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mofi à FcmUinebteau eu 1541 à Tâge de 4SI aB«, 4eft 8uitf«, dî^on, 4u chagrin qv'U av«U «m d*^* voir açcui^ injustemeiit d*uo yoI fr^ces^ P^ltegriQo, i09 ami, Prioiatice reTiut en France avec ISKS statues antiques, quantité de bustes, et les ereui de la c^nne Trajane, de Laocoon, de ^ y^us deMé^iQii, de la Cléc^^tre et de» plus célèbres figura ; toutes ces antiques furent jetées en brome par le célèbre sculpteur Benvenu(o Cellini, et placées k Fontainebleau : Gellini y ^Quta quelques morceaux de sa cmaposition en marbre et en bronze. Bn 170), la ConvenMon nationale a^ant fîait venir ces bronzes à Paris, les at placer daps le jardin des Tuileries, où le Laoooon se voit dans le parterre du roi, au pied 4u cbâteau. — ia jalousie de Primatice contre I^QSSQ ne s*é(eignit point par la mort de celui-ci, il fit abattre la galerie, excepté toutefois cer* taines parties, soys prétexte d^agrandir les appartements du roi. Il y représenta ensuite This* ^ire d'Ulysse, travaU qui Toccupa huit ans. A répoque du premier voyage que Louie XYI fit à Fontainebleau, aprés son avènement au trône, le cb^teau fut complètement réparé, yintendant des bfttiinents donna la restauration de ces peintures à un membre de TAcadémie, nommé Beaufort, mais, comme cet homme ne comprenait ni le style ni le foire de Primatice, il dégrada $e& tableaux. Le Bolonais avait aussi orné de peintures à fresque un grand salon dans lequel il avait déployé toute la vigueur de son génie : il y avait représenté VJ^umbiée des dieu». Ces peintures, beUeSi riches, gracieuses, ayan^ été détenu rées pair le temps^ et plu^ tard, par les soldats russes, prisonniers de guerre qu*on y avait casernes soua le règne de Napoléon, iouis-Philippe a voulu qu*on en fit la restauration à Tencaustique, d*aprés le procédé de M, Montabert. Par ses ^res, le château ^ Fontainebleau a été restauré avec le luxe et la magnificence d» xvi* siècle. ^ Après la mort de Fmnçois 1*^, PffimaUce fut conservé dans ses fonctions* Intendant des bâtiments de la couronne, Henri II remploya au château d*Anet, à la décoration dea appartements de Biane de PoUieis. FranQois II le nomma commissaire général deë bâtiments dans tous le royaume; Charles IX Inl conserva cette dignil4, et Catherine de Médkis hii fil feOre les deisinsde la chapelle des Valois, et lui donna la conduite du tonU>eau du roi Henri 11, son époux, qui est h Saint-Benia. Primatice vivait pîus en courtisan qu*en peintee, et comme il eieellnit dans lAcompoeUion des fêtes, des (ou«^ nMi» 4^ mscaiMiea» des ballata et de& cmm^ die», il étaU oontlnueUemeni empleyé par la
cour, et s'occupait rarement de peinture. Awaai' notre musée possôde*t-il fort peu de ses ouvrages : les œuvres de son génie sont à Fontainebleau, mêlées â celles de maître Roux. 11 était grand et généreux envers tous les artistes qui travaillaient sous ses ordres; U mourut â Paris, en 1670, à Tâge de gQ ans. Ai.«x. Lbiioib.
PEIHB. On nomme ainsi un encouragement accordé par TÉtat â IHndustrie, au commerce ou â Tagriculture, pour U fabrication, Timportation ou rexportation, et la culture de certains produits. Les primes les plus importantes sont celles que le gouvernement attache à Texportation de certaines marchandises, comme une com* pensation aux charges imposées â Tindustriç par les droits qui pèsent sur rentrée des matières prenOères. Les produits dont rexporlation donne lieu aux primes en France sont les suivants : sucre raffiné, tissus etftls de coton, fils et tissus de laine, savon, soufre, acides, meubles et lenUlea dVkugou, plomb, cuivre, laiton, peaux apprêtées, chapeaux de paille, écorce, sparterie et miroiterie. Pour avoir droit â la prime, il faut que les produits soient dVigine française ou qu'ils aient été importés par navire français.
