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Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 39

VENIN. — Il est peu de termes dont l’acception ait plus souvent varié et qui aient été employés avec des significations plus différentes. Aujourd’hui les naturalistes et les médecins s’accordent à l’appliquer exclusivement aux humeurs nocives sécrétées par certaines glandes (glandes vénénifiques ou glandes vénénipares) chez divers animaux qui con. servent ces liquides dans des réservoirs spéciaux pour s’en servir comme moyen de défense ou d’attaque. Tel est le critère essentiel de tout venin, et l’on ne saurait avec Lacerda l’assimiler à un suc digestif « se rapprochant du fluide pancréatique » et ayant pour rôle principal de favoriser la digestion de l’animal, qui ne s’en servirait qu’accidentelleinent comme arme défensive ou offensive. On doit toutefois reconnaître que l’appareil vénénifique ne représente presque jamais une formation nouvelle : fidèle à ses principes économiques, la nature le constitue par voie d’emprunt physiologique, en modifiant des parties déjà existantes; ce sont des glandes cutanées, faciales, buccales, salivaires, anales, etc., qui, par une évolution particulière de leur épithélium sécréteur et par l’adjonction de parties secondaires (réservoirs, tuniques contractiles, etc.), acquièrent cette signification et s’adaptent à cette fin spéciale.

On a longtemps discuté pour déterminer les caractères distinctifs des venins et des virus ; il suffit de rappeler que ceux-ci, loin d’être sécrétés par un organe particulier, sont produits par modification accidentelle, morbide ou cadavérique, de substances organiques appartenant aux humeurs et aux tissus en général (Ch. Robin)

Les venins ne doivent pas davantage être assimilés aux poisons : que ceux-ci soient d’origine minérale ou d’origine organique, ils représentent des principes absolument étrangers à l’économie ; même lorsqu’ils .témoignent d’une affinité spéciale pour tel ou tel élément anatomique, on constate qu’après saturation des. principes capables de se combiner

KODV. DICT. HÉD. ET CBffi, XXXIX — 1

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avec le poison il y a élimination de la portion de celui-ci qui n’a pu se fixer à tel ou tel des principe» de l’organisme.

Le venin réside au contraire dans celui-ci ; il est son produit, son œuvre, puisqu’il résulte de l’activité fonctionnelle d’un de ses appareils. C’est dans l’épithélium de la glande vénénifique que le venin se fabrique, absolument comme la caséine est formée par l’épithélium de la glande mammaire, etc. Les principes caractéristiques du venin n’existent pas dans le sang apporté à la glande, on les trouve au contraire dans son canal vecteur et dans son réservoir.

La recherche de ces principes a naturellement attiré d’une façon toute particulière l’attention des chimistes et des physiologistes, mais il n’y a guère lieu de citer que les résultats obtenus par l’analyse des venins des serpents. La crotaline a été ainsi retirée du venin des crotales ; Yéchidnine ou vipérine , du venin des vipères ; la najine, élaphine ou acide cobrique de celui des najas, etc. Ces divers principes sont peut-être identiques, au moins très-voisins; de nature albuminoïde, ils présentent l’aspect de vernis gommeux, neutres aux réactifs, ce qui les distingue des bases organiques ; le bioxyde de cuivre hydraté les colore en violet. Très-putrescibles, ces substances sont solubles dans l’eau froide ou chaude ; mêlées à l’alcool ou à l’ammoniaque, elles sont sensiblement aussi actives qu’à l’état de pureté. Poisons énergiques pour les mammifères et les oiseaux, elles agissent plus lentement, avec moins d’intensité, sur les reptiles, les batraciens et les poissons. Cependant les Hydrophides, qui se nourrissent principalement d’animaux aquatiques, possèdent un venin qui agit promptement sur les tortues, les poissons, etc. Malgré les assertions contraires, basées sur des expériences mal interprétées, le venin semble ne pas agir sur le serpent qui le sécrète, ni sur les animaux de la même espèce. Ingérés, les venins ne produisent aucun accident, suivant le vieil adage de Celse : non gustu, sed vulnere nocent, mais il faut soigneusement tenir compte des conditions dans lesquelles se fait l’ingestion : si la muqueuse digestive est déchirée, si le venin pénètre dans les voies respiratoires, une intoxication rapide pourra se produire. Les muqueuses à épithélium rudimentaire absorbent en effet rapidement le venin, et tel est le cas pour les dernières bronchioles ; au contraire la peau et la muqueuse buccale, à épithélium épais, ne se prêtent nullement à l’absorption du venin qui dans les conditions normales pénètre dans l’organisme par blessure, par inoculation, c’est-à-dire par voie sanguine.

