‹ Nouveau dictionnaire de la conversation: ou répertoire universel ..., Volume 22Chapitre 25 sur 61 · FRÉ · texte numérisé non relu

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Piim M voLioB. Il 6tt seul chargé detfonetioiit attribuées ft raneieo bureau central de Paris. La prélecture de police a été instituée par arrétédes consuls du 19 messidorao tiii (ISaoùt laoo). Ce magistrat eieree ses fonctions sous rautorilé immédiate du ministre de la police générale (ce ministère est réuni maintenant à celui de Tlntérieur); il publie les lois relatives à la police, rand les ordonnances pour en assurer rexécuUon, délivre les passe-poHs pour Tintérieur et l'étranger, vise ceux de tous les voyageurs qui arrivent dans la capitale, et délivre des permis de séjour à ceux qui restent plus de trois jours ; Il a sous sa surveillance les prisons, les maisons publiques, la police de la librairie et de Timprimerie, des spectacles, bals, et de tous les lieux de réunion ouverts au public; de la vente des poudres; des cultes, des ports d*armes, de la petite voirie, de la salubrité, de la bourse, de la conservation des monuments et édifices publics, des balles et marchés, etc. Sa Juridiction comprend les arrondissements de Saint-Denis et de Sceaux , et quelques parties au delà dans un rayon déterminé. La préfecturade police est ordinairaraentadministréepar un conseiller d^État: ce magistrat était, sous Tempire, directeur du troisième arrondissement de la poUcê générale. Il n*y a de préfet de police qu*à Paris ; les autras magistrats chargés des mêmes fonctions dans les principales villes de France n*ont que le titra de commissaires généraux ou principaux de police : tels sont ceux de Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulon, Brest, Boulogne, etc.

PaifiT (en Suisse). Cette magistrature municipale a les mêmes attributions qu'en France, mais dans un cercle de pouvoir et de territoire beaucoup moins étendu.

PatriT BU ÉTVBis. Ses fonctions, dans les collèges et les écoles militaires, étaient les mêmes que celles des censeura des études dans le nouveau régime universitaira en France. Donr. PEËFLIURAISON. Ce nom, et celui d*esUvation que Ton emploie quelquefois, signifient la Bsanièra d*ètra des différentes parties de la fleur avant son épanouissement. Cette considération est d*une très-haute importance, et fori souvent elle fournit un bon caractère pour la disposition de genres en familles naturalles. Aussi les botanistes modernes y attachent-ils une grande importance. Les expressions par lesquelles on exprime les diverees modifications de la préfleuraison, peuvent s'appliquer à la fois, soit au calice, soit à la corolle, soit enfin au périantbe simple. Voici le sommaire de celles de ces modificatiODs qui se prés^tent le pjus Iréqu^n*

ment : !• tantét les sépales, les pétales ou les divisions du calice et de la corolle sont rapprochés et oontigus bords à bords, à la maniera des valves d'une capsule, et la préfleuraison est dite Mi/eatrs, comme dans les araliacées, les sépales des clématites, etc. ; t« les divisions du périantbe peuvent ètra imbriguéeê, quand elles sont très-nombreuses et qu'elles se recouvrent mutuellement en partie les unes les autres , à la maniera des tuiles d'un toit : cette disposition se ramarque par exemple dans un grand nombra de fleura doubles; S» on dit que la préfleuraison est tordue, quand les parties du périantbe se recouvrant mutuellement entra elles par un de leura côtés : c'est ce qu'on observe dans les pétales des malvacées, de beaucoup de caryophyllées, etc.; 4* la corolle monopétale peut ètra pliée sur elle-même à la maniera des filtras de papier, ainsi qu'on le voit dans les convolvulacées et plusieura solanées; 5<» les pétales sont quelquefois chiff<onnés {prœfloratfo ewrrugata) quand ils sont plies en tout sens et irrégulièrement, comme dans les pavots, les cistes, le granadier; S» les pétales ou les divisions de la co-' ralle peuvent ètra roulées en spirale, ainsi qu'on le ramarque dans les osra/is, les apocynées, etc.; 7* enfin, quand les pétales sont au nombra de cinq, qu'il y en a deux extérieura, deux intérieun et un cinquième qui recouvre les intérieurs par un de ses côtés, tandis qu'il est recouvert de l'autra parles extérieura, on donne à ce mode le nom àt préfleuraison quinconciale; exemple : la corolle de l'œillet, le calice des rosiera. Richaid.

