COU
CORPS SONORE. — On donne ce nom en musique à tout corps qui peut rendre un son distinct.
CORRECT, E, adj. — On appelle ouvrage cûjvw^ , en langage musical, tout œuvre exempt de fautes de comiiosition , c'est-à-dire qui ne pèche pas contre les règles de la mélodie ou du contrepoint.
COR lîUSSE, s. m. — Instrument en cuivre à une seule note de plusieurs octaves. Les Russes en ont de sept tons différents pour représenter les sept notes de la gamme ; et ils composent ainsi une sorte d'orgue humain , à l'aide duquel ils exécutent des fanfares magnifiques.
CORYBANïE, s. m. — Espèce de jongleur très-renommé chez les anciens Phrygiens. — Plus tard , nom que l'on donna aux anciens prêtres de Cjbèle qui célébraient les fêtes de cette déesse en dansant , et en agitant leurs têtes avec des gestes frénétiques.
CORYPHÉE , s. m. — Chef de chœur chez les anciens. Ce mot a conservé chez nous la même signification ; c'est le nom que l'on donne dans nos théâtres d'opéras au principal choriste qui dirige les morceaux d'ensemble.
COULE , adj. pris substantivement comme terme de musique. Le coulé n'est pas autre chose que la note coulée par l'action du passage de celte note à une autre ou successivement, en les liant entre elles sans les piquer ou les détacher. Le coulé se pratique sur les instruments à archet en glissant celui-ci sur la corde , et en continuant à le tirer ou à le pousser. Sur les instruments à vent, il s'exécute en prolongeant la même inspiration. Enfin, même sur les instruments à clavier et quelques instruments à cordes, tels que le piano, la harpe et la guitare , en évitant de piquer les notes et en glissant sur elles aussi légèrenxnt qu'il est possible. Tant sur les uns que sur les autres instruments il ne faut pas en abuser, parce que son usage rop fréquent produirait de la monotonie. Le coulé s'indique par un trait arqué en forme de liaison qui embrasse toutes les notes sur lesquelles il doit être exécuté. (Voy. Liaison.)
noies coulées.
CRË 8-,
COUP D'ARCHET. — Manière d'attaquer la corde arec rarcliel. C'est sans contredit la qualité la plus importante à aciiuérir pour jouer du violon , du violoncelle ou d'autres instruments de la même famille.
COUP DE LANGUE. — Manière d'attaquer la note avec la langue et le souffle dans les instruments à vent , tels que la flûte, la clarinette , le hautbois, le basson et autres. La netteté, la pureté, la jus tesse des sons, telles sont les qualités rares et difficiles à obtenir, et surtout à réunir dans le jeu de ces sortes d'instruments.
COUPE , s. f. — Disposition des diverses parties qui composent un air ou tout autre morceau de musique.
COUPLET , «. m. — C'est le nom que l'on donne vulgairement à chacune des parties ou divisions du petit poème nommé romance , chanson, chansonnette, barcarolle, ballade, etc., mis ou destiné à être mis en musique. Les couplets des romances , chansonnettes , iiarcarolles , nocturnes , etc. , ne sont guère qu'au nombre de trois ou quatre au plus; mais les chansons en com[itent quelquefois davantage- Dans les unes et les autres ils sont chantés sur le même air ; seulement la valeur des notes et la coupe des mesures peut varier de l'un à l'autre , selon le sens des mots et la longueur des sons. Il convient alors d'en indiquer les changements par une différente annotation.
Dans les cantates, chants patriotiques ou autres poèmes d'un style plus élevé , les couplets prennent le nom de strophe ou de stance. (Voy. ces mots.)
COURANTE , y. /. — Sorte de danse à trois tenqis , que l'on dan , sait autrefois dans les bals avec l'allemande.
COURTAUD, s. m. — Espèce de basson raccourci, avec six trous et six petits tubes servant de conduits à l'air.
CRÉCELLE, s. f. — Sorte de moulinet de bois dont on se sert au lieu de cloches le jeudi et le vendredi de la semaine sainte. — ih\ nomme aussi crécelle un instrument criard , composé de deux plaques de fer ou de laiton comme la cymballe,etdont se servent certains villageois provençaux pour accompagner le fifre et le tambourin, dans leurs farandoles. (Voyez le mot Cymbales et les figures qui l'accompagnent.)