‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 39 (volume 2)Chapitre 140 sur 143 · ZINC. — EMPLOI THÉRAPEUTIQUE. USAGE EXTERNE · texte numérisé non relu

ZINC. — EMPLOI THÉRAPEUTIQUE. USAGE EXTERNE

lotions contre la gale et Haies l’a conseillé, non-seulement dans cette affection, mais encore dans la plupart des maladies chroniques de la peau. En bains, on l’administre à la dose de 60 à 120 grammes par jour pour guérir les démangeaisons causées par le prurigo, par l’eczéma chronique, et, en général, par toutes les affections herpétiques. Le sulfate de zinc intimement uni avec l’alun, au moyen de la fusion de ces deux substances, dans une capsule de porcelaine, a été présenté par Richard (de Soissons) comme un des moyens le plus promptement et le plus sûrement efficaces à opposer au prurit des organes génitaux. Comme ces deux substances, employées séparément, sont incontestablement utiles dans cette circonstance, il est permis de croire que réunies et combinées elles acquièrent encore un plus haut degré d’efficacité. C’est donc un moyen nouveau à ne pas négliger lorsqu’il s’agira de combattre une affection aussi incommode et aussi souvent rebelle.

L’acétate de zinc, qui n’est presque exclusivement employé qu’à l’extérieur, possède exactement les mêmes usages que le sulfate. Jadis il était très-employé à titre d’astringent en collyres et en lotions. Puget emploie principalement comme topique la solution d’acétate de zinc qu’il donne en bains ou qu’il laisse appliquée sur la partie pendant une ou plusieurs heures.

Le sulfate, comme le carbonate, l’oxyde et l’acétate de zinc, constituent des préparations topiques qui remplissent à peu près les mêmes indications, en observant toutefois que les préparations solubles de zinc sont, en général, fort irritantes, et ne doivent être prescrites qu’à doses trèsfaibles, tandis que le carbonate et l’oxyde veulent être employés à doses beaucoup plus considérables.

L ’ azotate de zinc a été proposé par Latour comme caustique ; on peut se servir de pâtes ou de solutions ; la solution peut être employée comme caustique.

L ’iodure de zinc est employé quelquefois à l’extérieur contre les ulcérations scrofuleuses ; ou se sert d’une pommade à 4 grammes d’iodure pour 50 grammes d’axonge benzoïnée.

L’action caustique du chlorure de zinc a été étudiée à l’art. Caustique, t. YI, p, 576.

Nous ajouterons que, suivant Stanelli, le chlorure de zinc tombé en déliquium par suite de son exposition à l’air compte au nombre de ses propriétés médicinales celle de calmer la douleur des dents. Son mode d’application est des plus simples. A l’aide d’un pinceau on en porte une petite quantité dans la dent douloureuse, et, dans l’espace de quelques minutes, il en apaise les souffrances les plus aiguës, sans d’ailleurs en irriter aucunement les nerfs. Avant de procéder à l’application, il est indispensable d’entourer soigneusement la dent avec du coton cardé, puis, lorsque le chlorure a, été bien appliqué, de bien remplir la cavité avec cette même sorte de coton. Enfin on termine par laver la bouche avec un peu d’eau tiède. L’auteur affirme qu’il a obtenu un succès constant de ce moyen dans plus de 50 cas, et jamais il n’a

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