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npiiortées à son mécanisme. Voici un modèle assez exact de lu liarpe antique.
La liarpe d'aujourH'hui est à peu près triangulaire ; elle est montée de cordes de boyaux de différentes couleurs, et disposées verticalement. .■■j.j . \. .
Quatre pièces ou parties principales composent son mécanisme.
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Ces pièces sont la console, la colonne, le corps sonore et la cuvette. La console , espèce do bras en forme de S placé au sommet de l'instrument et garni de chevilles qui servent à monter ou baisser Jes cordes (ixéessur la table d'harmonie ; la colonne, sorte de montant qui sert à réunir les deux parties principales où les cordes sont attachées j le corps sonore ou coffre en bois qui les fait résonner; et enfin la cuvette où sont établies les pédales.
Outre l'application des pédales, qui donne à la harpe la clef de tous les tons, de grands perfectionnements ont été apportés depuis peu à cet instrument. Parmi les plus utiles et les plus ingénieux on doit citer celui de M. Domény, consistant en un mécanisme qui permet de diminuer la tension des cordes et même de les détendre toutes à la fois, pour éviter qu'elles ne se cassent, quand on a cessé de jouer.
HARPE CHROMATIQUE. — Harpe dont l'étendue est de cinq octaves, procédant par gammes diatoniques et gammes chromatiques, les unes et ks autres distinguées par des cordes de difFérentes couleurs.
HAKPE DOUBLE. — Instrument du dix-septième siècle ; il était composé de deux harpes accolées.
HARPE D'ÉOLE. — (Voy. Anémocorde.)
HARPE HARiMONICO-FORTÉ. — Instrument composé de cordes métalliques et de cordes à boyau , que l'on fait résonner au moyen de pédales et de martelets. 11 futinventé en 1809 par M. Keysser, de Lille.
HARPÈGE. — (Voy. Arpeggio.)
HARPE HAHiMUNIE, s. f. — Instrument qui produit l'effet du piano et de la harpe réunis. Il fut inventé par M. Thory, en
HARPE niLANDAISE. — On sait que l'Irlande fut la principale patrie des bardes , qui avaient pour instrument une petite harpe portative dont ils se servaient dans leurs voyages pour accompagner leurs chansons guerrières. O'Brien Boiromh, qui florissait vers la fin du dixième siècle , déposa au collège de la Trinité, à Dublin . un modèle de harpe dont la forme très-gracieuse valut à son auteur ime grande réputation dans le monde musicien d'alors, et au pays
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qui la possédait , un nom qu'il conserva dans l'histoire. Telle fut roriginede l'instruruent que l'on appelle harpe irlandaise.
HAU1'1C( tHUE. — (Voy. Arpicordo.)
HAHI'ISTE, ji. des deux genres. — Celui ou celle qui joue de la harpe.
HARPO-LYIŒ. s. f. — Sorte de guitare perfectionnée, inventée en 1S29 par M. Salomon, professeur de musique à Besançon. Elle est montée sur vingt et une cordes réparties sur trois manches. Sa forme a quelque rapport avec celle de la lyre antique. (Voyez les divers modèles de guitares au mot Guitare.)
HASOR. — (Voy. AsciOR.)
HAUT, E, adj. — Élevé. On dit qu'un violon est monté trop haut poi r dire qu'il faut détendre ses cordes et le mettre mieux en rapport avec le diapason. On dit aussi qu'un chanteur monte irés-hatif pour faire entendre que sa voix s'élève jusqu'aux notes les plus aiguës.
HAUTBOIS, s. m. — Instrument à vent et à anche, l'un des plus anciens de tous. Il est assez semblable à la ûùte par le doigter, à la clarinette par la forme et au cor anglais par la nature des sons. On s'en sert à TOpéra dans quelques snlo lorsque la situation exige une expression tendre, mélancolique ou champêtre. Autant les sons de cet instrument sont doux et ravissants lorsqu'ils sont rendus avec ménagement par une bouche exercée, autant ils sont aigres et criards quand il se trouve entre les mains d'un homme sans goût ou d'un artiste inexpérimenté. Ce n'est plus alors qu'une vilaine cornemuse , bonne à faire danser les ours et fuir les êtres sensibles.
HAUTBOIS PASTORAL. — Sorte de hautbois perfectionné par M. Triebert, dont les anches sont dune supériorité incontestable. 11 y en a qui ont jusqu'à dix-sept clefs.
HAUTBOÏSTE, subst. des deux genres. — Musicien qui joue du hautbois.
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HAUTE-CONTRE, s. f.- Au pluriel hautes-contre. (Voy. Ténor.)
HÉMI. — Mot d'origine grecque qui signifie demi et dont les Grecs se servaient, dans le même sens que nous, pour certains mots de musique. (Voy. Semi.)
HliPTACORDE, s. m. — (Voy. Eptacorde.)
HEURES CANONIQUES. — On appelle ainsi les psaumes ou autres prières chantées en chœur par les chantres ecclésiastiques.
HEXACORDE , s. m. — (Voy. Exacorde.)
HEXARMONIEN, adj. — C'était, chez les anciens Grecs , un genre de mélodie d'un caractère lâche et eiïéminé.
lUALEMOS. — Sorte de nome que les Grecs chantaient en l'honneur d'Apollon.
HIÉRODRAJIE. s. m. — (Voy. Oratorio.)
HISTRION, s. m. — Il se disait, chez les Romains, de toutes sortes d'acteurs et de comédiens, i)articulièrement des pantomimes. Aujourd'hui, chez nous, il a une toute autre signification : il est pris en mauvaise part, et il est même un terme de mépris pour désigner un baladin, un bateleur, un mauvais musicien de rues, etc. C'est un misérable histrion ; il est toujours avec les histrions, etc.
HIVEN, s. m. — Instrument à vent des Chinois, fait en terre cuite. Sa forme est ovale; il a une ouverture à l'une de ses extrémités, laquelle lui sert d'embouchure , et la bouche en y soufflant produit des sons graves assez mélodieux. Quant aux notes, elles sont exprimées par cinq trous pratiqués de chaque côté du colTre. C'est l'un des plus anciens instruments de Chine, et il sert de basse fondamentale à toutes leurs musiques.
HOMOCOPTOTON ou HOMOCTATEUTON. — Mot grec qui signifiait pause générale avant une cadence.
HOMOPHOME, .f. f. — C'était, chez les Grecs, une sorte de symphonie que l'on chantait ou que l'on exécutait à l'unisson, en opposition à ce qu'ils appelaient antiphonie, composition destinée à plusieurs voix ou plusieurs instruments qui se répondaient à l'octave. (Voy. Antiphonie.)
HORLOGE MUSICIENNE, dite ACCORDINE, «. /'. — Horloge sur laquelle, à l'aide de timbres ou de tuyaux organisés, les heures sont frappées par les trois sons de l'accord piirl'.ùt. Sejit notes