CALENDRIER DI R0TAN1STE
OMBEI.I.IkEres. Celle famille est une de celles dont il importe le plus de recueillir les espèces à deux épcxpies différentes de rannée : d'abord an moment de la floraison, au point de vue non-seulement de la fleur, mais des feuilles et des involucres; puis au temps de la maturité des fruits. On peut se dispenser de recueillir la plante entière à ce dernier état; il suffit d’en préparer h part des rameaux fructifères. Ces rameaux doivent être recueillis à l'époque de la complète maturité, alors que les feuilles sont détruites, la tige presque sèche et les fruits près de se détacher. Les échantillons recueillis lorsque les fleurs sont passées et que les fruits ne sont pas encore mûrs ne sont presque d'aucun intérêt pour l'étude. Les espèces les plus précoces sont le Sanicula eurojitra, V Anthriscus vulgaris et le Srandix Pecten-Veneris, qui fleurissent vers la fin d’avril ; le Trinia vulgaris, le Cauralis daucoides et YAnlhritcut silvestris, qui fleurissent dans le mois de mai. Le plus grand nombre des espèces fleurissent en juin et mûrissent en août et septembre : tels sont, par exemple, les QFnanthe et les Peucedanum ; quelques espèces ne fleurissent qu'en juillet et août : tels sont les Fryngium, les Sisnn, le Falearia et les Bupleurum ; les fruits de ces espèces mûrissent en octobre.
IIEuéracêes. Le Lierre, fleurit en septembre; ses fruits n’arrivent à la maturité qu’a la fin de l'hiver. Le Cornus mas fleurit en mars, le Camus snngninra en mai : l'un et l'autre mûrissent leurs fruits en automne. — Louas thacées. Le Gui fleurit en mars et avril; ses fruits ne sont mûrs qu'en novembre. — Grossulariêes. Les Groseilliers fleurissent dès la fin d'avril et le commencement de mars; ils mûrissent en juillet. — Saxifragées. Ia-s plantes de cette famille sont précoces; elles fleurissent en avril et arrivent il la maturité en juin.
IîriCINéhs. Les Bruyères fleurissent de juin à septembre ; leurs caractères spécifiques étant tirés de la fleur, on ne les recueille guère que pendant la floraison. — PrimiîI.acéES. La plupart sont des plantes printanières. Les Priwnla ofprinalis, elalinr et grandiflora commencent h fleurir dès la fin de mars, et doivent être recueillis en avril; VHottonin fleurit dès les premiers jours de mai. Au contraire, les Lysimachia, le .S 'amollis, le Crut mira las et les Anagallis ne fleurissent qu’a partir de juin et de juillet. — Pl.ANTAGlN'fcES. Les Plantago lanceolata, major et mrdia fleurissent en avril et mai; les P. arennrin et Coronopus en juillet. — Apocynées. La Pervenche ( Vinca minnr ) fleurit en avril, et ses fruits, qui se développent assez rarement, mûrissent en juin. la- Vincetnxinmi officinale fleurit et mûrit en été. — GEN'riANÉES. Le Mmianthes Irifbliata fleurit en avril et mai. La plupart des autres plantes de cette famille, le Chlora per foliota, les Gentianes, les Cicendia et les Erythræa, et le I illarsia Ngmphoides, ne fleurissent qu’à la fin de l’été et en automne.
BORRAGINf.ES. Quelques-unes de ces plantes fleurissent dès le mois de mai ; c'est alors qu’il faut recueillir les Myosotis. Plusieurs Borraginées sont en fleur (vendant l'été ; ex. : Aurhusa, Borrago, Lycopsis, Lit/ios/iermum , Cynnglnssum, Echium, etc. Les Pulmonaria sont les plus précoces; ils sont fleuris dès la fin de mars. — Soeanées. L ' Hgoscyamus niger commence à fleurir en mai ; la (viupart des autres plantes de cette famille, Solanum, Physalis,
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Atmpa , Lyrinm, Dntura, fleurissent en juin et juillet, et mûrissent en août et septembre. — Los 1 ’erbnsrum fleurissent de juillet à septembre.
