CAPUCINES. — CARACTERES
de fruits differents de forme et de structure. Certaines capsules, dont la forme se reproduit souvent, ont reçu, pour abréger les descriptions, des noms particuliers (si ligne, pgxide, etc.). — Fruit capsulaire, synonyme du mol capsule. Voy. Fruit.
CAPUCINES. Espèces du genre Tropatolum ( J'.majus , T, Lobbianum, etc.), genre typique de la famille des Tropéolées, voisine de celle des Géraniacécs. La Capucine, si vulgaire dans tous les jardins, où ses belles fleurs (fig. 180) décorent les palissades, est, ainsi que ses congénères, originaire du Pérou ; il n’y a guère que deux siècles quelle a été introduite eu Europe.
Toute la plante renferme un suc aqueux, d’une saveur semblable à celle du Cresson et du Cocliléaria, et paraît être douée de propriétés stimulantes et autiscorbutiques analogues è celles des Crucifères.
Les médecins emploient fréquemment, en Amérique, le suc des Tropœolum; on n'a point encore pensé à s’en servir en Europe, la-s fruits de la Capucine, recueillis avant la maturité, sont confits dans le i inaigre, à la manière des boutons du Câprier. — On cultive depuis peu le Tropipuhim tuberosum, pour scs tubercules alimentaires.
CARilTÉKES, characterei. Dans le style descriptif, on nomme caractères les différences qui distinguent entre elles les espèces d'un infime groupe, ou entre eux les groupes de même ordre. Les caractères sont dits positifs, s’ils sont fondés sur la présence des organes, et négatifs, s'ils sont fondés sur l'absence des organes. — A un point de vue plus général, tous les détails de forme, de nombre et de situation de chacun des Organes d’une plante constituent ses caractères, abstracliou faite des analogies ou des différences qui la rapprochent ou l’éloignent des autres plantes. — Les caractères des groupes d’un ordre élevé, des familles par exemple, sont basés sur des différences de forme que présentent les organes de la fructification, principalement les graines et les organes de la floraison. Les caractères qui séparent les genres entre eux sont généralement de la même nature que les précédents, et résultent de nuances dans les formes ou les dispositions des organes essentiels. Les caractères qui séparent les espèces dans un même genre sont puisés, soit dans les différences que présentent les organes de la végétation (forme des feuilles, mode de végétatiou, iufluresceure, etc.), soit dans des caractères secondaires tirés de la fleur ou du fruit. Ces caractères sont lixes ou variables, mais ils ne varient que dans certaines limites, et une série de générations reproduit toujours le type normal ou primitif dont certains individus peuvent s'écarter accidentellement. Ces écarts donnent lieu aux variétés qui, bien que conservant toujours les caractères essentiels de l'cs|)ècc de laquelle elles dérivent, differcut dans les caractères secon-
Fic. I 80. — Fleur de la Capucine ( Tropœolum ma jus).
CARAGNE. — CARDAMOMES.
daircs d'indix idu à individu. Uans certaines anomalies accidentelles on provoquées par les procédés de la culture, les caractères des espèces et même des genres peuvent se trouver profondément modifiés; mais ces accidents sont individuels, et les plantes qui en sont l’objet ne peuvent être propagées que par la greffe et la bouture; plus rarement ces anomalies |ieuvenl être reproduites par les graines pendant un certain nombre de générations.
Adanson avait basé la délimitation de ses familles naturelles des plantes sur le nombre îles caractères communs offerts par les plantes de chaque groupe, on sur le nombre des caractères qui différenciaient chaque groupe de tous les autres. A.-L. de Jussieu a été mieux inspiré, en tenant compte, |>our la classification, non du nombre des caractères, mais de leur importance relative : au lieu de compter les caractères , il les a pesés, (le principe de la subordination des caractères, trouvé et mis en œuvre par A.-L. de Jussieu, a valu à ce grand naturaliste le titre de fondateur de la Méthode naturelle.
CARACVE Substance résineuse provenant de I '/cira Carana. Voy. ÉI.ÊMI. cabcérixe, carceralus (petite prison). O11 a donné ce nom à certaines capsules monospcrnies indéhiscentes : par exemple, au fruit du Tilleul. (Inusité.)
