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iouvent Topposé à'aocesaoir^, La iubstance est 06 qu'il y a de principal dans lei corpe : la forme et les autres propriétés n*en sont que les accès* soires : Oublier te prinoipalpour ne s'occuper que de Vacceêeoire», On nomme aussi principal le directeur d*un collège. Biot. Ha la. Cou v.
PRINCIPE, commencement^ origine, source, cause première. La religion enseigne que Dieu est le principe de toutes choses. Les manichéens admettaient, comme certaines reUgions, deux principes gouvernant le monde, le principe du hien et celui du mal (vo/*. DOâushi, Génibs, etc.). Bans les sciences physiques et chimiques, les principes sont ce qui constitue» ce qui compose les corps, leurs éléments, les corps simples ou Indécomposés. Dans la philosophie, on nomme principes les premières et les plus é? identes Té* Tités dont le raisonnement tire des conséquences* Xn morale, ce sont des maximes, des règles sui* Tant lesquelles on agit. En An, ce mot se dit en^ core des premiers préceptes, des premières règle! d*nn art, d*une science. JL
PRINCIPES IMMÉDUTS.(G/b^^.) On appelle prlndpee imnUdiale ou matériau0 immé^ diatê des substances composées d*au moins trois éléments, que Ton retire des animaux et des Tégétaux, sans altération, par des procédés sim* pies, et pour ainsi dire i$nmédiaiement* ^ Les principes immédiats des Tégétaux se multiplient tous les jours, cependant il arrlTO aussi que qifel' quesouns de ceux qui étaient admis cessent d*appartenir à cette diTision des corps, paroe qu'ils se trouvent eux-mêmes composés de deux ou trois principes i c'est ainsi que le gluten a été trouTé formé de wormôme et de gliadine, que le picromel a été reconnu composé de plusieurs substances, etc. n en est aussi dont on peut représenter la composition par celle de deux ou trois composés binaires : comme pour les éiherê, pour rhydrogène bicarboné et l'eau, l'hydrogène bicarboné et un acide, etc.; ou pour le ew cre, par les éléments de l'hydrogène bicarboné, de l'eau et de l'acide carbonique; et pour l'uréei par ceux de l'acide cyanique et de l'ammoniaque. Chaque Jour, cette manière d'enyisager la composition des produits organiques parait jeter un jour plus satisfaisant sur cette branche de la chimie. ^ On peut ranger les principes immédiats en plusieurs groupes, soit d'après les np* ports qui existent entre les éléments qui les oom« posent, soit d'après l'arrangement relatif de tels ou tels composés binaires auxquels peuTent donner lieu les éléments primitifs : on aurait ainsi les corps fi»rmés dé deux ou trois composés jouant entre eux les rôles électro^égatif et éleo*
tro-positif. — ' On peut aussi en former des groupes d'après leurs propriétés physiques les plus distinctes : alors on aurait : 1« les eubêtanceè neuiru non axotées, où l'hydrogène et l'oxfgène représentent à peu près de Peau (gomme, sucre, fécule, mahnite, ligneux); 9^ les êubitan^ ceê acides f Celles qui rougissent plus ou moins le tournesol, et dans lesquelles, en général f l'oxygène prédomine, par rapport à l'hydrogène, pour former de l'eau; M sont les acâdei organi* ques, que Ton a qudquefbls euTisagés comme produits par U Combinaison d*un radical binaire ou tffluaire aTCC on autre élément, tel que l'hy* drogène, à la maniM des hydraddès; 8« les §9^ séances aaotées soit neutres, soit alcaUnes i les premières, sans réaction distincte sur les couleurs bleues tégétales (albumine, gélatine, asparagine, caféine, etc.);las sedondes, ramenant au bleu lescouleursrougies par itn acide (quinine^ brucine , morphine , dnohonlne » émétine , stry» chnine, delphine, etè.)f 4» les siêbêtanees trée^ eombusHMês hydrogénées ou carbonées (stéa* rine, tialM, cétine, etc.); les huiles TolaUles el fixes, les éthers, les résines, la naphtidlne, la paraflbie. Ici matières pyrogénées. NtSTur»