Les primes sur les pêches de la baleine et de la morue ne sont pas des remboursements ni des compensationa, mais de véritables récompensea attachées â des opérations commerciales qui présentent de nombreuses chances de dangers et de pertes, en même temps qu'elles servent â entretenir la marine nationale. Les lois du 9 juiUet 1836 et une ordonnance royale du 2 sept, de la même année, fixent le montant des primes et règlent les conditions des pêches.
Ifout la prime d'a$$ur4i^nce , voy. AssO" RànoK. Cabahis.
paiXE. C'était autrefois un jeu de cartes fort en vogue. Bn terme de liturgie, on nomme ppime la première des heures canoniales, qui se dit après l<kude% .: chanter prime, assister à prime. Un marché â prime est celui qui se fait à la bourse dans des conditions particulières. Les joailliers nomment primes des pierres qu'ils regardent comme servant de base ou de matrice aux pieptes précieuses. Hais souvent Ton a fait des erreurs en ne considérant que hi couleur des pierres, comme quand on a donné au spolAfluor verê le nom de prime d'émeraude, gemme avec laquelle U n'a rien de commun. En termes d'escrime, prime désigne la première position qu'on prend au commencement dHin assaut. On appuie encore prime la laine de première qua- . lité, eella qui est la plus fine : prtme de Ségovie» ipriima de BoussiUoii. Le même mot, avait
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autrefois en arithmétique, en vénerie, etc., diverses acceptions aujourd'hui passées de mode. ^•
PRlBIEini, s*applique au temps où commence à paraître chaque fruit, chaque légume ; on dit: Nous sommes dans la primeur des petits pois, des cerises, des fraises, etc. Le mot primeur convient surtout aux fruits eux-mêmes et aux légumes qu'on obtient par des moyens artificiels, tels que les abris, les couches, les bâches, les serres chaudes, etc. Les asperges que Ton vend à la fin de février sont une primeur. Ne confondons pas les fruits précoces avec les primeurs, ce serait une erreur trop grave : les fruits précoces, en effet, viennent à maturité les premiers, seulement par leur nature, par le fait de la saison ; tandis que les primeurs ne sont telles que par le secours de Tart. Le jardinier qui les cultive avec succès est consommé dans Tobservalion : il a dû, avant de tenter ses essais, constater exactement les conditions naturelles les plus favorables au développement des fruits ou des légumes qu'il a voulu mettre en primeur : comment, sans cette étude préparatoire, serait-il parvenu à leur faire la dose de chaleur, de lumière, d'humidité, qui les amène à bien? Cette culture, du point de vue que nous signalons ici, est de la plus haute importance, puisqu'eUe forme des ouvriers véritablement instruits. Mais elle ne peut être pratiquée qu'aux environs des grandes villes, car c'est là seulement qu'elle peut recevoir des encouragements convenables : le luxe et la vanité du riche sont ses soutiens naturels, luxe et vanité bien placés, du^moins, puisqu'ils sont la cause d'un progrès dans la science. — Beaucoup de personnes proscrivent les primeurs, parce que, disent-elles, elles ne sont jamais aussi savoureuses que les fruits mûris naturellement. Cette manière de raisonner n'est pas très-forte, ce nous semble; nous comprendrions qu'un amateur mis au choix entre une primeur ou une production naturelle au même point pût préférer le produit de la nature. Mais la question ne se présente pas ainsi : celui qui cultive les pHmeurs fait au consommateur riche êl gourmet cette question . toute simple : Lequel des deux aimez-vous mieux, des laitues appétissantes en janvier, des melons parfumés en mai, des asperges d'un aspect admirable au Iw mars, ou rien du tout? La réponse n'est pas douteuse. Les primeurs sont donc réellement chose excellente, et d'ailleurs celles qui n'égalent pas les fruits, mûrs naturellement, attendent un dernier p^fectionnement de l'art. P. Gaqbbet.