SCROFtu.ARlNtES. Les Véroniques sont des plantes printanières. Plusieurs espèces annuelles commencent à fleurir en avril, sont arrivées à la maturité à la fin de mai, et disparaissent ensuite : tels sont F. arvensis, hederi folia, renia, • tri/ihyllos; d’autres se ressèment plusieurs fois dans le courant de la même année, et se rencontrent jusqu'à la fin de l'automne : tel est le F. agreslis. Parmi les espèces vivaces, les F. Chamœdry » et Teun-ium sont printanières; les F. officinalis, s/iicata, / leccabungn , etc., fleurissent pendant l'été. On doit avoir soin de recueillir les Véroniques pendant la floraison et à la maturité des fruits. Les Scrofulnria, Digitalis, Linnria, /Ibioaiillius, et Evphrasia, sont la plupart des plantes de l’été et de l’automne. Les Pedicularis sont des plantes vernalcs ; le Gratiola, au contraire, fleurit de juillet à septembre. —
Les Utricularia fleurissent en juin et août ; les Pinguicula, en mai et juin.
— C’est en juin et juillet que la plupart des Orobanche sont en fleur: le plus précoce est l’O. Jla/ium, les Pheliptea sont un peu plus tardifs, le PA. ramosa fleurit jusqu’en septembre.
Lamées. Un certain nombre de Labiées fleurissent dès le printemps : le Glechoma, les iMtnium, Galeobdolon, Soir in, Mclittis, Ajuqa ; le plus grand nombre cependant sont en fleur pendant les mois de juin, de juillet et d'août, et ne cessent de fleurir qu'à la fin de septembre. Tels sont les genres Mentha, Staehys, Teucrium, Uetnniea, Origanum, Ne/ieta, Galeopsis et Clinopodium.
VacciniéES. Les Vnrriiiiutn fleurissent en avril et mai, et leurs fruits mûrissent en juillet. — Campanulacêes. La plupart des Campanules fleurissent en juin, juillet et août; les P/iyteuna sont plus précoces; le Jasiime, au contraire, fleurit jusqu'à la fin de l'automne. — Caprifoliacées. VAdoxa est en fleur dès les mois de mars et d'avril; les Sambucus, les Vibumum et les Ixmicera fleurissent en mai et juin, et leurs fruits mûrissent en automne. — IUuiacées. Le plus précoce de nos Gnlium est le G. Crueiata, il est en fleur dès les mois d’avril et de mai ; la plupart des autres espèces fleurissent en juin et juillet; les As/ierula fleurissent à la même époque. Il est important de recueillir les Galion en fleur, puis en fruits complètement mûrs. — Vai.éria- NÉES. Les Valerianella doivent être également recueillis en fruits mûrs; on les rencontre en bon état pendant les mois de mai, juin et juillet Le Valeriana dioica fleurit eu mai; le F. o/ficinalis en juin et juillet. — DipsacÊes. Les Scabiosa et les Di/isacus fleurissent à la fin de l’été et pendant l’automne; on doit les recueillir en fleur et à la maturité des fruits. Le Scabiosa Succisa est l’espèce la plus tardive.
Composées. Il est indispensable de recueillir toutes les plantes de cette nombreuse famille en fleur d'abord, et plus tard quand leurs fruits sont mûrs ; on peut, comme pour les Ombcllifères et les Crucifères, ne recueillir la plante complètement qu’à lïqioque de la floraison, et ne recueillir plus tard que des rameaux ou même des sommités fructifères; si les capitules sont volumineux, on peut même se contenter d'un seul.