PBÉFOLIATION. La préfôliation est aux feuilles ce que la préfleuraison est aux fleura; c'està-dire qu'étant uniforme et constante dans les plantes de même espèce et souvent de même genra , on peut tirer quelques caractères de la disposition ou de l'arrangement des parties de la feuille dans le bourgeon , pour faciliter l'étude et la connaissance des végétaux. Toici les principales modifications que présentent les feuilles dans la préfoliation. En général, les feuilles non encora développées sont appliguéee, pliéee ou rouléeê dans le bourgeon ; de là leur division en trois classes : — 1« Les feuilles appliquéeê ont leure limbes plans, droits, appliqués les uns contra les autres par leur face supérleura (amarxUis, et autres monocotylédons). — 9« Les feuilles ;>/isséeS; où Ton distingue celles qui sont : —A. PUoaHveê ou pliêeéee proprament dites, lorsque ayant les nervures palmées, elles sont plissées sur ces nervuras, de maniera à représenter les plis 4*wi éventail

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fermé (vigne, etc.)*— B. RèplieaHœt ou pUèeê de haut en ba$, quand la partie supérieure de la feuille se recourbe et s'applique sur Tinférleure (aoonii, etc. ). C. ÉquikUives ou pliéea moitié sur moitié, lorsque les deux côtés séparés parla nervure longitudinale, s'appliquent ou tendent à s'appliquer face contre fece. Mais, dans ce mode de plicature, on distingue cinq cas , savoir : les feuilles : — a. En regard ou équitaiivee proprement dites, qui, étant opposées, sont légèrement pliées sur leur nervure longitudinale, de manière que leurs bords se touchent {troène). — /3. Demi-embrasiées ou eemiramplectiveê, qui, n'étant pas tout à fait opposées, sont pliées sur leur nervure, de sorte qiie la moitié de chaque feuille est placée entre les deux pans de la feuille opposée ($aponaire). — y. Emi>rai$ée$ ou amplectiveê, dont les deux côtés de la feuille plies l'un sur Tautre, sont recouverts par les deux côtés de la feuille précédente, pliée de même (iris), — ^. CondupUcatives, ou pliées côté à côté, quand les deux feuilles pliées en deux parties s'appliquent latéralement l'une sur l'autre sans s'embrasser (hêtre). — r. Embricatipes , quand les rudiments des feuilles sont appliqués «n recouvrement les uns sur les autres, de manière à former plus de deux séries (mé/ése). — 3» Les feuilles roulées, parmi lesquelles on distingue celles qui sont : —A. Roulées sur le sommet, circinales, en crosse ou en volute, roulées sur leur nervure longitudinale , du sommet à la base (fougères, drosé racées). — B. Convolutives ou roulées en cornet, quand l'un des bords de la feuille sert d'axe, autour duquel le reste du limbe s'enroule en forme de cornet (bananier, balizier, graminées, etc. ). — C. Supervolutives ou roulées Vune sur l'autre, quand l'un des bords se roule lui-même en dedans, et que l'autre bord l'enveloppe en sens contraire (abricotier), — D. Involutives ou roulées en dedans^ quand les bords se roulent sur eux-mêmes en dedans (pom^ mier, nymphasa, etc. ). — E. Révolutives ou roulées en dehors, quand les deux bords se roulent sur eux-mêmes en dehors (romarin, po^jrgonées). — F. Curvatives, quand le roulement est incomplet, à cause du peu de largeur des feuilles. Dr..z.

PREGADI. C'est ainsi qu'on appelait le sénat de Venise, institué avant Ui fin du xiii* siècle. Il n'avait pas alors une position fixe. Les principaux patriciens étaient priés de s'assembler pour délibérer sur les affaires de la république. Cette dénomination de pregadi a été conservée, tant que Yenise a Joui de son indépendance. Les

sages grands, au nombre de six, traitaioit les affaires importantes de l'État, et envoyaient leur décision au pregadi, avec leur avis motivé. Ils remplissaient tour à tour et par semaine les fonctions de ministre secrétaire d'État Les sages grands de terre ferme, dont le nom* bre était fixé ft cinq , étaient nommés par le sénat. DiCT. di la Corv.

