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CULAIRES

calice COMMUN. Nom donné à i’involucre du capitule chez les plantes de la famille des Composées. (Ancien et inusité.)

CALICIFLORE, ealyciflorus . De Candollc a nommé Caliciflores les Dicotylédones à corolle périgyne ou épigyne (fleurs à pétales insérés sur le tube du calice), par opposition au mot Thalami flores (fleurs à pétales libres insérés sur le réceptacle = fleurs à corolle dialypétalc hypogync), et au mot Corolliflures (fleurs à pétales soudés entre eux, indépendants du tube du calice = fleurs à corolle gamopétale hypogyne).

CALICIKLORÉES. Classe comprenant les familles suivantes: Vochysiacées, COMBKÊTACÉES, Al.ANGIÉES, RhiZOPHORÉES, PHILADELPHÊES, ŒNOTHÉRÉES, Haloragees, Lythrariêls. Ses caractères sont les suivants : Plantes dicotylées dialy pétales. Calice libre ou soudé avec l'ovaire. Pétales insérés à la gorge

CALICIFORME. — CALI.ITRICHINÉES.

<ln calice, en même nombre que les sépales, ou en nombre moindre. Étamines insérées au même niveau que les pétales, en nombre égal, en nombre double ou rarement multiple. Ovaire ï une ou plusieurs loges, à lyges uni- ou mulli-ovulées. Embryon droit, pourvu ou non d’un périsperme.

CALICIFORME, calycifnrmis. En forme de calice.

CALICINAL, catyeinus. Qui appartient au calice; qui fait partie du calice; feuilles calicinales (sépales), folia calyeina.

calicule, cnhjculus. Nom donné à un ensemble de petites bractées constituant un vcrticillo situé immédiatement au-dessous du calice, et simulant un

Kl'.- 161. — Fleur d'CEillet (l)innthu.s Fie. 162. — Potentit/a (Fragaria) indien, harhalus). Calice muni d’un calicule. Bractées formant un calicule.

eCt

calice extérieur; ex. : l'Œillet (fig. 161), la Mauve, la Guimauve, etc. Dans certains cas (ex. dans le genre Potentilla) (fig. 162), le calice est constitué par les stipules soudées deux à deux, qui sont une dépendance des sépales.

CALICULÉ, calymlaliis. Muni d'un calicule.

CALI.A PAI.USTRIS. Plante des terrains marécageux de l’Europe boréale, de la famille des Aroïdées. Son rhizome, qui n’a pasl'ècreté de celui delMnwi, était employé jadis pour ses propriétés sudorifiques et alcxipharmaques.

CALLEUX, CALLIFÈRE, callosus, mil i férus. Se dit d’un corps qui présente, sur un point de son étendue ou une partie de sa surface, un épaississement dont la consistance est ferme ou coriace.

CAI.L1TRICIIINÉES. Famille de plantes dicotylécs apétales, comprenant le seul genre Cal li triche, qui renferme à la fois des espèces de l’Amérique du Nord et des espèces européennes communes dans les fossés et les ruisseaux d’eaux vives. Nos Callitriche ( callitriche signifie belle cltevclure : ce mot lait allusion aux masses de tiges, fines comme des cheveux, qui flottent en longues touffes couchées par le courant de l’eau) ont reçu le nom vulgaire A’Étoilesd'eau, en raison de la disposition de leurs feuilles émergées qui terminent les tiges et sont disposées en petites rosettes qui s'étalent à la surface de l'eau.

Les caractères essentiels de la famille sont les suivants : Fleurs axillaires, hermaphrodites, ou unisexuées-polygames par avortement. Périanthe composé de 2 sépales opposés, membraneux, en forme de faucille. Étamines 1-2, hypogynes, alternes avec les sépales; antlièrcs réniformes, s'ouvrant par une

CALLOSITÉ. — CALTX.

fente semi-circulaire. Ovaire libre composé de 2 carpelles soudés entre eux, à styles libres. Fruit membraneux à 4 loges (chacun des deux carpelles étant divisé en 2 loges par une fausse-cloison), se désagrégeant en h petites coques carénées monospermes. Graines suspendues; embryon renfermé dans un périsperme.

CALLOSITÉ, callus. Épaississement coriace sur un point limité d’un organe. On a désigné sous ce nom le granule charnu qui est un épaississement de la nervure dorsale chez les trois sépales intérieurs et accrescents de certaines espèces du genre Rwmex.

