AXE
pas à disparaître des lieux non cultivés. D’autres espèces du genre Arma sont spontanées en Europe et en Asie. — Le grain de l'Avoine pilé porte le nom de gruau; on en prépare une décoction il la fois adoucissante et nourrissante. (Le pain dit de gruau n’est pas du pain d’avoine, mais bien de fine fleur de farine de froment.)
avorte VIE vi’, abortus. Atrophie ou arrêt «le développement chez un organe. Un ovaire qui ne reçoit pas l'imprégnation du pollen avorte, c’est-àdire qu'il se flétrit au lieu de s'accroître et de passer à l’état de fruit. L'avortement peut être complet, c’est-à-dire l'organe être entièrement nul ; il peut être incomplet, l’organe étant seulement réduit à de moindres proportions qu’à l’état normal, ou étant modifié plus ou moins profondément dans son aspect et sa structure. — Il existe des avortements normaux (ex. : les espèces du genre Erodium, qui présentent dix étamines, dont cinq complètes et cinq réduites au filet et dépourvues d’anthère), et des avortements accidmtels (ex. : le l 'iota odorata, V iolette odorante, dont la fleur se développe quelquefois sans corolle). Les premiers sont du ressort de l’organographie, les seconds du ressort de la tératologie. C'est surtout dans le sens tératologique qu'on emploie le mot avortement.
axe, axis. La tige, soit aérienne, soit souterraine, et la racine, constituent l'axe des végétaux. Cet axe se subdivise et se ramifie indéfiniment en axes secondaires.— La disposition des feuiHes détermine jusqu'à un certain point le mode de ramification de la lige, puisque les bourgeons quidoivent devenir des rameaux naissent à l'aisselle des feuilles ; mais de nombreux avortements, constants ou accidentels, réguliers ou irréguliers, modifient fréquemment la disposition normale, et donnent lieu à de nouvelles formes en remplaçant une régularité monotone par les accidents les plus variés. — Indépendamment des bourgeons qui naissent à l'aisselle des feuilles, chaque tige et chaque rameau présentent un bourgeon terminal destiné à son accroissement ; si ce bourgeon produit un rameau terminé par un nouveau bourgeon qui se développe à son tour, et ainsi de suite, l’accroissement de l’axe est dit indéfini. .Mais il peut arriver que les bourgeons terminaux, d'abord de la tige, puis des rameaux successifs, s'épuisent régulièrement tous, et que la plante ne s’accroisse- que par des bourgeons latéraux produisant des rameaux qui, à leur tour, ne végètent que par des bourgeons latéraux, et ainsi de suite ; l’accroissement de la plante composée de cette succession d'axes latéraux est dit défini. Le bourgeon terminal s’épuise et produit le type défini, lorsqu'il donne naissance à un pédoncule ou à un pédicelle florifère : c'est ce qui a lieu chez les plantes dites dichototncs, plantes à feuilles opposées, dont la tige se compose d'une série de bifurcations à rameaux bifurqués à leur tonr.
Je définis la tige : Axe ascendant ou aérien , terminé jmr un bourgeon! — Je définis la racine : Axe desrendant ou hgjmgê (souterrain) , jamais terminé par un bourgeon ! — L'are primaire est celui qui résulte de la germination de l'embryon. Il est simple; il ne larde pas à se ramifier par la division de la racine d’une part, et, d'autre part, par la production sur la jeune lige de bourgeons axillaires devenant des rameaux qni constituent des axes secondaires (dont la structure essentielle ne diffère pas de celle de l’axe primaire). Les axes secon-
AXILE.
A7.0LLES.
daires se multiplient indéfiniment, constituant les rameaux feuilles cl les rameaux de l'inflorescence dont les derniers ramuscules (pédicelles) s’épuisent daus leur bourgeon terminal, qui est la fleur.
AXILE, axilis. — Organes nxiles, tous les organes qui constituent l’axe ou qui sont des dépendances de l'axe : la racine et ses divisions, la tige, les branches, rameaux et ramuscules, les pédoncules, les pédicelles, les réceptacles, les columellcs, etc. l a disposition des pédoncules et des pédicelles (inflorescence) est souvent en rapport avec le mode de ramification de la lige ; c'est-à-dire que l’inflorescence est définie ou indéfinie, selon que la tige se ramifie par l’un ou l’autre de ces modes. Mais souvent aussi le mode de ramification est différent pour la tige et pour les |>édonculcs ; il y a plus, il existe des inflorescences dont l’axe principal appartient au mode indéfini et les axes latéraux au mode défini, et vice versa: ces inflorescences sont dites inflorescences mixtes.
tlil.t.i, aisselle. — Axillaire, nxillaris , qui a pris naissance, qui est situé à l’aisselle d'une feuille. Se dit d'un bourgeon né à l'aisselle d'une feuille.
AXILLANT, axiUans. — Feuille axillante. Je nomme ainsi la feuille qui porte un bourgeon ou un rameau à sou aisselle, par opposition aux feuilles portées sur le rameau qui naît à l’aisselle de celte feuille.
tXOSPERMÉES. Plantes dont l'ovaire est à placentation axile.
AZÉDARAC ( Melin Azednrnrh, F. des Méliacées). Bel arbre d'ornement originaire de l’Inde, actuellement très-répandu dans les contrées chaudes de toutes les parties du monde. Les feuilles sont bipennées, à folioles incisées. I-cs fleurs, en grappes axillaires, de couleur violette, répandent un parfum trèsagréable. Les baies qui succèdent à ces fleurs ont une pulpe de consistance oléagineuse, elles ne sont mangées que par les oiseaux ; l'amande qu'elles renferment pourrait fournir une huile bonne à brûler. On cultive le Melin Azedarach dans la région méditerranéenne.
AZOLLES. Classe de plantes acotylées (Cryptogames), acrogènes, comprenant une seule famille, les Az.ollacêes, qui renferme le seul genre Azolla; mais ce genre est bien digne d'intérêt. Mes lecteurs n'auront peut-être jamais l'occasion de recueillir des Andin. Ce sont de très-petites plantes aquatiques qui nagent en petits groupes à la surface des eaux dormantes de diverses contrées de l'Amérique du Sud et de l'Australie. Leurs tiges, rameuses, sont chargées de petites feuilles alternes et imbriquées, émettant des racines adventives; c’est à peu près, en petit, le port du Salrinia. — Les organes de la reproduction des Azolln sont de deux sortes, mais ces deux sortes semblent être l’une et l’autre des sporanges; les anthéridies paraissent être absentes comme chez les Fougères adultes. — Les sporanges du premier ordre semblent tout à fait analogues à ceux des Fougères : ils sont portés par groupes sur des feuilles imbriquées en jsclits capitules ; ils sont pédicellés, de forme globuleuse, entourés d'un anneau élastique, et contiennent de nombreuses s|>ores; ils sont entremêlés de s|ioranges abortifs (sortes de pnraphyses). Si ces sporanges étaient les seuls, le genre Azolla appartiendrait à la classe des Fougères (on peut supposer par analogie, eu attendant que l'étude suivie puisse en être faite, que la germination des spores, qui n'a pas été vue, donne lieu, comme chez les Fougères, à la pro-
AZUHEUS.