L’action du venin peut s’observer dans le sang même qui va le transporter dans l’économie : ce liquide devient brunâtre ou rouge-sombre, l’oxygène se trouvant enlevé aux globules : aussi les combustions diminuent-elles, amenant un abaissement très-notable de la température ; la contractilité du cœur et la respiration se ralentissent ; l’irritabilité de la moelle et du cerveau disparaissent promptement. D’une façon générale, les symptômes locaux se résument en gonflement, œdème, tâches ecchymotiques, etc. ; les symptômes généraux en lipothymies, refroidissement, vomissements, convulsions, etc.

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Le traitement local consiste à arrêter l’absorption du venin et à en combattre les effets in situ; pour répondre à la première indication, on use de la ligature et plus rarement de l’amputation immédiate (doigt, orteil); pour la seconde, on emploie l’incision, la succion, l’aspiration, les lavages et la cautérisation au fer rouge ; l’ammoniaque est un caustique trop superficiel pour être efficace contre les morsures graves, le phénol, le nitrate d’argent, le beurre d’antimoine, sont plus actifs, mais ils fusent dans les tissus et il est difficile d’en limiter l’action ; le froid peut être utilement employé au moment de la morsure, car, contractant les capillaires, il retarde l’absorption du venin.

Quant au traitement général, il se résume dens l’emploi des diurétiques, sudorifiques, émétiques ou vomitifs. La liste des substances proposées comme antidotes ou contre-venins est innombrable, et nous ne saurions énumérer ici tous les alexipharmaques successivement vantés, adoptés et abandonnés. Parmi les plantes indigènes, on peut mentionner les Galiums, le Frêne, la Bardane ; parmi les plantes exotiques, plusieurs Aristolochiées, Apocynées, Asclépiadées. Diverses substances chimiques peuvent être employées : l’ammoniaque, bon sudorifique; les alcooliques qui relèvent la température, raniment le système nerveux et favorisent la sortie du venin en l’éliminant par les diverses voies excrétoires (reins, poumons, surface cutanée). Les inhalations d’oxygène n’ont donné que des résultats médiocres; l’exercice forcé peut être utile, mais il accentue parfois l’adynamie d’une façon dangereuse.

Les animaux pourvus d’un appareil vénénifique ont reçu le nom à' animaux venimeux ; on ne doit pas les confondre avec les animaux vénéneux qui, privés de semblables organes, agissent sur l’économie à la manière de véritables substances toxiques quand ils sont ingérés comme aliments.

Les animaux venimeux sont très-inégalement répartis dans la série, ainsi que le montre leur étude succincte, suivant l’ordre zoologique.

Parmi les Mammifères, il n’est guère qu’un animal qui soit regardé comme venimeux : c’est l’Ornithorhynque, dont l’ergot donnerait passage à un liquide que quelques naturalistes assimilent à un venin, tandis que divers voyageurs le regardent comme inoffensif. Mais, dans cette même classe, certaines espèces possèdent des glandes dont le produit, âcre et fétide, détermine des accidents sinon toxiques, au moins assez graves lorsqu’il est projeté sur les muqueuses. Telles sont les Moufettes : chez ces carnivores, on distingue deux grosses glandes voisines de l’anus et revêtues à leur périphérie d’une épaisse tunique musculeuse, tandis que leur centre est creusé d’une vaste cavité dans laquelle se rassemble un liquide brunâtre et d’une odeur repoussante ; lorsque l’animal est attaqué, il dirige sur son ennemi un jet de ce liquide fétide et aveuglant. Audubon, d’Azara, etc., ont parfaitement fait connaître ce curieux moyen de défense.

Les Oiseaux n’offrent aucune espèce venimeuse, mais on n’en peut dire autant des Reptiles. On sait, en effet, qu’ils renferment les plus redouta-

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blés de ces types ; ils ont d’ailleurs été décrits dans d’autres articles (Voy. articles Serpekts et Vipère): nous n’avons donc plus à y revenir ici.

Les sécrétions cutanées de plusieurs Batraciens, tels que les Crapauds, les Salamandres et les Tritons, déterminent des effets toxiques incontestables et qui permettent de considérer ces animaux comme venimeux. D’une façon générale, leurs glandules dermiques sécrètent une humeur visqueuse et grisâtre; sur certaines régions (dos, région pai’Otidienne, etc.), celte humeur acquiert des propriétés particulières.

Les Salamandres ont même fait naître d’incroyables légendes : tout homme mordu par un de ces animaux était frappé à mort; on ne pouvait être sauvé qu’en appelant autant de médecins que la Salamandre offrait de taches, etc. Maupertuis fit justice de ces fables en montrant que la morsure des Salamandres est inoffensive et que des chiens, des chats, des dindons, etc., peuvent manger leur chair sans le moindre danger, mais Laurreti établit que l’humeur laiteuse, inoculée à de petits animaux (lézards, moineaux), peut déterminer la mort après des convulsions, etc.