Calvus. Se dit d’un organe dépourvu de la houppe ou de l’aigrette que présentent des organes analogues.

CALYCANTIIÉES. Famille de plantes dicotylées, à sépales et pétales libres dans leur plus grande étendue, à carpelles libres. — Les Calycanthées comprennent les deux seuls genres Calycanthus (arbrisseau de l’Amérique boréale) et Ckimonanthm (arbuste du Japon), plantes ligneuses à fleurs précoces trèsodorantes, introduites dans nos jardins. Le périanthe se compose de pièces en nombre indéfini : les extérieures herbacées coriaces, les intérieures pétaloïdes, colorées. Les étamines sont en nombre indéfini, insérées à un anneau charnu qui rétrécit le tube du périanthe. L’ovaire se compose de carpelles nombreux uni-ovulés, insérés au tube du périanthe (comme dans le genre ftosa), à ovule ascendant réfléchi. Le fruit est composé du lulie du périanthe accru et induré, renfermant des akènes monospermes. La graine est dépourvue de périsperme. L’embryon est droit, à cotylédons foliacés enroulés. — Cette petite famille est assez isolée; elle se rapproche cependant de la famille des Rosacées plus que de toute autre. Quelques-uns de ces arbustes ont une tige quadrangulaire à 4 axes ligneux séparés entre eux et faisant corps avec l’axe central (voy. fig. 146, page 190).

f.ALYOÉRKKS. Petit groupe de piaules dicotylées gamopétales, épigynes, établissant le passage entre le type des bipsacées et le type des Composées. Celte intéressante petite famille ne renferme que les trois genres Calycera, Boopi* et Acicarp/ia, dont les esjièccs habitent l'Amérique australe. Les Calycérées se distinguent des Composées par les caractères suivants : Pétales 4 nervure dorsale; étamines 4 filets monadelphcs ; ovule pendant, semi-réfléchi; stigmate globuleux sans poils collecteurs ; embryon entouré d'un |>érispertnc. Elles se distinguent des Dipsacées par leurs feuilles alternes, leur corolle 4 préfloraison valvaire, et leurs étamines monadelphcs et 4 anthères soudées entre elles dans leur partie inférieure. — Ce sont des plantes herbacées annuelles ou vivaces, dont quelques-unes ont un peu le port des Scabicuscs.

Calycinus. Qui appartient au calice.

Calyculalus. Muni d’un calicule.

Calyculm, calicule.

Calyptra, coiffe. Voy. Mousses et Urne.

Calyplrœformis. Eu forme de coiffe. = Cnlyplralim (adv.), en manière de coiffe. — Calyplmtus. Muni d’une coiffe.

Culyx, calice. Voy. Calice.

CAMBIUM. — CAMEI.UACflS.

(ABlIUSl. cambium. Sève élaborée, mucilagineuse, propre il contribuer à la formation des tissus végétaux, et par ronsé<|iient à l'accroissement du végétai. Tissa il l'état naissant. Yoy. Tire.

CAMEEINE (Camelina satira, K. des Crucifères). La Canieline et les variétés oléifères du H rassira Naput (le Colza) cl du H. Hii/ct (la Navette) sont cultivées en grand |iour l’huile grasse qu’on extrait de leurs graines. Cette huile est employée pour l’usage alimentaire, à défaut d'huile d'olive ou d'huile de noix ; elle sert peu pour l'éclairage, mais elle a un grand nombre d’usages dans les arts.

CAMELLIACÉES (Ternsthoemi acéks et ThÉacêes). Arbres ou arbrisseaux de l'Amérique tropicale (quelques-uns de l'Amérique du Nord) cl de l’Asie orientale; une espère se rencontre aux Iles Canaries. Cette famille se rapproche de celle des Clusiacées ; on la divise en plusieurs tribus : Cochlospermêes,

TERNSTBOBMIÊES, SAUKAUJÊES, LaPI.ACÊES, GORDONItES et CAMEF.Llf.ES. — Deux genres appartenant à la section des Camelliécs, les genres (’ nmrtlia (fig. 163) et Thcn. tous deux de l’Asie orientale, notamment de la Chine et du Japon, sont connus dans le monde entier. A l’un de ces genres appartient le Thé ( Thca vieillis), dont les jeunes feuilles, séchées, fournissent l’infusion aromatique et stimulante populaire en Chine, et dont l’usage, naturalisé en Angleterre, s’est répandu (comme l'usage du café) chez tous les peuples civilisés. A l'autre genre appartient le Camellia (fiamclliajii/iornin). Cet arbuste, qui prend les proportions d'un arbre au Japon, où son feuillage lustré, ses grandes fleurs écarlates à étamines dorées, font l’ornement des bosquets, y est aussi cultivé à fleurs doubles, pourpres, blanches ou panachées. En Europe, le Camellia est une conquête assez récente de la haute horticulture ; il fait (avec les Azalea et les Rhododendron) la gloire actuelle des expositions florales, et contribue A l’ornementation des demeures princières; il rehausse de son éclat, mais alourdit encore, les lourdes cocardes multicolores préférées aujourd'hui aux simples et gracieux bouquets en gerbe. Le Camellia est inodore; sa beauté ne fera pas oublier le charme de la Rose.