PREHNITE. Ce minéral est aussi nommé chrysoprase et chrysolithe du Cap, prase cristallisée, bostrichite, zéolilhe radiée. Il est d'une contexture vitreuse, d'une teinte plus ou moins ver^ dAtre, transparente ou translucide; d'une dureté moyenne entre celles de l'apatite et du quartz; aisément fusible ; pesant spécifiquement 9,7. n a été rapporté du cap de Bonne-Espérance, d'abord par le physicien Bochon, et quelques années après par le colonel Prehn, dont il porte le nom. Cest un double silicate de chaux et d'alumine, contenant : silice, 50; alumine, 25; chaux, 35. II renferme souvent un peu de tritoxyde de fër, qui y fait fonction de principe colorant, et remplace une portion d'alumine. La prehnite est souvent cristallisée en prismes rhomboïdaux ou rectangulaires; la cassure est ordinairement écailleuse; son éclat vitreux est assez vif, et quelquefois un peu nacré. Soumise à l'action du chalumeau, elle se boursoufile considérablement et fond ensuite en un émail brunâtre. Elle est du nombre des substances qui sont électriques par la chaleur; l'axe électrique est situé dans le sens de la petite diagonale du prisme fondamental. — La prehnite se rencontre dans deux sortes de terrains différents. Dans les terrains primordiaux, où elle se montre tantôt en cristaux implantés sur les parois des cavités des roches, tantôt en nids ou en veines plus ou moins puis^ santés au milieu de ces roches, savoir : dans le diorite du Dauphiné, au bourg d'Oysans, avec la cbtorite et l'épidote; dans un stéaschisle, au pic d'ÉredIitz, près de Baréges, dans les Pyrénées; dans une roche diallagique, au Honte-Ferrato, en Toscane; dans la siénite, au Groenland. L'autre sorte de gisement de la prehnite a lieu dans les roches pjrogènes, savoir: au milieu des amygdaloldes, à Oberstein, dans le Paiatinat, où le cuivre natif et le cuivre oxydulé l'accompagnent; à Fassa, dans le Tyrol; en Ecosse, et dans les Iles Feroe, où elle s'associe à la stObite, à la chabasie, etc.

PRÉJUDICE, le tort, le dommage, la lésion occasionnée par une personne à une autre (vox* DoHHAGi). — Préjudiciable, ce qui est nuisible, ce qui porte ou qui cause du préjudice, ce qui fait tort. — Fréîudiciaus, terme de pratique,

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usité seulement pour définir les frais payables ayant qu^on soit admis à intenter une demande. Les dépens que doit payer le défendeur au possessoire a? ant de se pourvoir au pétitoire sont des fSaita pr^fudidaus. — Préjudiciel, terme de palais, qu*on emploie pour désigner une question, une exception, qui doit être Jugée avant la question principale. Les exceptions d^inconipétence à raison de la personne, celles qui sont retaUves aux nullités d'exploit , celles qui se tirent du défaut de qualité des parties, et autres de cette nature, sont toutes autant de queêêionê pr^udieielles dont le jugement doit précéder celui de la demande au fond. X.

PRÉJUGÉ. (Test un jugement précipité, G*est un Jugement porté avant examen sur un objet, sur un fait, sur un phénomène ; c*est enfin une opinion sans jugement. Nous n'aurions point de pr^ugés Si nous étions moins paresseux à examiner, si nous avions plus de bonne foi avec nous-mêmes, et si nous étions moins dociles à recevoir des opinions toutes faites, pour nous épargner la peine d'étudier ou de réfléchir; mais nous sommes vains et paresseux, nous voulons paraître savoir ce que nous n'avons point appris, et cette disposition , qui multiplie les pr^ugés, en empêchera probablement la guérison complète chez les hommes.— Tous les préjugés sontils nuisibles? non sans doute, il en est sans lesquels il n'y aurait point de société. Ainsi, c'est un préjugé utile que celui d'un enfont qui respecte son père et sa mère, qui les aime, qui a horreur du larcin et du mensonge. Tous ces sentiments, qui sont des préjugés dans l'enfance, deviennent des jugements quand l'expérience et la raison les ont ratifiés. Si l'enfant ne croyait point k la véracité de ceux qui l'instruisent et qui le guident, l'éducation et l'instruction seraient impossibles. Cependant, cette croyance dans l'enfant est un préjugé, mais c'est un trèsbon préjugé. — Sans ce préjugé de véracité, le but du langage serait manqué ; les communications que les langues établissent entre les hommes seraient au moins incomplètes, et chacun verrait toute sa connaissance réduite à sa propre expérience. Cest ce qui fait que la plupart des philosophes ont reconnu dans l'âme humaine une disposition naturelle et instinctive à la véracité, et qu'on a soutenu que chez rhomme l'expression spontanée et naïve des sentiments est toujours vraie : il f^ut de la réflexion pour mentir. —Les illusions des sens ont été une source inépuisable de préjugés. Combien de temps n'a-^on pas cru que la terre était ii^fthiin, que le soleil se levait à un point de

