REC
chez les Indiens. Il était h peu près semblable à Vurni, mais avec des proportions jtlus largement dévelopccs. (Voyez ce mot et comparez la figure suivante à celle de ce dernier instrument.)
RÉ, s. m. — Nom de la deuxième note de la gamme naturelle.
(Voy. Note, Solfège, Musiqde, Solmisation, etc.)
KEBEC, s. m. — Instrument à trois cordes très-ancien. Sa forme et sa grosseur ont varié selon les temps et selon le caprice des luthiers ou des musiciens; toutefois sa forme devint à peu près semblable à celle du violon, dont les heureux perfectionnements le firent tout a fait abandonner vers le dix-septième siècle. Ce mot, selon toute apparence, dérive du celtique ou bas-breton reber, qui signifie violon.
RKBUTE , s. f. (Voy. Guimbarde.)
RECHANGE, s. m. — Corps de rechange, tons de rechange, etc. On appelle ainsi les tuyaux ou tubes plus ou moins longs ou plus ou moins gros qui se remplacent, selon le besoin, dans certains instruments, tels que le cor d'harmonie, le cornet à pistons, etc., afin d'en hausser ou baisser le ton. MM. Halary, Besson, Gautrot et autres habiles facteurs , ont compris les inconvénients de cette complication, qui rendait l'usage de ces instruments très-fastidieux ; ils y ont heureusement remédié. (Voyez Transi'OSIteur, Piston, etc.)
RÉE 261
RÉCITATIF, «. m. — Musique parlée qui sert à lier entre eux les morceaux de chant et les chœurs d'un grand opéra. Il se distingue du ehant ordinaire, 1" en ce qu'il fait entendre un accent mélodique tout particulier qui ne sort pas d'un certain cadre d'idées et d'expression musicales dont le caractère lui est propre; 2" en ce qu'il n'est pas soumis à une mesure ou à un rliythme d'un mouvement déterminé et uniforme, mais seulement aux lois de la prosodie; 3° en ce qu'il n'est pas assujetti non plus aux règles du mode, des cadences et de l'intonation; k" enfin en ce que l'usage des longues y est peu propre, et que les seules figures de notes qu'on y emploie sont les noires, les croches et les doubles-croches.
L'origine du récitatif remonte à la fin du seizième siècle. Son premier introducteur ou inventeur fut Giacomo Péri, qui opéra cette révolution lyrique dans un drame pastoral dont le sujet était Duphné, et qui fut représenté pour la première fois en 1597, dans la maison (le Corsi, illustre gentilhomme florentin.
RÉCIT, s. m. Tout ce qui est chanté par une seule voix ou exécuté par un seul instrument.
RECITER , V. n. — Chanter un récit. Ce terme est peu usité.
RÉCITANT , s. m. — Celui qui chante ou qui exécute un récit.
RÉCLAME, s. f. (Voy. Répons.)
REDOWA, «. f. — Danse orientale nouvellement introduite en France. Elle est marquée à 3/4- comme la polonaise et prend le mouvement de la valse ordinaire, avec cette différence que celui-ci est un peu plus accéléré. >
RÉDUIRE, V. ac. — Arranger pour trio, quator, tjuintette ou un plus grand nombre d'instruments quels qu'ils soient, la partition d'une ouverture, d'une symphonie, etc., et la réduire ainsi à une plus simple expression instrumentale, en laissant subsister, autant que possible, toutes les intentions de l'auteur de manière à produire les effets les plus importants qui doivent en résulter.
RÉEL, LE, adj. — On appelle quelquefois sons réels ceux qui résultent de la voix naturelle ou de poitrine, par opposition à ceux de la voix de tête ou du larynx, qu'on nomme fausset.