‹ Nouveau dictionnaire de botaniqueChapitre 75 sur 414 · BOURRACHE. — BOUTURE · texte numérisé non relu

BOURRACHE. — BOUTURE

et présentant à sa surface un certain nombre de bourgeons. — lies jardiniers donnent le nomdVef/ aux jeunes bourgeons axillaires des arbres pendant l'époque qui précédé la saison de leur développement complet ; ils emploient souvent le mot bouton comme synonyme du mot bourgeon, et ils appellent bourgeon le jeune rameau encore herbacé. Le mot bouton doit être réservé |»ur désigner . l’état d’une fleur avant son épanouissement.

BOURRACHE {H urrago ofjflcinnlis, F. des Borraginées). Plante méridionale naturalisée dans les jardins potagers ; on en prépare une infusion pectorale et diurétique. Ses jolies fleurs, d’un bleu azuré, servent, comme les fleurs de la Capucine, à orner les salades.

ROIBHEUÎT, pulvillus, pulrinar, pulvinm, pulrinulus. Épaississement ou saillie qui sc manifeste à la surface d'une lige ou d'un rameau ligneux, par suite d’une incision ou d'une excision qui comprend toute l'épaisseur de l'écorce.

BOURSE. Nom donné quelquefois à l’organe désigné chez certains Champignons sous le nom de vol va (voy. ce mol).

BOURSOUFLÉ, biillnlus. Se dit d'un corps à parois minces ; irrégulièrement bosselé comme si ses parois avaient été çà et là refoulées et distendues par de l'air. Cette forme, qui est souvent accidentelle chez les feuilles, résulte de ce que les parties du limbe, situées entre les nervures, se sont développées et amplifiées dans une plus forte proportion que les nervures.

BOUTON, nlabastrum. État d'une fleur avantson épanouissement (fig. 115),

alors que les organes sexuels — incomplètement développés — sont encore renfermés dans les enveloppes florales.

On a donné le nom de pie fl oraison (voy. ce mot) à la disposition des diverses parties de la fleurdans le bouton. — Nom donné quelquefois aux bourgeons des arbres fruitiers par les horticulteurs.

BOUTON- 11' 'ARDENT. Variété à fleurs doubles du 1 lanunculm aconit ifolius, plante alpestre cultivée dans les jardins. On donne aussi ce nom à une variété à fleurs doubles (capitules à fleurons tous ligules) de VAckillca Ptarmiea.

BOUTON-D’OR. Variété à fleurs doubles du Hanunculm re/tens (fam. des Renonculacées). I.a Renoncule rampante, si commune dans les prés humides, est presque dépourvue de l'àcreté qui caractérise la plupart des espèces du genre Rannnculus.

BOUTURE, talea. Branche qui, détachée de l’arbre et plantée dans la terre, produit des racines et végète en constituant un nouvel individu. — Les boutures doivent en général être faites vers le mois d’avril avec des tronçons de rameaux de l’année précédcute munis de jeunes bourgeons (yeux). On facilite la production des racines par une incision circulaire faite à la base de la branche;

Fir,. 115. — Bouton d'une fleur de ljunellia (sépales passant insensiblement à la forme de pétales;.

BOYAU POLLIN1QUK. — BHACIIIATUS. 157

celte opération détermine la production d'un bourrelet de tissu cellulaire duquel partent bientôt des racines. — /foulure d talon , celle qu’on a détachée de l’arbremère en l’enlevant avec sa base. Ces boutures prennent facilement. Le mode de reproduction par boutures est |H>ur certains arbres, les Saules, par exemple, plus avantageux que le semis, au point de vue de la rapidité de la croissance. C'est un moyen précieux pour reproduire et multiplier les arbres qui ne fructifient pas dans nos climats. Certaines plantes herbacées peuvent se reproduire par bouture. On peut faire des boutures avec certaines feuilles, et même des fragments de feuilles; on y parvient en déterminant sur le pétiole la formation d'une callosité cellulaire au moyeu de petites blessures faites à ce niveau avant ou après avoir détaché la feuille de la plante-mère.

On avait cru que les tissus de nouvelle formation qui se développent à la base des rameaux et des feuilles bouturés sont la continuation des tissus du rameau' ou de la feuille au niveau où ils présentent une solution de continuité (une sorte de végétation de l’extrémité des vaisseaux rompus, de dédoublement ou de multiplication des cellules anciennes). — J’ai toujours vu le bourrelet qui se développe au niveau d’une solution de continuité être le résultat d’un épanchement de sucs élaborés (sève descendante, cambium). Ces sucs proviennent des parties supérieures de la plante (ou du fragment de la plante). Les cellules, fibres et vaisseaux des nouveaux bourgeons et des nouvelles racines (bourgeons adventifs et racines adventives) qui partent de ce bourrelet, chez les boutures, s'organisent sur place et sans aucune connexion avec les cellules ou les vaisseaux de la plante bouturée; il est facile de s'eu assurer par des coupes longitudinales, et en détacliant les tissus de nouvelle formation des tissus du rameau bouturé.

boyau POLLlxi^UE, tubus pollinicus. Les grains de pollen se composent de deux sacs membraneux concentriques dont l'externe est inextensible, et l’interne très-extensible. Ce sac interne renferme une matière liquide dans laquelle nagent des granules trèspetits (fovilla ). Lorsqu’un grain de pollen est déposé sur une surface humide, sur le stigmate d'une fleur, par exemple, il arrive que, sur un ou plusieurs points déterminés de la surface, la membrane interne se fait jour sous la forme d'un boyau qui s'allonge et péuètrc dans le tissu conducteur du stigmate et du style, parvient jusqu'à la cavité de l’ovaire, se dirige vers l’ouverture béante d’un ovule, s'introduit dans la cavité de son nucellc, et arrive en contact avec le sac embryonnaire, dans lequel il détermine la formation de l’embryon (fig. 116).