Les caractères généraux des Caraelliacées sont les suivants : Arbres on arbrisseaux à feuilles alternes souvent fasciculées, ord. entières, persistantes-coriaces, ord. penninerviées; stipules ord. nnlles, rarement stipules interpétiolaires. Fleurs hermaphrodites ou polygames, axillaires, solitaires ou fasciculées; ou terminales en grappes on en panicnles; ord. blanches ou roses. Calice ord. libre à 3-4-5 sépales, ord. indépendants. Corolle ordinairement hypogyne, à pétales en nombre égal à celui des sépales. Étamines en nombre indéfini, plurisériées, 1 filets libres, il anthères bilobées, à lobes s'ouvrant par une fente longitudi-

Fin. 103. — Fleur en bouton du Camellia jafionicn var. à (leurs doubles.

cAMERA-i.urinA.

nale, rarement par un pore basilaire on terminal. Ovaire libre, rarement semi-adhérent, plurilonilaire II 2-3-5 carpelles, rarement plus. Ovules plus ou moins nombreux, insérés à l'angle des loges, courbés ou réfléchis. Styles libres ou soudés en un style indivis. Fruit à 2-5 loges, charnu indéhiscent, ou fruit capsulaire 5 déhiscence à la fois loculicidc et septifrage (chaque valve se composant de deux demi-carpelles adossés, portant une cloison rompue en avant de la colonne plarcntifére, laquelle colonne subsiste au centre, après l’écartement des valves). Graines en nombre indéfini ou peu nombreuses, quelquefois solitaires dans chaque loge; à périsperme charnu ou sans périsperme; il embryon droit, arqué ou plié.

CAMF.KA-IilJriDA. Chambre claire. — litage du rnmera-liirida. I.e rameralurida , ou chambre claire, est un des plus précieux instruments qui puissent venir en aide au dessinateur. Il se compose essentiellement d’un prisme de verre à trois faces; ce prisme est soutenu horizontalement au moyen d'une tige que

l'on fixe à la table de travail par une vis de pression, tige qui, au moyen de coulisses et d'articulations, peut s'allonger ou se raccourcir il volonté et prendre toutes les directions. Le meilleur caméra est celui de M. Chevalier, perfectionné par son fils, M. Arthur Chevalier.

Ayant fixé au bord de la table de travail la tige de votre ramera, vous élevez le prisme au-dessus de la table, au niveau auquel sont vos yeux lorsque vous dessinez, c’est-à-dire à une hauteur telle que vous puissiez, de là, voir très-bien la pointe de votre crayon, ce dont vous vous assurez en plaçant immédiatement sur la table et sous l'instrument votre feuille de papier et en y traçant des lignes. — Puis vous placez vis-à-vis du prisme, cl à la même hauteur, l’objet que vous voulez dessiner. Ayez pour cet usage un support composé d'une lige de cuivre fixée à un pied lourd, comme le sont les tiges des lampes portatives; à celle tige verticale doit être adaptée une tige horizontale mobile, glissant à frottement sur la lige verticale, et terminée par un plateau sur lequel vous placez à la hauteur convenable l'objet que vous voulez dessiner, je pourrais dire calquer.

Tout étant ainsi disposé, et le prisme étant placé horizontalement, vous dirigez celle de ses faces qui est découverte vis-à-vis de l’objet que vous vous proposez de copier, cette face étant dirigée perpendiculairement au sol (la face supérieure du prisme se trouve horizontale, et l'un des angles se présente à vous).

Si vous placez votre ceil au-dessus et près de cet angle, vous voyez l'image de l’objet portée sur le papier que vous avez placé sous l'instrument. Prenant alors votre crayon et le posant sur le papier, vous avez l'agréable surprise d’en voir la pointe en même temps que l’image de l’objet, dont vous pouvez par conséquent suivre tous les contours comme vous le feriez en calquant une gravure. Je n'ai vu |>ersoiine, se servant pour la première fois de cet instrument.