On doit fendre longitudinalement un des capitules, afin de voir si le récep-
CALENDRIER DD ROTANtSTE.
tarie est oti non chargé de paillettes. On doit aussi, comme pour la plupart des plantes dont les fruits sont peu volumineux, renfermer des fruits mûrs dans des sachets qn’on place dans l’herbier auprès de la plante, aGn de les consulter au besoin sans qu’il soit nécessaire de détruire les capitules des échantillons complets. Quelques espèces fleurissent dès le printemps : tels sont les Ttusi- Ingo, Doronicum, Rellis et Taraxacum ; mais la plupart des Composées, tant Corymbifères que Cinarocéphales et Chicoracées, fleurissent pendant l’été et la première partie de l'automne. C’est pendant les mois de juin, juillet et août qu'il faut recueillir les diverses formes des Centnwra, les nombreuses espèces de Filagn et de Gnaphalium, A'Onnpnis, d’ Anthémis et de Pyrethrum, de Cardans et de Cirsium, etc.
AmarantacFf.s. Ces plantes fleurissent en juillet, août et septembre. — Chênopooiêes. Les Chenopodinm elles Atriplex sont aussi des plantes de la 6n de l’été et du commencement de l’automne ; les espèces, assez faciles d’ailleurs à distinguer entre elles, présentent des variétés et sous-variétés nombreuses.
Poi.Ygonêes. las Rumex de la section Lapnthum sont en fleur et en fruit dans le courant de l’été ; c’est surtout h la maturité des fruits qn’on doit les recueillir: les feuilles radicales des grandes espèces doivent être préparées à part. Les Polygonum sont généralement des plantes d’automne; on les trouve en fleur et en fruit jusqu'à la Gn de septembre.
CrticF.es. Les Urtica et Pnrirtnrin sont des plantes rustiques (pii fleurissent [tendant presque toute la durée de l’année. — Les Ormes fleurissent dès le mois de mars, et leurs fruits mûrissent en mai. Le Houblon fleurit et mûrit de juillet à septembre. — Sanguisorrêes. VAphanes arvensis fleurit au mois de mai et a disparu en août; le Polerium Sanguisnrlm fleurit de mai en septembre. — D.aphnoidêes. Les Daphné sont des plantes très-printanières : le D. Mezereum fleurit en mars, et le D. Laurenla en avril ; les fruits de ces espèces sont mûrs en juin. Le Passerina SteUera est une plante d’automne. — Les Thesium fleurissent tout l’été. — Aristolochiêes. VAsarum europmirn fleurit dès le mois d'avril ; V Aristntnchia est moins vemal. — KtiPHOR- RIACèes. Les Euphorbin sont des plantes d'été et même d'automne: on doit les recueillir en fleur et en fruits mûrs; les capsules et les graines fournissant les caractères les plus importants, on doit conserver ces graines et ces capsules à part dans des sachets qu'on attache auprès des échantillons complets. Les espèces qui fleurissent dès le printemps sont : les E . dulcis , exigun, patuslris et xih'atica. Le Mercurialis perennis est en fleur dès le mois de mars. — Les Callilriche et les Ceratophyllum se trouvent en fleur à partir de juin et en fruit en août et septembre.
Cupulifères. La plupart des arbres de cette famille, qui peuplent nos forêts, fleurissent de bonne heure: le Coudrier est en fleur dès la Gn de janvier; les Chênes, le Hêtre, le Charme, fleurissent dès le mois d'avril, et le Châtaignier au mois de mai; leurs fruiLs mûrissent d'août à septembre. On doit donc recueillir des rameaux de ces arbres à des époques de l’année très-différentes. — SALIcinêes. Les Saules fleurissent en avril, les fruits sont mûrs à la Gn de mai ; les Peupliers sont encore plus précoces, ils sont en fleur dès le mois de
CALENDRIER DU ROTANISTK.
