C.AI.ICb
cotylée renferme souvent des plantes qui présentent les insertions hvpogvnes et périgynes : aussi n’atlache-l-on, dans ce groupe, qu'une importance secondaire aces deux types; le type épigyne est au contraire, citez les Monocotylédoncs, généralement bien distinct des types |>érigync cl iiypogync. Au ty|ic Itypogyne appartiennent les familles des Alismacées, des Humiliées, des Potamées, des Joncées et des Graminées (si dans cette famille les enveloppes florales sont con-
Klü. 158. — Calice atlliùi eut, cher une Pic, 159. — Fleur à périanthe coloré d'une {liante apétale (Ârixtolodtiii Si/tho). Tulipe (Tulipn (Sesneriniiu).
sidérées comme un périanthe). Les Liliacées (fig. 159) et les Asparaginécs appartiennent, par certains genres, au type hy pogyne, cl, par d’autres genres, au type périgyne; les Colchicacées sont périgynes. Au type épigyne appartiennent les Dioscoriuécs, les Jridécs, les Amaryllidées, les Orchidées, les Heurs femelles des llydrocharidécs. Enfin, chez certaines familles monocotylécs, le périanthe est nul ou réduit à des écailles ou à des soies : Cypé racées, Aroïdécs, ï’ypliacées, etc.
Nous avons examiné jusqu'ici le calice, ses adhérences, et les insertions dites apparentes qui résultent de ces adhérences, au point de vue auquel on a l’habitude de les considérer, non-seulement dans les traités descriptifs, mais aussi dans les traités d'organographie et de physiologie végétale. Je vais maintenant exposer en quelques mots des idées qui me sont personnelles sur la valeur réelle des insertions cl des adhérences. — Je considère une Heur épigy ne (à ovaire adhérent) comme présentant une sorte de dépression ou de refoulement du sommet de l’axe, axe qui est, à ce niveau, comparable à un doigt de gant rentré en lui-même. Ce sommet rentré en lui-inéme n'a cnlrainé que le verticille ou les verlicilles carpellaires ; les autres verlicilles (étamines, pétales et sépales) naissent réellement du Ixnd de la dépression, rt constituent par leur décurrenre le tube qui enveloppe l'ovaire et lui est adhérent (ce tube est mi axe
CALICE
réduit à sa zone externe). — Si le tube soudé & l'ovaire dans la disposition dite épigyne est en ciïet une dépendance de l’axe, le tube qui existe dans la disposition périgync (tube considéré comme résultant de la soudure de la partie inférieure du calice, de la corolle et des étamines) est-il d’une autre nature, par cela seul qu'il n’est pas soudé à l'ovaire? Évidemment il est de la même nature, et il représente également un axe déprimé en godet, qui ne diffère de l'axe déprimé des ovaires dits adhérents que parce que la face interne, appartenant à l’extrémité supérieure refoulée, est libre au lieu d'étre adhérente à l'ovaire inséré à sou sommet (sommet qui se trouve occuper, par suite du refoulement, le fond du godet) ; dans ce cas comme dans le précédent, c’est du bord de la dépression que naissent les étamines, les pétales et les sépales. L’insertion des pétales à ce point n'est donc pas seulement apparente, mais réelle, puisqu'elle a lieu sur un axe, et non, comme on le pensait, sur le calice. Les étamines peuveut être insérées au même niveau que les pétales, c'est-à-dire sur le l>ord ou à la gorge du tube ; mais, dans un grand nombre de cas, chez les plantes à corolle gamopétale, les étamines sont insérées sur la corolle. Je suis amené dans ce cas, en poussant mon principe jusqu'à scs conséquences extrêmes, à considérer comme une dépendance de l’axe la partie du tube de la corolle qui s1 'étend au-dessous du point où sont insérées les étamines. En cfTet, si je regarde comme une dépendance de l’axe un corps qui résulte des décur-
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renccs (unies par du tissu cellulaire) du calice et de la corolle, pourquoi me refuserais-je à voir une dépendance de l’axe dans une partie qui résulte de l’union de deux verticilles (la corolle et les étamines) à un niveau plus élevé, par cela seul que ces deux verticilles sont composés de pièces plus minces et plus délicates? Je regarde donc comme tendant à constituer un axe toutes les parties qui résultent de la soudure face contre face de verticilles concentriques d’organes appendiculaires (feuilles) . — J’ai été conduit à ces importants résultats (que j'indiquais en 1851) par l'observation fréquente que j’ai eu occasion de faire dans des cas tératologiques où les feuilles florairet étaient accidentellement insérées sur l'organe dit tube du calice, soit dans le cas où ce tube entoure les carpelles sans leur être adhérent (chez les Rosiers, par exemple) (lig. 160), soit dans le cas où le tube est adhérent (chez le Poirier et le Groseillier, par
CALICE COMMUN. — CALICIFLOHÊES.
exemple) ; or la partie qui donne insertion réelle à une feuille est un axe, et nonune feuille ou un verticillede feuilles. Un autre fait tératologique est aussi venu éclairer ce sujet d'un nouveau jour: j’ai remarqué que dans une anomalie assez fréquente que présentent les Rosiers cultivés (la transformation des sépales en feuilles foliacées conformes à celles de la lige), le renflement attribué à la soudure de la base des sépales existe fréquemment, et n'est )>oint par conséquent alors le résultat de la réunion de la partie inférieure des sépales, puisque ces organes existent au dehors, dans leur intégrité, à l'état de feuille. (Ce tube est doue le résultat, non de la soudure bord à bord des feuilles de la fleur, mais le résultat de la réunion des parties décurrentcs de ces feuilles, décurreuccs qui constituent l'ébauche d'un axe.) Uansd'autrcs cas anormaux, le renflement disparait : c’est qu'alors l’axe, au lieu d’étre refoulé, s'est allongé eu quelque sorte comme un tube de télescope, et ne saurait dés lors produire le renflement qui n’existe qu'en raison de l'ovaire renfermé daus sa cavité, quand il est déprimé ; dans le cas d'élongation de cet axe, on reconnaît parfaitement les carpelles disposés en spirale dans sa longueur. Or, si chez le Rosier lu tube est une dépendance de l'axe et non du calice, pourquoi, chez les autres plantes de la même famille, et chez les autres familles qui présentent un tube analogue (où l'insertion est périgvne), le tube serait-il d'une nature différente? et si le fait est établi chez les périgynes, ne l'est-il {tas également chez les épigyues? La partie charnue extérieure des fruits qui résultent d’un ovaire dit adhérent (la poire, la nèfle et la groseille) appartient donc à l’axe et non au calice accru et devenu charnu. On ne doit point être surpris de trouver cette |tartie de l'axe charnue et succulente: le pédoncule ou pédicellc qui porte la noixd'Acajou n'est-il pas renflé et charnu, et n'a-t-il pas la foime d’une poire; et, pour puiser un exemple chez les végétaux indigènes, la figue n'est-elle pas considérée par tous les botanistes comme un axe charnu renversé en lui- même et garni de fleurs à son intérieur, qui correspond à son sommet? La seule différence qui existe entre la poire et la figue est que le pédoncule ou pédicellc de la poire se termine par une seule fleur et ne se renverse qu'au delà de l'insertion des élamines, et que le pédoncule de la figue se termine par une inflorescence entièrement cachée dans la dépression. Voy. Cupules hécepta-