PHIMEVÈRB, du lat. primula teriê coucou
des prés), de la pentandrie monogfnie, de la famille des primulacées, contient une vingtaine d'espèces dont quelques-unes, cultivées, ont donné de nombreuses variétés. Ses caractères botaniques sont un calice persistant tubuleux, une corolle tubuleuse à cinq lobes, à orifice libre, cinq étamines sans filet, un style, un stigmate globuleux, une capsule untloculatre qui s'ouvre en dix dents au sommet.— La primevère ùfjftcinale à racines vivaces, fibreuses; à feuilles toutes radicales pétiolées, dentées, ridées, velues en dessous ; à tiges hautes de 4 à 8 pouces, et portant à leur sommet une ombelle de fleurs penchées, jaunes, croit en abondance dans quelques prés; elle les embellit, au mois d'avril, de ses fleurs qui exhalent une douce odeur de miel. Perfectionnée par la culture, cette plante est d'un bel effet dans les jardins paysagers, où on la multiplie par le déchirement des vieux pieds. Le cultivateur soigneux détruit la primevère dans ses prés, car les bestiaux ne la mangent pas, elle occupe la place des bonnes herbes. La primevère fut douée par les anciens d*une merveiUeuse efficacité contre l'agitation des nerfk, la céphalalgie, etc.; M. le docteur Roques la ramène, dans son excellent Traité dei plantée usuellei, à ses véritables proportions : « Cette plante, dit-il, nous offre dans nos promenades ses fleurs aromatiques : cueillons-les pour les faire sécher à l'ombre , et conservons-les dans une botte hermétiquement fermée. Si nous souffrons des nerf^ ou de la tête, nous prendrons du thé de primevère, dons dînerons légèrement, nous ferons un peu d'exercice, et cette médecine simple nous épargnera peut-être des remèdes plus sérieux. » — Nous cultivons encore dans les jardins deux espèces de primevère : la primef>ère sans tige (à grandes fleurs), la primevère auricule (oreiUe^d'ours) : toutes deux, comme la précédente, se plaisent dans une terre légère et substantielle. P. Gavbbbt.
PRIMITIF, PiiMOiDiAL, quoique dérivés tous deux de la même source (du mot latin primus)^ ces adjectifs offrent cependant des différences qui ne permettent pas qu'ils soient employés indifféremment l'un pour l'autre. — Primitif se dit lorsqu'il est question des différents états successifs d'un même être. Ce mot est plus significatif que premier; il emporte avec lui l'idée de l'origine d'une chose; c'est le fiec plus ultra de l'ancienneté. Adam est tout à la fois le premier des hommes et l'homme primitif; le premier, parce qu'il est à la tête de toutes les générations humaines; primitif, parce que ceux qui sont venus après lui sont issus de lui. Cest pour la
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même raison que, pour désigner les plus anciens, temps du monde, on dit assez fréquemment le monde primiUf. Court de Gébelin a laissé un ouvrage intitulé : le Mande primiiif^ analxêé et comparé avec le monde moderne. Quoique le sarcastique Rivarol ait dit que cet ouvrage sollicite un abrégé dès la première page, il n*en est pas moins fort intéressant dans plusieurs parties; et il est curieux de suivre Fauteur cherchant à faire connaître le monde primitif dans sa langue primitive, dans tous ses dialectes, dans ses hiéroglyphes, ses mythes, son histoire, etc. ,— Une langue primitive est celle qui a donné naissance à une foule d*autres idiomes; la langue que parlèrent Adam et Eve fut la langue primitive du genre humain. — Les grammairiens distinguent dans les langues des mots primitifs et des mots dérivée. Par le mot primitif, on entend celui dont d'autres sont formés, ou dans la même langue, ou dans des langues différentes. On appelle aussi mot primitif celui qui n*est dérivé d'aucun autre, tels que ceux qui ont été formés par onomatopée {vqy.) — L'innocence primitive peut se dire, ou de Pétat de Pâme avant la souillure du péché, ou, mieux encore, des mœurs des premiers siècles du monde , que la mythologie grecque a surnommés Page d'or, et que le poète Ovide a célébrés dans ses Métamori)hoêe8.
lorca prima mu tst atas, qna viadlc* anllo, Spimte raâ, «Um Itgt, fidem Ncton^M col«b«t*
— Quand on parle de l'Église catholique au temps des apôtres et de leurs premiers successeurs, on dit communément l'Église primitive.— h^ curé primitif d'une église est celui qui, dans l'origine, en remplissait véritablement toutes les fonctions. — On appelle titre primitif le premier acte constitutif de quelque établissement ou de quelques droits. — Les couleurs primitives, en physique, sont les sept couleurs principales dans lesquelles la lumière se décompose (w^. CouLtUBs). — Primordial, du latin primordium (commencement, origine), formé de primum et ordiri, se dit de ce qui remonte à Porigine d'une chose. Un titre primordial, c'est le titre le premier en date, le titre original. CHAHPA61IAC.