Fie. IGA. — Chambre claire appliquée au microscope, de A. Chevalier.

CAMKIIA-I.IXIDA.

ne pas élre en extase en présence ilu résultat obtenu, comme devant un prodige.

Vous éprouverez cependant d'abord une certaine dilTictillé à bien voir en même temps l'image portée et la pointe de votre crayon, voyant alternativement l'une sans l'autre : cela tient & l'intensité relative de l'éclairage de l’objet copié, et du papier sur lequel est portée l’image. Il faut, pour bien voir, que l'objet soit le plus éclairé possible, et le papier le moins possible ; vous aurez donc un écran de carton cpie vous placerez entre le côté d'où vient la lumière et votre, papier, pour y porter de l’ombre, et vous chercherez le point le plus convenable entre l’excès d'ombre et l’excès de lumière. Ne vous attendez pas, du reste, à voir l’image et votre crayon avec le même éclat et la même netteté que vous voyez l'un sans l'autre : il ne faut pas vouloir trop bien voir, c'est-àdire obtenir plus que l'instrument ne peut donner; contentez-vous de voir l'image dans un demi-jour, c'est tout ce qu’il faut pour en suivre aisément les contours. Quelquefois vous perdez l'image de vue; cherchez alors, par de petits mouvements de tête, en avançant et en reculant, à retrouver le point d'où vous pouvez la voir.

Une autre dilhculté, que vous aurez d'ailleurs complètement vaincue après quelques jours d'exercice, consiste à conduire le crayon: l’illusion de l'image est telle, qu’on s'imagine dessiner sur l'objet lui-même, et qu'on perd la notion de la distance à laquelle se trouve le crayon ; de telle sorte qu'on hésite d’abord et qu'on appuie trop ou trop peu.

Ayez bien soin surtout de fixer solidement, d’une part, le prisme, et, d’autre part, l’objet que vous voulez dessiner; si l'un ou l'autre se dérange avant l’achèvement du dessin, il vous est impossible de le replacer exactement dans sa situation première, et vous vous trouvez dans la nécessité de recommencer. Il va sans dire que vous placez l'objet dans la position qui vous convient, en regardant l'image portée sur le papier et non en regardant l'objet sur son support.

Quant au |tapier, il peut indifféremment être dérangé pendant le travail ; vous le replacez aisément dans sa première situation, en plaçant les lignes tracées sur l’image correspondante.

Si vous voulez dessiner l’objet de sa grandeur naturelle, placcz-le à une distance du prisme égale à la distance qui sépare le prisme du papier qui reçoit l’image ; si vous voulez grossir l’image, rapproche/, l'objet du prisme ; éloignez au contraire l'objet (toujours en ligne droite et en face du prisme) si vous voulez avoir l'image rapetissée. Enfin, si c'est un objet très-peu volumineux et que vous désiriez en grossir assez fortement l'image, placez devant le prisme une loupe disposée à cet effet.

Vous pouvez prendre |>our premier sujet de vos études de dessin au contera des g rouîtes de Champignons ; aucun autre modèle ne produit un plus agréable résultat.

Plusieurs systèmes de camera-lucida ont été appliqués, pendant ces dernières années, avec succès, au microtcope composé; l'image amplifiée se trouve (suffisamment nette et éclairée) transportée sur le papier, où l’on peut (comme avec le ramera simple) suivre scs contours au crayon et reproduire les formes de l’objet grossi dans toute leur pureté. — L’application de la chambre-claire au

20" r.AMÉRISIKB. — CAMOMILLE.

microscope a porté le dernier coup aux détracteurs routiniers de la micrographie, qui prétendaient jadis que dans Te microscope chacun voit ce qu'il veut et comme il le veut, et (pie ce merveilleux instrument n’est qu'une machine à illusion, un joujou de fantaisie.

Les chambres-claires qui peuvent être appliquées au microscope horizontal sont celles de Wollaslon, de Soemmcring, ol d’Amici ; le système le plus avantageux est celui d'Atnici, perfectionné successivement par MM. Charles et Arthur Chevalier (ftg. KM). Recommandons aussi l'appareil connu sous le nom de ehaleogrnphe de Ch. Chevalier (voy. Traité île la chambre-claire de Ch. Chevalier, et I 'Étudiant micrographe d'Arthur Chevalier).