mars l,es Saules doivent être l’objet d'herborisations spéciales; les arbres sur lesquels on récolte les éebantillons de fleurs doivent être marqués pour qu'on puisse recueillir plus tard sur les mêmes pieds les feuilles adultes ou les chatons mûrs. Les Peupliers sont eu général mal représentés dans les herbiers ; c'est sans doute en raison de la difficulté d'atteindre les rameaux florifères sur des arbres en général très-élevés : on ne doit négliger aucun moyen de se procurer des échantillons de ces espèces, d'autant plus intéressantes qu’on les a, jusqu'à ce jour, négligées davantage. — L’Aune fleurit en février et mars, et ses fruits mûrissent eu septembre; la floraison du Bouleau est un peu moins vcmale. — Le Myriea Gale fleurit en avril et mai; ses fruits mûrissent en août. — CliPRESSiNÉES et AriétinéES. Les arbres de la classe des Conifères fleurissent en avril et mai ; les fruits n'arrivent pas à la maturité dans le courant de la même année. Le Genévrier fleurit en avril , ses fruits mûrissent en octobre. Les Thuias et les Cyprès, les Pins et Sapins, le Mélèze, dans les parcs comme dans les montagnes, fleurissent à la première heure du printemps; les cônes de plusieurs espèces restent attachés à l'arbre, après la chute des graines, pendant plusieurs années.
Alismacêes. Les Alisma fleurissent en juin et juillet, et sont en fruit en août et septembre. Le Sagitlaria fleurit à la même époque ; il disparaît à la fin de septembre. — Le Hutomus umbellatus est en fleur de juin à août. — Le Cnlehicum est une des plantes les plus tardives de l’automne; l'apparition de ses jolies fleure d'un rose lilas, dernière parure des prairies, nous annonce l'approche de l'hiver. Il fleurit en septembre et octobre; ses feuilles ne se développent et ses fruits ne mûrissent qu'au mois de mai et de juin de l'année suivante.
LlMACËES. I,cs Liiiacées sont généralement des plantes printanières. Les Gagea sont les plus précoces, ils fleurissent dès les mois de février et d'avril ; le Srilla Ijifnlia fleurit presque à la même époque ; le Scilla autumnalis, au contraire, ne fleurit qu'en août et septembre. VAllium ursimun est une plante vernale; la plupart des autres Altium fleurissent pendant l'été. Les Phalangiuin sont des plantes de l’été et du printemps. — Asparaci.nèes. Le Kuscns actileatns fleurit en février et mars; le Muguet dès la fin d’avril, les Polygonation en avril et mai, le Paris et le Maianthemum dans le mois de mai; les fruits de ces plantes ne mûrissent qu'en septembre et octobre. — I RIDÉES. Les Iris germa a ica et /jumila fleurissent en mai; les /. Psendacorm et fœlidissima, en juin et juillet. — Amarylmdées. Le Galanthus niralis (Perce-neige) fleurit dans nos bois dis le mois de février; les Nareistus Pseudunareilsus, pnetiens, etc., fleurissent, le premier en mars, le second à ia fin d'avril.
Orchidées. Le plus grand nombre des plantes de cette intéressante famille embellissent les prairies, les bois et les marais, de leurs fleure élégantes pendant les mois de mai et de juin. Les Orchit Mario et masexda fleurissent dès la fin d'avril ; les autres espèces printanières sont les Orchit fnsea, galeata, mtulata , laxiflora, lalifalia, les Plalanlhera bi/olia et ehlorantka , les IVeotlia avala et Nidus-avis, les Ophrys nrnnifera, myodes, araclinites et a/tifera , les Ceplmlanthera lancifolin et ensi folia, etc. A ces espèces succèdent, pendant les mois
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de juin et juillet, VOrekit mandata, les Gynmadenia odoratissima et roiio- /irn, le Loragkmum hircinum, le Liparis ! jrselii , le Limodonunabortivum, V Herminium Monorchis, les â'/iipactis lati folia et palutlris, • le Cep/talanthera mbra, le Malaxis palndosa, etc., et enfin, en août, le Spiranlfies teslicaiis , et en septembre, le Spiranthes atdtimnalis.