Brachiatws. — H ami brachiati, rameaux horizontaux opposés et croisant à angle droit les rameaux qui naissent immédiatement à un niveau so|iérieur et à un niveau inférieur.

Fie. 116. — Boyau pollinique en contact avec un ovule (l'objet considérablement grossi).

BRACHYS. — BRACTÉE.

Brachys. Mot grec qui fait partie de quelques mots composés; en latin, brevis, court : brach y corpus, à fruit court ; breoirostris, à bec court.

BRACTÉAL, bractealis. — Feuilles bractéales, celles qui avoisinent les bractées et en ont en partie les caractères ; — les bractées elles-mêmes lorsqu'elles sont foliacées et sont de la même forme que les feuilles.

Bracleatus. Muni d’une bractée ou de bradées. — Bracteolatus. Muni d'une bractéoleou de bradéoles. — Ebracteatus, Ebravleolatus. Dépourvu de bractées, dépourvu de bracléoles.

BRACTÉE, bructea. Les feuilles qui avoisinent le plus les fleurs, et sont intermédiaires entre les feuilles de la lige cl les feuilles du calice (sépales), sous les divers rapports de la position, de la forme, de la consistance et de la couleur.

Fig. 117. — Bractées formant un calicute Fie. 118. — Bractées réunies on caliculc foliacé (cher le Fragaria indien). (cher le Dianthus ttariatus) .

— Les bractées sont souvent sessiles et indivises, même chez les plantes dont les feuilles caulinaires sont pétiolées et très-diïisées ; il arrive souvent, dans ce

Fig. 119. — Bractées formant un involuerc Fig. 120. — Brader soudée à la partie infé- (chea te Carduus pijawcephalus). ricure du pédoncule (chez le Tilleul).

cas, qu’elles sont constituées par la partie pétiolaire de feuilles dont le limbe est nul (ex. : beaucoup d Ombcllifères). I -es bractées peuvent aussi être divisées comme les feuilles; elles sont réduites au* nervures, comme les feuilles dans le

BRANCHE. — BREXIACÊES.

genre A ’igella. Lorsque les bractées ne différent des feuilles que par leur position et leur taille, on les nomme feuilles florales. Un ensemble de bractées ou fenilles florales formant un ou plusieurs verlicilles (chez les Onibellifères et chez les Composées, par exemple), a reçu le nom d 'incotucre; chez les Otnbellifères, on nomme involuedle, les involucres des ombellulcs (ombelles secondaires dont l'ensemble constitue l’ombelle). — Brartéoles (bracteoke), les bractées qui existent à la base des pédicclles, le nom de bractées étant réservé à celles qui existent à la base des pédoncules. — Les bractées ne présentent pas toujours la même disposition que les feuilles, la force végétative n’étant pas la même dans toute la hauteur de la plante.

— Les bractées manquent quelquefois complètement il la base des pédoncules ou des pcdicclles ; ex. : la Giroflée jaune (Cheiranthus l'/iciri). Dans le genre Tilleul ( Tilii i), la bractée se continue par une décurrence foliacée, au-dessous de son insertion, sur la moitié inférieure du pédoncule (lig. 117, 1 18, 119,

120 et 121).

BRANCHE, rainus, et dans les mots composés grecs, dadas. On nomme ainsi les divisions principales des tiges. — Hameaux ( ramuli ), les divisions des branches. — Les jardiniers nomment branches gourmandes, les branches de l’année qui ne portent que des feuilles.

BHANC-IJKSIAE (Herudeum Sphondglium, faui. des Ombellifères). Plante rustique fréquente dans les prairies, et non moins commune dans l'Asie tempérée qu'en Europe. On mange en Asie ses jeunes tiges dépouillées de ieur écorce ; leur saveur est aromatique. Fie. 121. graciée tn

BRÈDES, Hautes dont on mange les feuilles cuites, forme de spathe (chez aux colonies, en guise d’Épinards : YAmarantus un Arum), oleraceus (Brèdes- à-calalou), le Mosambé à cinq feuilles (Hrèdcs-des-créoles), et notre Solarium nigrum {Brèdes- morelles, à l’île Bourbon). (Je ne sais, puisqu’on y cultive la Morelle, pourquoi on n’y cultive pas tout simplement l'Épinard.)

Breris, court. — Brericollis, à col court. — Breriradiatus, Il rayons courts.

— Breriusciilus, un peu court.

Bremter, brièvement, d’une manière courte. Cet adverbe est préférable au mot breve, employé à tort adverbialement par quelques botanistes.

HKEXIACÉES. Famille établie pour les genres Brrxia (Madagascar), fxerba (Australie) et Argnjih yllum (Nouvelle-Calédonie). M. Brnngniart rapproche ce petit groupe de la classe des Éricoïdes. Ce sont des arbrisseaux à feuilles alternes entières La corolle est dialypélale, 5 pétales, 5 étamines. Ovaire à 5 loges multiovulées; graine non périxi>erinée.

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