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mémorable dans l'hisfoire du plain-chant et mar(|uera, pour la musique sacrée , un pas de i)lus fait dans la route du bon goût.
SÉUÉNADE, s. f. — l^etit concert exécuté le soir en plein air. — Sorte de composition vocale ou instrumentale , mais surtout instrumentale, destinée à être exécutée, la nuit, à la lumière du mélophare , sous les fenêtres d'une personne aimée. Rien de plus agréable et de plus mélodieux que ces sortes de morceaux lorsqu'ils sont bien rendus et qu'ils se trouvent favorisés par le calme d'une belle nuit d'été. (Voy. NocximNE.)
SERINDA ou SARINDA, s. m. — C'est une espèce de violon indien très-populaire, mais très-peu perfectionné.
SERINETTE, s. f. — Petit orgue à manivelle et ii cylindre, destiné principalement à l'éducation des serins et des canaris. (Voy. Orgue de Uabbarie.)
SESQUI ALTÈRE, udj. des deux genres et siif/st. fém. — Vieux mot qui dérive du latin et qui signifie en substance une fois et demie. 11 s'emploie encore quelquefois aujourd'hui dans le calcul du rapport des intervalles. — Ou employait aussi ce mot, dans l'ancienne musique, ii propos de la division des temps et des mesures. Ainsi l'on comptait quatre sesquialtères : 1° la sesquialtère majeure imparfaite; — 2° la sesquialtère majeure parfaite; — 3° la sesquialtère mineure imparfaite, — et k" la sesquialtère mineure parfaite. — Toutes ces distinctions métriques s'indiquaient par des chiffres entourés de cercles ou de demi-cercles.
SEXTE, s. /'. — Celle des heures canoniales qui se chantait à la sixiciuc lieuie du jour. (Voy. Trime, Tierce, None.)
SIF 281
SEXTUOR , s. m. — Morceau de musique vocale ou instrumentale à six parties.
SI, s. III. — Nom de la septième et dernière note de la gamme naturelle; elle ne fut ajoutée aux six comprises dans le système de Guy d'Arezzo que vers le milieu du dix-septième siècle, et elle complète la gamme des sept notes qui constituent l'ingénieux enchaînement des octaves dont notre échelle musicale est aujourd'hui composée. (Voy. Sensible, Note, Musique, Solfège, Solmisation, etc.)
SIAO, s. m. — Sorte de flûte chinoise ou de chalumeau, formé de seize tuyaux gradués, en bois de bambou creux. Les Chinois font aussi, avec le même roseau, diverses autres espèces de flûtes dont les noms connus sont koan, yo, ty, tché, etc.
SICILIENNE, s. f. — Espèce de danse champêtre originaire de la Sicile ; elle se note à 6/8. Air qui porte ce nom, soit qu'on le chante avec des paroles sur quelque sujet naïf et champêtre, et alors il entre dans la famille des chansonnettes, soit qu'il fasse partie d'une composition instrumentale pour y figurer à la place du rondeau, de l'allégretto, du thème varié, etc.
SIFFLER, V. n. et act. — Siffler avec la bouche, c'est former un son aigu en serrant les lèvres et poussant l'haleine. Il y a des siffleurs si bien exercés qu'ils exécutent des airs entiers et leun variations avec autant de perfection que pourraient le faire sur le flageolet les plus habiles musiciens. — Apprendre à un oiseau à siffler un air: siffler un serin, un merle, etc.
SIFFLET, s. m. — Petit instrument à vent, qui n'a le plus souvent qu'une seule note, très-perçante, et qui varie d'intensité selon sa grosseur et la force du vent qu'on y infiltre par le jeu des poumons.
Nous ignorons quel est l'inventeur de cet instrument, dont l'origine se perd d'ailleurs dans la nuit des temps; mais, le saurionsnous', que nous ne lui en rendrions point ici hommage. Et, en effet, quel bien fit jamais le sifflet comme moyen de correction ou de redressement chez les acteurs? Aucun. Celui parmi eux qui, en pubhc, ne montre pas de l'intelligence ou chante faux, n'en montrera jamais de sa vie ou chantera toujours de même. Mais Dieu sait, en revanche, le mal aflreux et sans remède que cet odieux témoignage d'improbation sema dès longtemps parmi les artistes; ce mal est tel pour