‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 31 (volume 4)Chapitre 74 sur 90 · RÉVULSION. - EÉVDLSIOK PAR CONGESTION ET PAR INFLAMMATION · texte numérisé non relu

RÉVULSION. - EÉVDLSIOK PAR CONGESTION ET PAR INFLAMMATION

organes profonds. On se trouve ainsi conduit à penser qu’il existe entre ces organes un arc nerveux dont le centre est à la moelle et par où l’irritation de l’un réagit sur la circulation capillaire de l’autre. Si ces communications médiates entre un point de l’économie et un autre poin t étaient bien connues, la thérapeutique pourrait en tirer un grand profit.

Elle pourra y trouver, dit N. Guéneau de Mussy, une indication pour déterminer le lieu où elle doit diriger quelques-uns des agents dont elle dispose. Il n’est pas invraisemblable que cette chaîne, qui sert de conducteur à des actions morbides, puisse transmettre certaines actions médicatrices. Ce n’est pas d’ailleurs une simple hypothèse, et l’on pourrait citer d’assez nombreuses observations à l’appui de cette théorie, qui avait déjà été entrevue par Valsalva, comme l’observation suivante en fait foi :

Il raconte qu’une femme, voulant saisir un coq d’Inde, reçut un coup de patte dans l’œil, et, à la suite de ce coup, elle perdit la vue de ce côté. Au bout de trois jours, la cécité persistant, elle alla le trouver. Ne constatant aucune altération appréciable de l’œil, il jugea que cette abolition de la vue tenait uniquement au consensus des nerfs, et qu’il fallait se servir du même consensus pour obtenir la guérison : il frotta énergiquement le nerf sus-orbitaire au-dessus du sourcil, très-près de l’endroit où il sort, et il n’eut pas plus tôt fait la friction que la vue fut entièrement rétablie.

En s’appuyant sur ces considérations, le même auteur a conseillé dans les laryngites d’appliquer des révulsifs à la nuque, où vient quelquefois retentir une sensation douloureuse, dans les affections congestives du larynx.

Nos ancêtres nous ont laissé sur ces questions des règles de pratique un peu confuses, mais desquelles il y a peut-être quelque chose à tirer.

Ainsi ils appliquaient des révulsifs : à la partie interne du hras ou sur la peau des mollets dans certaines maladies thoraciques ; à la plante des pieds ou sur le cou-de-pied dans certaines congestions du cerveau ou de ses membranes ; à la peau de la partie interne des cuisses dans les affections inflammatoires de l’intestin et du péritoine ; à la partie supérieure et interne des cuisses dans les maladies de l’utérus ; à la région épigastrique dans un grand nombre de maladies de l’estomac ; à la nuque et aux tissus cellulaires sous-jacents à la peau de cette région dans les ophthalmies ; aux apophyses mastoïdes dans les mêmes cas, et spécialement pour les ophthalmies scrofuleuses ; à la région sincipitale pour la classe complexe des maladies comprises sous le nom d’amauroses ; à la peau et au tissu cellulaire sous-jacent de la région hypogastrique dans les cystistes et autres affections de la vessie, aux mamelles dans les maladies utérines, etc.

Duchenne de Boulogne a rapporté aussi des observations montrant cette correspondance entre certaines régions périphériques et les organes intérieurs.

En voici une : à la suite d’une angine diphthéritique gangréneuse, une

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