BOIS -I)' ACAJOU
clia|>cllcs). L'ébène n'est plus guère employé aujourd'hui <|tie comme lxiis de placage, [unir des manches d’ustensiles sans valeur artistique et pour la bimbeloterie. — Les bois résineux (ceux des Conifères ou arbres-verls : Pins, Sapins, Cèdre, Mélèze, etc.) doivent leurs qualités, comme bois de chaulTagc (et leur propriété de se conserver plus longtemps que d’autres bois d'une plus grande dureté), à la résine dont ils sont imprégnés.
lin des problèmes les plus importants que la chimie industrielle ail résolus dans ces dernières années, est la conservation des bois, qu'on rend imputrescibles en les imprégnant de substances diverses, grasses, résineuses ou salines. MM. Chainpy, Payen, Kian, Bréant, Payn, Boucherie, Perrin, Moll, etc., ont successivement inventé et perfectionné des appareils propres à obtenir cet utile résultat. Le procédé primitif consistait à plonger les bois encore humides dans du suif cliaulfé à 200 degrés ; l'eau de végétation était réduite en vapeur, chassait les gaz par sa pression, et lorsque, [tendant le refroidissement, l'eau vaporisée se condensait sous un petit volume, le vide fait dans les cavités microscopiques du tissu ligneux, par l’expulsion des gaz qui les occupaient, était rempli par le suif liquide injecté. Plus tard on a imaginé d’ingénieux et vastes appareils dans lesquels on pratique le vide (par le refroidissement de la va|teur contenue), et où l'on introduit le liquide de l'injection, lequel pénètre dans le tissu des Itois renfermés dans l'appareil. — A l'instant où l’arbre vient d’être coupé, il peut suflirc de le plonger par sa base dans un liquide salin ou autre ; le tronc de l’arbre absorbe ce liquide, dans toute sa hauteur, par la force de l'aspiration qui résulte de l'évaporation de la sève contenue dans les feuilles (procédé de M. Boucherie). — La substance la plus propre b la conservation des bois est le tannin, « qui agit sur la matière azotée contenue dans les bois comme sur la matière animale dans le tannage des peaux » (Payen). line autre solution antiseptique avantageuse est celle qu'on obtient « des goudrons des fabriques où l’on carbonise les bois en vases distillateurs, goudrons qui contiennent de la créosote qu'on [veut dissoudre par l'eau aiguisée avec quelques centièmes d'acide pyroligneux. Les autres substances préservatrices les plus employées à la conservation des bois sont : les huiles, les suifs, les résines, la dissolution de sel marin (si généralement employé à la conservation des viandes) ; les sulfates de fer, de cuivre et de zinc (l'injection de ces substances minérales doit être suivie d'une injection d'huile de lin); le pyrolignite de fer, l'acétate de plomb, le bicblorure de mercure; on a aussi employé un mélange de suif et de cire. — Les dissolutions du sels et oxydes métalliques qu’on fait ainsi absorber aux arbres fraîchement abattus oui non-seulement pour résultat la conservation des bois, mais aussi leur coloration ; ces bois ainsi artificiellement colorés des teintes les plus variées sont employés à des ouvrages de tabletterie cl d'ébénisterie.
Itois- 1>' ACAJOU. Espèces du genre Swietenia: S. rubra, febri/ilya (des Indes orientales), S. Mahngoni (de l’Amérique du Nord). Grands arbres de la famille des Cèdrélacées (voisine de celles des Aurauliacécs et Méliacées); on connaît l’importance de leurs bois pour l'ébénisterie. — La noix «l'Acajou provient d'un arbre qui n'a pas de rap|>ort avec les précédents : VAmairdium wei-
BOIS-d'ALOÈS. — BOIS-DE-CÊDRE. 145
dentale, grand arbre des Indes, de la famille des Térébintbacées. D'autres esjièccs du genre Anaeardium appartiennent au Brésil. Voy. Acajou. ‘
BOIS-D’ALOÉS. Bois odorant qui n’a aucun rapport avec les Aloès ni avec les Agaves (vulg. Aloès). Plusieurs arbres ont été désignés sous ce nom : Aloëxylon Agallochum , du nom indien Agaluchin, Légumineuse-Cassiée de la Cocbinchine; le Bois-d' aigle ( Aquilaria secundaria) et autres espèces appartenant au même genre (F. des Aquilarinées), arbres des Indes orientales ; enfin , divers arbres de la famille des Laurinées. —
Ces bois aromatiques étaient autrefois brûlés en Orient comme parfums (comme on brûle dans le Nord du Genévrier). — On s’en est servi pour faire des fumigations aromatiques stimulantes et toniques.
BOIS - AM CB. Le Quassia ameura (fig. 108), fam. des Simaroubées, voisine de celle des Térébinthacées. L’infusion du bois en copeaux est d'une amertume trèsprononcée. C'est un médicament très-usité comme tonique.
BOIS- A-BRACELETS. Le Jacquinia armillaris. Les Caraïbes se servaient de ses graines pour se faire des bracelets. Fie. 108.— Bois-amer (Quassia amara). Rameau
BOIS - DE - CAMPÈCHE. Ce florifère, détails de la fleur et fruit.
bois provient de 1 ' Hœmatoxylon eampechianum, grand arbre du Mexique. Le Bois-de-Brèsil provient du Cœsalpinia echinata. Ces deux arbres appartiennent à la famille des Légumineuses. — Ces bois sont expédiés en Europe en grosses bûches; ils fournissent par l’ébullition dans l’eau (étant divises ou râpés) des couleurs rouges et violettes d’un grand usage dans la teinture. Cette décoction est douée de propriétés astringentes. On s'en sert pour teindre les œufs de Pâques en rouge on en violet.
BOIS-DE-CÊDRE. Le bois du Cèdre du Liban ( Cedrus Libani, F. des Abiétinées, classe des Conifères), qui passait pour incorruptible (voy. Cèdre). — Le bois du Juniperus virginiana et du J. caroliniana, nommés vulgairement Cèdre de Virginie (voy. CEdre). — Le Cèdre-Acajou est le Cedrela odorata, arbre de l’Amérique australe (famille des Cédrélacées, voisine decelledes Méliacées) ; son bois est odorant. — A la Guyane, on nomme bois-de-Cèdrc, le bois de IM tuba guianemvs; à la Jamaïque, celui du Theobroma Guazuma; en Espagne, celui du Juniperus thurifera.
B01S-DE-C0ULEUVRE.