CAItll.VMOMKS. Plantes de la famille des Zingibéracées, la plupart originaires du l'Inde ou du la Chine. Leurs rhizomes charnus renferment de la
KlC, 181. — Cardamome xanthémie (Amo- Fie.. 182. — Cardamome xanthiuide. Ramuni xanthioides). Fragment du rhizome ineau fructifère après la déhiscence
radicant et tige fructifère. du fruit.
fécule, et toutes les parties de la plante, mais surtout le fruit (péricarpe) (fig. 161 , 182, 18j, 184) et la graine, contiennent une huile volatile très-aromatique, dont la saveur est âcre et pijiéracée; de là les propriétés stimulantes ou exci-
CARDÈRE. — CARÈNE. . 217
tantes des fruits des diverses espèces de Cardamomes (genres Amomum, Al/iinia et Elettarid), dont la plupart sont employées (en Asie, et même en Europe où
Fie. 183. — Rameau fructifère et fruit Fie. 184. — Fruit entier et fruit ouvert du ouvert du Cardamome de Cejrlan(/t//u- Cardamome ovoïde de la Chine ( Alpinia
nia major). merliu).
ces substances sont importées) comme condiments ou assaisonnements, et aussi comme substances médicamenteuses stimulantes.
CAItltFIlK. Synonyme de Cliardon-à-foulons (voy.
ce mot), le Diptacus fultonum.
CAtinOM ( C inara Cardunndiu, F. des Composées - Cinarocéphales). Espèce voisine de l’Articbaut (C. Srolymus). Une variété à eûtes charnues, rendues comestibles par l'étiolement , est cultivée dans les jardins potagers.— On a donné le nom de Carde à la Ecttc-Cardc (voyez ce mot), variété du /Ma Cirla, dout les feuilles sont à côtes comestibles.
CARÈ1SE, canna. Arête parcourant longitudinalement la face inférieure d'une partie horizontale. — Carène, la pièce inférieure de la corolle dans la famille des
Papilionacees. Cette pièce, qui a la forme d'une nacelle, résulte du rapprochement
CABÉNfc. — CARONCULE.
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par le bord interne, et de la soudure par le sommet, des deux pétales inférieurs. CARÉNÉ, eariniitm. Qui est muni d'une carène, qui a la forme d'uuc caréné. <: \ltKX-l>KS-S \III.KS, Lalche des sables {('arrx armoria, Gg. 185), Salsepareille d’Allemagne fam. des Cypéracécs). Ce Carei, à rhizomes longuement traçants, est en général très-répandu dans les terrains sablonneux incultes du nord de l’Europe. Ses liges rampantes et celles du («w hirta, autre espèce commune, ont l’aspect de la racine de Chiendent (rhizomes traçants du Triliai ni re/mit) ; leur décoction constitue une tisane légèrement diurétique.
Carina, carène. — Carimili.i. Carénai, qui appartient i la carène, qui constitue une carène. — C'a riwitns, caréné.
CAIU.IXK ( Cnrliua vuft/nris, fam. des Composées-Cinarocépbales)(Gg. 186). la racine du Curlina vulgnris renferme une matière résineuse âcre et amère.
Fig. 18Ü. — La Carline (' Curlina subacaulis).
douée de propriétés purgatives. I.es Curlina armithi/iilia et C. snlmraulin sont remarquables par la beauté de leur large capitule, qui s'étale à la surface du sol, dans les lieux arides des hautes montagnes. Endlicher dit, en parlant de la Carline : Elle cache sa lige sous la terre : son unique et vaste capitule étale en rayons luisants, .blancs ou dorés, le large cercle des écailles de sou involucre qui se détache en étoile sur un entourage d’herbe verte. Elle est si singulière au milieu des autres plantes de la solitude, qu'il n'est pas étonnant qu'elle ait été, plus que les autres, employée dans les arts magiques. Dans les pays de montagnes, on mange le réceptacle charnu de la Carline comme celui de l’Artichaut.
CARNÉ, rarneu.i. Couleur de chair, d'un blanc légèrement rasé.
Cornosus. Charnu, pulpeux. — Carnulosus. Un peu charnu, recouvert d’une couche pulpeuse d'une faible épaisseur (mro, chair).
CABOM'I LE, cnrnnrula. Appendice charnu que présentent certaines graines sur un point limité de leur étendue. Voy. Arille.