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partie de chasse. PygmaUon, après FaToir Jeté dans un précipice, prétexta qu'il y était tombé. Élissa feignit d*ignorer la véritable cause de la mort de son mari, cacha ses trésors, et demanda des vaisseaux pour se rendre chez son frère Barca, dans une petite ville entre Tyr et Sidon. Quelques versions disent que plusieurs personnages importants partirent avec elle, et qu'elle fut rejointe par d'autres fugitif^ sur lesquels retombait la fureur de Pygmalion. On s'arrêta d'abord dans l'Ile de Gypre. Nous avons encore une fable assez singulière sur la traversée : Élissa, dit-on, voulant tromper son frère, avait fait Jeter à la mer, par les marins de l'équipage, plusieurs ballots remplis de sable, alléguant que ces ballots renfermaient les richesses de Sichée, et que son intention, en les perdant ainsi, était de sacrifier aux mânes de son mari! Alors, seulement, elle aurait fait comprendre à sa suite le danger dont la cupidité déçue du tyran menaçait quiconque, après ce sacrifice, reviendrait près de lui; et tout aussitôt, on se serait dirigé vers l'Afrique, où Élissa, connue désormais sous le nom de Didon, aurait fondé Garthage. Josèphe place ce fait à la 7« année du règne de Pygmalion, ce qui reviendrait à |a 867" de notre ère, époque où ce prince n'avait que 19 ans; mais cette date est inexacte, et il y a beaucoup d'autres indications sur la fondation de Garthage : ce n'est pas ici le lieu de les discuter. Quoi qu'il en soit, Pygmalion continua de régner après le départ de sa sœur; il avait aussi des possessions dans rUe de Cypre. On rapporte qu'il fut empoisonné par sa femme Astarbé, et que cette furie, ne Jugeant pas ce genre de mort assez prompt, l'étrangla pour l'achever. EUe voulut aussi noyer ton fils, mais il se sauva dans une barque, garda les pourceaux en Syrie, puis, averti par ses amis de la mort de sa mère, il revint après un temps assez long, et régna à son tour. Di Golbért. PYGMALION, fameux sculpteur cypriote, devint, selon la fM)le, amoureux de la statue de Galatée, qui était son propre ouvrage. Ayant obtenu de Ténus que ce marbre s'anim&t, il épousa sa statue , et de ce mariage naquit un fils, nommé Paphos, le fondateur de Paphos en Cypre (Ovide, Afétom., X, 343). Le peintre Girodet, dans son tableau de Galalée et Pxgmalion, a représenté le moment où la statue,
N'étant éijk plu marbre et pu encore amante,
s'anime peu à peu sous l'influence électrique de l'amour. Le mythe de Pygmalion symbolise la puissance créatrice de l'art qui vivifie, qui anime tout ce qu'il touche. F. Debèqvb.
PYGHÉES. L'ancienne mythologie a eu ses Lilliputiens bien avant que le véridique Swifl nous eût fait connaître siexactement les homoncules des célèbres États dont BUldendo est à bon droit la capitale, comme chacun sait, pays où, malgré ses proportions fort ordinaires, Gulliver parut un épouvantable géant. Les Pygmées, dont la taille était inférieure à un pouce, puisqu'ils pouvaient se servir de la fourmi pour monture, étaient une de ces rêveries grecques qui, passant de bouche en bouche et de pays en pays, se sont acclimatées presque partout. Les Troglodytes et les Spithamiens étaient à peu près de même taille, ainsi que les Myrmidons, cette race féconde, s'il en fût jamais, et ces Puk ou Puki du Nord , dont l'existence n'est pas moins certaine que celle des Péchiniens, qui tiraient leur nom depêchus (coudée), parce qu'ils n'avaient qu'un pied quatre pouces de hauteur, ni plus ni moins, quand ils ne négligeaient pas dans leur altitude de tirer parti de leur taille : ce qui serait encore fort curieux et fort au-dessous de ceux des nains connus dont l'histoire est authentique. — Les poètes ont raconté les combats des Pygmées (ceux dont la hauteur n'était que de dix lignes), avec les grues, qui venaient tous les ans du fond de la Scy thie leur faire une guerre périodique et sanglante. La partie était