‹ Nouveau dictionnaire de musique illustreChapitre 106 sur 224 · NOMS DES LU · texte numérisé non relu

NOMS DES LU

7 — Joui-pin

8 — Lin-tclioung .

9 Y-tsé

10 — y\V(«-lu

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12 — Yug-tcliouiig .

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LYR 173

LUTH, s. m. — Instrument de musique à cordes, très-ancien, qui fut détrùné par la harpe . par la mandoline , par la guitare . et dont le souvenir n'est cependant point perdu encore, surtout en poésie.

LUTHERIE, s. f. — Profession ainsi que tous objets de fabrication ayant trait au commerce du luthier ou facteur d'instruments de musique.

LUTHIER, s. m. — Autrefois faiseii?- de luths ou d'autres instruments à cordes de niême genre, tels que le thcorbe, la mandoline, etc. — Ce mot est resté dans notre langue pour désigner le fabricant, le manufacturier ou même seulement le marchand de certains instruments de musique. On l'appelle aussi facteur, fabricant d'instruments de musique, etc.

LUTRIN, «. m. — Grand pupitre où l'on place les livres du plain-chant dans le chœur d'une église.

LYDIEN, adj. — Nom d'un des modes de la musique des Grecs. (Voy. Mode.)

LYRE, s. f. — Instrument de musique à cordes, l'un des plus anciens de tous avec la cithare, si toutefois ce n'était pas le même sous un autre nom, ainsi que le pensent plusieurs lexicographes estimés. Elle servait à accompagner les hymnes que l'on chantait u. la louange des dieux dans les cérémonies religieuses. On attribue généralement l'invention de la lyre à Mercure. Orphée , Amphion Apollon la modifièrent successivement et lui donnèrent des formes nouvelles. C'est surtout dans le nombre des cordes que la Itjre a subi de fréquentes variations. Celle d'Olympe et de Terpandre n'en eut d'abord que trois; mais bientôt Ion y en ajouta une quatrième, et l'on eut ainsi l'instrument si connu sous le nom de tétrocurde. Vint ensuite le pentacorde ou la lyre ;i cinq cordes;

ilk LYR

puis Ve.rnrnrdp, vl enlln Veptarorde. lyre à sept cordes, qui fut la plus ri'jiaiulue et la plus ostiim'i' 'le toutes.

D'autres cordes encore lurent ;ij()utccs à la lyre; mais ces nouveaux perfeetionnements ne firent (|u'aeeréilitcr la vogue de la lyrp à sept eordes, qui eontinua à jouir de- la préférenee qu'elle méritait à juste raison.

l.jTo à dix cordes , dont le drs in , suivant M. de F. a Bnnle , se trouve dans plusieurs monuments h Itome.

LYRE BARBARINK, que d'autres appellent Accord m Amphicordvrn. — Instrumenta archet d'origine italienne. (Test une ospéee de violoncelle à quatorze cordes dont ou joue comme de eeluici. t'u en doit l'invention à .'ean Doni.

LYR m

LYRE-DE- Vr OLE, s. f. — Petite lyre antique à trois eordes. ayant une table d'harmonie arrondie en (orme de vase sur laquelle reposait le pied de Tinstruraent.

LYRE-GUITARE, s. f. — Instrument que l'on essaya de substituer à la guitare il y a environ un demi-siècle, mais qui, malgré sa forme élégante et pittoresque, ne put longtemps soutenir la concurrence avec celle-ci , dont les sons , à !a faveur de sa table d'harmonie , sont plus pleins et plus sonores.

Aujourd'hui il n'est plus question de lyre que dans la poésie, en souvenir d'Orphée, d'Apollon et des Grecs.

LYRE ORGANISÉE. — Instrument de musique à clavier comme le piano, mais produisant des sons plus doiLX que ceux de cet instrument. On en doit l'invention à Led'huy. de Coucy-le-Chàteau, qui le fit connaître en 180'" et le perfectionna en i8"-21.

LYRE-PSALTÉRION. — .\ncien instrument de |)oroussion et à cordes de métal que l'on pinçait avec un bec de plume ou avec le plectvum. Il était de forme ovale et arrondie, comme le kussir, et avait ordinairement cinq cordes. (Voy. Ki'SSiR.)

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LYRIQUE, wlj. — l'o('-sie li/7ti/uc, drame l//ritjue, tliéûtre lyrique, poète lyrique, etc. (Voy. Mf.lpomène.)

MACHICOT, s. m. — Aiitrcfois cliantre supérieur de l'i'glise inétropolitaine de Notre-Dame de Paris.

MACmCOTAnE, ,•.-. ;//. — On .-ippelait ainsi autrefois ecriains pas^nges de plain-eliant qu'exécutaient, avec les enfants de eliœurs, des cliantres supérieurs do Notre-Dame de Paris , appelés mucliicols.

MACHUL, MAGHL'L ou MACIIOL. —Sorte de luth à huit cordes chez les Hébreux. — Le muclml était aussi un instrument de percussion assez semblable au sistre.

MADRIGAL, s. m. — Le madrigal fut, dans son origine, une sorte d'hymne à la Vierge. — Sorte de pièce de musique travaillée et savante très en vogue en Italie au commencement du seizième siècle, et qui peut être considérée comme l'origine de la musique de chambre. — C'est aussi, comme on sait, une | élite pièce de poésie qui doit renfermer, en peu de vers, une pensée galante , ingénieuse et délicate.

■ MAESTOSO. — ISInjestueux, solennel. (Voy. Mouvement.)