Plusieurs Tritons et spécialement le Triton à crête ( Triton cristatus L.) ont le corps couvert de verrues glanduleuses dont la sécrétion agit sur le cœur des animaux auxquels on l’inocule en arrêtant ses battements, tandis que le venin des Salamandres a plutôt une action tétanique (Vulpian).

Lè venin des Crapauds n’est réellement dangereux que pour les animaux de petite taille; chez l’homme, il n’agit que sur les muqueuses et peut produire une inflammation delà conjonctive, etc. Les expériences de Gratiolet, Cloëz et Rainey, ont mis hors de doute l’action mortelle de ce venin sur divers vertébrés : porté sous la peau d’iin lézard, ^d’un oiseau, etc., il amène des convulsions rapides, suivies de mort; les mêmes observateurs ont analysé soigneusement cette humeur, complétant ainsi les anciennes indications fournies par Pelletier et Davy. Du venin desséché et conservé durant un an avait conservé ses propriétés toxiques; sa solution éthérée, soumise à l’évaporation, laissa un résidu composé de granulations d’apparence oléagineuse au milieu desquelles se distinguaient de petits cristaux aciculaires; ce résidu, inoculé à un verdier, amena la mort en quatre minutes. Plus récemment, Vulpian a repris minutieusement l’étude de ce venin au point de vue physiologique et Calmels a fait connaître la structure et le mode de fonctionnement des glandes qui le sécrètent : répandues principalement sur la partie supérieure du corps, elles diffèrent des autres glandes cutanées par l’évolution particulière de l’épithélium qui tapisse leur cavité et dans lequel apparaissent des grains très-ténus, « caractéristiques du venin ». Ce principe semble d’ailleurs se trouver à un moindre degré dans les sécrétions cutanées de divers autres Batraciens; les Rainettes elles-mêmes n’en paraissent pas exemptes et, si après avoir touché un de ces animaux on porte les doigts sur la conjonctive ou la muqueuse nasale, on ressent une vive irritation, sur la

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muqueuse linguale une véritable urtication se produit ; on observe les mêmes effets avec le Bombinator, etc.

La peau des Poissons est parsemée d’innombrables glandules, et il serait à souhaiter que leur étude histologique et physiologique fût sérieusement reprise, surtout chez quelques espèces qui semblent réclamer, à cet égard, une attention spéciale ; les piqûres produites par les rayons dorsaux de la Vive, du Chabot, des Scorpènes, etc., causent souvent des accidents qui s’affirment plus gravement encore avec le Trachinus aranea : à une douleur très-vive succèdent un gonflement du membre, un engourdissement rapide, puis des convulsions et une fièvre intense. 11 est difficile d’expliquer ces phénomènes par le traumatisme, toujours très-limité, d’une semblable piqûre ; certaines circonstances exceptionnelles (déchirure d’une aponévrose, etc.) ne peuvent être que rarement invoquées, et peut-être les sécrétions cutanées réclament-elles ici encore une attention spéciale.

En dehors de ces poissons venimeux, il en est plusieurs qui sont vénéneux et dont l’ingestion provoque des accidents plus ou moins graves. Certains sont constamment vénéneux, comme la Melette vénéneuse (Meletta venenosa Dussum) et comme divers Tétrodons ; plusieurs espèces de ce dernier genre, communes au Japon, sont extrêmement dangereuses et causent parfois un empoisonnement foudroyant; le principe toxique réside principalement dans les organes génitaux, il amène la mort par paralysie du cœur et asphyxie.

D’autres poissons ne sont vénéneux qu’à certaines époques de l’année (Pagre orphe, Pagre vénéneuse, Grondin gris, Orphie, Sphyrènes, Batistes, etc.) ; les symptômes revêtent d’abord la forme d’une indigestion grave que viennent compliquer des accidents de dépression nerveuse, d’algidité, etc. D’une façon générale, il est prudent, surtout dans les pays chauds, de ne jamais manger de poissons qui n’aient été complètement vidés, cuits à l’eau et assaisonnés avec du jus de citron ou du vinaigre.

Parmi les mollusques, il faut surtout citer les Toxiglosses (Cônes et Pleurotomes), dont la langue ou radula porte deux rangées de longues dents recourbées et creuses qui peuvent, dit-on, être projetées hors de la bouche, et causent des accidents assez appréciables surtout sur les petits animaux. Chez l’homme on à parfois observé un gonflement très-douloureux à la suite de la piqûre des Cônes, etc.

