CAINÇÂ. — DESCRIPTION, ANALYSE, USAGES
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Cellarier (E.) Du café dans les hernies étranglées (Bull, de thérap., 1861, t. LXI, p. 270).
Petit (H.) (de Château-Thierry), Emploi préventif et curatif du café dans les congestions cérébrales (Gaz, des hùpU., 1862, p. 446 et 456). — De la prolongation de la vie humaine par le café. 2- édit., in-8, 1862.
Gbaillou (H.), Du café au point de vue hygiénique et médical (Journ. de méd. et de chirwrg, pratiques, 33« année, 1862, p. 459).
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Peu iLLEAu, Étude sur le café au point de vue historique, physiologique, hygiénique et alimentaire. Thèse. Paris, 1864.
Lamare-Picquot [F. V.) (de Hontleur), Éludes expérimentales de médecine et de chirurgie pratiques : De l'action dynamique du café et de son emploi dans les hernies étranglées. Paris,
1864, in-8.
Marchand (Léon), Recherches orgonogéniques et organographiques sur le Coffea arabica L.
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Landarrabilco (0.), Du café vert envisagé au point de vue de ses applications thérapeutiques dans
le traitement de la goutte, de la gravclle, des coliques néphrétiques et de la migraine. Thèse,
Montpellier, 1866.
Léon Marchand.
CîAIl¥ÇA. — En pharmacie on donne le nom Càinça ou Kahinca à la racine d'un arbuste originaire des Antilles, du Brésil, etc. et appartenant à la famille des Rubiacées, le Chiococca anguifuga Mart.
Description. — Cette racine est rameuse, composée de divisions cylindriques longues, dont la grosseur varie entre celle d'une plume à écrire et celle du pouce; rugueuses, mamelonnées, striées longitudinalement et annelées. Elles présentent à Textérieur une couleur brun-rougeâtre, la coupe transversale montre au centre un corps ligneux, blanchâtre, insipide; la zone corticale, au contraire, est brune ou jaune ambrée, de saveur astringente et même désagréable, possédant une odeur aromatique acre et nauséabonde. Ces caractères réunis indiquent assez que la seule partie active est Técorce de la racine.
Analyse. — Heyland et Pfaff ont les premiers analysé cette substance, mais Pelletier et Caventou ont depuis complété leurs observations et ont trouvé : un principe amer, vert, crislallisable; une matière colorante, visqueuse; de Tacide caïncique; de Tacide cafétannique ; une matière jaune extractive. Von Sanlin, Rochelder y ont trouvé de Témétine, et Brandes, un alcaloïde particulier qu'il place entre Témétine et Tacide benzoïque.
Usages. — Au Brésil on utilise cette racine, appelée raiz-preta, contre les morsures de serpents et dans les fièvres intermittentes. D'après Soarès de Meirelles, les nègres s'en serviraient contre le pica et contre Taménorrhée. P. Browne dit qu'aux Antilles, où elle se nomme petit brandOy on l'administre contre la syphilis et les rhumatismes.
Martius et Langsdorffont surtout insisté sur ses propriétés évacuantes, et
CAINÇA. — D06B ET MODE D*AD1IIIIISTRATI0H. 69
c'est à ce point de vue seulement qu'on Ta étudiée en France. A. Richard, François, Clemençon, Aubin Petit-Dugour, S. de Solier, Pelletier et Caventou ont observe son action, tant physiologique que thérapeutique. Il ressort de leurs expériences : V Que le Caïnça est un purgatif qui agit sans déterminer de violentes irritations de l'intestin ; T que reffet purgatif se manifeste plus, si on Tadministre en layement, que si on le donne par la bouche; 5^ qu'il se produit un effet diurétique consécutif. <c Les urines d'épaisses et troubles, brûlantes, fétides et rares qu'elles étaient, deviennent rapidement abondantes, aqueuses et normales sans ingestion de boisson ; » 4° que ces deux effets, quoique toujours sensibles, sont inverses Tun de l'autre.
