‹ Nouveau dictionnaire de la conversation: ou répertoire universel ..., Volume 22Chapitre 56 sur 61 · PUY · texte numérisé non relu

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camarade et ami, le marquii de Lontine (Gbarlet- Auguste d^AlIonville), remplisiait les mdmes fôDcUons auprès du duc d'Anjou, qu'il suivit en Ispagne, LouviUe, donné pour mentor à ce prince, couronné sous le nom de Philippe Y, fit appeler Pujségur dans ce royaume, où il contribua puissamment à la Consolidation du trdne chancelant du petit-fils de Louis XIY j il fut con- SQlté oonsUmment par ce grand monarque sur les plans de campagne , puis, sous la régence, sur tout ce qui avait trait au militaire ; il est Tauteur des Ordonnancée de Philippe f^, sur la formation et la discipline des armées espagnoles, ainsi que du Traité de Pari de la guerre^ originairement rédigé pour l'instruction dn duc de Bourgogne, et qui fut publié en 1748.-*Jacqdb8 MàBCRvi, fils du maréchal, né en 1716, parvint rapidement au rang de lieutenant général, mais B'a pourtant laissé de traces remarquables de son existence que par un ouvrage où 11 combat les prétentions dir clergé à former le premier ordre de l'État; un autre où 11 éUblit les droiU dn souverain sur les biens ecclésiastiques, et un troisième sur l'art militaire en Chine. Le premier fut supprimé par arrêt du conseil en 1760, et le second cité comme autorité dans l'Assemblée constituante. Il usait ses loisirs à analyser le Spectacle de to nature de Pluche , et à composer quelques brochures anonymes, quand il fut trouvé assassiné dans les lieux d'aisance de son château de Buzancy en 1781, sans qu'on put connaître ni la cause ni l'auteur de ce crime.— Le marquis de Pirrstaim, fils aîné de celui dont nous venons de parler, né au commencement de l'an 175f , éUit, en 1768, entré dans l'artiUerie, où l'avancement par rang d'ancienneté n'avait lieu qu'avec une extrême lenteur. Il n'y avait pas dans ce corps de colonel en second, grade qui faisait marcher rapidement ceux qui, ailleurs, robtenaient ; et pour satisfaire Tambition des Puységur, sans violer Tordre établi dans cette arme, on donna au marquis le brevet de colonel, sans fonctions ni insignes extérieurs; il alla gagner ensuite les épaulettes au siège de Gibraltar. Légalement placé, en 1786, à la tête du régiment de Strasbourg, il se trouva être le plus ancien des colonels de ce corps avant; de^ vint marédial de camp, commandant de réoole d'artillerie de la fère, et quitta le service en 1709; U avait cependant été séduit par les Idées de réforme qui amenèrent la révolution ; mais, homme de moBurs essentiellement doux, et d'un caractère aussi modéré que royal, la direction poUt^oe haineuse des assemblées législatives le révolta, et il se voua plus que Jamais à la com-

position d'ouvrages dont nous aurons à parier^ après avoir cité de lui un trait qui honora sa dé* licate probité. Époux de MU« de flaint-Jamea, fille du trésorier général de la marine , il reç<^t de son beau-père la dot promise, qui élait de 1,900,000 fr. ; mais il apprend bientôt que odni qui venait de la lui payer s'est dédaré en banqueroute pour 99 millions; il se hâte de reporter à la masse tout ce qu'il a reçu, ne voulant pas être plus favorisé que les autres créanciers. Pour amortir, à Tégard de lui et de sa fanûUe, cette haine sanguinaire dirigée contre tous cenx dont le nom rappelait d'anciennes illustrations, il composa et fit représenter durant le régime révolutionnaire une pièce intitulée : Ulnièriefwr d'un ménage républicain. Cette petite oooiédie, écrite avec esprit et d'un fort bon Ion, aurait pu, en faisant songer à lui, devenir funeste à sa sûreté; il n'en fut rien, mais, considérée comme un acte de faiblesse, elle nuisit à sa réputation . Il voulut, plus tard, ridiculiser les nonveaux riches ; mais eux seuls alors alimentaient le théâtre, et le sénat comique refusa une pièce aussi gaie que spirituelle. Plus heureux en 1700, il donna â l'Odéon le Juge bfenfàieani, oÉ il mettait en scène une anecdote tirée de la vie da respectable Angran d'Allerey, loin des victimes de la terreur, et qui, obligé, comme Juge, d'envoyer en prison un homme honnête et Insolvable, alla, sous un charitable déguisenent, payer lui-même sa dette, et le rendre ainsi â la liberté, sans violer les devoirs de magistrat. Puységur, émule plutôt que disciple de Mesmer, et premier observateur du somnambulisme nagnétiqae, avait dès 1784 publié un ouvrage sur l'histoire et l'établissement du magnétisme animal. H y donna une suite, fruit d'observations nouvelles, quand il se fut démis, en 1806, de la plaee de maire de iolssons ; 11 fit suivre cet écrit d'obaervations physiologiques su-* l'homme en état de somnambulisme, et tout ce qui est tombé de sa plume respire la plus pure philanthropie. — Son fils Paul, ainsi que son fk^re Mardea, se aeot montrés partisans très-zélés de la restauration. Quant au comte de Chastenet, fjrère pidnéda marquis, et i'alné de Marcien, né vert la fin de 1759, c'est-à-dire la même année que son fHre aîné, il était entré fort Jeune dans la aurine. Un esprit aussi aimable que son cciur était droit, l'amour et le ton de la bonne compagnie, ne l'empêchèrent pas de se montrer Intrépide marin et naturaliste studieux. Cest à lui que le cabinet d'histoire naturelle doit ces momies qu^ péril de sa vie il alla arracher aux sépultures des Ciuancbes dans 111e de Ténériffe, et la nav

