BAUME-DE-LA-MECQÜE. — BAUME-DE-TOLV
BAITME-DE-LA-MECQI’E. Substance analogue aox deux suivantes, provenant de VAmtjris (Balsamodendron) gileadcnsi.s (fig. 98).
Fie. 98. — llamcau floi-itèro de l'Ar- Fie. 99. — Rameau norifére de l'Arbre k bre a baume-de-la-Mccquc (.1 myn v baume- du- Pérou (Uyroxulon tterui/erum).
gi/eatfensis).
BAUME - DU - PÉROU. Substance résineuse médicamenteuse employée dans le traitement des catarrhes chroniques, et provenant du Myroxylan ptrui ferma (faut, des Papilionacécs), arbre du Brésil et du Pérou (fig. 99).
Ce produit est surtout recueilli dans l'État de San-Salvador. Cette substance résineuse doit son odeur aromatique, qui rappelle le parfum de la vanille, 1 la présence de l'acide benzoïque; elle s’écoule d'incisions faites au tronc de l’arbre, dont on enlève une partie de l’écorce.
BAt'ME-OE-TOI,r. Substance analogue à la précédente, et provenant d'un arbre (appartenant à un g. voisin): te .U yrusfienaum tidui ferma. I.'odeur est analogue 5 celle Fie. 100. — Rameau florifère de l'Arbre à haumedu Benjoin. Ce baume entre dans deTolu 'o/m/enim).
la composition de préparations anticatarrhales; il sert de base ù divers parfums.
BAUMES SAUVAGES. — BEAl'Tfc DES PLANTES.
R Vl'AIES SAUVAGES. On donne vulg. le nom de Banmet à plusieurs plantes de la famille des Labiées, dont les feuilles froissées sont d'une odeur suave : les Menlha rolundi folia, silvetlris, rubra, etc., le Marrubium vul » gare, etc.
BEitTf; Dits Pi. tM ES, Dans le nombre immense des espèces de végétaux qui existent à la surface de la terre, toutes les combinaisons de formes dont les mêmes organes pouvaient être susceptibles, toutes les nuances et les dispositions de couleur possibles, semblent avoir été épuisées par la Nature. Mais quelles que soient les différences innombrables qu’il y ail de l'une à l'autre dans l'éclat ou la douceur, l'harmonie ou le contraste des couleurs ; dans la suavité du |>arfum ; la bizarrerie, la splendeur, la complication nu la simplicité des formes ; dans l'ampleur des unes et la merveilleuse petitesse des autres : quelles que soient, dis-je, la taille, la forme et la couleur de chacune des espèces végétales, je trouve en elles les mêmes sujets de profonde admiration.
Si l’on convient que le mot beauté ne doive s’appliquer qu'à la grandeur dans la taille et à l’éclat dans les couleurs, il est évident que les unes seront regardées comme belles, et un plus grand nombre regardées comparativement comme insignifiantes; mais si, par beau, on entend l'harmonie des formes entre elles, l’harmonie des couleurs et l'harmonie entre les formes et les couleurs, toutes les plantes, sans exception, pour peu que l'on consente à prendre la peine île les regarder, seront considérées comme d’une beauté infinie; et ce que je dis des plantes doit être entendu de tous les êtres vivants dont se compose le réseau sans fin de la création.
Quelle différence |)ourtanl entre les splendides Orchidées qui couronnent les forêts des tropiques et les plus humbles de nos Graminées !... Ou accordera à chacune des espèces une égale perfection, si l'on envisage les objets naturels au même point de vue que les œuvres de l’esprit ; dans les unes et dans les autres, la beauté ne saurait dépendre des dimensions.
Quant aux contradicteurs qui me feraient observer que les Ronces et les Chardons ne sont pas beaux parce que leurs épines peuvent piquer les doigts, je ine contenterai de les engager à examiner à distance les souples et gracieuses lianes de nos /tubun chargées de fleurs ou de fruits, les feuilles, non moins belles que celles de l’Acanthe, qui forment les rosettes radicales de nos Carduacées, et les magnifiques cnrymbcs de nos Cirnium.