PRINIE. Horsfield a créé ce genre dans son catalogue systématique des oiseaux de Java, et 11 doit être {^cé dans l'ordre des anisodactyles, près du genre grimpereau. Il a pour caractères s bec médiocre, droit, tiargi ft la base, atténué un peu au delà des narines, robuste à la pointe | mandibule supérieuse droite A la base, légère-» ment recourbée vers le sommet, sTec Tarète carénée entre les narines, puis arrohdie, et légè* rement échancrée ft sa pointe; mandibule infé« rieure droite, légèrement recourbée; narines basales, grandes, oblongues, A moitié recouTcN tes d'une membrane; ailes arrondies; queue longue, eunéifbrme; pieds allongés : le doigt du milieu phis grand, soudé à la base à l'extérieur» Les caractères essentiels de ce genre, qui se rapproche particulièrement du pomaiorhinus, consistent dans les narines à moitié recouTCrtei et les tarses allongés. On n'a observé jusqu'ici qu'un petit nombre d'espèces de prinies, et en* core sont-elles fort peu connues; leurs habita** des mtaie n'ont pu être suffisamment étudiées pour que l'on entreprenne de les tracer. Le nom de primi^ est emprunté au langage des savants. Da«.x«
PRINTEMPS* C'est cette belle et fraîche épo* que de l'année où toute la nature, sortant du long sommeU où elle avait été enseveUe, re* prend une tie nouvelle^ Le printemps, placé entre deux sMsons dont rasped constrasunt
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semble relever sa douceur, est une chaîne de fleurs qui unit les glaces de Thiver aux feux de la canicule. Cest une saison amie que nous atons Yivement désirée pendant les longues et froides nuits de Tbiver, et dont nous regrettons la courte durée de trois mois, depuis le vingt et un mars jusqu'au vingt et un Juin, lorsque nous allons supporter les chaleurs de Tété. C'est au printemps, lorsque nous nous réveillons à la vie avec tout ce qui nous entoure, que nos pensées sont plus neuves et plus fraîches. Rien ne sent plus le muet engourdissement de la saison passée; le vent glacé ne fait plus entendre ses sifflements plaintifs Jusqu'à notre foyer ; le grand linceul blanc dont la neige avait enveloppé la nature morte s'est évanoui pour faire place à une tendre verdure qui renaît partout; parmi les flocons de fleurs, les nids se bâtissent, et l'homme aspire à grands traits la vie qui circule dans l'air. — Nous sommes si bien disposés en laveur de cette saison que lorsque nous voulons désigner la belle époque de la Jeunesse, depuis quatone jusqu'à vingt-quatre ans, nous l'appelons le printemps de la vie. — Les anciens avaient gracieusement personnifié le printemps: c'était tantôt une femme couronnée de fleurs; la corne d'abondance que son génie soutenait en était pleine aussi; un pied qu'elle étendait du côté de l'hiver était encore enfermé dans sa chaussure; une partie de sa gorge était cachée. Tantôt c'était un jeune enfant tenant un bouquet de fleurs et un petit agneau qui venait de naître. ^ Les Romains formaient un vœu, nommé tXBu du printemps sacré, qui consistait à consacrer aux dieux tout ce qui devait prendre vie depuis le l«r mars jusqu'au l» mai. 'Quelques historiens latins, Festus etStrabon,. nous disent que des peuples d'IUUe, dans des dangers éminenls, comprenaient dans ce vœu jusqu'à leurs enfants. Ils les élevaient alors jusqu'à l'âge de l'adolescence, et, après les avoir voilés, ils les envoyaient chercher d'autres ha* bitations. Titooou lb Moins.
PRION. PaohyptUa. Oiseaux de l'ordre des palmipèdes, qui ont pour caractères : un bec gros, robuste, très-déprimé, très-large; la mandibule supérieure est renflée sur les côtés, avec l'arête distincte, terminée par un crochet comprimé; le bord intérieur est garni de lamelles cartilagineuses; la mandibule inférieure est trèsdéprimée, composée de deux arcs soudés à la pointe, formant dans leur intervalle nneipetite poche gutturale. Les narines sont placées à la surface du bec et près de sa base ; elles s'ouvrent par deux troncs distincts, dans un tube nasal,
très- court. Les pieds sont terminés par trois doigts en avant, à palmures découpées; il ne parait du pouce qu'un ongle très-court. La première rémige est plus longue que les autres. La formation du genre prion est due à Lacépède. On ne connaît guère ces oiseaux que par ce qu'en a rapporté Forster dans la relation du second voyage de Gook, et, d'après les observations de ce naturaliste, il y a une telle ressemblance de mœurs et d'habitudes entre ces oiseaux et les pétrels, que sans les considérations de conf6rmation l'on pourrait aisément réunir les deux genres. Dr..z.
