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ÉPIODIE , s. f. — Mal clif funùbru chez les Grecs.

ÉPISINAPHE, A-. /. — Conjonclioii des trois tétracordes chez les Grecs.

ÉPISODE, s. m. — Phrase incidente introduite comme pensée accessoire dans une fugue, afin d'en corriger la monotonie. — On donne aussi ce nom, dans toute composition musicale, à ces sortes de digressions que l'auteur peut se permettre, mais qui ne sont point indispensables à l'ensemble du morceau et à la marche principale du sujet.

EPISÏOLIER , s. m. — Pupitre sur lequel on chante les épîtres.

ÉPITHALAME, s. m. — Chant nuptial . inventé chez les Grecs par Stésichore, et qui se chantait à la porte des nouveaux époux, le jour de leur noce. — L'on fait et l'on chante même encore aujourd'hui des épiihalames; c'est le plus souvent un petit poème que l'on récite après le festin nuptial.

ÉPITRE , s. f. — Partie de la messe qui précède l'Évangile-

EPTACORDE, «. m. — Intervalle de septième chez les Grecs. — Leur lyre à sept cordes et la plus estimée de toutes. (Voyez Lthe.)

ÉQUISONNANCE, s. /'. — Consonnance des octaves entre elles, qui , lorsqu'elles sont doubles et triples, forment la quinzième et la vingt-deuxième.

ERMOSMENON. — Mot par lequel les Grecs indiquaient le sens moral de leur musique.

ÉROTIDIES, s. /. p/. — Fêtes quinquennales en l'honneur de Vénus et de Cupidon , que l'on célébrait en Béotie , sur le mont Hélicon. Comme dans toutes les solennités de ce genre en usage chez les anciens Grecs , des luttes musicales y étaient ouvertes.

ESPACE , s. VI. — On appelle ainsi, en langage musical, l'intervalle blanc qui se trouve compris entre les lignes de la portée. Ces lignes étant au nombre de cinq , cela fait donc quatre espaces principaux; mais outre ceu.x-ci , il faut encore compter les deux qui sont immédiatement au-dessus et au-dessous de ladite portée , et

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même en(in cru\ (|ui peuvent être compris entre les lignes accidentelles que le besoin du sujet fait établir au grave ou à l'aigu.

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ESTHÉTIQUE, subs. f. — Art d'apprécier à sa juste valeur un ouvrage d'esprit, de goût et de sentiment : c'est proprement dit la I)bilosopliie des beau^-a^ts.

ES'iHlblLHO, s. m. — Espèce de chanson et de danse portugaise, mesure à 0,8.

ÉTI'NDUE, .t. f. — Somme de degrés ou d'intervalles compris eniro les deux extrémités du grave à l'aigu d'un échelle musicale , soit pour les voix , soit pour les instruments. 'L'étendue de la flûte et du violon est de trois octaves pleines. Les notes que l'on pourrait tirer au -dessus de ces trois octaves sur le violon en abordant le chevalet , sortent de son domaine sérieux et ne comptent point. Les autres instruments, soit à cordes , soit à vent, sont tous plus bornés encore, à l'exc-eption des instruments à double jiortée ou à clavier, tels que l'orgue, la harpe et le piano. L'élcnilue des plus grandes orgues est aujourd'iuii de huit octaves et demie, et celle des pianos semble vouloir augmenter chaque année. Les pianos que l'on fabri- (|ue aujourd'hui sont de sept octaves.

(Juant aux voix , il en est peu d'assez puissantes pour posséder plus de douze à quatorze notes pleines. La plus grande étendue de tous les sons perceptibles ou appréciables, depuis le plus grave jusqu'au plus aigu possible , est d'environ neuf octaves ; mais sept seulement en sont généralement consacrées par l'usage.

ÉTOL'FFUIR , s. m. — Les étouffoirs du piano sont de petites pièces de bois garnies de drap à leur extrémité, et qui, au moyen de la pédale qui les fait mouvoir , tombent sur les cordes de cet instrument et en éloufTent le son.

ÉTUDES, s. m. pi. — Sortes de préludes composés en général de gammes et d'arpèges . dont le principal but est d'exercer les doigts de l'élève sur l'instrument qu'on veut lui rendre familier, et (pii lui en font connaîtic lout le méiauismc.

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Parmi les meilleures compositions de ce genre on peut citer celles de MM. Henry Herz , Bertini jeune, Concone, Ch. Czerny, et celles publiées tout récemment par M"' Domény, qui lui ont valu l'approbation clogieuse de MM. CaralTa et Maruiontel.

EUCHASTALTIQUE ou EUC H ASTIQUE. — Le troisième des Irois genres de la mélopée des Grecs. (Voy. Genre.)

EUCOLOGE, s. m. — Recueil d'hymnes sacrées, contenant toutes les prières du dimanche et des fêtes, selon le rite catholique romain. — Un evcologe en musique a été publié fout récemment chez l'éditeur Hachette. Ce livre , d'un grand intérêt pour les musiciens catholiques, contient toutes les hymnes , tous les psaumes et tous les cantiques du plain-ihant , annotés sur les cinq lignes de la portée musicale moderne.

La fio-urc suivante, représentant l'un des psaumes chantés aux vêpres, donnera une idée Je la manière dont ces airs ont été transposes.

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