bien loin d'être égale assurément : tout l'avantage devait être pour l'oiseau au long bec, qui prenait son temps, s'abattait à propos sur l'empire pygméen, et pouvait faire sa retraite en bon ordre par un chemin inaccessible au petit peuple qui a donné l'idée des Lilliputiens et des nains de la féerie. Le grave historien de Gulliver, si riche pourtant de son propre fonds, semble avoir emprunté à la mythologie un de ses récits les plus incontestables : suivant la théologie païenne, Hercule, vainqueur d'Antée, fotigué de la lutte qu'il avait eu à soutenir contre scw redoutable adversaire, s'était endormi dans soo triomphe. Or, pendant qu'il ronflait, une armée de Pygmées assiégea sa personne : un gros de ces ennemis occupe sa main droite, un autre s'empare de la gauche, et ainsi de suite jusqu'à ce que le demi-dieu, tant en profondeur qu'en saillie, fut tout couvert des nombreuses phalanges de ses adversaires. G'est alors qu'il s'éveille, voit sa position et celle de l'ennemi; puis, se mettant à rire, se borne pour toute vengeance à cueillir et à Jeter, comme en une gibecière, dans la peau de lion qui le couvrait, toute IVmée pygméenne, généraux et soldats, fantassins et cavaliers, goujats et princes, et porta ce paquet à Eurysthée, qui ne sut trop qu'en dire. Les
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combats des grues et des Pygmées furent, sans doute, Pobjet de chants poétiques dans le genre de la Bataille de$ rata et des grenouilleê, cette Batrachomyomachie qu*Homère, 8*il en est Fauteur, composa probablement dans le crépuscule incertain du passage de la veille au sommeil dont, au dire d*Horace, il éprouvait de fréquents accès. On a peint en outre ces formidables stratégies sur des vases antiques qu*on a bien fait de nous conserver, ^imagination grecque s*est fort exercée au sujet des Pygmées se livrant à réquitation sur des fourmis, sur des perdrix, et s*é1evant même Jusque sur des chèvres. Des coquilles d*œuts composaient leurs palais, des coques de noix leurs barques, et sans doute de simples feuilles leurs pavillons d*été. Ausone a fait, sur un Pygmée tué en tombant de la fourmi qui le portait une épigramme dont Toriginal pourrait bien être un quatrain grec de Lucilius, et dont ridée a depuis été plusieurs fois reproduite dans des imitations, soit latines, soit anglaises. LoDis DU Bois.
PTLADE, fils de Strophius, roi de Phocide, et d*Anaxibie , sœur d'Agamemnon, fut élevé avec Oreste , son cousin , et contracta avec lui, dès Tenfance, une amitié qui les rendit inséparables. Il aida son ami à punir les meurtriers d'Agamemnon, le suivit dans la Cliersonèse taurique, et partagea toujours sa bonne et sa mauvaise fortune. Oreste , pour récompenser sa fidélité , lui donna en mariage sa sœur Electre. Pylade eut d*elie deux fils, Médon et Strophius. L*amitié de Pylade et d*Oreste est devenue proverbiale. f^qjr. OiiSTi.
PYLONE , terme d'architecture , qui vient du grec, et qui signifie grande porte, veetibule. Les historiens de Tantiquité qui ont décrit les monuments de rÉgypte emploient le mot pylône pour désigner ces grandes poKes qui se succèdent en avant des vestibules , successif^ eux-mêmes, dont se compose en grande partie l'ensemble des temples égyptiens. Le mot pylône a été francisé par les voyageurs modernes qui nous ont fait connaître Tétat actuel des ruines de TÉgypte ; toutefois, nous ferons remarquer qu'ils Font appliqué souvent à de grandes nasses qui prendraient à plus juste titre le nom de portails, si une acception spéciale n'était point attachée à ce dernier mot. La plupart des pylônes proprement dits forment des masses plus ou moins pyramidales. Ou en distingue de deux espèces : les pylônes simples, dont la porte est sans accompagnement, et ceux dont la baie de la porte s'ouvre entre deux massifs, en forme de tours carrées, contenant dans leur masse
les escaliers qui conduisent aux plates -formes. Ch . Deschatsaux .
