‹ Nouveau dictionnaire de botaniqueChapitre 46 sur 414 · BELLADONE. — BENJOIN · texte numérisé non relu

BELLADONE. — BENJOIN

Bégonia sonl alternes, péliolécs, h limbe palmincrvé, à moitiés inégales, entières, dentées ou lobées; elles sont munies de stipules. Les fleurs, en rvmes multiflores, sont monoïques, les mâles placées au centre de (‘inflorescence, les femelles à la circonférence. I.es fleurs mâles ont un périatilhe pétaloïdc à é sépales, dont 2 extérieurs, grands, opposés, et 2 intérieurs, petits; les étamines, nombreuses, groupées au centre de la fleur, sont à filets courts, h lobes linéaires. Les fleurs femelles, h périantbc pétaloïdc, tubuleux, à tube claviforme, 3-ailé, soudé avec l'ovaire, à limbe fi-9-parti. I/ovaire est infère, 3-loculairc ; les ovules situés à l’angle des loges, nombreux, réfléchis, h 3 styles courts bifides. Le fruit est capsulaire, membraneux, couronné par le limbe marcescent du périantbc, trilorulaire, â déhiscence loculicide. Graines nombreuses, petites, à embryon renfermé dans un périsporme.

BELI.ADQNK ( Mrnpa Bellailonnu , F. desSolanées) (lig. 101). Belle plante des forêts du nord de l’Europe, à feuillage d'un vert sombre, à fleurs en cloche, d'un violet livide, à baies noires de la grosseur d’une cerise. Ces fruits sont

Fie. 101. — Sommité florifère et fructifère de la Belladone f.lfro;,« Ileltadomia) (proportions réduites).

un poison narcotico-âcrc des plus dangereux. L'extrait de Belladone constitue, â très-faible dose (un demi-centigrair.me à quelques centigrammes), tilt médicament précieux pour combattre les toux convulsives, et particulièrement la coqueluche. Celle substance, eu paralysant momentanément la pupille, fait cesser sa contraction normale, et par conséquent détermine sa dilatation. L’extrait alcoolique est employé en frictions contre les douleurs névralgiques.

BENJOIN (Styrtu: Benzoin, faut, des Slyracinécs). Arbre qui croit à Bornéo, à Java, à Sumatra, à Siam ; on en extrait par incision une gonimc-résinc d'une odeur suave. C’est un médicament stimulant de la muqueuse bronchique. On l’emploie sous la forme de sirop et de teinture alcoolique. Cette teinture, versée goutte â goutte dans l’eau, constitue un liquide blanc aromatique employé comme

RE^OITE. — JIF.RBÊRIDÊES.

cosmétique sons le nom de lait -virginal. La teinture de benjoin est quelquefois substituée h la vanille dans la parfumerie. Le principe odorant du benjoin est l'acide benzoïque.

BENOITE {Genm urbanum, faut, des Rosacées), Jolie plante, commune dans les haies. Sa racine, autrefois très-usitée, est rarement employée aujourd’hui ; elle renferme un principe aromatique amer et astringent, uni 5 une gommerésine. On la classait au nombre des médicaments toniques et fortifiants. — La racine du Geum rivale est amère et astringente, mais non aromatique.

BERBÉR1DÉES. Famille de plantes dicotylées, dialypétales, à ovaire libre, représentée dans la flore indigène par deux seules espèces: un arbrisseau, le /lerberis'vnlgaris. Épine-vinette, et une plante herbacée, V Epimedium alpinnnt. Les caractères généraux des Bcrbéridées sont : Fleurs hermaphrodites, régulières. Sépales libres, pétaloïdes, disposés sur un, deux ou trois rangs, l’étales libres, hypogvnes, très-caducs, en même nombre que les sépales. Étamines hypogynes opposées aux pétales et en même nombre, à filets plans irritables, se projetant avec élasticité sur le stigmate, présentant (genre Mahonia)

Fie. 102. — Étamine du Perberit Fl«. 103. — Bouquet de feuilles du Berberis vufgaris, uu/garif,

deux appendices latéraux au-dessous de l'anthère ; anthères à lobes adnés latéralement au connectif, la membrane extérieure de chaque lobe se rompant de haut en bas le long du connertifet se relevant avec élasticité pour laisser échapper le pollen (fig. 102). Ovaire libre, à un seul carpelle f par conséquent 0 une seule loge, à placentation pariétale), 0 deux ou plusieurs ovules. Fruit eu forme de baie, à une ou deux graines. Embryon entouré d’un périsperrne. — Cette famille est assez voisine de celle des Renonculacées. Les genres (peu nombreux) des Berbéridées comprennent des plantes herbacées, la plupart de l’Amérique du Nord, et quelques arhrisscaux de l’Europe et de l’Asie. Les feuilles sont alternes, composées impari-pennées, souvent ondulées, dentées, à dents épineuses, quelquefois transformées en épines trifurquées (fig. 10.'!), et munies de stipules caduques. Les fleurs sont ordinairement disposées en grappes ou en panicules. — I.es fruits de l'Épine-vinette, en jolies grappes pendantes d’un rouge vif, sont acidulés; sa racine contient une matière colorante jaune. Plusieurs Mahonia sont cultivés dans les jardins comme plantes d'ornement: ce sont de jolis arbustes décoratifs, à feuilles sinueuses épineuses; leurs fleurs en grappes

<22 BRRGAMOTE. — BtTllUCÊES.

jaunes se montrent au premier printemps; il leur succède des fruits d’un noir violet, sucrés-acidules.

BERGAMOTE (Cilrut I.mnnium var. Bergamin, famille des Aurantiacécs). On dirait de l'écorce du fruit , par expression, une huile essentielle employée dans la parfumerie ; toutes les autres variétés de l'Oranger peuvent fournir et fournissent un produit analogue.

