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de bois ont empiété depuis quelque temps, seraient devenus impropres, et il faudrait les remplacer définitivement par ceux-ci, qui embrasseraient l'étendue entière de l'échelle : le violon, la viole, le violoncelle et le violonar.
Le vidlonef de M. Batanchon trouverait là tout naturellement sa place légitime pour la composition du quatuor et du quintette des instruments à archet.
Le violoneau de M. Vuillaumc, qui n'est autre chose que la seconde partie de la viole, remplirait à peu prés le même emploi.
VIOLONCELLE, s. m. — Le violoncelle est l'un des plus importants instruments à cordes; c'est la basse du violon. Il doit son origine à la basse de viole , qui avait sept cordes. Il en eut lui-même cinq dès l'époque de son invention, qui remonte au commencement du dix-huitième siècle et que l'on attribue au P. Tardicu, de Tarascon; mais il n'en possède aujourd'hui que quatre, dont deux de boyau et deux de soie recouvertes d'un fil de métal. Ces cordes font entendre à vide les quatre notes suivantes : do clef de basse au-dessous de la portée, sol , ré, la.
Prononcez hardiment violoncelle, tel que le mot est écrit en français, et non pas violonchclle, ainsi qu'affectent de le prononcer quelques néologues trop rigoristes.
Le violoncelle tient une des places les plus importantes dans l'orchestre, oii il accompagne et chante tour à tour. Son caractère à la fois grave, mélancolique et majestueux se prête à tous les jeux de l'harmonie, de la double corde et de l'arpège; ses ressources sont immenses, et les avantages qu'on peut tirer de lui sont aussi grands que ses accents sont touchants, doux et mélodieux.
VIOLONCELLISTE, subst. des deux genres. — Celui ou celle qui joue du violoncelle.
VIOLONISTE, subst. des deux genres. — Celui ou celle qui joue du violon.
VIRGINALE, s. f. — L'une des premières dénominations du piano, celle qui succéda à clavicorde et qui fut remplacée par épinette, puis par clavecin, etc. (Voy. PlANO.)
VIRGO DEI GENITRIX. — Hymne à la Vierge, qui se chante le dimanche à complies.