PYLORE, formé de deux mots grecs qui signifient gardien de la porte. Celte dénomination a été donnée à l'orifice inférieur de l'estomac, parce que , portier vigilant , l'orifice pylorique ne permet l'entrée de la pâte alimentaire dans l'intestin duodénum qu'après qu'elle a subi dans l'estomac une élaboration suffisante. L'ouverture pylorique placée entre l'estomac et le duodénum est garnie d'un anneau musculo- membraneux, formant un bourrelet circulaire aplati, qui sert à ouvrir ou à fermer cet orifice suivant les besoins de la digestion. Ce bourrelet, qui a reçu le nom de valvule pylorique , est dû à un repli très-prononcé de la membrane muqueuse et musculeuse'de l'estomac, tandis que la membrane séreuse ou externe passe par-dessus sans se replier. C'est dans l'intérieur de ce bourrelet et vers sa grande circonférence que se trouve l'anneau fibreux que quelques anatomistes ont appelé muscle pylorique, — Un phénomène vraiment remarquable, c'est le genre de sensibilité élective dont est doué le pylore. Cet orifice valvulâire , destiné à laisser passer les aliments à mesure qu'ils sont suffisamment digérés par l'estomac, S'entr'ouvre néanmoins assez facilement pour livrer passage aux corps étrangers qui , n'étant pas susceptibles de digestion, feraient UQ séjour inutile et même nuisible dans les organes digestifs. On a également constaté que les aliments franchissent l'ouverture pylorique, non d'après l'ordre de leur introduction dans l'estomac, mais bien suivant leur degré de digestibilité. Ainsi, on peut établir d'une manière générale que, parmi les aliments pris duran tun repas, les plus faciles à digérer sont les premiers admis dans le pylore. Toutefois , il importe de faire observer que le professeur Lallemand a démontré, par de nombreuses expériences, que, semblable à un bon pourvoyeur, le pylore laisse promptement sortir de l'estomac les matières alimentaires peu nutritives, tandis qu'il a soin d'y retenir longtemps celles qui sont riches en éléments de nutrition. Les maladies les plus fréquentes du pylore sont sans contredit l'inflammation et la dégénérescence cancéreuse qui peut en être la suite. Des vomissements de matières couleur de chocolat, surtout une ou deux heures après le repas, constituent le symptôme caractéristique de cette maladie, qqi, parvenue à son entier développement, est au-dessus des ressources de la médecine : c'est le cas de dire : principiis obsta. On peut prévenir cette cruelle maladie en combattant l'inflammation qui peut la
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produire, et en soumettant lemaladeàun régime très-adoudfsant ; mais une fois déclaré, le canœr du pylore oe nous laisse que la triste ressource de ralentir ses progrès, et de diminuer les souf* frances du mal^e.
Ptlohiqdk. On a nommé artère pxlorique ou petite gastrique droite, une branche de Tartère hépatique qui se rend au pylore et à la petite courbure de Testomao. L. Lâbat.
PTLORIDÉS. Blainville, dans son Traité de Malacologie (p. 56S), a établi cette nombreuse ftimille pour toutes les coquilles bivalves bâillantes aux deux extrémités. £lle est partagée en deux groupes de genres, diaprés la position du ligament. Dans le premier, il est interne; les genres pandore, anatine, thracie, mye et lulricole y sont contenus. Le second groupe, destiné aiux coquilles dont le ligament est externe, se compose des genres : psammocole, soletelline, •angulnolaire, solecurte, solen, solémye, panopée, glycimère, saxicave, byssomie, rhonn bolde, hyatelle, gastrochène, clavagelle et arrosoir. DB..S.
PTLOS. y(^. ÉLIDI, NAVâHIN, NlSTOft.
PTRALIENS. Famille d^insectes lépidoptères nocturnes, qui a pour caractères : antennes cetacées, tantôt simples dans les deux sexes, tantôt pectinées, ciliées ou crénelées dans les mâles seulement, et offrant dans quelques espèces un nœud ou renflement vers le tiers de leur longueur; palpes inférieures seules bien développées, plus ou moins longues, généralement trèscomprimées, et recourbées tantôt au-dessus de la tète, tantôt en sens contraire, avec leur dernier article presque toujours distinct; corselet uni; abdomen généralement grêle et cylindriooconlque; pattes longues : les antérieures garnies de quelques ftiisceaux de poils; les postérieures toujours armées d*épines ou d*ergots plus ou moins longs. Ailes entières ou sans fissures et presque horisontales ou parallèles au plan de position dans rétatde repos, les supérieures cachant alors presque toujours les inférieures. Chemilles â quatorze ou seiie pattes, servant toutes â la progression; leur corps est généralement allongé et aminci aux deux extrémités; il est divisé en anneaux distincts, couverts le plus souvent de petites verrues, avec quelques poils courts; elles se nourrissent de la pulpe des fruits et du parenchyme des feuilles, rouhint celles-ci ou pliant leur bords pour s*en faire un abri; quand elles ont pris tout leur accroissement dans les pommes ou autres fruits â pépins qu'elles rongent et gâtent, elles en sortent et vont se transformer en chrysalides dans quelque endroit
voisin. Ces chrysaUdet sont généralement •^ filées et renfermées dans un tissu étroit, ^ varie de forme et de consistance^ suivant dtaqi» genre. Toute cette famille se compose 4*asscf petites espèces réparties en plus de quatre-vingts genres que Ton a groupés en six tribus, d'après les caractères de Tinsecte parfait et les habitudes des chenilles. Ces tribus ont été nommées :
BOTTBIS, PTBALIDIS, CBASBIBU, 1KHI0UIIT»M,
TiiftiBES et rrÉROPiOBiMS. Dn..s.
