PLOMB. - EXTRACTION DD PLOMB
à la quantité indiquée par l’essai préliminaire. La volatilisation relativement facile du plomb et même de quelques-uns de ses composés binaires rend compte très-naturellement de ce déficit qui varie de 3,5 à 4 du cent (Rivât) , la moyenne étant' comprise entre 5 et 10 pour 100.
La richesse des galènes varie beaucoup suivant la nature et l’abondance de la gangue.
Le sulfure de plomb pur, conterllnt 86,6 100 de plomb, on trouve desgalènes qui fournissent 30,40, 50 pour 100 de plomb ou davantage.
A partir de 50 pour 100, une galène est dite riche ; les plus riches atteignent à peine 85 pour 100.
Au point de vue théorique^ la métallurgie du plomb relève 'd’un petit nombre de principes et peutœti&feprésentée par des équations très-simples. lious supposerons toujçurir la galène pure, nous verrons que les matières étrangères ou les impuretés sont à cet égard sans importance notable.
Le sulfure de plomb est fusible au rouge. En vase clos, il y a perte de soufre qui se sublime et production d’un sous-sulfure plus fusible. Mais quand l’opération se fait en présence de l’air, il est possible, en ménageant l’accès de l’oxygène, de brûler le soufre sans oxyder le plomb.
PbS -t- O3 = Pb -f- SO2
Galène. Oxygène. Plomb Acide
métallique, sulfureux.
Pour que la réaction s’opère bien nettement, on ajoute ordinairement un peu de charbon, c’est alors la méthode dite du bas foyer.
Mais il arrive plus ordinairement qu’on ne cherche pas à régler de près l’oxydation, et la réaction précédente se complique un peu.
En grillant la galène on obtient alors, suivant la température et les proportions relatives de minerai et d’oxygène, de l’oxyde de plomb, de l’acide sulfureux et même du sulfate de plomb.
1“ ‘ PbS + QS = PbO -+- SO2
Galène. Oxygène. Oxyde Acide
2° PbS + O4 — Pb SO4
gBpgtî» i . . Galène. Oxygène. Sulfate
de plomb.
Mais en élevant la température après avoir amené par un grillage bien exécuté (ce que l’habitude apprend à connaître), la composition de la masse à des proportions convenables des différents corps ci-dessus, l’équation définitive devient,
(Pb S) -h 2 Pb O -t- Pb SO4 = 5 Pb -f- 5 (SO2) c’est-à-dire, en somme, que la galène, l’oxyde et le sulfate de plomb réagissant à haute température, et à l’abri du contact de l’air, se résolvent en acide sulfureux, qui se dégage, et en plomb métallique.
Tel est le principe de la méthode dite par réaction.
D’autres méthodes, dites par réduction au charbon, ou encore par prétipitation moyen d’un autre métal tel que le fer ou le zinc, sont aussi