TOUX. — BIBLIOGRAPHIE
que la température de l’appartement ne soit ni trop basse, ni trop élevée, une chaleur trop intense stimulant les organes respiratoires et augmentant la congestion bronchique; les températures de 16 à 18 degrés sont les meilleures. L’air ne doit pas être trop sec, la présence d’une notable quantité de vapeur d’eau est utile, on l’obtiendra en faisant évaporer de l’eau dans la chambre du malade. On imposera à ce dernier un silence relatif, l’exercice de la parole ayant une action incontestable pour surexciter la toux.
Enfin l’usage des boissons chaudes, muncilagineuses, aromatiques ou légèrement alcoolisées, constitue un bon moyen d’humecter la gorge et l’orifice supérieur du larynx et de diminuer la toux; l’emploi des pâtes béchiques donne les mêmes résultats en excitant les sécrétions buccales et en fournissant au pharynx un topique émollient. Chez quelques sujets atteints de toux nerveuse, spasmodique, l’ingestion fréquemment répétée d’une gorgée d’eau froide réussit mieux pour apaiser la toux que l’administration des boissons chaudes.
Nous terminerons cet article par quelques mots sur le traitement des toux nerveuses, et en particulier de la toux hystérique. Aucun symptôme n’est plus rebelle à la médication, tous les agents thérapeutiques peuvent échouer; s’ils semblent réussir, on peut encore se demander si on n’est pas en présence d’un cas de guérison spontanée. On peut essayer les bromures alcalins et les narcotiques sans grand espoir de réussir; l’hydrothérapie méthodique est plus puissante et a donné des succès. Parfois on réussira en frappant vivement l’imagination des malades et en prescrivant avec un grand appareil une pilule fulminante è mica panis. Un changement d’air ou de climat, une modification radicale dans la manière de vivre, constitueront le plus souvent les moyens les plus efficaces.
MosbiIre, Mémoire sur les accidents que peut produire chez l’homme la présence des vers intestinaux [Gaz. des hôp., 1844, t. VI, p. 66). — Ljsègde, Sur la toux hystérique [Arch. gén. deméd.,i%hi). — Spring, Symptomatologie, t. I, p. 47 et suivantes, Bruxelles, 1866. — Nothnagel, Gaz. kebd., 1868, p. 815. — Gué.sead de Mdssï (Noël), De l’adénopathie bronchique [Gaz.hebd., 1873). Clinique médicale, t. I, 1874. — Études cliniques sur la coqueluche [Un. méd., 1875). — Hoïges (Andréas), Expériences sur la toux [Pest. med. chij-urg. Presse, t. XI, p. 14, 1874, Revue des sc. méd., t. lY). — Raksome (A.), Mécanisme de la toux (British med. Assoc., British med. Journ., 29 août 1874, p. 287). — Kotks (0.), Recherches expérimentales sur la toux (Arch. für pathol. Anat. u. Physiol., Band LX). — Meyer (R. de Zurich), De la toux [Correspondenz Blatt. fur schweiier. Aerzte, VI Jahrgang, n° 1, p. 81, janvier). — Graber (F.), Pathogénie, auscultation et variétés de la toux, thèse inaugur. dissertât., 1875, Breslau. — Ebstein (Wilh.), Sur la toux, Leipzig, 1876. — Aïhitz, Séméiologie, physiologie pathologique et traitement de la toux dans la phthisie, thèse de Paris, n» 69, 1876. — Peter, Leçons de clinique médicale, 1. 1, II. Leçon XXVI. — Baréty, De l’adénopathie, trachée bronchique, thèse inaug., 1874. — Edlefsen, La toux et la toux stomacale (Deutsches Arch. fur klin. Med., 1877, p. 200). — Smith (H. A.), Exemples de toux réflexes (Amei'ican Journal of med. Sc., avril 1879). — Bouger, Bouchon de cérumen provoquant une toux persistante ithe Lancet, vol. I, 1880). — Féréol, Toux coqueluchüïde dans l’ataxie (Soc. méd. des hôp., — Jean, Toux coqueluchoïde dans l’alaxie
(Bull. Soc. anat., 1875, p. 819). — Charcot, Traité- des maladies du syst. nerv., t 1. — Belloc, Axekfeld, Traité des névroses, revue et annoté par Huchahd, 1882.
Les articles Larynx (Bict. encyclop.). Phthisie, Poumon, du Bict. de méd. et de chirurg. pratiques, — Clin. méd. de Trousseau, t. II, — Traité de la phthisie laryngée, par Trousseau et PiDOux Paris, 1883.
A. Rigal et Juhel-Rékoy.
TABLE DES AÜTEDRS