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Uon, un ourrage mn lés DébafguêmênU de Saini'Domtngtêe, imprimé en 17S7, ainsi que des cartes levées par lut des côtes de cette brillante colonie. Émigré, il entra au service portugais en qualité de contre-amiral ; placé, dans la Méditerranée, sous les ordres de Nelson, et employé au blocus de Malte^ 11 traitait déjà de la reddition de cette lié; au nom du gouvernement qu*il servait, et dont Tintention était de la rendre à Tordre, quand Tamiral britannique, qui la convoitait pour TAngleterre, renvoya Tescadre portugaise. Eentré en France en 180S, Chas* tenet fut sollicité de reprendre du service dans la marine, où il s*étaitteit une brillante et solide réputation ; mais, ce croyant également engagé d*honneur à ne violer ni Tbospitalité reçue, ni les sentiments qui rattachaient à la maison royale, il 8*y refusa, et vécut paisiblement dans la retraite des foibles débris de sa fortune. Il mourut en 1809, vivement regretté de ceux qui avaient su apprécier les talents, Tesprit, la loyauté, et surtout le caractère de cet aimable et excellent homme.— Deux Puységur, d*une autre branche que les précédents, se sont aussi fait remarquer de nos Jours : 1* le comte Piiafti, lieutenant général, puis ministre de la guerre au commencement de la révolution, qui ne quitta Jamais Louis XVI, pas'méme le 10 août 1799, et mourut en 1807. f» son frère, archevêque de Bourges en 1788, et député aux états généraux, auteur de protestations, de mandements, de lettres pastorales ; il ne voulut, après le concordat de 1802, ni exercer de nouveau Tépisoopat, ni refuser la démission de son siège ; car, ferme dans ses principes et sage dans sa conduite, il eût craint, ou de manquer à ses devoirs, ou de inettre obstacle au rétablissement du culte, et il mourut dans une profonde et honorable retraite, en 1806. €*• A1UI41ID •'ÀLLOifTiu.i.

PTGNITE^ minéral que Ton a reconnu pour une variété de topaie («>/. ce mot).

PTCN0G0NIDI8. VamUle d'arachnides de Tordre des trachéennes. Le corps est ordinairement linéaire, avec les pieds très-longs, de neuf à huit articles, et terminés par deux crochets inégaux, paraissant n*en former qu*un seul^ et dont le petit est fendu. Le premier article du corps, tenant lieu de tète et de bouche, fbrme un tube avancé, presque cylindrique ou en cône tronqué, simple, mais offrant quelquefois des apparences de sutures longitudinales à son extrémité. A sa base supérieure sont adossées , dans plusieurs individus, deux mandibules et deux palpes que quelques auteurs ont prises pour des antennes; on ne voit dans d*autres que cette dernière paire

d*organt8$ il en est enfin qui ai sont privés, ainsi que de mandibules. Celles-ci sont ordinairement avancées, cylindriques et presque filiformes ^ simplement prenantes, plus ou moins longues» composées de deux articles, dont le dernier en forme de main ou de pince, avec deux doigts, dont le supérieur mobile, représentant un troisième article; Tinférieur est quelquefois plus court| ces mandibules ont aussi la forme de pe- Uts pieds. Les deux palpes, insérées sous Torigine des mandibules , sont filiformes, de olnq articles, avec un crochet au bout du dernier* Chaque segment suivant, à Texception du dernier, sert d*attache à une paire de pieds; mais le premier, ou celui avec lequel s'articule la bouche, a sur le dos un tubercule portant de chaque côté deux yeux lisses, et en dessous, dans lei ftoelles seulement, deux autres petits pieds re^ plies sur eux-mêmes, et portant les œufs qui sont rassemblés autour d^eux en une ou deux pelotes, ou bien en manière de vertidlles; le dernier segment est petit et percé d'un petit trou à son extrémité. On ne découvre aucun vestige de stigmate, et peut-être respirait-ils par cette ouverture. Les pycnogonides se tiennent sur les bords de la mçr, parmi les vareca et les conlerves, et s'y nourrissent de petits animaux marins; quelques-uns vivent sur les cétacés. Ils marchent très -lentement et s*aocrocbent par leurs ongles aux corps qu'ils rencontrent. Cette famille comprend quatre genres : nymphon, am* mothée, phoxidiile et pycnogonon. Bi..x.

PTGIIALION, roi de Tyr, est bien plus coumi parce qu'il est frère de Didon, ou ilissa, et d'Anna, que par la rôle que lui fait Jouer l'histoire; d'autant plus que cette époque ne se mon« tre à nos yeux qu'à travers un nuage de fables et de récits populaires recueillis plus ou moins fidèlement dans la suite. On croit savoir que Pygmalion mourut en Tan 827 avant J. G., et qu'il régna 47 ans, après avoir succédé à llatgen, à l'âge de orne ans. Josèpbe nous a répété ces renseignements d'après Ménandre d'ipbèse, dont les écrits sont perdus. Éiissa était d'une grande beauté; elle épousa le grand prêtre d'Hercule , qui était son oncle : cette dignité était la plus éminente après la royauté. Tantôt on appelle l'époux d'Élissa Acerbas, tantôt Sicharbas; mais Virgile lui donne le nom de Sichée. Pygmalion, qui semble être le type de tous les mythes sanglants de cette époque, convoitait les immenses richesses de Sichée; mais celui^îi, connaissant la cupidité de son beau-frère, avait grand soin de paraître moins opulent qu'il n'était II n'en fut pas moins égorgé par le roi dans une

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