MAESTRO, s. m. — Maître. Ce mot italien sert à désigner, nonseulement le grand professeur de chant et de niusicjue, mais encore et principalement le grand compositeur musicien qui s'est rendu célèbre par ses œuvres. Ceux parmi les maîtres qui se sont élevés au jilus haut degré de célébrité, reçoivent en outre la qualilicatiun de (jrand. Ainsi Rossini, Donizetti, Meyer-Bcer, etc., sont réjjutés de nos jours grands maîtres, grandi mai-stri.

MAGAD, s. m. — Instrument de percussion à vingt cordes, en usage chez les anciens Grecs.

M.\(îNlFICAT, *. m. — Cantique de la sainte Vierge chanté le dimanche à vêpres. On en distingue quatre, composés en quatre tons diiïérents, selon les fêtes ou les cérémonies religieuses dans lesquelles ils doivent être chantés.

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MAGRAPHE, s. m. — Instrument hébreux. Il y en avait de deux sortes; à savoir : 1° le magraphe tem>d , instrument de percussion, compose de cloches, lequel servait à convoquer le peuple au temple, et 2° le iiiagraphe à'Aruchin , espèce d'orgues très-grossières et très-nazillardes.

MINNIM , s. m. — Sorte de luth à quatre cordes , chez les Hébreux.

MMAANIM, s. m. — C'était, chez les Hébrenx, une sorte de table de bois carrée, entourée de globes d'airain très-sonores, qui se heurtaient les uns contre les autres quand on agitait l'instrument.

MAIN. — (Voy. A quatre mains.)

MAIN DKOITE. — (Voy. Droite.)

MAIN GAUCHE. — (Voy. Gadche.)

MAIN HARMONIQUE , s. f. — Nommée ainsi parce que Gui d'Arezzo employa la figure d'une main sur les doigts de laquelle il établissait ses notes , qu'il désignait par des lettres. C'est ce qui fit donner dans la suite le nom de gamme à son échelle musicale, parce qu'elle commençait par la lettre grecque r (gamma).

MAITRE DE MUSIQUE , s. m. — Chef d'orchestre ; celui qui dirige un certain nombre de musiciens réunis pour exécuter une ouverture , une symphonie , ou pour accompagner les chanteurs dans un opéra. — Celui qui enseigne la musique. — (Voy. Professeur.)

MAITRE DE CHAPELLE. — (Voy. Chapelle.)

MAITRISE, s. f. — Les maîtrises étaient, avant 1789, des institutions de musique établies aux frais des cathédrales, Sbus la surveillance du clergé et sous la direction d'un maître de musique spécial, chargé d'y former de jeunes musiciens destinés au service des églises et que l'on appelait enfants de chœur. Ces sortes d'établissements ont été abolis par la révolution.

MAJEUR, E, odj. — Parmi les intervalles dont notre système musical est composé, il en existe de parfaits ou invariables, tels que l'octave , la quinte et la quarte. Les autres, c'est-à-dire la seconde, la tierce, la sixte et la septième, peuvent être altérés sans cesser d'être justes et sont, par conséquent, variables. Us sont majeurs ou mineurs; de là l'emploi de ce mot dans l'économie

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générale des accords. — Mais le mot majeur sert encore à un antre usage en musique, car il s'applique aussi au mode. Ainsi, par exemple , dans un accord parfait, lorsque la tierce de la tonique est majeure, le mode est majeur, et au contraire lorsque la tierce de la tonique est mineure, le mode est mineur. (Voy. Intervalle, Mode, Ton, etc.) On l'emploie aussi substantivement.

Modes majeurs avec dièses.

sol '^ ré ^ la *' mi *" si " fa Modes majeurs avec bémols.

^ fa *' si '^ mi *' la '■' ré *' s£

u( ou do.

Demi-tons majeurs.

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Secondes majeures.

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Tierces majeures.

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MANCANDO, pour Diminuendo. — (Voy. Signes.) MANCHE, s. f. — Pièce de bois fixée à l'extrémité de la table d'harmonie de la plupart des instruments à cordes, tels que le violon , le violoncelle, la viole, la guitare, etc. C'est cette partie de l'instrument sur laquelle les cordes, attachées à des chevilles, sont montées à leur ton respectif, exprimé à vide, pour recevoir ensuite la pression des doigts de la main gauche, dont la pose, plus ou moins élevée, détermine les autres différents tons de l'échelle.

MANDOLINE, s. f. — Instrument à cordes de laiton que l'on pince avec une plume taillée en conséquence. C'est un diminutif du

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luth antique. Il y a en Italie des mandolines montées sur quatre cordes, accordées comme le violon, d'autres sur quatre cordes à double, les unes en boyau, les autres en métal, et d'autres sur cinq cordes en métal.

MANDORE , s. f. — Ancien instrument à quatre cordes de boyaux, de la famille des luths, plus gros de corps, mais dont le manche est à proportion un peu plus court que celui de la mandoline.

MA NON TROPO. — (Voy. Signes.)

MARABBA, s. m. — Espèce de violon arabe à deux cordes. Ce singulier instrument a le corps très-aplati ; il n'a guère que deux pouces d'épaisseur. Il est couvert par-dessus et par-dessous d'une peau tendue sur laquelle on frappe comme sur un tambour et qui sert aussi de chevalet à deux cordes qu'une espèce d'archet met en \ibration. C'est tout à la fois un instrument à cordes et de percussion. En voici une copie dessiuée d'après un original qui fait partie de la collection de M. Clapisson.

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