PTEALLOUTHS. On a donné oe nom à ne substance pierreuse, opaque, on â peine tran»* Ujcide, tendre, â structure feuilletée et à cassoft terreuse, d'un aspect mat -et d'une couleur blanche tirant sur le verdâtre; pesant spécifiquement 9,6, et cristallisant quelquefois sous des formes qui dérivent d*un prisme oblique rhomboldal. Elle est composée, d'après Nordenskiold, de magnésie, S5,S8, sUice, 6d,e2, chaux, 5^ alumine, S,58, eau, 8,98, fèr et manganèse, 1. Berxélius croit que l'alumine et la chaux hd sont étrangères, et il regarde ce minéral comme un bisilicate de magnésie. 11 a quelque resseih Mance avec la stéatite cristallisée de lairenlh. On le trouve dans la carrière de pierre â chaux de Storgard, paroisse de Pargas en Finlande; a y est associé au carbonate de chaux lameUairt, au feldspath , au wernérite paranthlne, â la chaux phosphatée, etc. Di..s«
PTEAME. (MxthologU.) Jeune Assyrien de Babylone , et dont Ovide a célébré les tragiques amours dans ses Métamorphoêe$. Pyrame, suivant d'anciennes traditions , s'éprit d'une vive passion pour Thisbé, charmante Jeune fille qui habitait une maison oontigue â la sienne, et sa tendresse fut payée de retour. Hais les i des deux Jeunes gens contrarièrent leur i mutuel et leur défendirent de se voir. Us éhMlèrent cette défense en pratiquant une fente dans la cloison qui séparait leurs maisons , et par cette ouverture, habilement cachée â tous les regards, ils continuèrent leur doux commerce, eC prolongeaient pendant la nuit de tendres enti*tiens.
TaMa 4hrtni wHpIffqM itiê IomU a«b weum Atari ^êU < patti^M irfin Otcvia qalaqot amm, bm f ii if Jila ooali*.
Les deux amants résolurent enfin de i par la fuite â la cruelle persécution de leurs temllles, et se donnèrent, une nuU , rendei-vous sous un mûrier blanc, tout près de Eabylone. Thisbé, enveloppée d'un voile, quitte la première avant l'heure convenue la maison paternelle, el, en approchant du rendei-rous, elle aperçoit mw lionne qui venait de déchirer sa proie, et qui a^
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riTalt à elle, la gueuleencore toutensanglantée,* TbUbé fuit, rapide comme Téclair, et laisse tomber son Toile , sur lequel la lionne se précipite, et ranimai s'éloigne enfin après avoir foulé aux pieds et ensanglanté ce léger tissu. Cependant Pyrame approchait ; il arrive ; il cherche en vain Thisbé, et déjà il s*inquiète pour elle , lorsque ses yeux rencontrent à terre un voile sanglant; û le reconnaît pour celui de son amante, et se persuade aussitôt qu*elle est devenue la proie des bétes féroces; il rappelle avec des cris de désespoir, et trop certain de son malheur, il tire son épée et se la plonge dans le sein. Thisbé avait entendu ses cris ; elle accourait, mais trop tard : elle trouva Pyrame expirant , et dans sa douleur, refusant de lui survivre, eue se frappa du même fer et tomba morte à ses côtés. Le mûrier fut teint de leur sang, et le poète assure que depuis lors ses fhiits changèrent de couleur et devinrent rouges de blancs qu'ils étaient auparavant. On brûla sur un même bûcher les corps des deux amants, et une même urne renferma leur cendre,
Qm4fna lOflt Mpttcd mtê rtqvitTU ta mnâ.
(Oriiia. Méuim,)
ÉMIU Dl BomiICBOSB.
PTKAHIDE. {Géoméirie,) On appelle ainsi, sans doute d'après les monuments qui en ont la forme (vqjr, Tart. suiv.), un solide ayant pour base un polygone quelconque, et pour toutes ses autres laces des triangles dont les sommets divers se réunissent en un seul et même point qu'on nomme le êommet de la pyramide. La perpendiculaire abaissée de ce sommet sur le plan de la base est dite la hauteur de la pyramide. Une pyramide est tnangulain, quadrangulaire, Aejra^ron^/e, etc., suivant le nombre de côtés du polygone de sa base. La pyramide régulière est celle qui a un polygone régulier pour base, et dont la hauteur tombe exactement sur le centre de ce polygone. Vapothème d'une pyramide régulière est la droite menée perpendiculairement du sommet commun dans une face triangulaire sur un des côtés de la base. On démontre qu'une pyramide quelconque est le tiers d'un prisme de même base et de même hauteur, d'où il suit que le volume de ces corps s^obtient en multipliant l'aire de la base par le tiers de la hauteur. On appelle pyramide tronquée la portion d'une pyramide comprise entre sa base et un plan qui la coupe parallèlement à cette base. La section forme alors un polygone semblable à celui de la base ; les aires de ces polygones sont entre elles comme les carrés de leurs distances au sommet. Pour avoir le volume
d'une pyramide tronquée, il HvX multiplier lea deux aires de la base et de la section, en cher» cher la racine carrée, l'^outer à la somme de ces deux aires réunies, en prendre le tiers et le multiplier par la hauteur de la section au-dessus de la base.
