Ù2 BLANC. — BLEUATRE
libres); et plantes à fruit déhiscent : Bixinées (style indivis) et Knv niRO- SPERMtES (styles ou stigmates libres).
BLANC, ni bus. De couleur blanche. Il n'y a pas de blauc absolu : les couleurs blanches participent presque toujours à un degré léger d'une couleur quelconque; il suffit, pour s'eu assurer, de placer des objets blancs les uns près des autres. Si la teinte est prononcée, on dit ; blanc azuré, blanc rosé, etc.
ltl.AXC-DE-IIOl.l. AMIE (Populus nlba, F. des Saliciuées). L’écorce de ce Peuplier contient un principe amer analogue à celui de l'écorce du Saule.
BLANCHATRE, albidus = Albionu =* Albtscetu. D’un blanc altéré par une teinte procédant d’une autre couleur.
RI.tSTénK, blustema = Blasie, blastus (inusité). Nom donné à l’embryon moins le cotylédon ou les cotylédons. Chez les Monocotylédones, le cotylédon est alors nommé hypoblaste, blastopliore ou corps cutylédouaire (la nature cotylédonaire de l'hy|>oblasie [voy. ce mol] est contestée par plusieurs botanistes, qui le considèrent, à tort selon moi, comme un renflement accessoire, et nomment cotylédon une feuille plus intérieure). — Le nom de blastème a été, dans certains ouvrages, employé à désigner seulement la partie de la tigelle qui est située immédiatement au-dessous et au-dessus des cotylédons, laissant en dehors la radicule, la plumule et les cotylédons. Selon moi, la partie de l'axe située au-dessus des cotylédons est la tigelle; la partie de l'axe située au-dessous des rot y lésions, ou du cotylédon, est la radicule. — D'autres ont appliqué le nom de blasie au corps radiculaire de l'cmbtyon chez les Monocotylédones.
Bl.isTonoHE blusto/diorus — Hypoblaste, hypablastus. Voy. ce mot.
BI.É, Froment. Kspèces cultivées du geurc Tritinnn (F. des Graminées), les plus importantes des céréales.
BLÉ-NOIR. Le Sarrasin (Polygonum Fayopyrum et F. tataricum, famille des Polygonées). — Polygonum, c'est-à-dire dout les
t tiges oflrcnl plusieurs genoux ou angles. Fagopgrwn,
c'est-à-dire uu blé dont le fruit ressemble (en petit) , à celui du Hêtre ( Fayus ). (Fig. 107.)
|l BLÉ DK TURQUIE, Maïs (Zca May s, famille
des Graminées). Plante céréale originaire, non de la Turquie, mais de l'Amérique, où elle était cultivée y de temps immémorial lors de la découverte du nou-
Fus. 107. — Fruit (grossi) 'eau inonde.
Ilu Blé-noir, ou Sarrasin BLEU, citruleus, et dans les composés grecs, cya- ( l’uhjijonum t-iujvpy- nos yyt. couleur bleue en général, ni très-claire, ni trèsfoncée; ex. : la (leur du Campanula Jlaptmculus. — Le bleu foncé, le bleu de Prusse, indigo (eyaueus); ex. : la fleur du Centaurea montana. — Le bleu céleste ou bleu d’azur, bleu vif, mais clair (azureus); ex. : la fleur du Myosotis ptdustris.
BLEUATRE, ctrsius. D'un bleu qui tend au gris, et qu’on désigne souvent pat le mot g langue ; ex. ; le fruit du llubus ctesius. Qui a une légère teinte bleue, tendant à devenir lileu (eterulescens); ex. : la fleur du \ nlenanella uliloria.
1U.UET. — ROIS. 143
BLIJET ou BLEUET ( Centaurea ('y anus, fam. des Cotnposécs-Coryiubifères). Eetle jolie fleur des moissous est douée de propriétés astringentes: l’eau distillée de Bluel a été employée contre les oplillialmies légères.
KO IN ou CORPS LIGNEUX, liynuni, et dans les composés grecs, xylan . Tige des arbres, abstraction faite de la moelle et de l’écorce. Dans les végétaux dicotylédones arborescents (le Chêne, le Peuplier, le Poirier, etc.), le bois constitue un cylindre ramifié dont la partie la plus ancienne et la plus dure (coeur du bois) est placée au centre, et dont la partie la plus récente et la moins dure (aubier, alhumum ) constitue la couche la plus extérieure. Dans les végétaux muiiocotylédonés arborescents (ex. : les Palmiers), la partie la plus ancienne et la plus dure est au contraire rejetée à la circonférence, et la partie la plus récente et la moins dure occupe le centre (pour l’organisation du corps ligneux, voyez Tige). — Des parties autres que la tige, les rameaux et les racines, peuvent avoir une consistance analogue à celle du bois; ces parties sont dites tiyneuses (ex. : les noyaux de cerises, de pèches, d’abricots ; le péricarpe de certains fruits, comme celui de la noix-de-Coco, etc.).
BOUS. — Emploi des diverses sortes de bois dans l’industrie. Au point de vue industriel, les bois des végétaux arborescents sont distingués en bois blancs, bois durs, bois de travail et bois résineux. Les bois blancs ou légers sont, en Europe, particulièrement ceux du Peuplier, du Tilleul, du Saule et même de l'Aune, auxquels on peut ajouter les mêmes bois de la Bourdaine et du fusain (voy. ces mots). — Les bois durs, propres soit au chauffage, soit aux ouvrages de charpenterie, de charronnage et de menuiserie, sont ceux du Chêne, du Hêtre, du Charme, de l’Orme, du Frêne, du \oycr, du Cormier; celui du Châtaignier est moins avantageux. Ou a soin, pour les bois de travail, d'enlever l'aubier (couches récentes), et de n’employer que le cœur (couches anciennes à cellules épaisse* et incrustées). Le bois d’Acaria ( llobinia ), malgré sa croissance rapide et sa légèreté, est estimé |>our sa ténacité (la proportion de cellulose y est relativement considérable). — Les bois de travail ou d’ébénislcrie sont généralement des bois exotiques désignés sous le nom de bois des Iles. « Leur tissu est injecté de matières colorantes et incrustantes présentant beaucoup de cohésion; aussi peul-on les diviser en lames très-minces susceptibles d'un beau |>oli, applicables surtout dans l'ébénislerie comme bois de placage. Les Antilles, le Brésil, le Ja|X>n, les Indes orientales, nous fournissent des bois fortement injectés de matières colorantes, et employés en teinture après avoir été réduits en copeaux : tels sont les bois-de-Brésil et de Fcrnambouc, le bois-de-Campéche, le santal rouge, le bois-jaune (Monts tmetoria), lefustet (R bus L'ut inus, Fuslet) et le quercilrun ({tuerais tincturia), arbre de l’Amérique septentrionale.) » (Payée.) (Voy. ces différents mots.) Plusieurs bois d’ébéuistcrie sont odorants; tels sont: t ledre la odorat a, Amyris balsamifera, et Coiwolvulus smparius (le Bois-derose) ; le parfum qu'ils exhalent est dû à une huile volatile cuutcnue dans leurs tissus. Le cœur de certains bois est d'une dureté et d’une ténacité comparables à celles de la corne : tels sont le hois-de-gaïae (dont on fait des roulettes de meubles), et l’ébène, qui est susceptible d'un joli analogue à celui de l’ivoire. La reuaissauce nous a légué de merveilleuses sculjilures d’ébène (crédences et