POITRINE. - THORACENTÈSE. MANUEL OPÉRATOIRE
lentes quintes de toux. Cette pratique est inutile et mauvaise ; lorsqu’on voit que l’écoulement tire à sa fin, on arrête l’opération, sans se soucier des 150 à 200 grammes qui peuvent rester dans la cavité pleurale.
Pour pratiquer la thoracentèse, le choix de l’aspirateur est indifférent; ce qui importe, c’est le choix de l’aiguille, et je recommande exclusivement l’aiguille n° 2, dont le calibre ne mesure que lmra,2 de diamètre.
Fig. 45. — Aspirateur (le M. Polain.
Dans le goulot d’un vase quelconque vient s’adapter un bouchon en caoutchouc, traversé au centre parune tige creuse métallique à double conduit communiquant avec le récipient. A sa partie supérieure, elle se bifurque en deux branches munies chacune d’un robinet E et D qui, suivant la direction qu’on leur
cher la canule lorsqu’elle est obstruée, sans que Pair extérieur puisse y pénétrer.
Manuel opératoire. — 1° L’appareil monté comme le représente la figure, on ferme le robinet E et l’on ouvre le robinet D ; 2" On fait fonctionner la pompe A plus ou moins, selon la force qu’on veut donner au vide pratiqué de cette manière dans le flacon F; 3“ Une fois le vide opéré, on ferme le robinet D, on pratique la ponction avec le trocart, on retire le poinçon, on ferme le robinet du trocart , on ouvre le robinet E, et le liquide se'précipite dans le flacon.
Pendant que l’aspiration a lieu, on peut augmenter la force du vide en faisant fonctionner la pompe, après avoir ouvert le robinet D.
Plusieurs objections ont été faites à cette aiguille : on a dit qu’elle ne permet qu’un lent écoulement du liquide ; tant mieux ! car la lenteur de l’écoulement permet au poumon de se déplisser sans secousses et sans quintes de toux. On a prétendu que le poumon peut, dans son mouvement d’expansion, rencontrer la pointe de l’aiguille, et, pour parer à cet inconvénient, Castiaux a imaginé un trocart à pointe cachée.
Je n’ai jamais vu pareil accident, et, du reste, il y a une petite manœu-