On nomme nombres pyramidaux des suites de nombres fermés par l'addition des nombres polygones, comme ceux-ci sont formés des sommes des suites en progression arithmétique. Ainsi les nombres triangukiires (1, 3, 6,'lO, 15, etc.) donnent, par leur addition, les nombres pyrami' daux 1, 4, 10, SO, 35, etc. L. Loovbt.
PYRAMIDES. (Architecture.) Ces monuments, comptés jadis parmi les sept merveilles du monde, sont encore aujourd'hui pour tout voyageur en Egypte un des premiers objets d'admiration et d'études par leurs masses prodigieuses, leur parfaite construction, leur antiquité, qui se perd dans la nuit des temps, et les mystères qu'elles recèlent. Cette forme pyramidale, qui s'appuie sur le sol par une base carrée et avec une inclinaison de 51» 5(K, d'élève graduellement vers le ciel, caractérise bien le génie des anciens Égyptiens, dont les idées les plus sublimes n'étaient pas dégagées de matérialisme. Ils semblent n'avoir conçu l'immortalité de l'âme que par la durée des tombeaux : aussi négligeaient-ils ce qu'ils nommaient les hôtelleries des vivants pour ces demeures étemelles (Diod. de Sic, 1, 5), qui devenaient leurs plus précieux patrimoines et leurs sanctuaires. De là, cette solidité, cette grandeur, qu'ils imprimaient à leurs édifices. Ceux-ci ont résisté non-seulement aux siècles, mais aux efforts tentés plusieurs fois pour les démolir. Rien n'est imposant comme ces vieux témoins de la puissance de l'homme rivalisant avec la nature.
On trouve en Egypte et à Méroé un assez grand nombre de pyramides, et l'histoire en mentionne qui n'existent plus ; mais nous nous attacherons ici aux trois pyramides de Djizeh, près l'antique emplacement de Memphis, qui sont les plus grandes et les plus célèbres, et peuvent être prises comme type de toutes les autres, bien que celles de Sakharah, situées à peu de distance, au nord, dans ce qu'on nomme la Plaine des momies ou la Nécropole, l'emportent peut-être en antiquité.
Hérodote (U, lâ4 et suiv.) nous a laissé une description assez détaillée des pyramides qu'il avait visitées et, dit-il, mesurées lui-même. Il recueillit aussi les traditions des interprètes grecs qui les lui firent voir. Selon ces récits, la plus grande pyramide, à laquelle il attribue
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8 plèthres de largeur sur chaque ftice et une hauteur égale (ce qui est une erreur) fut cohstruite par Chéops. Ce prince opprima T Egypte durant 50 ans, tint les temples fermés et força le peuple à lui élever cet édifice pour tombeau. Cent mille ouvriers se relayaient tous les trois mois. Dix ans furent consumés à construire une route inclinée par laquelle les pierres taillées dans les carrières de la chaîne arabique étaient amenées depuis le Nil jusqu*au plateau de la chaîne lybique où devait s*élever la pyramide. Vingt autres années furent employées à Tédifier. Au-dessous, si Ton en croit Hérodote, la chambre sépulcrale était cteusée dans le roc, et formait une sorte d*lle entourée par les eaux du Nil, qu'y amenait un canal souterrain. La pyramide, construite d*abord par gradins, fut ensuite revêtue d*un parement et terminée en commençant par le faîte. Les interprètes rapportèrent à Hérodote, d'après des inscriptions égyptiennes tracées sur la pyramide, les sommes énormes dépensées seulement en oignons pour la nourriture des ouvriers, d'où- Ton pouvait se faire une idée des trésors que ces travaux absorbèrent. L'historien grec raconte encore d*autres légendes sur Chéops, sur son frère Chéphren , qui aurait à son tour régné 56 ans (fait inadmissible s'il était frère de son prédécesseur), et qui bâtit une pyramide un peu moins grande; enfin sur Mycérinus, fils de Chéops, qui rentra dans les voies de la Justice, et se fit construire une pyramide moins grande que les deux autres, mais remarquable en ce qu'elle était en partie revêtue de granit. Les Égyptiens, par aversion pour les deux premiers princes, évitaient de prononcer leur nom, et attribuaient quelquefois les pyramides au pâtre Phiiitis (des modernes ontjroulu y voir les Philistins). Diodore de Sicile ajoute que pour soustraire leur dépouille mortelle aux injures du peuple irrité, ils durent cacher ailleurs leur sépulture. Les traditions recueillies par ce dernier historien, qui avait aussi visité l'Egypte , s'écartent en quelques points de, celles d'Hérodote. Du reste, il avertit que les Égyptiens euxmêmes n'étaient pas d'accord sur leurs auteurs. Des écrivains faisaient honneur de la 3« pyramide à la courtisane Rhodopis. Cinq autres petites pyramides , autour de la grande, et 3 en avant de la 3«, aujourd'hui presque entièrement bouleversées ou recouvertes de sable , renfermaient , dit-on, les épouses ou les parents des anciens rois. L'une d'elles aurait été construite par la fille de Chéops avec les pierres qu*elle se faisait donner par ses amants. La seule chose