PRIOR (Mattiixu), naquit en 1664 , dans le Borselshire. Il était neveu d'un aubergiste, à Gharing-Gross, qui, après l'avoir envoyé pendant quelques années à l'école , le rappela chez lui. Le comte de Borset le trouva dans cette maison lisant Horace. H l'envoya à l'université de Cambridge, où Prior compléta et finit ses études. Sous le haut patronage du comte, il entra dans le monde où le firent rapidement connaître ses essais poétiques. Nommé secrétaire du comte de Berkeley, ambassadeur à la Haye, le roi Guillaume fut si satisfait de sa conduite qu'il le nomma gentilhomme de sa chambre. En 1607, il fut secrétaire d'ambassade, et prit part aux négociations que termina le traité de Ryswick. L'année suivante, il remplit les mêmes fonctions à la cour de France. D y fut traité avec une grande distinction. Son eisprit ne déparait pas cette cour. Un Jour, on lui montrait, dans les appartements de Louis XIY, les tableaux de ses victoires, par Lebrun, et on demandait à Prior si les palais du roi d'Angleterre avaient de pareilles décorations : « Les monuments des grandes actions de mon maître, répondit-il, sont partout, excepté dans son palais. » A son retour, il fut sous-secrétaire d'État. Il siégea au parlement jusqu'en 1701. Gomme poète, il célébra, sous la reine Anne, les batailles de Blenheim et de Ramillies; comme politique, il quitta les whigs pour les torys; il accompagna Bolingbroke à Paris dans des vues de pacification , et y resta ambassadeur. Les whigs ne lui pardonnèrent pas. Après la mort de la reine Anne, il fu't persécuté comme Bolingbroke, enveloppé dans une accusation de haute trahison et mis en prison. Il y resta deux ans. A 55 ans, il se troova, après avoir rempli de hauts emplois, sans aucune fortune. Mais, il publia se$ poésies par souscription, et, grâce à l'appui de lord Harley, il vécut dans l'aisance le reste de ses Jours. Il mourut l'année 1731, « en philosophe^ dit Voltaire, comme meurt ou croit mourir tout honnête Anglais. >
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•^ Prior est en Angleterre un des derniers de celte race de portes qui empruntaient les ornements de leurs poèmes aux traditions païennes, et qui se plaisaient à des allusions aux différents auteurs de Tantiquité, mais comme Swift, c*était en se Jouant, et il obtint un grand succès. Les Ters d*Andrieux peuyent donner une idée de la manière de conter de Prior, et Proiogéneê ei Jpelles est un conte qu^aurait dû traduire en français cet aimable académicien. Prior a écrit en Ters une Uiêtoire de l'âme, que Voltaire analyse gaiement : « Cest de Prior, dit-il, qu*est VHtsioire de l'âme : cette histoire est la plus naturelle qu*on ait faite Jusqu'à présent de cet être si bien senti et si mal connu. L'Ame est d'abord aux extrémités du corps, dans les pieds et dans les mains des enfants, et de là elle se place insensiblement au milieu du corps dans Tâge de puberté; ensuite elle monte au cœur, et là elle produit les sentiments de Tamour et de Thérolsme; elle s'élèfe Jusqu*à la tète dans un âge plus mûr, elle y raisonne comme elle peut, et dans la vieillesse on ne sait plus ce qu'elle devient; c'est la sève d'un vieil arbre qui s^évapore et ne se répare plus... » E. BBSClOZXàlIX.
PRIORITÉ. Antériorité, primauté en ordre de temps comme dans ces phrases : priorilé de date, d'hypothèque; souvent aussi, degré de prééminence dans la comparaison de diverses choses, comme les facultés mentales, par exemple : Cet élève a constamment la priorité sur ses camarades. La priorité de nature, en théologie et en philosophie seolastiques, est l'attribut essentiel qui distingue l'homme des animaux, comme la priorité de raison ou d'intelligence est celui qui distingue un homme d*un autre homme. Z.
