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résonner non des tuyaux, mais des lames métalliques. Il fut inventé on 1820 par Esehenbach et fabriqué à Scliweinfurt par Voigt, facteur d'instruments.
C'est aussi l'un dos premiers noms qui furent donnés à l'orgue expressif dès l'origine de eet instrument , dont les premiers essais datent du eommeneement de ce siècle.
EMBATERIE, s. /'. — Vemàaterie ou embatérion était le pas de charge des Spartiates.
EJNIBATÉRIENNE, adj. —La flûte àïie. embatérienne , chez les Lacédémoniens, était celle dont ils .se servaient dans leurs marches militaires.
EMBOUCHER, v. act. — JMctlre dans sa bouche ou appliquer sur ses lèvres un instrument à vent pour en tirer du son. Emboucher la trompette héroïque , expression poétique pour dire : chanter les exploits belliqueux.
EMBOUCHURE, s. f. — La partie dos instruments à vent que l'on place dans la bouche ou sur les lèvres pour en tirer du son. Le hautbois, le basson et le cor anglais ont une anche pour embouchure; la clarinette et le flageolet ont un bec; la trompette, le cor, le trombone et le serpent ont un bocal , et enfin la flûte un orifice ovale. — Embouchure signifie aussi l'art d'emboucher un instrument à vent. Ainsi l'on dit : ce flûtiste a une excellente embouchure ; vous n'avez pas l'embouchure de cet instrument , etc. , etc. La bonne ou mauvaise qualité de sons dépend de la manière de gouverner son embouchure ; c'est pourquoi les jeunes musiciens qui s'exercent aux divers instruments que nous venons de citer doivent fixer sur ce point principal toute leur attention.
ÉMIDIAPENTE. — Nom grec de la quinte diminuée.
ÉMIDITON. — Nom grec de la tierce mineure.
ÉMIOLION, s. m. — C'était, chez les anciens Grecs, une sorte de mesure à cinq temps divisée en deux parties inégales, comme 3 : 2. On a essayé de la renouveler de nos jours, mais avec fort peu Je succès. Boïeldieu lui-même, le plus classique de nos compositeurs modernes, a voulu nous en donner un échantillon dans la Dame blanche. Il ne faut point en cela l'imiter.
EMMELIE, .ç. /'. — Du grec ''" et melns, qui veut dire son du
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r/ianl. — C'élail aussi le nom d'une danse tiui servait d'intermède lians la tragédie.
ENdADltliMKNT, s. m. — Action (Vencmtrer. (Voyez ce mot.)
ENCADKEU . v. a. — On se sert qnciquefuis de cette expression, dans le laniçago musical, pour exprimer la partie de l'art du compdsiteur drainafi(pie ou seulement du compositeur de romances, cliansons et chansonnettes, qui consiste à agencer convenablement un air dans des paroles données ou vice versa. Ainsi l'on dit : cet air est bien encadré, ce morceau est bien encadré. - On dit aussi par extension et dans un sens moines particulier : cette symphonie est bien encadrée, ce trio est bien encadré, etc , pour exprimer que le morceau marche bien dans son ensemble avec toutes ses parties.
ENCHYRIDION, s. m. — Petit manuel dont les anciens Grecs faisaient us ij;e dans leurs athénées et qui contenait des régies et des préceptes bons à consulter.
ENCOMIAQLE. — JMol grec qui signifie style ou livre contenant les hymnes chantés à la louange des dieux.
ENDIMATIE, .< /'. — Sorte de dause particulière aux habitants d'Argos. Air de cette danse.
ENFANT DE CHOEUH. — (Voy. CuiEUR.)
ENHARMONIUUE, s. et ndj. des deux genres. — Tel était le nom d'un des trois genres de la musique des Grecs. Trois cordes le composèrent d'abord ; elles formaient deux intervalles : l'un d'un semi-ton, l'autre d'une tierce majeure; et de ces intervalles, répétés de tétracorde en téliacorde (voyez ce mot;, résullail alors tout le genre enharmonique. Plus tard on y ajouta une quatrième corde.
— Chez les modernes, le genre enharmonique difTère entièrement de celui des anciens. 11 consiste en une progression particulière de l'harmonie, qui engendre dans la marche des parties certains intervalles dans lesquels on emploie simultanément ou successivement, entre deux notes, séparées d'un degré l'une de l'autre, le bémol de l'inférieure ou le dièse de la supérieure. C'est-à-dire que le genre enharmonique est le [lassage d'une note à une autre sans que l'intonation de la note ail été changée.