TARO
susceptibles d'une culture productive en Europe peuvent fournir du sucre, notamment un Sorgho ( Sorgfium saecharatum ); mais la plante d'Europe qui parait pouvoir seule rivaliser comme abondance de produit avec la Ganne-àsucre des colonies est la Bette rave [Hein vulgaris, variété rapacea), dont la racine pivotante charnue (qui, dans certaines variétés obtenues par la culture, atteint des dimensions énormes) est gorgée d'un suc sucré qui, traité comme celui de la Cannc-à-sucre, fournit un sucre identique au point de vue chimique et tout à fait équivalent au point de vue économique. Le sucre-candi est le sucre de Canne cristallisé : c'est sous cette forme que le sucre a été connu dans les premiers temps en Europe. — On obtient aussi un sucre-de-raisin, un sucrede-pomme, et autres sucres de divers fruits sucrés, mais sans aucune importance au point de vue économique. Le sucre dissous dans l'eau, sous l'influence de la fermentation, se transforme en alcool. Le rhum et le tafia sont obtenus de la fermentation du jus de la Cannc-à-sucrc. Vov. Canne-A-sucre.
si Rbi:o\ [terme de jardinage). Jeunes rejetons, par ex. cher, le Framboisier.
SUTURALE-CARPELLAIRE (DÉHISCENCE). J'ai proposé cette désignation pour la déhiscence des carpelles libres, soit innnospermes (akènes, drupes, uoyaux, amandes), soit polyspermes (gousses, légumes, follicules), isolés ou groupés. Cette déhiscence résulte de l'écartement des bords (soudés chez l’ovaire et chez le fruit avant sa maturité) de la feuille carpellaire. Pour les akènes, les noyaux, les drupes, etc., celte déhiscence ne s’opère ordinairement qu’à l'époque de la germination. Celte déhiscence est souvent combinée avec la déhiscence par rupture de la nervure dorsale du carpelle, déhiscence q jc je nomme dorsale. — Les fruits pluriloculaircs, dont les carpelles se désagrègent, ne subissent alors qu’une séparation, qui est généralement nommée déhiscence seplicide ; la déhiscence réelle de ces carpelles mis en liberté se fait postérieurement à cette désagrégation, et s’opère selon le mode suttirol-carpellaire. Voy. Déhiscence.
SUTURALE- INTERCARPELLAIRE (DÉHISCENCE). J’ai proposé de désigner par cette dénomination l'un des modes de déhiscence confondus sous le nom de déhiscence seplicide. La déhiscence suturale-intercarpellaire consiste dans la désunion, à la maturité, de ces feuilles soudées bord à bord avant la maturité.
Tai.ler (terme de jardinage). Se dit des plantes vivaces qui produisent un grand nombre de drageons. Le rouleau qu’on passe sur un jeune gazon en brise les tiges et fait /aller les racines (les souches) (de la destruction des bourgeons terminaux par le rouleau, résulte le développement des bourgeons latéraux des rhizomes).
TALEES. Drageons et jeunes liges qui se développent autour d'une souche
cespiteuse.
TALON! (Bouture a) (terme d’arboriculture). Bouture obtenue avec un rameau détaché d'une branche en le tirant de haut en bas, et qui emporte une partie du (vois qui lui servait de base. ,
TARO. Nom donné par les naturels des îles de l’Océanie à l’Arum esrulentum, dont ils mangent les rhizomes charnus.
TATAMAQUE. — ZfcüOAIltE. 1375
TATAMAQUE, Bournicr. Fleurs odorantes, orneinenlales; résine a odeur de citron, astringente et vulnéraire.
l I l.l i rosiMdtFs Spores hibernantes des Champignons, lesquelles s|>ores reproduiraient au printemps le Champignon sous une forme parliculière. — Spores qui reproduisent la forme alternante du Champignon en automne, par exemple chez certaines Mucédinées : ex. Syzygiunu II y a souvent des états intermédiaires également fructifères.
TÉitËBEATHiAES ou Oi.Éo-RÉSlNES. Substances composées d'une résine unie à une huile essentielle, de consistance liquide ou pâteuse à la température ordinaire. Les baumes sont des oléo-résinesqui renferment de l'acide benzoïque.
La térébenthine-commune est produite par les Conifères-Aliiétinées; c'est le suc propre de ces arbres qui s’écoule par des incisions pratiquées sur les tiges. La térébenlbine-de- Bordeaux est produite par les Pinus maritima et P. syluestris; la térébenthine-des-Vosges, ou térébenlbine-de- Savoie, est produite par le .Mélèze ( Larix europœa) ; la térébenthine d’Alsace, par des Sapins {A tics), et notamment IM. pect inata; la térébenthine-dc-Hongrie, par le Pi nus Muyho ; la térébenthine des Carpalhes, par le P. Cembra; la térébenthine d’Amérique, par le P. Strobus ; la térébeulhine-dc -Boston provient du P, Tarda.
La téréhenthiuc-rie-la-Mecquc est produite par des arbres de la famille des Térébinthacées ou familles voisines, les Bulsamodendron O/mbalsainum et U. gileadense. Cette térébenthine, rare et chère, passait |iour douée de propriétés merveilleuses. Sa saveur est âcre et aromatique; on l'emploie comme parfum en Orient. — La téréhenthinc-dc-Chio est produite par le Pistaeia Terebinthus. Son odeur est balsamique ; ses propriétés stimulantes sont analogues à celles des autres oléo-résines.
TIIË-DES-APALACHES (//ex vomitoria, famille des Ilicinécs). Plante de la Caroline, dont les feuilles fournissent une infusion sudorifique.
TIMOT1II (Phleuttf protease, F. des Graminées). Plaute fourragère indigène.
TUH1HTU, Quauioclit-Turbith (Ipomœa Turpethum, famille des Convolvulacées). Plante de l’Inde â tubercules d’une saveur nauséeuse, employés, comme ceux du Jalap (Exogunium officinale), comme médicament purgatif.
TCRBITH-INDIGÉAE, Globulaire-Turbith , Ilerba - Lerribilis ( Globularia Alypum, famille des Globulariées). Plante assez commune sur les collines calcaires de la région méditerranéenne.
WIXTER, Arbre-à-écorcc-de-Winler ( Ürimys Winleri, Winterana aromalicd). Arbre de la famille des Magnoliacées, des contrées Magellaniques. Son écorce est âcre et poivrée; elle est antiscorbutique et stimulante.
ZÉDOAIRE , Zédoaire-ronde , Zédoaire-officinale ( Curcuma [ Amomum ] Zedoaria, F. desZingibéracées). Ses rhizomes aromatiques sont doués de propriétés analogues â celles du Gingembre {Zingiber officinale), du Galanga, etc.