PLOMB. ; — INTOXICATION • COLIQUE SÈCHE
Soldats de P. [Fabric. de) .
Soie ( Ouvriers en) chargée aveclitharge ou acétate de P. (17 p. 100); couturières portant à la bouche les fils de cette soie [Chevallier].
Tailleurs maniant l’alpaga anglais. apprêté au sulfure de P. [Reveil]. — de cristaux, de limes, voy. ces mots.
Teinturiers employant l’acétate de P.
Tisserands ; poussières dues au frottement des fuseaux des métiers à la Jacquart, voy. Coton.
Toile-Cuir [ Ouvriers en) américaine, pour couvrir les voitures d’enfants.
Tuiliers, vernisseurs de tuiles, voy. Carreliers.
Tuyaux à gaz [Poseurs de) . Maniement des tuyaux ; soudure des plombiers, mastic. à la céruse; ramollissement et décrassage des vieux tuyaux encroûtés de mastic par le chauffage sur des fourneaux. [Manouvriez].
Valises [Ouvriers en) se servant d’un tissu lustré noir « overlandcloth D.plombifère [Johnson],
Vernis ( Fabric . de) à la litharge.
Vernisseurs sur métaux ; vernis plombique ; — de cuirs , de poteries, voy. ces mots.
Verriers, voy. Émailleurs.
Vitriers ; mastic contenant de la céruse.
... Zingueurs ; zinc plombifère, soudure plombique.
Colique sèche. — La colique sèche, colique végétale, nerveuse, du Poitou, du Devonshire, des pays chauds, de Cayenne, du . Gabon, du Surinam, etc., offre, on le sait, au point de vue symptomatique, l’analogie la plus étroite avec le saturnisme. Comme dans celui-ci, il y a constipation, vomissements, coliques exacex'bantes, crampes, subictère ; dans les cas graves, on note le délire, les convulsions, l’amaurose, le coma et autres phénomènes encéphalopathiques, parfois suivis de mort; la paralysie des extenseurs du poignet, avec les caractères propres à la paralysie saturnine, a été maintes fois observée.
La colique sèche des pays chauds s’observe, ou plutôt s’observait surtout chez les marins à bord des navires, presque exclusivement des bateaux à vapeur (Fonssagrives, Le Roy de Méricourt). On connaît les controverses fameuses dont la véritable nature de cette maladie a été l’objet. Un grand nombre de médecins de marine, Guépratte et Segond notamment, la considéraient comme une maladie survenant sous l’influence de conditions climatériques spéciales, et surtout des brusques variations de température. Le professeur Fonssagrives, dans ses premières publications, l’envisageait comme une sorte de maladie miasmatique; il rapprocha cette affection des névralgies larvées si fréquentes dans les .contrées paludéennes et.se mit franchement à la tête des partisans de la ^non-identité de la colique sèche et de la colique de plomb.
Les travaux si remarquables d’Amédée Lefèvre tranchèrent la question d’une façon décisive. Dans son ouvrage [Recherches sur les causes de la