Potamêes. Les Potamogelon et les Zannichellia fleurissent et mûrissent en juin, juillet et août; c'est en fruits mûrs qu'il faut avoir soin de les recueillir. — I.es Sains fleurissent et fructifient de juillet à septembre. — I.es Lemnu doivent Cire recueillis en mai et eu juin, on peut les préparer à la manière des Algues.
AroIDÊes. Les Arum fleurissent en avril et mai, leurs fruits mûrissent en septembre et octobre. — Tïphacées. Les Typha et les Sparyanium fleurissent en juin et juillet, et mûrissent en automne. — Jonc.êes. Le printemps est la saison des f.uiula ; les Joncs sont moins précoces, ils fleurissent généralement en juin et août.
Cïpêracées. La plupart des nombreuses espèces de la famille des Cypéracées, Carex, Scirpus, etc. , fleurissent en mai et juin. Mais c’est surtout à l'époque où les fruits arrivent h leur maturité (juin-juillet) qu'il est important de les recueillir. Les espèces du genre Cyperus et quelques Scir/ius fleurissent cil automne.
Graminées. Ia-s espèces de cette importante famille doivent être recueillies de préférence à l'époque de la floraison; la plupart fleurissent de mai en juillet. L’es|)ècc la plus précoce est le Mibnra mini ma, ou le recueille en mars ou en avril. Quelques espèces ne fleurissent qu'en automne : tels sont le Cynodim Dactyhm, l' Andropogon hchœmum, le Crypsis alopecuroides, le Tragus racemosus, les Selaria verticillata, viridis cl glatira, l 'Amado Phragmites (ordinairement stérile), le Molinia cœrulea, le Panicum Crus-galli, etc.
calice, calyx. Nom donné, chez les végétaux dicotvlédonés, au rang(verticille) le plus extérieur des pièces (feuilles modifiées) dont se compose la fleur.
Kig. 14A. — A, calice pétaloïdo, en Fie. 145. — Calice pclaloïtle, blanc, casque, de l'Aconit Napel ; B, (leur chez une fleur sans corolle (fleur du dépouillée du calice. Clemalù recta).
Les pièces ou folioles qui constituent le calice se nomment sépales. Les sépales sont des feuilles généralement plus petites que celles de la tige, souvent vertes, quelquefois aussi d'uue autre couleur que le vert (fig. 144, 145, 146), et géné-
CALICE
râlement sessiles. — Les sépales sont dans quelques cas, chez les plantes 4 feuilles munies de stipules, pourvus eux-mêmes de stipules; 1a réunion du ces stipules calicinales constitue quelquefois un calice accessoire en dehors du calice. Le calice se détache souvent après la floraison (calice caduc) (fig. 147 et 148);
Fig. 146. — Calice dont le* scpale* Fie. 147. — Calice à deux Fie. 148. — Calice i passent de proche en proche à sépales caducs du Glati- deux sépales caducs
la coloration pélaloïde ( fleur du dum flaeum. du Coquelicot (Pu-
Chimonanlhus frayrans). paver Hhteas).
dans d’autres cas, il persiste et se dessèche ( calice marccscent ); quelquefois il continue à s’accroître en même temps que le fruit (calice accrescerU). Le calice peut ne point exister, mais seulement chez les plantes dépourvues de corolle; lorsque la corolle existe, le calice existe toujours, bien que parfois il soit réduit
Fig. 149. — Calics à limbe squunifortnc d’une Composée, le Calanaitcc carulea.
Fig. 150. — Calice i sépales libres ■ calice dialysépale) d’une Bruyère.
