‹ Nouveau dictionnaire de musique illustreChapitre 87 sur 224 · GOU · texte numérisé non relu

GOU

kyrie et le credo. On en distingue quatre pour le plain- chant, tous écrits dans différents tons, et qui sont ceux : i" des semi-d"uble ; 2° de la messe de Dumont ; 3° des annuels el solennels majeurs ; k" des solennels tnineui-s. — Il y a en outre un autre gloria qui commence par ces mots : gloria patri et filio et spiritui sancto. On donne à ce dernier le nom de petite doxolngie.

GLOSE, s.f. — On se sert quelquefois de cette expression en musique, pour désigner certains ornements vicieux ou de mauvais goût. GLOTTE, s. f. — Espèce d'anche d'instruments à vent chez les anciens Grecs. La glotte de l'ancienne flûte, au rapport d'Hésychius, étciit une espèce de languette qui s'agitait par le souflle du joueur. GLUCKISTE , s. m. — Celui qui donnait la préférence à la musique de Gluck sur celle de Piccmi, son rival contemporain, lors des guerres ridicules qui, vers le milieu du dix huitième siècle, s'élevèrent entre les partisans de ces deux célèbres compositeurs . — les Gluckistes et les Piccinistes.

GOD SAVE THE RING . ,-;. m. — Chant national des Anglais. GO.MBA. (Voy. QiELE.

GOUG ou GONG. — (Voy. Loo et Tam-Tam.) GOUl', s. m. — Faculté de juger, de sentir et d'exprimer droitement. — Ce mot est souvent employé dans le monde musicien, parce que le sentiment de la musique étant un don naturel qui ne saurait que se fortifier jtar l'étude, mais non s'acquérir avec elle, il en résulte que, parmi les personnes qui pratiquent cet art, il en est qui possèdent cette faculté et d'autres qui en sont privées; ce qui divise les musiciens en deux catégories : ceux qui ont du goût et ceux qui n'en ont |ias. Mais il nest pas nécessaire d'être musicien pour avoir du goixt; et l'on pourrait même dire à juste raison . qu'il y a plus de gens de goût qui ne sont pas musiciens que de musiciens qui sont hommes de goût. Le goût est donc beaucoup moins une chose de convention que l'on peut s'appliquer par le travail , par l'expérience ou par l'habitude , qu'une prédisposition naturelle et innée, qui, aussi bien que la sensibilité , le sentiment du beau et le coup d'œil du génie, ne saurait, à aucun prix, devenir le partage de certaines organisations. Suivant la conséquence de ce raisonnement, nous ne saurions être que très-faiblement de l'avis de J.-J.Rous-

Page 1