Plusieurs Insectes sont venimeux et l’on constate que leur appareil vénénifique est généralement formé par voie d’emprunt fonctionnel ; tantôt ce sont les glandes anales, tantôt les glandes buccales ou salivaires, qui s’adaptent à cette fin nouvelle. Quelquefois les glandes anales sécrètent simplement une humeur fétide et irritante, analogue au fluide nidorien des Moufettes ; le fait s’observe chez divers Carabides, etc.; ailleurs elles constituent un véritable appareil vénénifique auquel peut s’associer un aiguillon dont la piqûre portera le venin dans les tissus par une ponction plus ou moins profonde. L’Abeille et les types voisins en offrent d’excellents exemples ; Swammerdam, Hooke, Réaumur, Brandt etRatze-

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burg, ont fait soigneusement connaître cet « appareil pongitif » des Hyménoptères : deux glandes vénénipares réunissent leurs conduits vecteurs dans un réservoir où s’amasse le venin; un petit canal relie ce réservoir à l’aiguillon composé de deux dards barbelés que des muscles spéciaux font glisser dans la rainure d’une pièce impaire ou gorgeret. Étudiée à diverses reprises par plusieurs observateurs, l’action du venin des Apides n’est bien connue que depuis les recherches de Paul Bert sur l’Abeille Xylocope (Apis nolacea) : ce venin est très actif; les piqûres faites par deux Abeilles, et dans des conditions défavorables, à un jeune moineau, suffisent peur le tuer en trois heures. Il ne semble pas que ce venin agisse sur le système musculaire, ni sur le système nerveux sensitif ' ou moteur ; la cause prochaine de la mort paraît être l’asphyxie, car le sang est noir dans les vaisseaux. En rapprochant ce fait de la difficulté que l’animal éprouve à respirer, on peut être conduit à penser que le venin porte son action sur cette partie des centres nerveux qui préside aux mouvements respiratoires.

Parmi les insectes à glandes buccales vénénifiques, il faut surtout mentionner les Punaises ; produite par le jeu des stylets mandibulaires et maxillaires, leur piqûre s’accompagne d’une vive douleur et d’une tuméfaction dues à la salive irritante qui se trouve ainsi portée dans la plaie. Il en est de même pour certains Diptères, tels que les Simulies, dont la salive détermine chez les chevaux piqués par ces insectes une véritable dermatose eczémateuse.

Peu de Crustacés (Argules, etc.) semblent posséder un appareil à venin; il en est tout autrement pour les Arachnides. Les Scorpions réclament à cet égard une attention spéciale et ont été l’objet de nombreuses recherches : logé dans le dernier zoonite du post-abdomen, leur appareil venimeux se termine par un aiguillon offrant à son extrémité et sur les côtés deux orifices pour la sortie du venin ; les conduits des deux glandes vénénifiques débouchent séparément à ces orifices ; chaque glande est pourvue d’une enveloppe musculaire striée dont la contraction chasse le venin contenu dans un réservoir central. Le venin du Scorpion est trèsactif et peut amener rapidement la mort, surtout chez les Arthropodes et les vertébrés ; on observe d’abord une vive douleur au point piqué, puis à une période d’excitation succède une période de paralysie. Les phénomènes convulsifs qui caractérisent la période d’excitation sont dus à l’action du venin sur les centres nerveux et particulièrement sur l’encéphale; les phénomènes de paralysie sont causés par l’action du venin sur les extrémités périphériques des nerfs moteurs ; les muscles, le cœur et le sang, ne sont nullement atteints, et par conséquent le venin du scorpion semble devoir être placé parmi les poisons du système nerveux; la piqûre des scorpions qui vivent en France ( Scorpio eurpæus et Sc. occitanus) ne saurait causer la mort de l’homme et présenter de gravité que si le même individu a été piqué par plusieurs scorpions à la fois, ou si l’on a affaire à de très-jeunes enfants (Joyeux-Laffuie).

Certaines Araignées sont également venimeuses; leurs glandes à venin

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se trouvent non plus dans la région caudale, mais dans la région céphalique, et leur produit s’écoule par un orifice percé près de la griffe qui termine chacun des ehélicères. Le plus célèbre de ces animaux est la Tarentule ( Lycoza tarentula Walck), qui habite l’Europe méridionale et surtout l’Apulie; on connaît les légendes auxquelles elle a donné lieu et d’après lesquelles sa morsure causait fatalement un ensemble d’accidents graves amenant rapidement la mort. En réalité, ce « tarentisme » se l réduit à une douleur assez vive, suivie d’un œdème parfois notable et de ; vomissements, etc. ; une application d’ammoniaque et des diaphorétiques I suffisent à dissiper ces accidents ; ils se compliquent parfois de légers | phénomènes nerveux imputables, non au venin delà Tarentule, mais à la frayeur invraisemblable que cause sa morsure.