4 un rebord ou bourrelet 4 peine sensible. Chez un grand nombre de plantes de la famille des Composées (fig. 149) el de la famille des Valérianées, le calice, souvent peu apparent pendant la floraison, s'accroît sous la forme d’une aigrette de soies fines ou de paillettes; les sépales sont, dans ce cas, réduits 4 des nervures. Lorsque les sépales De sont point soudés entre eux par leurs bords (sépales libres entre eux), le calice est dit dialysé jet le (ou polysépale), comme chez la Giroflée, la Bruyère (fig. 150), le Tilleul, la Renoncule. Si les sépales
CALICE
sont sondés entre eux par lenrs bords dans une certaine étendue, le calice est dit gamosépale (ou inonosépale), comme chez la Sauge, le Tabac (üg. 151), le Trèfle (fig. 1 52), etc. — Dans le langage descriptif, le calice gamosépale est considéré comme un organe simple
et non comme une réunion de feuil- m i*~'
les soudées ; et lorsque les sépales ne F ~^T
sont pas soudés jusqu’à leur sommet,
on dit que le calice est divisé en lobes W&Èw
ou eu dents (fig. 149, 151), au lieu
du dire, ce qui serait plus exact, que ii>
les sépales sont libres dans leur partie I I
supérieure; il serait plus régulier, jËht
dans ce cas, de remplacer les mots Kpr,
lobes et dents par les phrases : partie V|
libre des sépales, extrémité libre de»
sépales. — Chez les plantes à calice aj. ® «.
dialysépalc, les sépales peuvent être, ®
ou complètement indépendants des
. , , „ , Mg. 1 a I . — Calice a sépales soudés entre
autres parties de la fleur, comme dans eux ( calice pmosépale), régulier, du les genres Rammeuliis, Linum, Ru- Tab«e {Sicotiana Tabucum). paver, etc. (chez ces plantes, l’insertion des divers verlicilles de la fleur, relativement à l’ovaire, est dite hy/iogyne) (lig. 148), ou ils peuvent être soudés à leur base avec les pétales et les étamines, comme dans la fleur du Moulin funtunn. — I.c calice gamosépale est susceptible d’être indépendant des autres verlicilles de la fleur, comme dans les genres Primula, Nieotiana, Salvia, etc. (chez ces plantes à calice gamosépale libre [lig. 151], la corolle est en général hypo- ,
gyne ; les étamines peuvent aussi être hy- l/Afâ-
pogyncs, mais elles sont généralement ff nr
insérées sur la. corolle). — Dans un fc/ ti
grand nombre de familles, les trois ver- WUtJ
ticilles extérieurs de la fleur, le calice, E'
la corolle et les étamines, sont soudés w
dans une certaine étendue de leur partie
inférieure, sans adhérer à 1 ovaire, qui d>une LégunünouM>]8 Trifolium «*«se trouve libre au centre du tube Tonné pinatum. par la soudure de ces diverses parties.
Dans le langage descriptif, on dit, dans ce cas, que la corolle et les étamines sont insérées à la gorge du tube du calice, et, relativement à l’ovaire, l’insertion de la corolle et des étamines est dite péri gyne: telle est la disposjtion que présentent les diverses parties de la fleur chez les Papilionacées (lig. 152), les Crassulacées, les Amygdale es, les Rosacées, etc. — Chez un nombre de familles plus considérable encore, le verticille carpellaire (l’ovaire) lui-même participe à la
Fig. 152. — Calice gamosépale bilabié d’une Légumineuse, le Trifolium resupinatum .
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soudure générale de la partie inférieure des veilicilles extérieurs de la fleur ; en d'autres termes, il est adltércul au tube, ijui nu faisait que le recouvrir dans
Fie. tr>3. — Kucu/t/plus mncrocftrpu. — A, l>ou- Fig. Iô4, — Fleur d'un C«w< ton; b, opercule du calice; C, fleur épanouie panuta Rapuncutus.
après la chute du calice.