PRIHULÂCÉES. Famille qui se compose de plantes généralement herbacées et vivaces, ayant, des feuilles simples, opposées ou verticillées, plus rarement alternes, quelquefois toutes radicales. Les fleurs ont un calice monosépale persistant, à cinq dents ou cinq divisions plus ou moins profondes; une corolle monopétale régu-
lière, de forme variée, hypogyne, donnant attache à cinq étamines, très-rarement monadelphes par leur base, mais constamment opposées aux lobes de la corolle; les anthères, qui sont à deux loges, s'ouvrent chacune par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre, globuleux on ovoYde, placé sur un disque hypogyne et annulaire ; il présente une seule loge, dans laquelle un grand nombre d'ovules sont attachés un trophosperme central, basilaire et globuleux. Le style est constamment simple , terminé par un stigmate indivis. Le fruit est une capsule recouverte par le calice persistant, à une seule loge contenant un grand nombre de graines anguleuses, fixées à un trophosperme basilaire et central. Cette capsule s'ouvre soit en cinq valves, soit par son sommet seulement en cinq ou six dents, soit en boite à savonnette (pyxide). Les graines se composent d'un double tégument recouvrant un endosperme charnu, dans lequel un embryon presque cylindrique se trouve placé transversalement au bile. Les genres principaux de cette famille sont : primula, L.; androsace, L.; cortusa, L.; soldanella, L.; grègoria, Duby ; glaux, Tournef.; asterolinon, Link; namburgia Moench; coi;za, Endl.; lubinia, Com.; samolus, Tournef.; dodecalheon, L.; centunculus, L.; cxclamen, L.; anagallis, L.; lysimachia, L.; hottonia, L.; coris, Tournef.; trientalis, L.; pellettera, Saint-Hilaire. Dr..z.
PRINCE (du mot latin princeps, le premier, le chef), titre et dignité en usage chez tous les peuples modernes, quoique sous des noms différents. On voit par les auteurs latins que le nom était déjà employé sous les empereurs romains pour désigner le chef de l'État , et encore aujourd'hui on comprend sous le nom de princes les souverains régnants, soit empereurs et rois, soit grands-ducs, ducs, etc. Machiavel, dans son traité du Prince , a en vue tout chef exerçant un pouvoir absolu et indépendant. Le même titre s'applique à leurs fils , et en général à tous les membres mâles de leur famille ; on-réserve le titre de prince impérial ou rc^a/au fils aîné de Pempereur ou du roi. Bans une autre acception, le titre de prince est porté par des souverains de petits États appelés principautés. Telle était autrefois la principauté de Bouillon contigue à la France ; telles sont encore aujourd'hui celles de Reuss, de Monaco. L'Allemagne contenait un grand nombre de ces petites souverainetés, et, quoique le plus grand nombre aient été englobées dans les grands États, les chefs ayant cessé d'être souverains continuent de porter le titre de princes. Napoléon, par suite de ses victoires,
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avait créé plusieurs princes , comme ceux de Neufchàtel, de Parme, de Plaisance, de Bénéyent, etc., mais dont le premier seul exerçait une sorte de souyeraineté. Sous Tancien régime aussi, on créait des princes, par exemple ceux de Guémenée, Montbazon, etc. Cependant, en France, le titre de prince est inférieur à celui de duc ; et les nobles français , portant le premier titre, sont généralement princes du saint-empire ou princes romains. La principauté de Dombes jouissait, quoique enclayée dans la France, de quelques droits particuliers. Les États romains et le royaume des Beux-Siciles ont beaucoup de familles dont les chefô sMntitulent princes, sans être pour cela de la première noblesse ou au nombre des familles les plus riches du pays. Les peuples d*origine germanique ont le mot de fiirst ou voorsi qui répond au mot prince des peuples méridionaux; les peuples slaves, le mot de kniaz, et les Arabes celui d*émt'r. En Russie, le souverain a longtemps porté, et porte encore, avec celui d*empereur, le titre de grand-prince (et non pas grand-duc) en sa qualité d'ainé, de premier des autres princes. G*est encore aujourd'hui le titre des princes de la famille impériale. Les princes du sang, dans les dynasties impériales ou royales , sont ceux qui descendent de la même souche que les souverains, et sont appelés, en cas d*extinction de la branche régnante, à monter sur le trône : tels étaient les membres de la famille d'Orléans avant la révolution de juillet; le prince de Carignan avant son avéne-c ment au trône; et dans le Portugal, le duc de Cadaval, mort récemment. On sait que sous la régence, on cassa la disposition par laquelle Louis XIV avait voulu que ses bâtards eussent le rang et les honneurs des princes du sang. DsppiiiG.