L’Araignée Malmignathe ( Theridion Malmignathe Walck.) est trèsredoutée en Italie, en Corse, en Sardaigne, en Espagne, etc.; sa morsure a été longtemps regardée comme mortelle ; elle semble n’avoir quelque action que sur les très-petits animaux.

On rencontre sur la côte du Yénézuéla, à l’île de Curaçao, etc., une Araignée, Araignée Orange, qui passe pour dangereuse; elle cause, dit-on, la mort des vaches, chèvres, etc., et détermine chez l’homme des accidents tétaniques.

Chez de nombreux Acariens il existe des glandùles vénénifiques dont la notion est indispensable, si l’on veut apprécier exactement et sûrement l’action nocive des divers parasites qui appartiennent à ce groupe : bien que fortement armé, le rostre des Ixodes ne détermine que des piqûres légères parce que la salive de ces acariens n’est pas venimeuse; au contraire les Rougets, les Sarcoptidespsoriques, etc., déterminent des affections eczémateuses d’autant plus graves qu’ils versent dans la plaie un liquide plus irritant. On s’accorde assez généralement à localiser ce liquide dans les glandes salivaires ou buccales, mais la preuve anatomique est encore à fournir, au moins pour de nombreuses espèces.

Parmi les Myriapodes il faut citer les Scolopendres, dont la piqûre est plus ou moins redoutable suivant les espèces : le Scolopendra cingulata du midi de la France occasionne des frissons, de la fièvre, etc., mais il est rare que le malaise dure plus de vingt-quatre heures ; les accidents sont plus graves avec les Scolopendres de l’Amérique intertropicale, du Sénégal, etc. Les glandes vénénifiques versent leur produit au dehors par de petits orifices percés à l’extrémité des pattes-mâchoires.

Divers animaux inférieurs (Vers, Cœlentérés, etc.) possèdent desglandules vénénifiques, mais, leur venin étant sans effet grave sur l’homme et n’ayant pas encore été suffisamment étudié au point de vue physiologique, on ne saurait y insister dans cet article.

Est-il nécessaire de retracer les essais successivement tentés pour trans former les venins en agents thérapeutiques? Faut-il rappeler l’usage de l’huile de Scorpions, l’emploi de la Tarentule contre les fièvres intermittentes, les essais d’injections venimeuses contre la fièvre jaune, les vertus que la médecine homœopathique accorde au venin du Lachesis, etc. ?

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L’expérimentation en a successivement fait justice et, si l’étude des venins ne cesse de s’imposer au médecin, c’est moins pour leur emprunter de problématiques auxiliaires que pour apprendre à combattre efficacement de redoutables agents d’intoxication.

Fontana, Traité sur le venin de la vipère, sur les poisons américains, 1767. — Amoredx, Notice des insectes de la France réputés venimeux, 1789. — Goyon, Des accidents produits dans les trois premières classes de vertébrés et plus particulièrement chez l'homme par le venin de la vipère i'er-de-lance, 1853. — Gray, Yenenous YVater Snakes, 1857. — Bachtold, Ueber die Giftwerkzeuge der Schlangen, 1843. — B. d’Hers, Venins, th. de Montpellier, 1845. — Bernard (Cl.), Action physiologique des venins [Gaz. méd. de Paris, 1849). — Gruère, Des venins et des animaux venimeux, th. de Paris, 1854. — Rainey, On the structure of the cutaneousfollicles of Toad, etc. [Quarterly Journal ofmicr. scienc., 1855). — Fonssagrives, Traité d’hygiène navale, 1877. — Ozakam. Étude sur le venin des arachnides, 1856. — Bernard (Cl.), Leçons sur les effets des substances toxiques et médicamenteuses, 1857. — Rüfz, Enquête sur le serpent de la Martinique, 1860. — Weir Mitchell, Researches on the Venom of the Rattlesnakes (Smilhs. Institut, 1860-1861). — Bert (Paul), Contribution à l’étude des venins (Soc. de Biol., 1865). — Corre, Note pour servir à l’histoire des poissons vénéneux ( Archives de médecine navale, 1865). — Weir Mitchell, Experimental Contributions to the toxicology of Rattlesnak venom, 1868. — Chahs (Joannes), Recherches pour servir à l'hisloire des glandes odorantes, etc., 1875. — Rosis (Ch.), Leçons sur les humeurs, 1874. — Henneguy, Étude physiol. sur l’action des poisons, 1875. — Montegazza, Sull venino dello scorpione, 1879. — Codty, Action des venins (Soc. de Biol., 1881). — Corre, Nouvelle note relative aux poissons vénéneux, 1881. — Lacerda, Sur le venin du Surucucu (Soc. de Biol , 1881). — Calhels, Rech. hist. et physiol. sur les modifications de l’épithélium des glandes à venin du crapaud, 1882. — Y’lacd Grand Marais, art. Serpents venimeux (Dict. encycl. des sc. méd., 1883). — Joyedx-Laffuie, Appareil venimeux et venin du Scorpion, Paris, 1883. — Reuy, Sur les poisons toxiques du Japon (Mém. de la Soc. de Biol., 1883). — Bottard, Piqûre de la Vive (Comptes rendus de la Soc. de Biol., 1885). — Lacerda, Leçons sur le venin des serpents du Brésil et sur la méthode de traitement des morsures venimeuses, 1 vol. in-8, avec 3 pl chromo.