le cas précédent : la partie libre du calice et celle de la corolle semblent alors nailrc du sommet de l'ovaire, et l’insertion de ces vcrticilles est dite épiggne
(lig. 1 r>3). Parmi les familles dicotylécs dia- Içpélnles, nous citerons, comme appartenant au type épigync, les Pomacées, les Jlyrtarées (fig. 153), les Onagrariécs (lig. 1 55). les Ombelliféres, les Drossulal iées et les Saxifrngécs. ( liiez les Dicotylédones gamopétales à corolle dite épigync, les étamines sont quelquefois elles-mêmes épigvncs : par exemple, chez les Vacciniées, les Campanulacées (lig. 156) et -les Lobéliacées ; mais il est plus fréqueut qu elles soient insérées sur la corolle : telle est la disposition qui existe chez les Cucurbitacées, les Caprifoliacées, les Hubiacées, les Valérianées, les Di|>sacées, les Composées, etc. — En raison des transitions qui existent dans certains groupes entre les ovaires soudés au tube calicinal dans toute leur étendue et les ovaires soudés seulement dans leur partie inférieure, on a réuni les types à insertion périgyue et à insertion épigync sous le seul titre d v fiériggnes, en indiquant, à l'occasion de chaque famille nu de chaque genre, si l'ovaire est libre ou s'il est soudé au tube.
Nous n’avons jusqu'ici envisagé le calice, au point de vue de sa liberté ou de ses adhérences, que chez les [liantes dicotylécs dialypélales il gamopétales, groupes chez lesquels le verticille des sépales est généralement bien distinct dit
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vcrlicille des pétales, qui ne manque que dans un très-petit nombre de cas. Dans le groupe des Dicotylédones apétales, le calice constitue au Contraire il lui seul le périanthc, c'est-à-dire l’enveloppe des étamines et de l’ovaire; du reste, à part les différences qui résultent de l'absence du verticille des pétales, on observe chez ces plantes les mêmes combinaisons, au [Maint de vue de la soudure, que chez les piaules dialy|>étales et gamopétales. .Nous trouvons l'insertion hypogyne (sépales, étamines et ovaires libres) chez les Amarantacées, les Nyctaginées (fig. 156 et 157), les Polygonées, les Lrlicées, etc.; l'insertion périgync (étamines soudées au calice, ovaire libre), chez les Thymélées, les Laurinccs, les
Fie. 156. — Fleur de lu Belle-de-nuit ( M irabilùt J «tapa). — calice ; A, in* volucrc uniflore.
Fie, 157. — Fleur ouverte longitudinalement pour montrer les rapports des diverses parties entre elles.
Lhénopodiécs, etc. ; enfin l’insertion épigyne (calice et étamines soudés avec l’ovaire et paraissant naître de son sommet) chez les Ilippuridées, les Santalacées, les Aristolochiées (fig. 158), etc. Chez les apétales diolques, il va sans dire que, chez les fleurs mâles, !c calice et les étamines ne peuvent être soudés à un ovaire qui n'existe pas ; et que chez les fleurs femelles, le calice seul est soudé à l'ovaire, la corolle et les étamines n'existant pas. Chez quelques plantes apétales, le calice manque complètement ; chez ces [liantes, les fleurs, réduites aux organes reproducteurs, sont seulement munies de bractées qui jouent le rôle d'enveloppes florales : telles sont les Callitrichinées, les Cératophy liées, les Salicinées, les fleurs mâles des Cupulifères, etc. — Chez les Mouocotylédoncs, le calice offre cette particularité remarquable que, dans le plus grand nombre des cas, il présente la consistance pétaloïde et la coloration de la corolle; aussi a-t-on d’abord considéré ces plantes comme dépourvues de calice et comme pourvues d’une seule enveloppe florale, la corolle. On a depuis longtemps reconnu que cette prétendue corolle se compose de deux vcrticilles distincts, dont l’extérieur n’est autre chose qu'un calice ordinairement pétaloïde; cependant, dans le langage descriptif, ou a continué à considérer, chez les Monncolylédones, les deux vcrticilles comme constituant un seul organe auquel on a donné le nom de périanthe. Au lieu de dire : calice à 3 sépales pétaloïdcs, corolle à 3 pétales, on dit : périanthe à 6 divisions pétaloïdcs. Luc même famille naturelle mono-
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