CAPITULE
de la famille des Composées. Le mot capitule a un caractère plus général que les autres synonymes qui le suivent ici; il s'applique à toutes les inflorescences qui résultent d'une agrégation de (leurs scssilcs groupées en tète globuleuse ou discoïde, au sommet d’un pédoncule. Chez les plantes de la famille des Composées, ce pédoncule est élargi en un réceptacle plan, convexe ou conique, et offre ainsi une plus large surface à l’insertion des fleurs; les bractées qui entourent la
Kig. 178. — ■ Capillaire-du-Canada (Adiantum fialutum) (proportions réduites), et foliole fructifère isolée.
base d’un capitule constituent un irwolucre. Les fleurs du capitule peuvent être en outre accompagnées chacune d’une bractée; ces bractées sont réduites à des écailles (paillettes), ou même à des soies (qui résultent de la découpure des écailles) ; mais il peut arriver aussi que les bractées ou paillettes soient entièrement milles. Le capitule peut être considéré comme un épi dont l'axe serait Irès-déprimé, ou comme une ombelle simple dont toutes les fleurs seraient sessilcs. Le capitule, comme l’épi et l'ombelle, appartient aux inflorescences indé-
CAPITUUFORMIS. — CAPPARIDÉES. 213
finies, c’est-à-dire qui tendent à s'allonger par le sommet ou à produire de nouvelles fleurs par le centre, et dont les fleurs de la base ou de la circonférence s’épanouissent les premières: telle est l'inflorescence chez l’Artichaut, le Bluet, la Pâquerette, le Pissenlit, etc. En général, les capitules, bien que constituant isolément une inflorescence appartenant au type indéfini, sont disposés en cyme (inflorescence définie) ; de cette combinaison des deux types pour des axes de différents ordres chez les mêmes plantes, résulte une inflorescence générale mu-te. — Les glomérules à fleurs sessiles ne ressemblent que par la forme générale aux capitules; ils appartiennent aux inflorescences définies, c'est-à-dire que les fleurs du sommet ou du centre sont celles qui s'y épanouissent les premières : telle est l'inflorescence des Scabicuses ; quelquefois ces glomérules se composent d'une réunion de petits glomérules qui fleurissent chacun isolément pour leur propre compte, et alors les fleurs semblent s'épanouir çà et là et en désordre : par exemple, chez VArmeria plantayinea (Gazon-d'OIympc), le Dianthus proli/er, etc.
Capiluliformis. En forme de capitule.
CAPPARIDÉES. Famille de plantes dicotylées dialypétales, à ovaire libre. Cette famille, parfaitement limitée, est voisine cependant de celle des Crucifères, d’une part, et de celle des Ilésédacées, d'autre part. Les Capparidées sont des arbrisseaux ou des plantes herbacées, appartenant la plupart aux régions tropicales ou subtropicales de l’Afrique et de l’Amérique. — Le Câprier (Capparü spinosa), arbuste fort élégant, à tiges sarmenteuses, à stipules épineuses, à fleurs magnifiques, d'un blanc rosé (fig. 179), est cultivé en Provence (les câpi-es sont les jeunes boutons de fleurs du Câprier confits dans le vinaigre). — Les caractères de la famille des Capparidées sont les suivants : Feuilles alternes, pétiolées, entières, quelquefois composées-digilées. Fleurs ord. hermaphrodites, régulières ou un peu irrégulières, solitaires axillaires, ou en grappes. Calice ord. à h sépales (rarement 2 ou 8). Corolle à U pétales (rarement 8) égaux ou inégaux (quelquefois | létales nuis).
Axe de la fleur souvent prolongé en disque ou en colonne. Étamines en nombre variable : û, 6, 8, ou en nombre indéfini (ex.: Capparü ), souvent défléchies du même côté, à filet filiforme, quelquefois renflé en massue, une partie de ces étamines quelquefois dépourvues d'anthères. Ovaire libre, souvent élevé sur un long prolongement de l'axe de la fleur (podogync), uniloculaire, à 2 ou plusieurs carpelles, à placentas pariétaux. Ovules nombreux, réfléchis ou courbés. F’ruit uniloculaire (quelquefois incomplètement pluriloculaire), tantôt capsulaire bivalve, à déhiscence loculicidc (Cléomées), tautût charnu ou coriace, indéhiscent, bacciforme, cylindrique ou ovoïde (Capparées). Graines plus ou moins nom-
Fig. 179. — Fleur du Câprier ( Capparis spinosa).