Joannes Chatix.

’VEIVTILATIOjV. — La ventilation est le renouvellement de l’air dans les lieux clos, occupés par des hommes ou des animaux domestiques.

En effet, tous les êtres vivants qui respirent élèvent la température de l’air et altèrent sa composition, moins en lui prenant son oxygène qu’en mêlant à l’atmosphère les produits de leurs exhalations pulmonaire et cutanée : acide carbonique, vapeur d’eau, matières organiques.

Un homme exhale par heure 20 litres ou 0,02 mètres cubes d’acide carbonique, 40 grammes d’eau, et dégage 47,3 calories.

Mais les actes vitaux ne sont pas les seuls agents de viciation de l’air; les appareils de chauffage et d’éclairage modifient aussi les qualités de l’atmosphère.

Dans les hôpitaux et dans un grand nombre d’industries, il s’y ajoute encore des causes spéciales de souillure : excrétions et sécrétions morbides, ainsi que matériel de pansement pour les premiers; poussières, gaz, etc., pour les autres.

On distingue une ventilation naturelle et une ventilation artificielle.

Mais la mise en mouvement de l’air nécessaire à la ventilation est toujours le résultat de changements dans sa densité ou, ce qui revient au même, dans sa température. L’air chaud ou raréfié tend à s’élever, pressé

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par l’air plus dense et froid. Aussi sont-ce les mêmes forces qui président à la ventilation naturelle et à l’artificielle, et elles y agissent de la même façon : tantôt par pulsion, refoulement, insufflation ou injection d’air neuf; tantôt par appel, aspiration ou succion de l’air vicié; tantôt enfin des deux manières. C’est là ce qu’expriment les désignations de ventilation par pulsion , de ventilation par appel et de ventilation mixte.

Ventilation naturelle. — La ventilation naturelle peut se subdiviser en spontanée et provoquée, suivant que la volonté de l’homme intervient ou non pour opérer le renouvellement d’air.

La ventilation naturelle spontanée ou accidentelle est celle qui s’effectue à notre insu, et même contre notre désir, parles conduits de cheminée, par les fissures et les joints des portes et des fenêtres, enfin par les parois de nos habitations.

Des expériences du général Morin montrent le rôle des joints et des cheminées dans l’aération naturelle. En juillet, sur 403 mètres cubes d’air évacués à l 'heure par une cheminée non chauffée, 246 s’étaient introduits par les joints. F. Leblanc a calculé que l’air entré par les jointures des portes et fenêtres ne suffit en général pas pour réduire l’altération de l’air à la moitié de ce qu’elle serait dans une enceinte rigoureusement fermée.

Le renouvellement d’air par la cheminée sans feu d’une chambre de rez-de-chaussée s’élevait par heure à 190 mètres cubes quand la température intérieure ne dépassait que de 6/10cs de degré la température extérieure, à 357 mètres cubes quand l’excès de température intérieure était de 11°, 2, et à 446 lorsque cette différence atteignait 16°, 2.

La présence de feu dans la cheminée accroît considérablement la quantité d’air amenée par les joints et fissures. Sur un total de 1190 mètres cubes d’air sortis en une heure par une cheminée chauffée au gaz, 886 étaient entrés par les joints.

Dans une salle d’hôpital de quinze lits, munie d’une porte close, de huit fenêtres toutes fermées et de quatre orifices d’admission pour l’air neuf, Wilson a trouvé que l’appel déterminé par le feu brûlant dans les deux cheminées procurait issue à 88mc,8 d’air par heure et par lit, dont 24mc,8 provenant des orifices d’admission. Les 64 mètres cubes d’air restants s’étaient introduits par les fissures de l’encadrement des fenêtres et de la porte et peut-être aussi par les parois.