Princesse, féminin de prince, est le titre de la femme qui épouse un prince, ou bien de la fille d'un roi ou de quelque membre d'une famille royale. Il est aussi porté par les souverains de certains petits États. —Au figuré, le mot prince a diverses acceptions consacrées. Les princes de la légion romaine étaient des soldats pesamment armés, qui marchaient après les hastaires; ils commençaient par lancer leurs dards, et marchaient ensuite, l'épée à la main, contre l'ennemi. —Le prtnce du sénat, à Rome, était celui que le censeur nommait le premier, en lisant la liste des sénateurs. Ce titre était fOrt respecté; il restait à ceux à qui il avait été une fois décerné. La nomination du prince du sénat dépendait ordinairement du choix du censeur, qui, il est vrai, ne déférait cet honneur qu'à un ancien
sénateur d*une sagesse et d'une probité reconnues, et ayant exercé avec distinction les plus hautes charges de la république. — Dans les premiers siècles de l'empire romain, à commencer du règne d'Auguste, le titre de prince de la jeunesse était le premier apanage des jeunes Césars que leur naissance appelait au trône. — Che2 les anciens Hébreux, le mot prince signifiait assez souvent le principal ou le premier, n y avait les princes des familles, des tribus, des maisons d'Israël; les princes des lévites, les princes du peuple, les princes des prêtres, les princes de la synagogue. Souvent aussi, princes s'entend des principaux officiers d'une armée, d'un royaume. — Saint Pierre est le prince des apôtres; les cardinaux sont les princes de l'Église. — Satan est souvent appelé le prince des ténèbres. — Prince, dans les arts comme dans les sciences, marque l'excellence, la supériorité. Ainsi, Platon peut être surnommé le prince des philosophes, Cicéron celui des orateurs, Virgile celui des poètes, de même que Raphaël peut être appelé le prince des peintres, Mozart celui des musiciens, etc. — Princier sert à Qualifier tout ce qui se rapporte à la dignité de prince : un apanage princier, une maison princîère, etc. — Principauté, c'est la dignité de prince ellemême, ou la terre qui donne la qualité de prince à celui qui en est propriétaire : la principauté de Neufchàtel, la principauté de Monaco, eic.-^ Les principautés, théologiquement parlant, forment le troisième ordre de la hiérarchie céleste. Chahpa6itag.
PRINCE NOIR, nom que l'histoire a donné à Edouard, prince de Galles , fils du roi d'Angleterre Edouard III, né en 1530, mort en 1376. U gagna sur les Français la bataille de Poitiers. Son surnom lui est venu de la couleur de son armure habituelle, yqy, Ébouard.
PRINCIPAL. Ce mot s'applique aux personnes et aux choses, et sert à désigner ce qu'il y a de plus important, de plus remarquable dans les objets : principal magistral, principale raison, principale affaire, les principaux de la ville, etc. Un principal locataire est celui qui loue une maison, d'un propriétaire, pour U sous-louer ensuite. On appelle principal obligé le principal débiteur , pour le distinguer de U caution. Principal est la somme capitale d'une dette : // m'est dû, tant en prieipal qu'en or-rérages, la somme de,,.;les intérêts excèdent le principal. Principal, en termes de palais, désigne proprement la première demande , le fonds d'une affaire, d'une contestation : La cour a éwh' que le principal^etx a fait droit. Principal est