sur laquelle les anciens soient d'accord, c'est la destination funéraire de tous ces monuments. Cependant, les pèlerins du moyen âge, tout remplis de souvenirs bibliques, ont voulu y voir les grenieri de Joseph. Les Arabes adoptèrent cette dénomination. Hais persuadés que les pyramides renfermaient des trésors, ils ont travaillé à les fouiller. Ils ont attaqué les angles, enlevé le revêtement, ce qui a mis à Jour dans la fiee nord de la grande pyramide , au niveau de U 15« assise, un étroit couloir conduisant à deux chambres vers le centre de l'édifice. Ce qu'elles renfermaient fut sans doute dispersé ; il ne reste aujourd'hui dans h chambre dite du roi qu'un sarcophage de granit dépourvu de sculptures, ainsi que les parois de la chambre.
Quelques savants modernes ont émis sur la destination des pyramides des opinions singulières. Les uns, frappés de ce qu'elles sont exactement orientées selon les points cardinaux, y ont vu des observatoires et ont supposé que le conduit incliné, dont l'orifice est à la face nord, était destiné à observer l'étoile polaire, ce que sir J. Herschel a réfuté. D'autres ont pensé qu'elles conservaient un étalon d'une mesiire du degré terrestre. D'autres enfin les ont cm destinées à un vastie système hydraulique. Notre siècle positif se refusait à admettre qu'un peuple eût péniblement amassé ces montagnes de pierres pour couvrir la dépouille mortelle d'un seul honmie. Eien n'est, au contraire, phu conforme aux usages égyptiens. Les immense syringes royales des environs de Thèbes, le labyrinthe, qui était aussi un tombeau, ont dfi coûter presque autant de travaux et de dépenses. Toutefois, nous ne contestons pas que les pyramides n'aient, par leur forme et leur orientation, des rapports mystiques avec le soleil. Le cours de cet astre, dans les diverses régions dn ciel, est un des sujets habituels de décoratioii des tombeaux.
Nous devons aux savants de la commission d'Egypte des mesures exactes et des descriptions détaillées de l'état actuel des pyramides. lais l'occupation précaire de l'Egypte ne leur avait pas permis de faire exécuter dans les sables amoncelés à leur base, ni dans l'intérieur, toutes les fouilles nécessaires. Les publications spéciales, dont elles furent l'objet au commencement de ce siècle, excitèrent le zèle de nouveaux explorateurs. Belzoni ouvrit la â« pyramide ; M. Minutoli pénétra dans ceUe de Sakharah ; M. Caviglia sonda le puits de la. grande pyramide, y découvrit une chambre souterraine, mais non pas telle qu'Hérodote la
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décrit; il reconnut aussi, entre les pattes du , grand sphinx, rentrée d*un petit temple dans lequel on suppose une communication secrète avec les pyramides. Eofin, le colonel anglais Howard Tyse a fait exécuter à ses frais, en 1837, par plus de 250 ouvriers, tant à l*extérieur qu*à rintérieur des pyramides, divers travaux, dont il a publié le Journal, et qui nous les font mieux connaître.
La grande pyramide comprend aujourd'hui 20â assises eu retraite formant gradins, qui donoent une hauteur verticale d*un peu plus de 139<n. Mais ce n*est point son état primitif. Les témoignages successif^ des voyageurs , sur le nombre des assises, dont, au xvii« siècle, on comptait encore 308, et la largeur de la plateforme qui couronne l'édifice, et qui a maintenant 10» dç côté, tandis que Diodore ne lui attribue que 6 coudées (environ 3»), prouvent que les Arabes ont détruit plusieurs des assises supérieures. En outre , il résulte de témoignages antiques que les pyramides avaient un revêtement de pierre dure unie de la base au sommet, de manière à rendre l'ascension impossible, excepté pour les habitants d'un village voisin habitués à ce périlleux exercice. Ce revêtement existe encore à la partie supérieure de la 3« pyramide; et en dégageant la base de la grande, le colonel Vyse a retrouvé en place quelquesuns des blocs qui le formaient. Cette première assise reposait dans un encastrement creusé de quelques pouces dans le roc. La base du monument, mesurée par les membres de la commission d^Égypte à cet encastrement, est de â3â'n,747. Le volume de la pyramide, en ne tenant pas compte des vides peu considérables qui existent à l'intérieur, est de 1,644,664 toises cubes.