Mais les expériences de Parkes prouvent qu’il ne faut pas compter outre mesure sur l’efficacité de ce mode de renouvellement de l’air. Il s’agit là plutôt d’un grand déplacement d’air que d’une ventilation véritable. En effet, le feu allumé dans la cheminée d’une pièce cubant 56 mètres y appelait de l’extérieur 609 mètres cubes d’air, c’est-à-dire un volume capable d’en renouveler près de 11 fois par heure l’atmosphère. Or, malgré cette profuse aération, dès que la pièce était occupée par deux ou trois personnes et avait sa fenêtre close, on y percevait une odeur de renfermé. La raison en était que l’alimentation du foyer se faisait surtout par l’air qui pénétrait par le dessous des portes et qui, sans

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se diffuser dans la chambre, gagnait directement la cheminée, en rasant le sol et glaçant les pieds des habitants.

F. Leblanc avait déjà noté que le renouvellement spontané de l’air continue après qu’on a collé du papier sur tous les joints des portes et des fenêtres : au bout de 10 heures de séjour, dans une pièce de 13 mètres cubes, la viciation de l’air n’était que les deux tiers de ce qu’elle eût dû être.

En expérimentant dans des conditions analogues, Pettenkofer avait vu que la quantité d’air introduite n’était diminuée que de 28 pour cent. Le renouvellement d’air atteignait 95 mètres cubes par heure, lorsque l’excédant de température à l’intérieur était de 20 degrés, et seulement 22 mètres cubes, lorsque l’écart des températures n’était que de 4 degrés.

On pouvait en conclure que la porosité des matériaux de construction a, pour la ventilation naturelle de nos logements, une importance plus grande que les ouvertures accidentelles. Mais des expériences ultérieures de Lang et de Recknagel ont considérablement restreint la portée et modifié l’interprétation des faits annoncés par Pettenkofer.

Ces nouvelles recherches ont montré que la perméabilité des matériaux pour Pair est très-faible et que c’est surtout par leurs joints et les intervalles qu’ils laissent entre eux que s’effectue le passage de l’air.

Recknagel, qui a étudié la question en détail, est arrivé aux conclusion suivantes : Durant la période de chauffage, le mouvement de Pair est dirigé du dehors vers l’intérieur de la pièce, au niveau du plancher et de la partie inférieure des parois verticales, tandis qu’il se produit en sens contraire, au niveau de la portion supérieure des murs et à travers le plafond.

Dans les conditions ordinaires de qualité des matériaux, 'd’exposition des maisons et de température, le renouvellement d’air s’élève au plus à 10 mètres cubes par heure, c’est-à-dire qu’il est à peine suffisant pour une seule personne. De plus, les pièces d’habitation ne donnant à Pair libre, généralement, que par une de leurs parois, la pureté de Pair amené laisse souvent à désirer. C’est en effet surtout par le plancher qu’entre Pair qui provient alors, soit du sous-sol, si la pièce est au rez-de-chaussée, soit des habitants de l’étage au-dessous; dans les deux cas, c’est un air suspect ou même vicié. Aussi Recknagel est-il d’avis de rendre les parois de nos demeures infranchissables à Pair au moyen de parquets cirés, de papiers de tenture et d’enduits imperméables.

La ventilation naturelle provoquée est celle où l’on utilise, principalement ou exclusivement, la force vive du vent, soit pour recevoir de Pair frais, soit pour se débarrasser de Pair vicié, soit dans les deux buts simultanés. A titre accessoire seulement, on se sert ici de la chaleur du chauffage et de l’éclairage.

Ventilation par le vent. — L’ouverture des fenêtres répond au besoin d’air frais, mais elle est peu efficace en été, quand l’atmosphère extérieure est complètement calme ou même est plus chaude que celle de

VENTILATION. — v. naturelle.

l’habitation; elle est d’autre part insupportable, lorsque le vent est trop fort.

On obvie aux courants désagréables occasionnés par l’ouverture totale des fenêtres à l’aide d’un des artifices suivants, variables suivant le climat et le pays.

1° Vasistas, dans les châssis supérieurs, s’ouvrant en dedans et en haut, de façon à diriger l’air vers le plafond.

2° Fenêtres à guillotine, dont les châssis s’ouvrent indépendamment, le supérieur en s’abaissant, l’inférieur en se relevant. Bird a proposé de maintenir le châssis inférieur élevé au moyen d’une pièce de bois qui obture complètement l’espace laissé vide en bas, tandis que l’air extérieur peut affluer vers le plafond, à mi-hauteur de la fenêtre, dans l’intervalle des deux châssis.

3° Doubles fenêtres, dont l’externe présente un espace ouvert au niveau de son bord inférieur et l’interne un espace libre, de mêmes dimensions, le long de son bord supérieur, de manière à permettre l’entrée de l’air à la partie supérieure de la pièce.

4° Moulinets enchâssés dans un carreau de vitre.

