‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 39 (volume 2)Chapitre 139 sur 143 · ZINC. - EMPLOI THÉRAPEUTIQUE. USAGE EXTERNE · texte numérisé non relu

ZINC. - EMPLOI THÉRAPEUTIQUE. USAGE EXTERNE

ulcérations aux amygdales, pellicules blanchâtres sur les gencives, de la salivation, de la fétidité de l’haleine et de la diarrhée. Toutefois, dit M. Layet, l’expérience a démontré que l’emploi du blanc de zinc était le plus souvent inoffensif, et sans doute faut-il faire intervenir, dans le cas contraire, l’action de l’arsenic qui se rencontre trop souvent dans lé métal impur. Quant à l’angine, l’irritation bronchique et les éruptions cutanées que M. Bouchut a signalées chez les ouvriers occupés à l’emballage du blanc de zinc, elles seraient dues à l’action toute mécanique de la matière pulvérulente.

Emploi thérapeutique. — Le zinc et ses composés sont utilisés aussi bien pour l’usage externe que pour l’usage interne ; il en est qui sont cependant plus spécialement employés à l’extérieur qu’à l’intérieur.

Usage externe. — - Le zinc métallique, l’oxyde, le carbonate, le sulfate, l’acétate, l’iodure et surtout le chlorure de zinc, sont fréquemment appliqués à la surface de la peau.

Le zinc à l’état de métal est souvent appliqué à l’extérieur, et c’est un agent métallothérapique important. Dans l’état hystérique ou du moins chez certains hystériques, l’anesthésie sensitivo-sensorielle, les parésies, les troubles thermiques et circulatoires périphériques, sont quelquefois modifiés par des applications de zinc, sous forme de plaques. C’est, comme les autres esthésiogènes, un agent excitateur de la sensibilité et de la motilité.

L 'oxyde de zinc a été souvent appliqué à l’extérieur en pommade, en solution, en poudre. On en a saupoudré les surfaces chancreuses et fétides, les vieux ulcères des jambes, les plaies du coccyx, les excoriations urineuses, l’intertrigo des enfants et les gerçures du sein. C’est un dessiccatif, un astringent, sous forme de poudre, pour guérir les ex-coriations de la peau, dans le cas d’ulcères, d’affections impétigineuses et autres maladies chroniques qui s’accompagnent d’une sécrétion excessive. On l’employait en pommade dans le cas d’ophthalmies chroniques ; la tuthie entrait èn effet dans la préparation de divers onguents ophthalmiques inusités aujourd’hui. Suspendu dans l’eau mucilagineuse, il est encore employé dans la leucorrhée et la blennorrhagie.

Le carbonate de zinc a été utilisé dans le même but, mais il est aujourd’hui à peu près abandonné. C’est cependant un astringent, un siccatif qui était appliqué en poudre et en pommade contre l’intertrigo, les excoriations, les ulcères chroniques, les affections des paupières; on en faisait un cérat, un onguent de calamine. .

Le sulfate de zinc est très-souvent employé à l’extérieur. Dans les catarrhes aigus et chroniques des membranes muqueuses, il est avec avantage mis en contact avec la surface malade. Aussi dans l’inflammation delà conjonctive, de la membrane olfactive, du canal de l’urèthre, on le prescrit à la dose de 1 centigramme et. même de 10 à 20 centigrammes par 30 grammes d’eau distillée; dans la leucorrhée, en injections à la dose de 2 à 8 grammes pour 500 grammes, d’eau ; à la même dose en gargarysme dans les maladies chroniques de la gorge. On l’a employé en

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