Dans la face nord se trouve, à la hauteur de 45 pieds, l'entrée d'une étroite galerie de 3 pieds 5 pouces de haut et de large, qui descend par une inclinaison de 26», jusqu'à ce qu'on rencontre un bloc de granit qui là fermait, et à côté duquel les explorateurs ont forcé un passage ; de l'autre côté, est une galerie semblable, mais ascendante; à son extrémité, on se trouve sur un palier; à droite, est un puits étroit et profond creusé dans le roc ; en face, une galerie horizontale, aussi basse que les précédentes, et à son extrémité une chambre vide, dite de la reine, de 17 pieds 10 pouces de long sur 16 de large. De ce même palier part une autre galerie ascendante, large de 6 pieds, haute de 35, formée d'assises en encorbeillement, qui ont Taspect d'une voûte. Au bout est la chambre dite du roi, large de 16 pieds sur 32, et haute de
18 pieds. Dans cette chambre, toute en blocs de granit, parfaitement joints et polis, est'un sarcophage de granit vide et sans couvercle, dépourvu de sculptures, ainsi que les parois. Deux canaux de ventilation, au sud et au nord, s'élevant dans un angle de 27o, ont été récemment reconnus par M. Vyse. Au-dessus de la chambre du roi, et séparé seulement par les blocs du plafond, en est une autre, qui paraît n'avoir eu d'autre destination que de diminuer la charge. Davison la découvrit en 1764, en s'ouvrant un passage dans la masse. Par le même moyen, M. Vyse a trouvé 4 autres pièces surperposées , dont la dernière est en forme de toit. Ces chambres, dans lesquelles nul n'avait pénétré depuis la construction des pyramides, étaient entièrement vides. Mais sur leurs parois sont tracées en couleur rouge des signes hiéroglyphiques cursifs qui paraissent avoir été des marques pour les ouvriers. On y a reconnu deux cartouches royaux, dont l'un, qui se lit Choufou (le Chéops ou Souphis des Grecs), avait été déjà remarqué dans un tombeau voisin des pyramides, et qui est celui d'un intendant des bâtiments du roi, Choufou ( peut-être l'architecte des pyramides). Le 2« cartouche se compose des mêmes éléments, mais précédés du oosa anse et du bélier qui se lisent Nou ou Nef, nom du dieu Pan. Ces quelques signes suffisent pour prouver que l'écriture hiéroglyphique était déjà usitée lors de la construction des pyramides, ce que l'on avait révoqué en doute, malgré les témoignages auciens, à cause de l'absence de sculptures dans la chambre du sarcophage. Mais la construction du monument montre qu'il était destiné à rester fermé; toutes les inscriptious étaient à l'extérieur et ont disparu avec le revêtement. Une découverte plus satisfaisante encore a couronné les efforts des explorateurs. Dans la 3« pyramide, parmi des décombres qui obstruaient une pièce qui précède celle du sarcophage, on a trouvé des os humains, des bandelettes de laine et une partie d'un cercueil en sycomore portant une inscription hiéroglyphique bien conservée. C'est Tépitaphe selon la forme consacrée de l'osirien roi Menkaré, d'àtei-neile vie, engendré du ciel, etc. Le cartouche se compose du disque solaire ré, de l'échiquier symbole de l'idée établir et qui se lit tnen, et de trois coupltes de bras élevés en acte d'adoration. Ara. D'après l'usage aujourd'hui reconnu de transposer en tête des cartouches le signe du soleil, ces éléments donnent le nom menkare auquel se rapportent les transcriptions grecques m^kerinos, menkerinos et menkhe-
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rss, et qu'Ératosthène assimile au nom grec 'HAié^oTos, consacré au soleil. Les débris de ce cercueil, abandonnés sans doute par les Arabes lorsqu'ils violèrent la 3« pyramide, ainsi que le sarcophage en granit resté vide dans la diambre sépulcrale, ont été transportés au musée Britannique.
