TOUCHER
^86 TOUCHER. — règles pratiques.
tentation céphalique était incontestable; pour le second, plutôt superposé que juxtaposé ; au premier, la tête a été reconnue dans le fond de l’utérus moyennant le petit artifice de palpation indiqué ci-dessus. Les mouvements du fœtus étaient très-fréquents au centre de l’utérus.
Quant aux présentations irrégulières : une tête ou le siège logé dans mne des fosses iliaques, la palpation donne des indications ordinairement très-claires sur la forme oblique de l’utérus, et par conséquent la situation ■oblique de l’axe fœtal ; le caractère d’un des deux pôles, l’un situé en haut dans un des côtés de l’utérus, l’autre près de l’orifice, mais nullement engagé dans l’ouverture pelvienne; les situations obliques sont ordinairement réduites par la régularisation de la forme de l’utérus, qui se fait souvent sous’l’inûuence des seules contractions utérines ; souvent nous .avons observé ces faits.
Quand la présentation est franchement transversale, comme on dit ‘improprement, car il y a toujours une extrémité fœtale plus près de l’ou- ■verture pelvienne que l’autre, le diagnostic n’est ordinairement pas trèsdifficile, car c’est la forme anormale de la matrice, cause essentielle de ‘la présentation vicieuse, qui trappe tout d’abord l’explorateur. Il s’agit de savoir de quel côté est la tête et où est l’extrémité podalique. On •arrive à répondre à cette double question en cherchant simplement à reconnaître un des pôles de l’axe fœtal ; celui-ci reconnu avec certitude, d’autre est trouvé par voie d’exclusion ou plutôt par confirmation du premier jugement ; c’est dans les cas surtout qui peuvent présenter des difficultés sérieuses qu’il est nécessaire de s’éclairer des autres moyens d’ex- .ploration, surtout quand le segment inférieur reste obstinément vide, •nu s’il s’y trouve une partie fœtale qui n’est pas un pied, mais peut-être l’épaule ou un bras, dont on a un si grand intérêt à empêcher l’engagement ; cet examen complet aide à poser clairement le diagnostic de la iprésentation et conduit naturellement aux conséquences pratiques imporlantes qui en découlent.
Il y a des circonstances qui rendent la palpation difficile, c’est d’abord une très-petite quantité de liquide amniotique, qui a pour conséquence le tassement des parties fœtales sur elles-mêmes et par conséquent la ■difficulté de les apprécier par la palpation.
La trop grande abondance du liquide amniotique éloigne la paroi utérine du corps fœtal, ne permet par conséquent pas d’en apprécier la forme, donne en outre au fœtus une mobilité excessive qui lui permet de ■changer à chaque instant de position et de présentation. La matrice, étant globuleuse, forme une grande boule creuse dans laquelle le fœtus peut se mouvoir en tous sens à chaque instant, heureux si la poche ne se rompt pas à un moment où le fœtus est placé en travers et où peut survenir une procidence d’un membre ou du cordon. Si au point de vue du mode de présentation la palpation pratiquée alors ne fournit aucune lumière, elle impose à l’accoucheur une grande vigilance, peut-être l’indication de diminuer un état de choses qui peut devenir si préjudiciable •à la vie de l’enfant.