‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 35 (volume 3)Chapitre 115 sur 117 · TOUX. — PRONOSTIC. INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES · texte numérisé non relu

TOUX. — PRONOSTIC. INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES

dre de gomme arabique. Le malade prisait six à sept fois par jour une pincée de cette poudre. Guéneau de Mussy affirme en avoir retiré de bons effets.

Nous rappellerons l’emploi de la teinture de drosera rotundifolia contre les quintes de la coqueluche, emploi que l’on peut étendre à toutes les toux quinteuses et spasmodiques liées à une phlegmasie catarrhale des voies aériennes. La dose habituellement employée est trop faible, il faut la porter à un ou deux grammes par jour (40 à 60 gouttes).

Dans certaines grippes à toux fatigante, nous nous sommes bien trouvés de l’usage de V acide phéniqueWz dose de vingt à quarante centigrammes par jour dissous dans un sirop pectoral. La toux qui avait résisté aux opiacés s’amendait rapidement au bout de 24 à 48 heures sous l’influence de ce médicament.

Le sulfate de quinine, à la dose de 80 centigr. à 1 gramme, a été employé avec succès dans des cas où la toux paraissait être sous la dépendance d’un état congestif des bronches sans sécrétions catarrhales abondantes.

Nous devons encore appeler l’attention sur l’utilité des révulsifs appliqués sur la poitrine alors même qu’ils ne paraissent exercer qu’une action inappréciable sur lamaladie qui provoque la toux. Nous avons vu un large vésicatoire, une application d’huile de croton, apaiser une toux incessante dans la tuberculose et dans la grippe alors (|ue tous les médicaments internes avaient échoué. Nous avons vu plus haut que des excitations cutanées pouvaient stimuler le centre respiratoire et déterminer la toux : il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’une excitation cutanée très-vive comme celle produite par les révulsifs soit capable de modifier l’excitabilité de ce centre nerveux de manière à la diminuer et à rendre la toux moins fréquente.

Il n’est pas douteux, comme nous l’avons déjà dit, que les produits des sécrétions bronchiques exercent une influence puissante sur la production de la toux : aussi est-il indispensable d’avoir recours aux agents qui peuvent diminuer l’expectoration lorsque celle-ci est très-abondante; ce sera faire la meilleure thérapeutique contre la toux. Nous rappellerons les services que rendent pour atteindre ce but les sulfureux, particulièrement sous forme d’eaux minérales, les balsamiques, goudron, térébenthines, baumes de tolu, du Pérou, et surtout la créosote. Ce dernier médicament nous paraît êire un des meiPeurs agents de la médication anticatarrhale; à la dose de 0“,30 à 0S60 par jour nous l’avons vu diminuer rapidement l’abondance de l’expectoration et la fréquence de la toux.

En même temps que le médecin administre les médicaments qui peuvent modifier l’excitabilité du pneumogastrique ou du centre respiratoire, il doit prescrire au malade l’emploi des précautions hygiéniques consacrées parla tradition. On recommandera d’éviter les transitions brusques de température, l’impression du froid, toutes circonstances qui produisent des poussées congestives sur les bronches et excitent la toux. Il faut

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