villages) une infusion pectorale, diurétique et diaphonique. On a attribué au suc de la Vipérine, employé k l'intérieur et à l'extérieur, la propriété de guérir la morsure de la vipère; l'infusion peut agir utilement comme sudorifique, mais il est essentiel de commencer le traitement par une profonde cautérisation au fer rouge ou avec l’ammoniaque.