BÉTEI, (Pi/trr Betel , faut, des Pipéracées). Dans les régions équatoriales, il Timor, par exemple, on prépare avec les feuilles de ce Poivre, des feuilles de Tabac, le fruit d’un Palmier (Areca Cnhrliu), et une certaine quantité de chaux, une substance masticatoire tonique, astringente, excitante et d'une saveur brillante, très en usage dans l'archipel Indien, dette substance donne aux dents la couleur de l'acajou. Le bétel est, comme l'opium, d’abord un excitant, puis un dé/irima/it des facultés cérébrales.

BÉTOIXE ( Betonica afficinaUs, fam. des Labiées). Les feuilles de cette'

plante, commune dans les pâturages et les clairières des bois, sont douées de propriétés vulnéraires; on les applique pilées sur les plaies et les blessures. La racine de cette plante active est, dit-on, émétique et purgative (fig. loi).

BETTE-GARDE. Variété potagère de la Bette (Bêla vulgarù var. delà, fam. des Chénopodiées), dont les feuilles, à côtes épaisses et charnues, sont comestibles comme celles du Cardon.

BETTERAVE (Beta vulgatis var.

rnpacea). La Betterave est cultivée en grand comme plante fourragère et comme plante potagère; mais surtout pour la fabrication du sucre indigène qu’on extrait du suc de ses énormes racines pivotantes et charnues, dicotylées, apétales, de la classe des Amentacées, comprenant seulement deux genres, l’nn et l'autre européens : Beluln (Bouleau) et Aluns (Aune). Les Bétulacées, ou Bétulinées, sont des arbres ou des arbrisseaux qui s'avancent en Europe vers le Nord, et se plaisent sur les pentes des hautes montagnes, jusqu’au voisinage des régions glacées, les feuilles sont alternes, pétiolées, à limbe entier ou denté. Les fleurs, unisexuées, monoïques, sont disposées en chatons axillaires et terminaux qui forment des panicules. — Dans le genre Bouleau, le chaton mâle se compose d’écailles à l’aisselle de chacune desquelles on trouve deux étamines à filet bifurqué portant une loge d’anthère, et le chaton femelle se compose d’écailles â l'aisselle de chacune desquelles sont placés trois ovaires. — Dans le genre Aune, le chaton mâle se compose de petites fleurs à périanthe caliciforme, campanulé, â U divisions et â U étamines bilobées, et le chaton femelle (dressé) est formé

Fie. 104. — Feuille* radicale* et aommité florifère de la Bétoine (Betonica officmalis ) (plus petit que nature;,

BÉTI'LAGÉES. Famille de plantes

BEURRE DE GALAM. — RIRLIOTIlfeQUE PU BOTANISTE.

de fleurs composées d’une écaille moyenne, accompagnée, en dedans, de deux écailles latérales portant chacune in ovaire II leur base; plus tard ces 2 écailles latérales deviennent épaisses et ligneuses, et leur ensemble constitue une sorte de petit cône dont les écailles s’écartent pour laisser tomber les graines mûres. — Dans i'nn et l’autre genre, l’ovaire est à 2 loges (2 carpelles),

Il loges uni-ovulées. Le fruit est uniloculaire, monosperme par avortement. La graine est dépourvue de périsperme, à embryon droit, à cotylédons plans, foliacés, et hors de terre (épigés) à la germination.

BEIRRK de G A lui. L’huile exprimée des graines du Bassin butyracea, arbre de l'archipel Indien (famille des Sapotées).

bibliothèque du botiniste. Ne pouvant indiquer ici qu'un nombre restreint d'ouvrages, relativement au nombre de ceux qui existent, je ne mentionnerai que les plus utiles, en les choisissant surtout parmi ceux qui sont écrits en français ou en latin.

La collection dont je donne le catalogue, bien qu'ainsi réduite, serait encore très-dispendieuse à se procurer. — Il me serait difficile d’indiquer d'une manière précise ceux des ouvrages cités dont je conseille l’acquisition aux personnes désireuses de se livrer à l’étude des plantes, puisque l'importance de la bibliothèque est relative au temps qu'on peut consacrer à l’élude et à la branche de la botanique qu'on veut particulièrement cultiver.

Si l’on ne veut acquérir que des notions élémentaires, mais exactes, de la science, on se contentera d'un ou plusieurs des traités généraux énumérés, en donnant, si le choix est restreint, la préférence 5 l’un des plus récents. — Si l’on désire se livrer à l’étude des espèces, on ajoutera au traité général une Flore de la contrée que l'on habite, et même des contrées les plus voisines. — Si l’on veut acquérir des idées générales sur la structure des familles et des genres de toutes les plantes connues, on devra se procurer les Généra, et particulièrement ceux d’A. -L. de Jussieu et d'Endlicher. — Enfin, si l'on se livre d’une manière spéciale à l'étude de la botanique, on pourra avoir besoin nonseulement de tous les livres que j'ai indiqués, mais de beaucoup d’autres. La fréquentation des bibliothèques, les citations des auteurs, et le grand travail bibliographique de G. -A. Pritzel, dont une nouvelle édition (complétée par l’indication des ouvrages parus pendant les quinze dernières années) serait à désirer, feront connaître ces divers ouvrages an botaniste et le mettront à même de les chercher et de les consulter.

Lorsqu'il y a plusieurs éditions, je cite généralement la première, qui marque la date de. la publication ; je cite en outre la dernière, qui est généralement la plus complète; autant que possible je cite la meilleure.

Pour faciliter les recherches dans cette liste, j’ai préféré à l’ordre alphabétique par noms d'auteurs la distribution suivante en sections subdivisées au besoin en sous-sections.

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