VESSIE. — ANATOMIE. STRUCTURE. VAISSEAUX
à laisser passer l’urine. Chez l’homme, il a encore une autre action : il s’oppose au reflux du sperme dans la vessie.
Si la puissance musculaire du corps de la vessie est plus ou moins altérée, le sphincter conserve néanmoins sa tonicité et il y a rétention plus ou moins complète : l’urine s’accumulera donc jusqu a ce que par sa masse même elle l’oblige à s’ouvrir un peu , et alors il sortira quelques gouttes de ce liquide. On dit dans ce cas que le sujet miaa par regorgement, phénomène heureux en ce sens qu’il prévient la rupture de l’organe. Celle-ci cependant se produirait, si une cause quelconque s’opposait absolument à ce que le col s’entr 'ouvrît.
Le sphincter est moins résistant normalement chez la femme ; avec l’âge, il perd encore de sa tonicité : aussi voit-on souvent chez elle le rire, la toux, l’effort, déterminer l’expulsion de quelques gouttes d’urine. Il est aussi plus dilatable, et peut être porté assez aisément jusqu’à 3 ou 4 centimètres de diamètre. Cette particularité, jointe à la brièveté de l’urèthre, rend plus faciles la lithotritie et l’extraction de la pierre chez la femme. Toutefois, il ne faut pas pousser trop loin la dilatation, car il peut en résulter une incontinence par insuffisance de tonicité du col. C’est là précisément l’inconvénient de la taille uréthrale, plus simple cependant que la taille vestibulaire ou même vaginale.
La muqueuse du col ne présente rien de particulier anatomiquement, -si ee n’est la présence de pjis radiés aboutissant en avant au verumontanum. On sait qu’elle peut s’enflammer isolément, et son inflammation a -des caractères spéciaux qui la différencient de celle du corps.
Vaisseaux. — La nutrition de la vessie est assurée par de nombreuses artères qui puisent leur sang à des sources multiples. Il y a des artères vésicales antérieures, postérieures, inférieures et supérieures (fig. 45).
Les inférieures naissent directement de l’hypogastrique : ce sont les •- artères vésicales proprement dites.
Les supérieures naissent aussi de l’iliaque interne, mais par l’intermédiaire de la portion non oblitérée des artères rtefi-.ombilicales.
Les antérieures proviennent le plus souvent de la honteuse interne. • quelquefois de l’hypogastrique.
Les postérieures enfin viennent de l’hémorrhoïdale moyenne, de la - vaginale et de l’utérine. C’est la vésicale postérieure qui donne l’artère du canal déférent.
Toutes ces artères rampent quelque temps dans l’épaisseur des parois ; elles se distribuent en grande partie à la tunique musculaire, et finalement vont s’épuiser dans la muqueuse se terminant par un fin réseau, riche surtout au voisinage du col.
Les veines suivent un trajet différent de celui des artères. Gillette, qui les a tout particulièrement étudiées, il y a une quinzaine d’années, les divise en trois réseaux : 1° un réseau né de la muqueuse par l’intermé diaire de troncules dont chacune est le collecteur d’un petit territoire ; ce réseau forme au niveau du col un plexus circulaire ; 2° un réseau intermusculaire constitué par les veines venues de la tunique musculaire,