rhorizon et se couchait à un autre point ? que n'a-t-il pas fallu pour convaincre les hommes que cet astre est immobile, qu'il est infiniment plus grand que la terre, et que c'est la terre qui se meut?— Les plus funestes des préjugés sont ceux qu'on peut appeler intellectuels et moraux. Ainsi, l'histoire de la philosophie ne nous montre qu'une suite d'hypothèses, d'explications anticipées de la nature du monde et de celle de l'homme; et ces hypothèses, ces explications sont pour la plupart des préjugés. N'est-ce point un pr^ugé que la croyance aux ftiits dont l'histoire tient registre, puisqu'en général cette croyance n'a point été précédée de l'examen? La critique historique n'est d'usage que pour le savant, et trop souvent elle n'est qu'un instrument au service des préjugés. On frémit envoyant le silence des historiens latins, et de Tacite lui-même, sur l'injustice des guerres de Rome : il semble que le préjugé leur faisait croire que le monde appartenait de droit aux Romains. Le vulgaire s'en reposait de cette opinion sur la foi de ses historiens et de ses docteurs, car les hommes se forment comme les perroquets, auxquels on répète sans relâche ce qu'on veut qu'ils sachent dire un jour. — Quel horrible préjugé que celui d'un siècle qui , plaçant toute la vertu dans la prudence, ne considère les vertus les plus sublimes que comme des imprudences condamnables!

Dans ces temps d'égoïsme et de sécheresse d'âme, chacun ne songe qu'à sa fortune ; on tient pour des entêtés les hommes â principes, et les hommes à grands sentiments pour des f6us dangereux. — Pascal cite un écrit dont le titre est : Dell' opinione, regina del tnondo, De l'opinion reine et empérière du monde, comme parle Montaigne , et il estime que ce titre vaut à lui seul tout un livre. C'estqu'en effet l'opinion a toujours gouverné despotiquement le monde ; et, pour le très-grand nombre, l'opinion n'est qu'un préjugé. C'est ainsi que s'est répandue l'opinion désastreuse sur la population. On a tant dit aux hommes : le devoir d'un citoyen est de donner des citoyens à l'État , que les hommes se sont multipliés au delà de la mesure d'aliments que la terre, en chaque pays, peut produire pour les nourrir. La misère s'est montrée sous les traits les plus hideux, et à sa suite ont paru les maladies, la peste, la famine, terribles avertissements que la Providence donne aux hommes pour les faire rentrer dans les voies de la sagesse. Malgré tant d'expériences semblables, malgré tant d'afireux malheurs dus â Ui surabondance de la population, le même préjugé vit encore dans nos sociétés, et continue i^ y entretenir la misère et

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la famine. — Les préjugés sur Féducalion des enfants oe sont pas moindres que celui-ci. De cinquante individus qui se mêlent d'instruire la Jeunesse et de la former aux bonnes mœurs, il n'en est pas un peut-être qui ait sérieusement travaillé à se faire des principes sur Tart pénible et difiBcile qu'il professe. La plupart mènent ceux qu'on leur confie comme ils ont été menés euxmêmes, c'est-à-dire qu'ils suivent leur routine, laquelle n'est qu'un encbatnement de pr^ugés, sans s'embarrasser de sa légitimité et de ce qui en résultera. Former un homme est peut-être l'oeuvre qui suppose le plus de méditation et d'ex* périence, le plus de connaissances positive^, et parlant le moins de préjugés : et des parents en abandonnent tranquillement l'exécution sur leurs enfants à des gens à qui ils ne confieraient pas le soin d'une affaire insignifiante. £st-il un préjugé ou une insouciance plus condamnable, plus criminel ? Quel fruit peut-on espérer d'une génération ainsi élevée au hasard ? Tout homme sensé et d'un esprit dégagé peut répondre. — Voulez-vous faire quelque chose de grand, et élever une œuvre durable? secouex tout préjugé, et pensez d'après vous-même, c'est-à-dire interrogez-vous sur chacune de ces opinions qui sont en vous, sans que vous sachiez ni comment eUes sont venues ni d'où elles viennent ^ soumettezles à un examen sévère, faites-les passer au creuset de la raison. Le pr^ugé ne peut loger que dans une tête où la raison ne lait que de rares et courtes visites.