Ainsi, les monuments ne laissent plus dUncertitudes sur les noms de deux des princes qui construisirent les pyramides, mais Tépoque si controversée à laquelle ils vécurent n*est pas pour cela déterminée. Hérodote et Diodore les placent plusieursL générations après le roi qu'ils assimilent au Protée d'Homère. Les pyramides auraient donc été construites dans le xi«ou xii« siècle avant J. C, sous la 90« dynastie de Manéthon. Mais cette dynastie fut diospolitaine : ces tombeaux ne doivent pas se trouver à Memphis. Les monuments de Karnac et de Luxor, qui datent des 18«et 19« dynasties, nous font connaître le style architectural de cette époque bien différent de la simplicité des pyramides. Diodore dit que, selon quelques auteurs, elles avaient un millier d'années à Tépoque où il visitait Vir gypte (l'an 60 av. J. C); mais, selon d'autres, plus de 3,400 ans. Ce calcul reste encore audessous de celui de Manéthon qui, en plaçant les auteurs de ces tombeaux dans sa 4« dynastie, Qous fait remonter à plus de 4,000 ans avant notre ère. La chronologie de Manéthon nous parait trop incertaine pour oser, d'après elle, préciser la date des pyramides; mais tout porte à croire qu'elles sont, comme il le dit, Tœuvre des premières dynasties memphites antérieures à l'invasion des Hyksos.
On a discuté sur l'étymologie du mot pyramide. Quelques grammairiens grecs le font venir de irCp, fèu, parce que, disent-ils, la flamme affecte la forme pyramidale ou triangulaire. D'autres auraient voulu retrouver ce mot dans la langue égyptienne '. Le nom que les pyramides y portaient n*est pas connu parce qu'elles sont exprimées en hiéroglyphes par un signe 'figuratif. On le trouve joint comme déterminatif au nom de Memphis. Nous pencherions à croire qu*on ne doit pas chercher d'autre étymologie que le sens primitif du mot grec icv/>afi2(, gâteau de froment. U ne faut pas oublier que ce nom leur a été donné par les interprètes grecs qui montraient aux curieux les monuments d'&gypte ; et de même qu'ils appelaient les prodi-
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gieux monotholithes de Luxor des brûthm «i des aiguilles (McA««, ^cJL/«xof), ils ont pu i mer ainsi plaisamment les tombeaux de phis, comme on dirait aujonrdhui les paies oa les pains de sucre. Plus d'un monument antl> que est de même connu des voyageurs et des archéologues sous la dénomination populaire que lui donnent les habitants du pays.
On peut consulter sur les pyramides : Zoéga, De origine obeiisoorum, où il a réuni les passages anciens; les travaux des membres de k commission d'Egypte \ Jomard, RswuMrquÊS et recherches sur les pyramides, dans le I. n des Mém. d'antiq, ei desoripi, générale de Mewtphis ei des pyramides,' Le Père, Mém, ourles pyramides d'Egypte et sur leur systiwke religieus (Paris, 1800); Hirt, y on den JSgypHschen Pyramiden (Berlin, 1815, in-4«); enfin, Opérations carried on at ihe pyramide ef Giseh in 1837, par le colonel Hoveard Yyse (Lesdres, 1840, 9 voL), etc. W. BiimiT.
PYRAMIDES (B4TAILLB BU). Le 8 thermldor an VI (âl Juill. 1798), les fameuses pyranildtf d'igypte furent témoins d*une victoire remportée par les Français, conduits par Bonaparte, sur les troupes égyptiennes. Alexandrie venait d'être emportée; les mameluks battus une première fois à Ghobraï-Ut (ou Cbébréisse), l'armée bêtchait rapidement sur le Caire; ce fut la bataîie des Pyramides qui lui en ouvrit les portes. Bonaparte, informé que Mourad-Bey , è la téCe de 6,000 mameluks et d'une foule d'Arabes et de fellahs , s'étaient retranché dans le village d'Ia^ babefa, à la hauteur du Caire, vis-à-vis de Boo- Uk, et qu'il attendait les Français pour les combattre, s*empressa d'aller lui présenter la batalBe. Le 3 thermidor, à â heures du matin, Paraiée se met en marche ; elle chasse devant elle quelques centaines de mameluks et des nuées d'Arabes lancés en édaireurs ; à S heures de Ta près-midi, eOe n'était plus qu'à 8 kilom. d*Embabeh ^ apercevait de loin le corps de mameluks qui occopait ce village. La chaleur éUit brûlante; le soldat extrêmement fatigué. Bonaparte fait l^ire batte. Mais les mameluks n'ont pas plus tôt aperçu IVmée, qu'ils se forment en avant de sa droitedam la plaine. Les Français eurent en ce moment oa spectacle d'une singulière magnificence. La cavalerie des mameluks était couverte dVmei étincelantes. On voyait, en arrière de sa gauche, se dessiner sur le beau ciel de POrient, ces éloanantes pyramides dont la masse Indestructibles survécu à tant d'empires et bravé depuis 80 siècles, les outrages du temps. Derrièfe sa droite étaient le Nil, le Caira» les efaaaaps de J
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