De ce mode d'action physiologique ressortent les indications thérapeutiques. On administrera le Cainça quand il sera utile d'obtenir des évacuations alvines et quand on aura besoin de ménager la sensibilité du tube digestif. Aussi la voit-on préconisée dans l'apoplexie, la paralysie, le catarrhe vésical et surtout dans les hydropisies essentielles ou même dans l'anasarque dû à une maladie du cœur. <c Dans ces cas, on est étonné de la facilité avec laquelle les malades supportent les plus fortes doses du médicament et surtout des avantages qu'ils en tirent. » Les effets sont proportionnés à la dose; on peut cependant prendre des quantités considérables sans avoir d'autres accidents qu'une très- vive superpurgation.
Doses et mode d'admimstration. — 1® En poudre on l'administre à la dose de 1 à 2 grammes ; 2*" l'extrait se donne de 60 centigrammes à i gramme 20 centigrammes; 3° Tacide caïncique de 50 à 60 centigrammes. La poudre est assez infidèle dans ses effets et l'acide caïncique d'une préparation difficile ; aussi préfère-t-on donner l'extrait ou mieux encore la racine elle-même :
Écorce de racine de Gaînça bien dépouillée de sa partie ligneuse. . 8 gramm. Faites macérer 48 heures dans :
Eau froide 250 gramm.
Puis faites bouillir dix minutes, laissez reposer et passez au moment de l'administrer. On prendra en deux fois, à deux ou quatre heures d'intervalle (François). On répète toys les jours ou tous les deux jours dans les hydropisies.
' De Solier, dans les mêmes cas, donnait 60 centigrammes d'extrait de Caïnça matin et soir tous les jours; il augmentait successivement les doses jusqu'à donner 1 gramme 20 centigrammes matin et soir. La guérison se faisait en moins d'un mois. Bien entendu que dans le cas d'ascite ou d'anasarque symptomatique on ne guérissait que le symptôme.
Dans le catarrhe vésical, François s'est très-bien trouvé de la médication suivante :
Écorce de Caïnça 12 gramm.
Eau 750
Faites macérer dans l'eau froide et donnez chaque jour 60 grammes de cette solution.
70 CAJEPUT. — DEscRipnoN, propriétés e/ usages.
Le Caïnça est à peu près tombé en désuétude de nos jours, peut-être cet abandon doit il être attribué à ce que les expérimentateurs n'en ont donné, comme les formulaires peuvent en faire foi, que de trop faibles doses.
Succédanés : Chiococca densifolia Mart. Chiococca racemosa Linn. — Ces deux espèces ont très-souvent été substituées à la précédente ou employée en même temps qu'elle.
Hartids (K. F. P.], Spécimen raateriœ inedtac Brasiliensium, 1'* livraison.
Spitta, Bulletin des menées médicales de Férussac, t. XII, p. 76; G. G. Laîcgsdorff, t. XVÏI,
p.278; t. XYIII, p.l09.
SoARÈs DE Meireixes, Joumol de chimie médicale, 1826, p. 239. Brandes, Journal de chimie médicalCy 1829, p. 75. Richard (A.), Notes sur le Chiococca [Journal de chimie médicale^ 1826, p. 239; 1827, p. 551;
Lanne (G. M.), Dissertatio inauguralis derodice Gaines ejusque eTicocia et usu. Lipsi» 1827, in-4*. AvBiir Petit-Dugodr, Thèse de Strasbourg, 1831. Observations sur le traitement de l'hydropisie par l'écorco de racine de Gaînça (Transacikmt
médic., 1831).
S..... S , De récorce de racine de Kaïnça et de son usage thérapeutique dans les hydropisies
(Bull, de thérapeutique, 1854, t. VF, p. 2lM). De Solier, Hydropisie ascite guérie par l'extrait de la racine de Gaînça (Bull, de thérapeutique,
1834, t. VI, p. 220).
François, Quelques formules pour l'adrainistration de la racine de Caïnça (Bull, de thérapeutique,
1834, l. VI, p. 355).^