PatJDai, en procédure,. se dit d'un point de fait ou de droit qui a été Jugé par un Jugement interlocutoire, et d'où, par conséquent, l'on peut tirer quelque induction pour le sens du Jugement définitif. — En effet, tout jugement interlocutoire a pour ol^et de prescrire une opération qui préjuge le fond d'une affiaire, c'est-àdire qui annonce d'avance comment il sera statué sur le fbnd. Ainsi, par exemple, en ordonnant la preuve du payement d'une obligation, le Juge a tacitement annoncé que le défendeur sera déchargé de l'obligation s'il fournit cette preuve. C'est là un ^oHnipréjugé* Néanmoins, ces sortes de Jugements n'acquièrent Jamais l'autorité de la chose Jugée, laquelle ne peut résulter que d'un Jugement définitif, en dernier ressort, dont il n'y a plus d'appel possible, et devenu par conséquent InatUquable par les voies ordinaires. — Dans un sens plus général, le mot préjugé te dit des circonstances et des apparences qui, ayant un caractère de certitude , doivent eootribuer à préparer un Jugement déinitif . Bigt. Gomr.

PRiUTyPiiLàniAi. DaMrigliee oOlwUqM,

on donne ce titre à toute dignité dont dérive une juridiction : ainsi, les papes, les patriarches, les cardinaux, les archevêques, les évèques, les légats, les chefé d'ordres religieux , les abbés oa prieurs de couvents, sont des prélats. Dans l'Église protestante, le titre de prélat ne fut oon* serve, après la réforme de Luther, qu'en Angleterre, en Suède et en Danemark. En Alleasagnet il est resté à certains chanoines, même des chapitres sécularisés ; et la constitution de Bade l'a conféré aux membres ecclétiastiqiies de la première chambre des états. X*

PRÊLIMINAIEE. Ce mot désigne en général une sorte de question ou sujet accessoire, mais qui doit être examiné etjugéavantl'affaire principale dont il s'agit : ainsi, on nomme, en matière de négociation, articletpréliminaireê ceux qui doivent être réglés avant qu'on entre dans la discussion des matières qui font le principal objet de la négociation entre des puissances ou des parties contractantes quelconques lonaêi^ gné les prélimina ires de la pais. Dans les lettres et les sciences, on nomme préliminaire ce qui précède la matière principale et sert à l'éclaircir : une question , un discours préliminaireê* On appelle en Jurisprudence * préliminaire de conciliation la tentative que la loi prescrit de faire devant le Juge de paix pour concilier des parties qui sont sur le point d'entamer un pr^ ces. Le mot préliminaire prend en musique le nom de prélude. Z.

PRÉLUDE. (AfiMt^iie.)C'éUit autrefois ce qu« nous appelons ai^ourd'hui introduction. Cette dénomination s'appliquait même alors à des ouvertures tout entières, qui n'étaient pas, il est vrai, aussi importantes sous le rapport des d^ veioppements qu'elles le sont de notre temps. On appelait encore du nom de prélude les improvisations qui se faisaient sur l'orgue, et dans lesquelles l'arUste employait toutes les ressourcées de son génie, et toutes les combinaisons scientiiques de l'art Ce mot ne s'applique plus guère aujourd'hui qu'a des pièces de musique coisposées dans un style de lisntaisie, et destinées à servir d'exercice sur un iasUument quelconque. Il désigne aussi les traits de chant qu'un exécutant Joue d*inspiratioB ou de mémoire pour annoncer le Ion dans lequel U va se faire entendre, ou pour essayer u» instrument Cl. BieuM.

PatLeDB, par extension de TacDeptlon qu'on lui donne en rausiqiie, est aussi employé pour désigner flgurément oe qui précède quelque chose, ee qui hti eecteonnM d'eatréeetde pré* panMe» t i,ei éosilianMpielf un 1

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