CAMÉIWSlKIt et CIIAMKCKIUKIER (lonicera Xylosletm, famille des Caprifoliacées'. Chèvrefeuille à liges non volubiles, à fleurs disposées par deux (géminées), assez commun dans les bois et les haies,

CAMOMILLE. Matricaire, Grande-Camomille (Pyrethrum Parthenium); Camomille-romaine {Anthémis nota lia) (lig. 1551; Camomille-commune ou Petite- Camnmille (Afntricarin f'hamomil/n) ( fig. 1 00); Kausse-Camomille [Anthémis

Fie. 105. — Camomille-romaine

{Anthémis nobilis).

Fie. 166. — Petite-Camomille

(Mai ricana Chavioviiliu) .

arvensis)-, Camomille-bâtarde (Anthémis Cotnla); Camomille-bicolore (Onnenis mixta). Plantes indigènes de la famille des Cnmposées-Corymbifères, à capitules radiés, à disque jaune, à rayons blancs, exhalant, parle froissement, une odeur aromatique. — line variété du Pyrethrum Parthenium, i fleurs doubles

CAMPANIFORMK. — CAMPANDLACÊES.

(capitules 1 fleurons tous ligules, blancs), est cultivée, comme plante officinale, et se reproduit çà et là sans culture; ses capitules ( tètes t/e Camomille) servent à préparer une infusion aromatique très- usitée comme stimulant et sudorifique. — V Anthémis nobilis (la Camomille-romaine), plante vivace des terrains sablonneux incultes, dont l'infusion est d'une saveur amère, est employée aux mêmes usages. Les autres espèces ci-dessus mentionnées sont des plantes annuelles, communes dans les moissons, qui peuvent être employées à défaut des précédentes.

CAMPANIFORME, rampanifurmis. Se dit de certains végétaux (certains Champignons, par exemple) qui sont en forme de cloche. = Campanule.

C AM PA .\ l! LACÉ ES. Famille de plantes dicolylécs gamopétales. Cette famille, voisine des Lobéliacécs, s’en distingue aisément par une corolle campannlée à limbe régulier, et par le pollen à grains globuleux et non ovoïdes. Le genre Jasiime (par les étamines à anthères soudées entre elles, en tube) offre la transition des Lobéliacécs aux Campanulacées. — Les Cauipanulacées sont abondantes (toutes les espèces de la section des Campanulécs) dans l'hémisphère boréal de l’ancien monde ; rares sous les tropiques, elles reparaissent (seel. des Wahlenhergiées) dans la région du cap de Bonne-Kspérance. — Les caractères de cette famille sont les suivants : Plantes à suc laiteux, annuelles ou vivaces, rarement sous-frutescentes. Feuilles alternes ou opposées, ordinairement sessilcs, les radicales ordinairement atténuées en pétiole, à limbe entier, denté, ou lobé. Fleurs hermaphrodites régulières (fig. 167), axillaires ou terminales; en épis, en glomérules, ou en panicules, quelquefois en capitules munis de bractées ; ordinairement bleues ou blanches, rarement roses ou jaunes. Calice soudé inférieurement avec l’ovaire, persistant, ordinairement 5-fide, à lobes courbés en dehors, et souvent à déçu rrence foliacée sur le tube. Corolle gamopétale (à 5 pétales soudés), marcescente, cantpanulée régulière, à 5 dents ou lobes plus ou moins profonds; à préfloraison valvaire. Étamines insérées au niveau de la

corolle, à filets dilatés à la base, à antlières F,G- 167,— Campanula Rapuneulus, , , , coupe verticale d une fleur (grossie .

libres; rarement soudées en un tube parcouru

par le style ( Jasione ); pollen globuleux. Ovaire infère ou semi-infère (soudé au calice dans tout ou partie de sa longueur), à plusieurs carpelles soudés entre eux, à 2, 3 ou 5 loges, rarement é-8 ; à loges multi-ovulées ; à style indivis, à stigmate lobé, portant des poils (dits poils collecteurs) qui se chargent de pollen pendant la déhiscence des anthères, avant l’épanouissement de la fleur. Ovules nombreux, horizontaux, réfléchis. Capsule à 2. 3, 5 ou 8 loges polyspermes, s’ouvrant (si elle est libre au sommet) par des ouvertures apiculaircs ou par des valves courtes, à déhiscence loculicide, ou (si la capsule est entièrement soudée au calice) s'ouvrant au dos ou vers la base externe de chaque carpelle, par des

CAMPANUl.É.

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