NOUV. DICT. SIÉD. ET CHIB. XXXI
550 RÉVÜLSIOiN. — révdlsion par cosgestioîi et par inflammation. cas de la cautérisation de l’anthélix employée pour guérir la sciatique; moyen tant prôné, détail assez piquant, par le grand adversaire de la révulsion, Malgaigne.
D’après ce qui précède, nous pouvons donc accepter la proposition de Handfield Jones.
« De même qu’un stimulus morbide, un irritant appliqué à une partie, engendre la douleur dans un point éloigné par sa réflexion sur le nerf de ce^te partie, de même un stimulus utile, étant propagé d’une façon analogue, peut annuler une condition morbide établie dans, un centre par les impressions qui lui sont transmises d’un foyer d’irritation. »
III. Révulsion par congestion et par inflammation. — Nous traitons de la révulsion par inflammation en même temps que de la révulsion par congestion, parce que la congestion, étant un élément très-important de l’inflammation, est aussi le seul sur lequel nous puissions agir.
L’irritation cellulaire locale, causée par l’application d’un révulsif, ne produisant qu’une altération limitée à la surface de contact et n’ayant pas un retentissement bien marqué sur les différents points de l’économie, nous ne parlerons que de la congestion causée par cette application, congestion placée elle-même sous la dépendance du système nerveux.
11 résulte en effet des remarquables expériences de Cl. Bernard que le Système nerveux joue un grand rôle dans la production des phénomènes de l'inflammation.
On prend deux lapins : à l’un d’eux on coupe le nerf sciatique droit et chez tous deux on enfonce dans la jambe droite un petit morceau de bois. Le lendemain, la fièvre est très- vive chez l’animal dont le nerf sciatique est intact, elle est nulle chez celui dont le nerf a été coupé. Au bout de quelques jours, chez le premier il existe du pus en quantité considérable, chez le second, à peine une légère exsudation autour du corps étranger. Il est facile dès lors de comprendre les effets mécaniques de l’afflux du sang dans une part e du corps déterminé par l’application d’un sinapisme ou de ventouses sèches. La quantité totale du sang en circulation restant la même, la somme des points non hyperémiés doit posséder en moins une quantité de sang précisément égale à celle que la partie hyperétnie possède en plus. Les effets de l’afflux du sang sont surtout évidents lorsque l’on emploie des moyens énergiques comme les grandes ventouses Junod appliquées aux membres inférieurs, ll'est probable que, les effets de ce puissant appel du sang dans une partie se faisant sentir de proche en proche, les parties voisines seront les premières à ressentir l’effet de cette soustraction considérable du sang.
D’un autre côté, la sensibilité d’un organe diminuant avec la quantité de sang qui le parcourt, il en résulte que la série des phénomènes précédents aboutira à atténuer ou à supprimer une sensation douloureuse. C’est ainsi qu’on peut s’expliquer, en partie au moins, le soulagement instantané qui suit l’application d’un sinapisme, dans le cas de rhumatisme musculaire, par exemple. Mais l’effet mécanique dont il vient d’êlre question n’est pas durable, la pression ne tardant pas à s’équilibrer dans les