Avec ceux qui préfèrent la ligne droite d'une grande route aux détours sinueux du sentier ou de la rivière, la plate et monotone uniformité d'un gazon soigneusement tondu au pâturage rocailleux, buissonneux et émaillé de fleurs; les cônes, les cubes ou les Ivoules taillés dans les Ifs, les Buis et les Orangers, aux branches tordues et divariquées des vieux arbres de nos forêts et des buissons de nos collines, je m'abstiendrai de discuter. Il est hors de doute, je l'avoue, que la ligne droite et la surface plane, qu'on embrasse du premier coup d’oeil, fatiguent peu l'imagination, et, au point de vue du re|>os du corps et de l’esprit, ces formes peuvent avoir des charmes.
C’est au printemps surtout qu'on est vivement ému de la beauté des plantes; il me suffit, pour ceux qui les connaissent et les ont admirées, de rappeler
BEC. — BÊGONIACÊES.
les espèces les plus communes qui peuplent alors nos haies cl la lisière de nos bois : les louiïes bleues de nos Violettes, qui s'harmonisent avec la fleur rose des Lamium el des Géranium ; la fleur bleue de nos Véroniques; la fleur jaune de la Ficaire, des Renoncules et du Taraxacum ; la fleur rosée de nos liellis, et la fleur blanche de nos Steliaria.
Pendant l'été, l’exubérance de richesse et de beauté est si grande dans nos bois, dans nos marais, dans nos champs et nos pâturages, au bord de nos rivières, dans les anfractuosités de nos rochers et les escarpements de nos collines cl de nos montagnes, qu’il faut renoncer b en donner une idée. La dernière parure de l'automne n’a-t-elle pas aussi bien des charmes : (pii n'aime à parcourir alors les taillis ornés des panieules dorées du Sulidago et des corymbes des Hierachm, et à voir dans les buissons les touffes rougeâtres de l'Origan et les dernières fleurs du Clinopodium ?
BEC, rotlrum. Prolongement terminal d'un organe, d'un fruit, par exemple, en une pointe roide, épaisse à la base et plus ou moins longue. Dans le genre Carex, le fruit (akène) est renfermé dans une enveloppe bractéale ou périgoniale accrescente nommée utricule ; cet utricule est souvent prolongé en bec.
BEG-DE-GRUE. Nom vulgaire donné à plusieurs Géranium et L'rodium, en raison de la forme de leur fruit terminé en un long bec, et notamment au Géranium Robertianum, commun sur les vieilles murailles. Ce mot Robertianiait, d’où le nom A' H erbe-à- Robert, parait dérivé par altération du mot ruber, qui signifie rouge (toute la plante est rougeâtre); selon d'autres, il dériverait d'un nom propre, quelle qu’en soit l'étymologie.
BECCABONGA, Crcsson-de-chcval ( Veronira Beeealnmga, fam. des Scrofularinées). Cette jolie Véronique décore de ses petites fleurs bleues le bord des fossés et des ruisseaux d'eau limpide; son suc est antiscorbuiique, comme celui du Cresson-de-fonlaine ( Nasturtivm officinale).
BKDKGAR. Excroissance en galle produite sur les feuilles ou les jeunes rameaux des Rosiers sauvages, par la succion des larves d’un Cynips (petit insecte de l'ordre des Hyménoptères). Cette galle, dont le noyau est osseux et partagé en petites logettes dont chacune renferme une larve, est hérissée de longs filaments rameux, de couleur verte ou rougeâtre (qui me semblent devoir être considérés comme des feuilles ébauchées). Celte production bixarre a été regardée, au moyen âge, comme une panacée universelle.
RKGOXIACKKf). Famille de plantes dicotylées, b ovaire infère, classée aujourd'hui au voisinage des Cucurbitacées, mais précédemment, et selon nous, avec plus de raison, au voisinage des Polygonées. Cette famille renferme le seul genre Regonia, genre (divisé aujourd'hui par Klotzsch en un grand nombre de genres de second ordre) comprenant d’assez nombreuses espèces indigènes de l'Asie el de l'Amérique tropicale. Les Degania sont des plantes fort jolies et très-bizarres, depuis quelques années très-abondamment cultivées dans nos serres et même dans les appartements. Leurs feuilles charnues, à limbe inéquilaléral, vert en dessus, rose en dessous, leurs fleurs irrégulières, de forme anormale et disposées en cymes dichotomes, en ont fait un des motifs de décoration des mieux appropriés au style chinois et japonais. Les feuilles des
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