SYR
SYMPHONISTE, s. m. — Musicien qui compose des symphonies; — quelquefois aussi l'instrumentiste qui les exécute. Haydn et Beethoven sont nos plus habiles symphonistes; ce jeune musicien fait très-bien sa partie parmi les symphonistes de ce concert, etc.
SYNAPHE, s. f. — C'était, dans le système des Grecs, la note qui servait de nœud ou de point de liaison entre deux tétracordes conjoints.
SYNAULIE, s. f. — Vieux mot qui avait autrefois la même signification q\x' hai^monie , c'est-à-dire musique spécialement consacrée aux instruments à vent.
SYNCOPE , s. f. — Liaison d'une note placée à la fin d'un temps ou d'une mesure avec la note placée au commencement du temps ou de la mesure qui suit. — Dans l'harmonie , elle sert ordinairement à préparer une dissonnance ; mais on l'emploie souvent aussi dans la mélodie, où elle donne, selon les circonstances, de l'énergie, de la grâce et de l'originalité.
Syncopes.
SYNNÉMÉNON , gen. pi. — Tétracorde synnéménon ou des conjoints. Nom que donnaient les Grecs à leur troisième tétracorde quand il était conjoint avec le second.
SYNTONIQUE, adj. — Épithète par laquelle Aristoxène distinguait celle des deux espèces de genre diatonique ordinaire, dont le tétracorde était divisé en un semi-ton et deux tons égaux.
SYPHON , s. m. — (Voy. Syphomitim.)
SYPHONIUM, s. m. — Espèce de syphon qui permet, par le moyen d'une pompe fonctionnant de l'intérieur à l'extérieur des coulisses du trombone, de faire écouler l'eau sans déranger la position de l'exécutant. — L'invention de ce système appartient à M. Gautrot.
SYRINGE, s. f. — C'est le nom que l'on donne quelquefois à la flûte de Pan , instrument composé de roseaux de différentes longueurs. Les Grecs et les Romains s'en servaient dans leurs musi-
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ques; mais il n'est guère plus en usage aujourd'hui que parmi les musiciens ambulants. (Voy. Chalumeau, Fllte de Pan, etc.)
SYRINX, s. m. — C'est le fistula elvetica des anciens et probablement le même instrument que la syringe. ^Voyez ce mot.)
SYSTliME, s. m. — Les Grecs donnaient le nom de système à tout intervalle composé, par opposition à diastèine, qui s'appliquait à tout intervalle simple.
— Le mot système pris dans son sens propre signifie en général toute doctrine, vraie ou fausse, émise par un maître dont la réputation dans son art s'est élevée assez haut pour avoir le droit de faire prévaloir ses opinions et ses principes. A ce compte, on peut dire qu'il existe autant de systèmes qu'il y a de grands professeurs, de grands artistes, do grands politiques, de grands écrivains et de grands philosophes. Mais il ne peut y avoir de systèmes vrais que ceux qui reposent sur des vérités fondamentales susceptibles d'être généralement goûtées et appréciées.
Le premier système un peu important qui ait été publié en France pour la musique fut celui de Rameau, vers le commencement du dix-huitième siècle ; parurent après et successivement ceux de Tartini , de l'abbé Jamard , de Feytou , de Serres (de Genève), de Riccati, de Vogler, de Momigny, de Catcl et d'autres théoriciens plus ou moms célèbres. L'on pourrait ajouter à ces noms ceux plus contemporains, mais non moins recommandables, de Zimmerman, Fétis, Kastner, Barbcreau, etc.. etc.
Nous ne parlons pas de Guy d'Arezzo dans cet article, parce que de son temps l'art musical était encore dans les ténèbres, qu'il contribua beaucoup à dissiper, il est vrai, mais qui ne disparurent entièrement que plusieurs siècles après lui. (Voy. Musique.)
SYSTALTIQUE, adj. — L'un des trois genres de la mélopée grecque, qui étaient le systaltique, le diastaltique et Veiic/mstattique. Le genre systaltique était celui qui servait à inspirer des passions tendres et affectueuses. (Voy. Mélopée.)
ABOR, s. w. — Sorte de tambour ou do timbale guerrière chez les Bretons et chez les Anglais. C'était un des instruments des bardes non gradés.
TABLATURE, s. f. — Ce mot signifiait autrefois la science générale des signes et figures de musique, dont le nombre était considérable et qui furent ensuite pour la plupart remplacés par les notes. — On appelle aussi tablature la bcisse chiffrée et celle qui était indiquée par les lettres de l'alphabet. — Enfin le mot tablature sert à désigner cette sorte de tableau indicateur que l'on expose en tête de la méthode d'un instrument à vent ou à cordes et qui représente à l'œil la contexture de son mécanisme.
TABLE , s. f. — C'est dans certains instruments à cordes, tels que le piano, le violon, la guitare, etc., la partie supérieure ou latérale sur laquelle les cordes sont tendues. On l'appelle au.ssi table d'harmonie.
TABLEAU, s. m. — En musique aussi bien qu'en poésie, on appelle tableau cette partie de l'art dramatique et de l'harmonie imitative qui peint à l'œil ou à l'imagination la situation scénique que l'on veut représenter.
TACET, s. m. — Tenir ou faire un tacet, c'est se taire durant un certain nombre de mesures marquées, tandis que les autres musiciens continuent à chanter ou à exécuter.
TAILLE, s. f. — (Voy. Ténor.)
TALON, s. m. — Partie inférieure de l'archet. (Voyez ce mot.)
TAMBOUR, s. m. — Instrument de percussion à l'usage des troupes militaires. Il sert aussi à marquer le pas des soldats et à leur faire connaître différents ordres ou rendez-vous. Quelquefois il se joint au fifre, surtout dans la marche de la retraite, et souvent il fait partie de la musique militaire, de l'orchestre même, quand la situation dramatique l'exige. Dans ces derniers cas, on se sert le plus ordinairement de la caisse roulante. (Voy. T.uiBOi'R Roulant.)
Le tambour fut, dit -on , introduit pour la première fois en France en 13i3, au siège de Calais, sous Edouard III, roi d'Angleterre; mais, comme la plupart des autres instruments à |)ercussion, il fut inventé par les Chinois. 11 servait aussi aux fêtes des bacchantes et de Cybèle.
TAMBOUU, s. m. — Celui qui joue du tambour.
TAMBOURA ou TAMPOURA , s. m. — L'un des plus anciens instruments de l'Inde. C'est la guitare ou la mandoline dans sa forme la plus naturelle et la plus simplifiée. Seulement son manche est un peu plus long, et il n'est pas sillonné de sillets ou touchettes comme ces instruments. 11 est formé des deux tiers au moins d'une écorce de grosse citrouille creusée et desséchée, dont la partie absente est remplacée par une très-légère planchette de bois qui constitue la table d'harmonie. — Le taniboura est monté sur trois ou quatre cordes dont une, la plus grave, est en cuivre et les autres en acier. Au nombre de quatre, en partant de la plus grave, elles donnent la tonique, la quarte, l'octave et la onzième ; et au nombre de trois seulement, c'est toujours la plus aiguë qui est supprimée.
TAMBOUR ALGÉRIEN, s. m. — Instrument à percussion dont quelques races arabes se servent encore dans leurs musiques. C'est une sorte de timbale ayant une espèce de gouleau que l'on tient de la main gauche de manière à pouvoir taper de la droite , soit avec le poing, soit avec une baguette. (Voy. DuRBEKKE-et la figure qui accompagne ce mot.)
( Voy. TlMBALA-
TAMBOUR CHROMATIQUE a pédales.