A côté de ces dispositifs ayant trait aux fenêtres, on a imaginé un nombre infini d’appareils destinés à introduire l’air extérieur par les parois des habitations. En voici quelques-uns; nous aurons l’occasion d’en mentionner d’autres, en étudiant la ventilation des différentes catégories de lieux habités.

5° Les briques -perforées, insérées dans les murs, près du plafond.

6° Les ventouses. L’une des plus répandues est la valve de Sheringham (fig. 1), composée d’une boîte métallique, encastrée dans le mur, grillée à l’extérieur et s’ouvrant à l’intérieur, à proximité du plafond, par le moyen d’un contre-poids.

7° Les tubes de Tobin. Ce SOnt des Fig. 1. — Valve de Sheringham. tuyaux qui montent verticalement dans

les murs avant de s’ouvrir en dedans, à lm,50 au-dessus du plancher, pour projeter l’air, admis par leur orifice externe, vers le haut de la pièce.

8° Le système de Wultke (fig. 2), qui est un heureux perfectionnement de l’appareil de Sylvester, en usage en Angleterre, il y a une soixantaine d’années. Wuttke, en utilisant la force du vent pour procurer de l’air frais aux habitations, a compris qu’il fallait faire disparaître l’instabilité de ce moteur, résultant des variations dans son intensité et sa direction.

Du sommet du toit descend verticalement un conduit qui, parvenu dans le sol, présente un vaste renflement, avant de se redresser pour pénétrer dans la maison. La portion souterraine élargie du conduit a un triple but : elle emmagasine l’air, lui permet de déposer ses poussières; en été, enfin, on transforme cette chambre en glacière pour rafraîchir

12 VENTILATION. — v. naturelle.

l’air. A"son extrémité supérieure, le conduit vertical est surmonté d’un r appareil destiné à capter le

| vent dans toutes lés direc¬

tions; des soupapes, qui ne s’ouvrent que de haut en bas, empêchent l’air de refluer hors du conduit et d’être aspiré au dehors par un vent contraire.

Enfin, au-dessus du renflement souterrain, le conduit offre un autre élargissement muni d’une soupape semblable à celles de son extrémité supérieure. Cette soupape, qui rétrécit plus ou moins le calibre du conduit, sans pouvoir le fermer entièrement, régularise l’afflux de l’air dans le réservoir souterrain.

Pour que ce système de ventilation naturelle fonctionne, trois conditions sont essentielles : 1° un état plus ou moins agité de l’atmosphère ; 2° l’absence de maisons plus élevées dans le voisinage; 3° des proportions convenables pour les diverses parties de l’appareil. La section totale des canaux de distribution dans la maison doit être plus faible que la section du conduit descendant et celle-ci plus petite que la somme des sections des orifices chargés de recueillir le vent sur le toit. Wutlke, en effet,

Fig. 2. — Système de Wutike. * prétend obtenir une con¬

densation de l’air en trans¬

formant sa force vive en tension. Rien d’ailleui's n’empêche de chauffer

VENTILATION

l’air avant de l’introduire dans les appartements. Wultke a installé son système dans l’hôpital militaire de

Pasewalk, près de Dantzig, où, paraît-

il, l’air, quand il est le plus calme, ^

parcourt encore 0m,8 par seconde. ^^§lf ;| ! : —

La force aspiratricc du vent est au NjBf ( 'i j|!

contraire mise à profit dans les nom- K,:;’.' ^ .■ ]x^|l|| \

breux modèles de chapeaux mobiles Êm;;; ; / '

ou non, dont on coiffe les chemi- MBm t

nées et les gaines d’extraction de l’air ÈÈëî? ; ; : ■

vicié. Les aspirateurs de Wolpert vft'j--. '! j -i : |]||f ')/

(fig. 3) sont parmi les plus connus. 1

Mais ces dispositifs n’ont un effet < |||:1 j ! .ijj ! ^

bien marqué qu’autant qu’ils com- ||[l: j d i

priment le vent sur une portion de ^ Jjr l|i|ll ^

son trajet à leur intérieur, pour uti- 1 1 1 1

liser ensuite sa détente et la raréfac- gjlj|ijj5i| [Il || J K

tion relative qu’elle produit. C’est ce Jjjp

que Bosicell avait parfaitement indi- jÉ|||lj||F

qué dès 1801, en proposant un appa- l||||fl jlllil' njl|| lllfc os

reil destiné non-seulement à assurer ||Éjj|j

le tirage des conduits de fumée, MMap i

mais aussi à extraire l’air méphi- j| Üjl' II! Il

tique des mines, hospices, prisons Fig. 3. — Aspirateur Wolpert. *

et salles de spectacle (fig. 4).

L 'aspirateur Noualhier (fig. 5), employé sur les wagons postaux et

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