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PL A

PIZZICATO. — Pincez les cordes. Cette indication ne se trouve que dans la musique de violon, viole, violoncelle ou autres instruments à cordes de boyaux dont on tire les sons à l'aide d'un archet de crins. Le signe pizzicato ou son abréviateur pizz., écrit audessus de la portée , veut dire qu'il faut retirer l'archet dans le creux de la main et attaquer momentanément les cordes avec le bout des doigts, comme sur la harpe ou sur la guitare.

Au pluriel, dites et écrivez, en français comme en italien, pizzicati. (Pour l'emploi de divers autres mots italiens, voyez Francisé.)

PLAG.\L, adj. — Tons plagaux , modes plagaux , c'est-à-dire suboi'donnés et secondaires par rapport aux tons authentiques. (Voy. Authentique.)

PL.\GL\T, 5. m. — En musique aussi bien qu'en littérature, il faut distinguer deux sortes de plagiats, la fâcheuse réminiscence et le larcin volontaire. L'un et l'autre sont un signe certain d'impuissance, et le véritable génie sut toujours s'en affranchir.

PLAIN-CHANT, s. m. , au plur. Plains -Chants. — On appelle ainsi le chant d'église, autrement dit chant grégorien, du nom de saint Grégoire , qui en fut l'inventeur ou qui du moins le perfectionna vers le milieu du sixième siècle. Les Italiens l'appellent quelquefois canto fermo.

Le plain-chant se note sur quatre lignes seulement, au lieu de cinq qu'exige notre système moderne. On n'y emploie que deux clefs, la clef d'tt^ et la clef de ja; on n'y chante que dans le ton naturel ou avec un bémol à la clef; et enfin les notes y sont de quatre formes ou espèces difTérentes, savoir : la longue, la brève, la semi-brève et la minime.

Brève. Semi-brève Minime.

Le plain-chant n'est autre chose que la continuation, à quehiues modifications près , de l'ancien système musical qui, à l'époque de l'invention des notes, vers le milieu du onzième siècle, fit place au chant figuré, c'est-à-dire au syslèmc employé de nos jours, lequel se propagea en tous lieux, excepté à l'église.

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PLANrilF.TTEjS./". — C'est une petite planche armée de pointes d'acier dont le mécanisme , placé sur le davier du piano ou de

I orgue, permet à tout individu non musicien d'y jouer des aire avec la précision et l'expression d'un artiste habile. tVoy. Anti-

PnONEL.)

PLECTIIO-EUPHONE, s. m. — Instrument à cordes et à clavier dont les sons filés sont produits à l'aide d'un archet cylindrique.

II fut inventé en 18'27 par Cuma, facteur de pianos à Nantes. PLECTRE, s. m. (Voy. ci-aprcs Plectru.m.)

PLECTRUM, s. m. — Sorte de baguette légèrement crochue par les deux bouts avec laquelle les anciens pinçaient les cordes de leur psalteriuni ou d'autres instruments de percussion.

PLEXliMl'^TItE, s. m. — Instrument qui sert à marquer la mesure. C'est une espèce de métronome à échappement inventé par le docteur Jean Finassi d'Omegna, de Milan, et qui a été perfectionné depuis par MM. Bienaimé, d'Amiens, et Vagner, horloger-mécanicien de Paris.

PLEIN-JEU, s. m, — Plusieurs jeux d'orgue réunis ensemble, lesquels sont principalement composés des jeux de cymbale et de fourniture. (Voyez ce mot.)

PLIQUE. s. f. — Sorte de signe employé dans l'ancienne musique. Les savants ne sont pas d'accord sur la valeur de ce terme, qui selon les uns n'était autre chose qu'une espèce d'agrément ou d'a|)poggiature, et selon les autres une sorte de ligature ou retardement.

PLANCHE, s. f. — Plnuclie se dit par extension d'une plaque d'étain sur laquelle on a gravé de la U3usi(|ue pour en tirer sur le papier, à la presse lithographique, un certain nombre d'exemplaires. Les caractères dits miibiles et le clichage, qu'on commence à employer généralement aujourd'hui, tendent chaque jour de plus en plus à détrôner définitivement la gravure.

POCHETTE, «. /'. — Sorte de petit violon de poche dont se servent quelquefois les maîtres à danser pour donner leurs leçons. 11 donne l'octave supérieure du violon ordinaire.

POÈME, s. m. — Ouvrage, pour l'ordinaire entièrement écrit en vers, qui est destiné à être mis ou qui a déjà été mis en musique.

POI 2il

On donne ce nom à la partie dramatique et littéraire des opéras, autrement dits liirets ou lihretti.

POÉSIE LYRIQUE. — (Voy. Melpomène.)

POIKILORGUE, s. m. — Ce fut le premier essai de l'orgue de salon dit orgue expressif, dû à Cavalier CoU , à qui l'art est aussi redevable de l'orgue de la Madeleine. Ce genre d'instrument, aujourd'hui plus connu sous les noms de mélodium, harmonium, etc., commence à jouir d'une très-grande vogue dans le monde musicien , grâce aux admirables perfectionnements qui lui ont été apportés par MM. Debain, Alexandre , Stein, Fourneaux, Dubus et autres facteurs en renom. (Voyez orgue expressif, mélodium, etc.)

POINT, s. m. — Point d'augmentation. Marque placée à la droite d'une note de musique et qui en augmente la valeur. Les points se placent aussi devant les pauses, devant les soupirs et devant les points eux-mêmes en produisant sur eux la même augmentation de la moitié de leur valeur.

PonTS D'ABCMESiTATION.

I I I I 1/ ' I I 1 bbf-'W^.

POINT D'ORGUE ou POINT D'ARRÊT, s. m. — On l'appelle aussi /»ûi/«'' générale ou couronne (en italien comune, pausa générale, fermata, corona, etc.). C'est un signe qui se marque ainsi '^ et qui, placé soit au-dessus soit au-dessous d'une note ou d'un silence, annonce qu'il faut se taire durant un certain temps sans même compter de mesures. Le laps de temps pendant lequel il convient de prolonger cette suspension est un peu arbitraire, il est vrai; mais il se détermine assez facilement par le sens de la phrase musicale lorsque le repos de convention est général, et par les petites notes d'agrément abandonnées au goût et au caprice de l'exécutant lorsque le vide est rempli par un solo.

POINTE, s. f. — Partie supérieure et émincée de l'archet. (Voyez ce mol.)

POINTER, V. a. — Mettre un point au côté droit d'une note

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