CAPREOLDS. — CAPSULE.
brouses, rarement solitaires, suspendues dans les capsules, enfoncées dans la pulpe chez les fruits bacciformes, dépourvues de périsperme.
Capreolus = Claviculus — Cirrus. Vrille. Voy. ce dernier mot.
CAPHIFOLJACÉES(LONlCf;RÊES). Famille de plantes dicotylées gamopétales. Les Caprifoliacées sont presque des Kuhiacées sans stipules, et encore les stipules y sont-elles indiquées fréquemment par des glandes ou des cils situés 4 la base du pétiole. I.eur structure générale est également analogue à celle des Cornées et des Araliacées; elles diffèrent de ces deux familles (où la corolle épigyne est 4 pétales libres) par leur corolle épigyne gamopétale. Le genre Adoxn, où les pétales sont soudés seulement à leur base, sert de transition entre ces divers types et a été alternativement classé dans l’un ou l'autre de ces groupes. Les Caprifoliacées se divisent en deux sous-familles très-distinctes : 1° LomcErées (corolle tubuleuse, régulière ou irrégulière, style filiforme), dont les genres européens sont : Lonieera (Chèvrefeuille, corolle irrégulière bilabiée), A 'ymphoricar/MS (corolle presque régulière), Linnœa, genre comprenant une seule espèce, le joli L. borealis. — 2° Les Sambucées (corolle à tube court, rotacéc, régulière ; 3 stigmates scssiles), dont les deux seuls genres sont représentés en Europe : Santbucus, Sureau, et I iburnum (F. O/tulus, l'Obier; V. Tinta, le Laurier-Tin, etc.). — Les Caprifoliacées appartiennent presque toutes aux contrées tempérées de l'hémisphère boréal, et notamment it l'Europe; quelques Sambucinées se rencontrent en Australie et dans l'Amérique australe; très-peu vivent dans les contrées intertropicales. — Leurs caractères sont les suivants : Arbustes à liges droites ou volubilcs, plus rarement plantes herbacées vivaces. Feuilles opposées, pétiolées ou sessiles, quelquefois connées, entières dentées ou pinnatiséquées ; stipules nulles ou très-rudimentaires. Fleurs hermaphrodites régulières ou subirrégulières, en corytnbcs (à fleurs extérieures, quelquefois rayonnantes), eu gloinérules terminaux, ou axillaires solitaires ou géminées. Calice 4 limbe soudé avec l'ovaire, 4 limbe 5-fide ou 3-denlé. Corolle épigyne, gamopétale, tubuleuse, 4 tube long ou 4 tube très-court. Étamines insérées au tube de la corolle et en même nombre que ses divisions. Ovaire infère, 2-5-loculaire. Ovule solitaire dans chaque loge ou plusieurs; souvent une seule loge fertile, les autres abortives. Style filiforme dans les fleurs longuement tubuleuses, ou stigmates sessiles (3-5) dans les fleurs rolacées. Fruit ord. succulent, en forme de baie, conservant au sommet l’empreinte du calice, pluriloculaire ou uniloculaire, 4 loges monospermes ou polyspermes. Graines pourvues d'un périsperme charnu contenant un embryon droit.
CAPHIFOLIKES. Classe comprenant les familles des RuriacÊES et des LonicÉRÊES (Caprifoliacées). Ses caractères sont les suivants : Plantes dicotvlées gamopétales. Fleur 4 ovaire iufere, 4 deux ou plusieurs carpelles (deux ou plusieurs loges). Corolle surmontant l’ovaire; étamines insérées sur la corolle (périgynes). Ovules un ou plusieurs dans chaque loge. Graine pourvue d’un périsperme.
CilPSIl.E, capsula. Fruit sec contenant plusieurs graines; qu'il soit 4 une seule ou 4 plusieurs loges, déhiscent ou indéhiscent, provenant d'un ovaire libre ou d'un ovaire adhérent. Cette définition comprend un nombre immense