PRISCILUSN, Espagnol d'une naissance illustre, riche, instruit, que l'influence d'une grande dame nommée Agapé et du rhéteur Elpidius plaça à la tète d'une secte religieuse assez importante. Les prise WontXM professaient des opinions empruntées au gnosticisme et au manichéisme , opinions qui avaient été portées en Espagne par l'Égyptien Marcus : ils n'accordaient à Jésus qu'un corps fantastique, niaient l'existence substantielle des trois personnes de la Trinité, s'éloignaient beaucoup des rites reçus dans k baptême, recommandaient la continence, méprisaient le mariage et Jeûnaient le dimanche. Condamné par le concile de Saragosse, en 380, et par celui de Bordeaux, en 584, PrisdUien, qui avait été sacré évèque d'Avib, commit l'imprudence d'en appeler au tyran Maxime : à l'instigation des deux évèques Itbace et Idace,
il fut condamné à mort, en 585, premier exemple d^me exécution capitale pour hérésie. Son parti resta nombreux, surtout en Galice, Jusqu'à la fin du VI* siècle. X. <
PRISE, du mot latin prehemio, qui exprime l'action de saisir avec la main ; appréhend0r, mettre la main sur quelqu'un ou sur quelque chose. Dans sa signification propre, le mot priao est donc synonyme de cupture; mais il est susceptible de mille applications diverses, et entre dans une ft>ule de locutions figurées, qui ont une relation plus ou moins directe avec l'idée d^une êaiêie ou mainmiee faite par violence. On fait une priée sur l'ennemi, toutes les fois que l'on parvient à lui en enlever quelque chose : c'est le terme surtout consacré dans les guerres maritimes où l'on ne cherche qu'à faire des prisée, en enlevant à l'ennemi ses navires de commerce ou ses vaisseaux de guerre. Le vaisseau capteur a droit à sa part de priée, qui se partage entre tous les gens de l'équipage qui ont également concouru à la capture. Les corsaire $, commissionnés par un gouvernement n'ont même d'autre rétribution à espérer pour leurs services militaires que cette part de prise, qui leur est dévolue par la loi. Autrefois, et même sous l'empire, il y avait en France un conseil dee priées qui avait pour mission de décider si les navires conduits comme capturés dans les ports de France étaient de bonne prise; mais an^our^ d'hui ses attributions se trouvent déférées au conseil d'État, qui exerce le contentieux général administratif. Tout ce qui concerne les prisée mariâmes se rapporte à une législation complète qui repose sur les règles du droit public. — Ce mot prise, qui se retrouve d'ailleurs dans tous les idiomes particuliers de la langue, appartient surtout à l'art miUUire, et il est d'usage dans Parmée de terre comme dans la marine. On dit une priée d'armée, une prise d'assaut ^ une prise de ville, et c'est de là que vient le mot prisonnier de guerre, comme l'on dirait prise d'hommes, La locution de prise d'armes a deux significations que l'on doit distinguer : elle exprime l'action de prendre les armes pour marcher à l'ennemi , mais elle est plus spécialement consacrée encore dans l'histoire de nos guerres civiles pour désigner un soulèvement, une rébellion contre l'autorité établie : lorsque dans le cours du xvi* siècle les protestants voulaient forcer le roi à reconnaître le droit qu'ils prétendaient avoir d'exercer librement leur religion en France, ils procédaient toujours par des priées d'armes, qui ont engendré ces guerres interminables auxquelles la
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prisa de là Rodiélle a pu leule mattre un terme. •* Dans la bogue du palais, qui ett Mes auitt nu théitre degnerre, la mot pritajoue également un rôle important; on 7 procède par priiê de po$ê9$8i<m, pri9edêoorpê, priée à partiêf on disait même autrefois priée de tneublês pour ejiprimer la 8ai$iê laite par un créancier des meublas appartenant ft son débiteur. La prUe de poêsesiion eeC une locution du droit civil, elle exprime le fait de la mise en posses* sion du propriétaire en vertu d*un titre légitime, qui pourrait s*appuyer sur la force publique si Ton prétendait s'opposer de vive force à son exécution. La pHie de oorpê est Faction pariaquelle on met la main au nom de Tautorité pu« blique sur un débiteur pour le forcer au payement, sur un prévenu pour le conduire devant ses juges, sur un condamné pour lui foire subir sa peine. En matière civile, la priée de corps est exercée par des agents de la force publique en vertu d*un mandement de Justice qui soumet le débiteur à la contrainte par corps. Cette locution entre aussi , comme nous le verrons tout à l*heure, dans le langage usuel avec une tout autre signiUcation, A Tégard do prévenu, la prise de corps est exeroée en vertu d'un mandat délivré par le jnge compétent pour délivrer les ordonnances de priss de corps ou mandat d'arrêt; à l'égard des condamnés, il ne s^agit que d'une simple exécution du jugement, qui , en leur inijgeant une peine corporelle, ordonne implicitement qu'ils seront au préalable appréhendés au corps par la force publique, si déjà ils ne sont préventivement en état d'arrestation. La prise à parité est une action toute spéciale qui est accordée contre le Juge, dans le cas où l'un des plaideurs croirait avoir le droit de lui adresser des reproches assez graves pour le forcer à descendre de son siège, et à venir lui-méma rendre compte de sa conduite devant un tribunal comme une simple partie. Dans le moyen âge, la prise à partie était d'un usage tellement général que tonte partie qui perdait son pro** ces avait le droit d'attaquer le Juge hii-mème, de donner un démenti public à sa sentence, et de le forcer à prendre les armes pour la soutenir en champ dos. Depuis longtemps la prise à partie a été restreinte dans des limites plus raisonnables.— Dans certains Jeux, qui sont rimage de la guerre, le mot prise est aussi d*un emploi fréquent. On dit aux échecs qu'une pièce est prise lorsqu'elle est exposée d tomber au pouvoir de l'ennemi, sans une Juste compensation, parce qu'elle se trouve sous le coup d'une pièce plus faible qui peut la prendre ; les
Joueurs conviennent quelquefois de é^vertlr mutuellement toutes les fois que la reine est mise en prise; il est d'ailleurs de principe que le roi ne peut pas rester en prise. Au billard, on dit également qu'une bille est en prise lorsqu'elle est livrée de telle sorte qu'elle puisse être fodlement blousée. Au Jeu dtiombre, et dans quelques autres, on nomme prise les iches et jetona que l'on prend en entrant au Jeu, et qui constituent la mise; c'est dans ce sens que l'on dit: J'ai perdu ma prfae.— Les autres locutions dont il nous reste à dire quelques mots appartiennent généralement au langage usuel, et se rapportent presque exclusivement à la signification du mot prise , considéré comme exprimant l'action de saisir avec la main. C'est ainsi qu'en parlant d'un objet qu'il n'est pas possible de tenir faci*' lement entre les doigts, on dit qu'il offre peu de prise ou même qu'il n'en offire point. Autrefois les lutteurs se frottaient d'huile , afin de donner moins de prise sur eux. De là cette autre locution usuelle tâcher prise pour exprimer que l'on a été forcé d'abandonner ce que l'on était d'abord parvenu à saisir. De là aussi celte locution , en venir aux prises , qui s'est généra* tisée, et représente l'idée d'une attaque , ce que Ton exprime encore par ces termes 1 en venir aux mains. C'est aussi sans doute ce qui a foit que le mot prise est devenu synonyme de çiierellCy et que l'on a dit de deux personnes qui s'injurient t Elles sont aux prises; elles ont en* semble une prise de corps; il n'y a pas loin en effet des injures aux coups. Cette locution s'est étendue ensuite au figuré, comme dans les phrases suivantes t être aux prises avec la mauvaise fortune, être aux prises avec la mort. La langue figurée s'est aussi emparée du moi prisa dans sa signification ordinaire : c'est dans ce sens que l'on dit qu'une bonne réputation ne donne Jamais de prise à la médisance, qu'il fout se garder de donner prise à la critique. — Considéré au propre, le mot prise entre encore dans les locutions suivantes i prise d'eau , action de détourner d'un cours d'eau général une certaine quantité d'eau, soit pour les besoins de l'agricuU ture, soit pour les besoins de l'industrie. Les prises d'eau se règlent par les titres, par la Jouissance, et aussi par des considérations d'intérêt public. On dit qu'une prise d'eau est de tant de pouces. ^ Prise d'habit, action de vêtir l'habit religieux, c'est le signe matériel qui annonce la consécration irrévocable à la vie religieuse. Autrefois , on nommait prise d'habit la cérémonie dans laquelle s'opérait cette consécrationi on lui donnait une grande solennité, surtout